- «Montréal, le mercredi 23 avril 2014 – Aide à l’Église en Détresse (AED) Canada, en partenariat avec la Fraternité monastique de Jérusalem et Solidarité Internationale Trinitaire (SIT), organise une conférence ayant pour thème « L’Église persécutée, aujourd’hui…? Cette conférence aura lieu les samedi et dimanche 3 et 4 mai à compter de 8h45, au Sanctuaire du Saint-Sacrement, situé au 500 avenue du Mont-Royal Est, à Montréal.
Cette conférence qui s’étendra sur deux jours, comprendra des témoignages, des présentations, des temps de réflexion en petits groupes, des temps questions-réponses, la projection de « Il était une foi » ainsi que deux célébrations religieuses : les Vêpres à 18h le samedi, et les Laudes le dimanche à 8h00.
D’entrée de jeu, « La situation de la Syrie » donnera le ton à cette conférence. Vous aurez alors l’occasion d’entendre l’intervention très attendue du professeur et expert du Moyen-Orient, Sami Aoun. Suivra dans l’après-midi une non moins intéressante présentation de Marie-Claude Lalonde sur « La liberté religieuse et la persécution dans le monde ». Rappelons que Marie-Claude Lalonde est directrice nationale de l’AED Canada depuis 2000.
Enfin, pour compléter cette conférence, vous pourrez assister, le dimanche à 9h00, à l’intervention du sociologue italien et fondateur du Centre des études des nouvelles religions (CESNUR), Massimo Introvigne, intitulée « Les actes anti-chrétiens en Occident ». Cette journée se terminera à 11h00 par une célébration eucharistique avec la communauté des frères et sœurs de la Fraternité monastique de Jérusalem. [...]»
Église persécutée : conférence les 3 et 4 mai 2014
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Cinci
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Re: Une Église persécutée ? Une conférence les 3 et 4 mai
Sami Aoun (il vient du Liban) est une vieille connaissance à moi. Ce fut le professeur embauché naguère pour délivrer le cours universitaire de premier cycle portant sur les civilisations non-occidentales, un cours que j'aurai suivi.
Maintenant, l'on nous invite à la télévision canadienne, notre Sami, pratiquement chaque fois qu'une nouvelle «crise» éclate au Moyen-Orient, entre autres, chaque fois qu'un sursaut de fanatiques religieux islamiques nous les rappelle à notre bon souvenir.
[...]
Ce week-end des 3 et 4 mai devrait être formateur du côté de la «sensibilisation». Ça ne peut pas nuire en tout cas.
Je vais tâcher de m'y rendre. Le cas échéant, je pourrai toujours en rapporter quelque bribe dans ce fil. Et peut-être un écho sur de choses nouvelles entendues ou bien sur un témoignage qui surprendrait.
___
Oh Freedom
http://www.youtube.com/watch?v=0qaww0_trUc
Maintenant, l'on nous invite à la télévision canadienne, notre Sami, pratiquement chaque fois qu'une nouvelle «crise» éclate au Moyen-Orient, entre autres, chaque fois qu'un sursaut de fanatiques religieux islamiques nous les rappelle à notre bon souvenir.
[...]
Ce week-end des 3 et 4 mai devrait être formateur du côté de la «sensibilisation». Ça ne peut pas nuire en tout cas.
Je vais tâcher de m'y rendre. Le cas échéant, je pourrai toujours en rapporter quelque bribe dans ce fil. Et peut-être un écho sur de choses nouvelles entendues ou bien sur un témoignage qui surprendrait.
___
Oh Freedom
http://www.youtube.com/watch?v=0qaww0_trUc
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Re: Une Église persécutée ? Une conférence les 3 et 4 mai
Le maître de la terre
C'est Massimo Introvigne qui aura évoqué ce livre devant les gens (dont moi) venu l'entendre en conférence hier matin. Je ne connais pas du tout cet ouvrage. Alors le sociologue italien dit que le pape François se sera référé à cet oeuvre par deux fois, lors de certaines homélies.
J'ai cru comprendre qu'il s'agirait d'un texte d'anticipation, comme pour dépeindre un avenir proche, une situation où les chrétiens en Europe seraient forcés de se taire, avec interdiction d'adorer Dieu, etc.
http://benoit-et-moi.fr/2013-II/livres- ... terre.html
Une personne lui aura demandé quelle serait sa propre prévision et quant à la forme que la persécution pourrait emprunter en Europe. Il répond qu'il ne figure pas une persécution violente, sanglante ou spectaculaire, mais plutôt une persécution administrative, des sortes de vexations légales qui finissent par aboutir au même résultat qu'une persécution.
C'est Massimo Introvigne qui aura évoqué ce livre devant les gens (dont moi) venu l'entendre en conférence hier matin. Je ne connais pas du tout cet ouvrage. Alors le sociologue italien dit que le pape François se sera référé à cet oeuvre par deux fois, lors de certaines homélies.
J'ai cru comprendre qu'il s'agirait d'un texte d'anticipation, comme pour dépeindre un avenir proche, une situation où les chrétiens en Europe seraient forcés de se taire, avec interdiction d'adorer Dieu, etc.
- Au début du siècle dernier un auteur catholique anglais, Robert Benson, dans son roman Le maître de la terre prédit la disparition de la foi chrétienne, non pas à cause d'une persécution sanglante, mais à travers l'humanitarisme. Pour utiliser les mots de Benson, la charité serait remplacée par la philanthropie et la foi aurait été évincée par la culture. Le Mal se cache derrière l'idéologie pacifiste et progressiste. [...]
http://benoit-et-moi.fr/2013-II/livres- ... terre.html
Une personne lui aura demandé quelle serait sa propre prévision et quant à la forme que la persécution pourrait emprunter en Europe. Il répond qu'il ne figure pas une persécution violente, sanglante ou spectaculaire, mais plutôt une persécution administrative, des sortes de vexations légales qui finissent par aboutir au même résultat qu'une persécution.
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Re: Une Église persécutée ? Une conférence les 3 et 4 mai
Massimo Introvigne aura fait référence à ce récent cas - syndicatul - comme pouvant potentiellement être lourd de conséquence pour l'Église :
Pour illustrer ci-dessous un autre des cas discutés par Massimo Introvigne : la panique morale. Les intéressés peuvent se référer à la définition qui est disponnible sur Internet.
Illustration :
C'est un de ces «entrefilets» sur lequel je suis tombé, pas plus tard que hier matin, ouvrant ce journal gratuit après m'être emparé d'un exemplaire qui dormait sur une banquette du transport en commun. On aurait là un aspect du harcèlement juridique contre l'Église (exploitant la «panique morale») et qui pourrait s'apparenter à une forme de persécution.
Faut voir :
Les attaques contre l'Église catholique : le rôle des avocats et des assurances.
Pourquoi n'entend-on parler dans la presse que des prêtres catholiques ? Une première raison est d'ordre économique. La structure hiérarchique de l'Église catholique permet d'aller plus loin qu'avec des communautés locales. On peut aussi réclamer des milliards de dommages et intérêts aux diocèses - certains tentent de le demander directement au Saint-Siège - qui sont en mesure de payer, contrairement aux paroisses isolées et aux petites communautés protestantes, voire aux maîtres d'école.
L'archidiocèse de Los Angeles, à lui seul, a accepté une transaction de 660 millions de dollars. Ces chiffres doivent être situés dans le contexte légal américain où il est hypocrite de parler de 660 millions versés aux victimes. Une part considérable de cette somme est au contraire destinée à couvrir les dépenses. En outre, la plupart des gens qui ont agi contre le diocèse se sont engagés avec leurs propres bureaux d'avocats, toujours les mêmes, rompus à ce genre d'exercice. Par des arrangements financiers, c'est à dire des accords en vertu desquels les avocats ne se font pas payer pour représenter leurs clients, mais empochent en cas de transaction ou de succès un pourcentage important (souvent 50% si ce n'est davantage) de ce qui revient aux victimes en guise de dédommagements. Les arrangements financiers du litige, récemment introduits en Italie où ils étaient d'abord illicites, sont secrets par définition. Mais il est pratiquement certain que la moitié au moins des fameux 660 millions, et même beaucoup plus, ont fini leur course non pas chez les victimes, mais dans les poches béantes d'un petit nombre d'avocats voraces.
Il est vrai également que les décisions de transactions, en cas de demandes de dédommagements pour abus sexuels aux États-Unis, ne sont plus prises par les institutions religieuses attaquées. Ces institutions ne sont pas uniquement catholiques, tant il est vrai que des dommages et intérêts portant sur des milliards de dollars ont frappé les protestants, les hindous, les juifs. Ces décisions sont prises maintenant par les compagnies d'assurances. Ces dernières assurent les institutions religieuses contre le risque qu'elles courent de payer des dédommagements pour délits sexuels commis avant d'avoir contracté une police. Les assurances paient une part importante des dommages, mais elles exploitent parfois la situation en préférant régler sans discuter, pour hausser ensuite les primes, déjà tout sauf modestes, que doit payer tout institution religieuse, scolaire ou sportive américaine afin de s'assurer contre le risque d'une catastrophe économique consécutive à des accusations d'abus sexuels.
Du point de vue économique, on voit donc deux acteurs principaux en présence, assez peu connus du grand public; les sociétés d'assurance, d'une part, qui paient une large partie des dédommagements (en récupérant cela par une hausse des primes) et les cabinets d'avocats spécialisés, d'autre part, qui encaissent une grande partie de la somme. Ni les uns ni les autres ne sont particulièrement intéressés par le contrôle de la vérité.»
Source : Massimo Introvigne, Prêtres pédophiles : une Église dans la tourmente. Polémique et vérité, p.54
- «Le refus d’autoriser les employés cléricaux et laïcs d’une communauté religieuse – en l’occurrence « l’Église orthodoxe roumaine » – de se constituer en syndicat constitue une violation de l’article 11 (liberté syndicale). A l’évidence et à de nombreux égards, une telle conclusion de la Cour européenne des droits de l’homme est d’une grande importance.»
http://combatsdroitshomme.blog.lemonde. ... -roumanie/
Pour illustrer ci-dessous un autre des cas discutés par Massimo Introvigne : la panique morale. Les intéressés peuvent se référer à la définition qui est disponnible sur Internet.
Illustration :
- Les agressions du clergé comparées à de la torture
«L'ONU blâme le Vatican pour sa gestion des sévices sexuels commis par des prêtres.
Des experts ont prévenu que les répercussions pour l'Église pourraient être importantes si le comité conclut que les agressions systématiques correspondent à de la torture. L'Église fait face à de multiples poursuites dans le monde, après que des dizaines de milliers d'enfants eurent été agressés et violés par des prêtres. L'avocate new-yorkaise Katherine Gallagher estime qu'une telle conclusion pourrait entraîner une multiplication des poursuites, puisque aucun délai de prescription ne s'applique dans les affaires de torture.
Le principal émissaire du Vatican à Genève, l'archevêque Silvano Tomasi, affirme que le Saint-Siège redouble d'efforts pour s'attaquer au problème des prêtres pédophiles. «Il y a eu dans plusieurs secteurs une stabilisation et même un déclin du nombre de cas de pédophilie», s'est défendu l'archevêque.»
Source : Métro, 6 avril 2014 (un journal distribué gratuitement pour rejoindre le grand public, la plupart du temps à chaque bouche de métro)
C'est un de ces «entrefilets» sur lequel je suis tombé, pas plus tard que hier matin, ouvrant ce journal gratuit après m'être emparé d'un exemplaire qui dormait sur une banquette du transport en commun. On aurait là un aspect du harcèlement juridique contre l'Église (exploitant la «panique morale») et qui pourrait s'apparenter à une forme de persécution.
Faut voir :
Les attaques contre l'Église catholique : le rôle des avocats et des assurances.
Pourquoi n'entend-on parler dans la presse que des prêtres catholiques ? Une première raison est d'ordre économique. La structure hiérarchique de l'Église catholique permet d'aller plus loin qu'avec des communautés locales. On peut aussi réclamer des milliards de dommages et intérêts aux diocèses - certains tentent de le demander directement au Saint-Siège - qui sont en mesure de payer, contrairement aux paroisses isolées et aux petites communautés protestantes, voire aux maîtres d'école.
L'archidiocèse de Los Angeles, à lui seul, a accepté une transaction de 660 millions de dollars. Ces chiffres doivent être situés dans le contexte légal américain où il est hypocrite de parler de 660 millions versés aux victimes. Une part considérable de cette somme est au contraire destinée à couvrir les dépenses. En outre, la plupart des gens qui ont agi contre le diocèse se sont engagés avec leurs propres bureaux d'avocats, toujours les mêmes, rompus à ce genre d'exercice. Par des arrangements financiers, c'est à dire des accords en vertu desquels les avocats ne se font pas payer pour représenter leurs clients, mais empochent en cas de transaction ou de succès un pourcentage important (souvent 50% si ce n'est davantage) de ce qui revient aux victimes en guise de dédommagements. Les arrangements financiers du litige, récemment introduits en Italie où ils étaient d'abord illicites, sont secrets par définition. Mais il est pratiquement certain que la moitié au moins des fameux 660 millions, et même beaucoup plus, ont fini leur course non pas chez les victimes, mais dans les poches béantes d'un petit nombre d'avocats voraces.
Il est vrai également que les décisions de transactions, en cas de demandes de dédommagements pour abus sexuels aux États-Unis, ne sont plus prises par les institutions religieuses attaquées. Ces institutions ne sont pas uniquement catholiques, tant il est vrai que des dommages et intérêts portant sur des milliards de dollars ont frappé les protestants, les hindous, les juifs. Ces décisions sont prises maintenant par les compagnies d'assurances. Ces dernières assurent les institutions religieuses contre le risque qu'elles courent de payer des dédommagements pour délits sexuels commis avant d'avoir contracté une police. Les assurances paient une part importante des dommages, mais elles exploitent parfois la situation en préférant régler sans discuter, pour hausser ensuite les primes, déjà tout sauf modestes, que doit payer tout institution religieuse, scolaire ou sportive américaine afin de s'assurer contre le risque d'une catastrophe économique consécutive à des accusations d'abus sexuels.
Du point de vue économique, on voit donc deux acteurs principaux en présence, assez peu connus du grand public; les sociétés d'assurance, d'une part, qui paient une large partie des dédommagements (en récupérant cela par une hausse des primes) et les cabinets d'avocats spécialisés, d'autre part, qui encaissent une grande partie de la somme. Ni les uns ni les autres ne sont particulièrement intéressés par le contrôle de la vérité.»
Source : Massimo Introvigne, Prêtres pédophiles : une Église dans la tourmente. Polémique et vérité, p.54
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