Virginité avant le mariage: un faux pas?
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Virginité avant le mariage: un faux pas?
La virginité est une démarche qui honore ceux qui s'y engagent. Je respecte profondément cette valeur.
Je m'y suis moi-même engagée, ado, et ai tenu le coup jusqu'à la trentaine.
Je l'écris à contre-coeur, mais je dois être honnête jusqu'au bout: cela m'a pourri mon existence.
Combien de relations avortées ou pas même amorcées, à cause de cela?
Je me suis alors tournée vers les "outils" mis à disposition des célibataires dans la "cathosphère": sites de rencontre, week-end célibataires, agences matrimoniales, petites annonces, stages psychocathos, accompagnement individuel, activation du réseau amical,...
Mon chemin de croix a duré dix ans: frais d'adhésion, espoirs, neuvaines,...
De rassemblements en rassemblements, de rencontre en rencontre, la rencontre ne se faisait pas.
Je suis d'un physique correct, je prends soin de moi, j'ai un travail tout à fait correct, je ne suis "pas chiante", j'ai un réseau social et amical tout à fait bon, et pourtant...
Et puis, arrivé à trente ans, j'ai jeté l'éponge. J'en ai eu assez d'être la "bonne poire": de payer de ma personne, de souffrir sans jamais voir le bout de ce célibat.
Alors, je suis "montée au front". Et mon partenaire du premier soir est devenu mon mari.
Que penser de ma démarche? Aurais-je dû m'affranchir plus tôt de ce vœux de virginité jusqu'au mariage? N'aurais-je jamais dû enfreindre la règle? Qu'est-ce qui était un plus grand péché: me pourrir la vie, errer, ou enfin trouver l'amour?
Vous me répondrez que mon compagnon ne m'a pas vraiment aimée telle que j'étais, avec mes convictions.
C'est vrai. Mais tout amour est imparfait, rempli de nos projections, de nos a priori.
Et puis, quoi qu'on aie envie de lui reprocher, c'est lui qui a signé la fin d'un célibat dont je ne voulais plus.
Une dernière remarque:
Sans doute aurais-je tenu plus longtemps dans cet état de virginité, si je n'avais pas vu:
- les multiples opérations de mise en valeur des "divorcés-remariés", "couples libres" mis en exergue dans les paroisses, sans aucune discrétion,
- les petit(e)s ami(e)s de mes cousin(e)s très chaleureusement et ostensiblement accueillis et logés, occasionnellement ou à l'année par mes grands-parents qui professaient parallèlement haut et fort leur foi.
Je respecte profondément les "couples libres" ou "divorcés-remariés". Ils ont leur histoire. Je ne les juge pas.
En revanche, par respect pour ceux qui "en bavent" dans leur célibat, respectueux des lois de l'Eglise, la discrétion/ la pudeur serait peut-être de mise par rapport à l'accueil des couples non mariés.
En effet, cela m'a profondément blessée et découragée. A la fin, je me suis dit: "A quoi bon continuer d'en baver dans mon coin? Soyons intelligents! Je vois bien que eux, ils vivent. Pourquoi pas moi non plus?"
Et la fin de l'histoire, vous la connaissez.
Je n'en suis pas particulièrement fière. Mais, à ma manière, j'ai trouvé mes propres solutions, puisque personne n'a su m'en donner.
L'utilité de mon post ici? Pour moi, c'est "foutu", mais je pense que d'autres traversent la même épreuve que j'ai traversée. J'aurais aimé à l'époque recevoir une parole qui a du sens et qui me dise quoi faire.
Je pense encore à cette galère. Je ne m'en suis pas encore remise, même si j'ai trouvé un compagnon de vie. (au passage, je constate que la réflexion: "tu oublieras tous ces mauvais moments" que mon entourage m'assénait était complètement erronée).
Je demande pardon à Dieu de tout mon cœur. Je ne sais pas ce que j'aurais dû faire.
Et vous, qu'auriez vous fait à ma place?
Si vous rencontriez un jeune dans cette galère, que lui auriez-vous conseillé? (la confiance en Dieu, j'ai essayé, et j'ai vu ce que ça donnait...ou plutôt, ce que ça ne donnait pas).
Je m'y suis moi-même engagée, ado, et ai tenu le coup jusqu'à la trentaine.
Je l'écris à contre-coeur, mais je dois être honnête jusqu'au bout: cela m'a pourri mon existence.
Combien de relations avortées ou pas même amorcées, à cause de cela?
Je me suis alors tournée vers les "outils" mis à disposition des célibataires dans la "cathosphère": sites de rencontre, week-end célibataires, agences matrimoniales, petites annonces, stages psychocathos, accompagnement individuel, activation du réseau amical,...
Mon chemin de croix a duré dix ans: frais d'adhésion, espoirs, neuvaines,...
De rassemblements en rassemblements, de rencontre en rencontre, la rencontre ne se faisait pas.
Je suis d'un physique correct, je prends soin de moi, j'ai un travail tout à fait correct, je ne suis "pas chiante", j'ai un réseau social et amical tout à fait bon, et pourtant...
Et puis, arrivé à trente ans, j'ai jeté l'éponge. J'en ai eu assez d'être la "bonne poire": de payer de ma personne, de souffrir sans jamais voir le bout de ce célibat.
Alors, je suis "montée au front". Et mon partenaire du premier soir est devenu mon mari.
Que penser de ma démarche? Aurais-je dû m'affranchir plus tôt de ce vœux de virginité jusqu'au mariage? N'aurais-je jamais dû enfreindre la règle? Qu'est-ce qui était un plus grand péché: me pourrir la vie, errer, ou enfin trouver l'amour?
Vous me répondrez que mon compagnon ne m'a pas vraiment aimée telle que j'étais, avec mes convictions.
C'est vrai. Mais tout amour est imparfait, rempli de nos projections, de nos a priori.
Et puis, quoi qu'on aie envie de lui reprocher, c'est lui qui a signé la fin d'un célibat dont je ne voulais plus.
Une dernière remarque:
Sans doute aurais-je tenu plus longtemps dans cet état de virginité, si je n'avais pas vu:
- les multiples opérations de mise en valeur des "divorcés-remariés", "couples libres" mis en exergue dans les paroisses, sans aucune discrétion,
- les petit(e)s ami(e)s de mes cousin(e)s très chaleureusement et ostensiblement accueillis et logés, occasionnellement ou à l'année par mes grands-parents qui professaient parallèlement haut et fort leur foi.
Je respecte profondément les "couples libres" ou "divorcés-remariés". Ils ont leur histoire. Je ne les juge pas.
En revanche, par respect pour ceux qui "en bavent" dans leur célibat, respectueux des lois de l'Eglise, la discrétion/ la pudeur serait peut-être de mise par rapport à l'accueil des couples non mariés.
En effet, cela m'a profondément blessée et découragée. A la fin, je me suis dit: "A quoi bon continuer d'en baver dans mon coin? Soyons intelligents! Je vois bien que eux, ils vivent. Pourquoi pas moi non plus?"
Et la fin de l'histoire, vous la connaissez.
Je n'en suis pas particulièrement fière. Mais, à ma manière, j'ai trouvé mes propres solutions, puisque personne n'a su m'en donner.
L'utilité de mon post ici? Pour moi, c'est "foutu", mais je pense que d'autres traversent la même épreuve que j'ai traversée. J'aurais aimé à l'époque recevoir une parole qui a du sens et qui me dise quoi faire.
Je pense encore à cette galère. Je ne m'en suis pas encore remise, même si j'ai trouvé un compagnon de vie. (au passage, je constate que la réflexion: "tu oublieras tous ces mauvais moments" que mon entourage m'assénait était complètement erronée).
Je demande pardon à Dieu de tout mon cœur. Je ne sais pas ce que j'aurais dû faire.
Et vous, qu'auriez vous fait à ma place?
Si vous rencontriez un jeune dans cette galère, que lui auriez-vous conseillé? (la confiance en Dieu, j'ai essayé, et j'ai vu ce que ça donnait...ou plutôt, ce que ça ne donnait pas).
-
Toto
- Barbarus

Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
Votre message est extrêmement intéressant.
Quelques réflexions en vrac :
Si l'on prend les paroles dites par Jésus à la femme adultère "Va et ne pêche plus", je ne peux que remarquer que vous avez parfaitement mis en application ces sages paroles, en régularisant votre situation par le mariage, qui plus est avec le premier homme que vous avez connu. Félicitations.
Je ne peux qu'opiner sur deux très précieuses remarques, que notre Saint Père François devrait lire et méditer avant de décider quoi que ce soit dans son synode sur la famille (un sombre pressentiment m'empêche d'accueillir la nouvelle de ce synode avec la joie qui siérait pour un catholique) :
Sur le fond du dossier, je me garderais bien de vous jeter la pierre. Si je prends stricto censu la doctrine catholique, vous avez tort. Indiscutablement. Mais... vu ma situation personnelle, qui ressemble (pour la première partie, la deuxième partie, non [j'ai failli écrire "pas encore"
]) à la vôtre, je suis bien obligé d'avouer tristement que je suis plus tenté de vous suivre que de vous condamner (si je pense aux opportunités que j'ai volontairement laissées passer, en espérant trouver la Femme)... En toute connaissance de cause, en plus!
En fait, je suis tout à fait d'accord avec votre constat. Si on cherche un conjoint catholique pratiquant, déjà vous ne pouvez trouver que dans 4,5% des Français. Et même moins si vous cherchez un jeune. Et parmi ces 4,5%, combien ont déjà vécu en concubinage et Cie? Donc finalement il ne reste plus grand chose. Alors dans ce cas là il y a deux réactions :
-on reste comme on fait avant, mais cela oblige à des très très lourds sacrifices, voire, clairement, à rester célibataire. Parmi les paroissiens que je connais, la plupart sont célibataires, et certains en souffrent lourdement (une me disait : "à seize ans, j'avais le désir de fonder une famille". Elle en a bientôt 40...)
-on "adapte" la doctrine catholique, en autorisant ce qui était interdit. Mais cela n'est pas satisfaisant : pas en accord avec la Révélation. Que peut-on dire d'une Eglise qui dit blanc un jour et noir le lendemain, en avançant comme unique raison que la société change? Et puis où mettre la limite? A ce train-là, dans 50 ans, on se retrouve à expliquer que finalement, l'hostie n'est pas vraiment le Christ, c'est une image, et puis on ordonne des femmes, et on célèbre des mariages polygames. Et puis ce n'est pas gentil pour le pourcent de personnes qui attachent encore un tout petit peu d'importance à l'enseignement pontifical.
Quand même, quelque chose qui m'ennuie dans votre récit : vous le reconnaissez vous-même, ce que vous avez fait n'est pas conforme à l'enseignement ecclésial. Bon. Quand on commet un péché, la réaction est d'aller se confesser. Mais pour que la confession soit valide, il faut qu'il y ait contrition. Au bilan, regrettez-vous ou ne regrettez-vous pas ce que vous avez fait?
Quelques réflexions en vrac :
Si l'on prend les paroles dites par Jésus à la femme adultère "Va et ne pêche plus", je ne peux que remarquer que vous avez parfaitement mis en application ces sages paroles, en régularisant votre situation par le mariage, qui plus est avec le premier homme que vous avez connu. Félicitations.
Je ne peux qu'opiner sur deux très précieuses remarques, que notre Saint Père François devrait lire et méditer avant de décider quoi que ce soit dans son synode sur la famille (un sombre pressentiment m'empêche d'accueillir la nouvelle de ce synode avec la joie qui siérait pour un catholique) :
Alors, oui, évidemment qu'il faut faire preuve de la plus grande charité envers les divorcés-remariés, concubins et Cie, que leur histoire peut être douloureuse, etc., mais qu'il ne faut pas non plus relativiser au risque de donner des idées à ceux qui tant bien que mal (et parfois plus mal que bien) essayent de suivre encore à peu près la doctrine catholique...sans tomber non plus dans le comportement du frère du fils prodigue qui râle parce que l'on accueille miséricordieusement son frère. Pas facile!- les multiples opérations de mise en valeur des "divorcés-remariés", "couples libres" mis en exergue dans les paroisses, sans aucune discrétion,
- les petit(e)s ami(e)s de mes cousin(e)s très chaleureusement et ostensiblement accueillis et logés, occasionnellement ou à l'année par mes grands-parents qui professaient parallèlement haut et fort leur foi.
Sur le fond du dossier, je me garderais bien de vous jeter la pierre. Si je prends stricto censu la doctrine catholique, vous avez tort. Indiscutablement. Mais... vu ma situation personnelle, qui ressemble (pour la première partie, la deuxième partie, non [j'ai failli écrire "pas encore"
En fait, je suis tout à fait d'accord avec votre constat. Si on cherche un conjoint catholique pratiquant, déjà vous ne pouvez trouver que dans 4,5% des Français. Et même moins si vous cherchez un jeune. Et parmi ces 4,5%, combien ont déjà vécu en concubinage et Cie? Donc finalement il ne reste plus grand chose. Alors dans ce cas là il y a deux réactions :
-on reste comme on fait avant, mais cela oblige à des très très lourds sacrifices, voire, clairement, à rester célibataire. Parmi les paroissiens que je connais, la plupart sont célibataires, et certains en souffrent lourdement (une me disait : "à seize ans, j'avais le désir de fonder une famille". Elle en a bientôt 40...)
-on "adapte" la doctrine catholique, en autorisant ce qui était interdit. Mais cela n'est pas satisfaisant : pas en accord avec la Révélation. Que peut-on dire d'une Eglise qui dit blanc un jour et noir le lendemain, en avançant comme unique raison que la société change? Et puis où mettre la limite? A ce train-là, dans 50 ans, on se retrouve à expliquer que finalement, l'hostie n'est pas vraiment le Christ, c'est une image, et puis on ordonne des femmes, et on célèbre des mariages polygames. Et puis ce n'est pas gentil pour le pourcent de personnes qui attachent encore un tout petit peu d'importance à l'enseignement pontifical.
Quand même, quelque chose qui m'ennuie dans votre récit : vous le reconnaissez vous-même, ce que vous avez fait n'est pas conforme à l'enseignement ecclésial. Bon. Quand on commet un péché, la réaction est d'aller se confesser. Mais pour que la confession soit valide, il faut qu'il y ait contrition. Au bilan, regrettez-vous ou ne regrettez-vous pas ce que vous avez fait?
- Kerniou
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Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
Faux pas ? Qui sommes-nous pour juger ?
Vous êtes, aujourd'hui, mariée et heureuse avec l'homme que vous aimez ...
Sur le plan humain, je dirais qu'il est important que vous vous soyez réservée pour celui qui est devenu votre mari.
La décision de s'abstenir jusqu'au mariage se prend à deux. c'est de nos jours, une réelle difficulté. A chacun son chemin ...
Vous êtes, aujourd'hui, mariée et heureuse avec l'homme que vous aimez ...
Sur le plan humain, je dirais qu'il est important que vous vous soyez réservée pour celui qui est devenu votre mari.
La décision de s'abstenir jusqu'au mariage se prend à deux. c'est de nos jours, une réelle difficulté. A chacun son chemin ...
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
Du point de vue de l'évolution de la société, franchement, la situation n'est pas nouvelle. Si on lit des romans écrits les siècles passés, on voit bien que les coucheries avant mariage, avec changement de "petit(e)-ami(e)", les séparations, les concubinages, etc. étaient déjà des choses tout à fait banales.
L'avis de l'église sur le sujet n'a pas bougé à l'époque, pourquoi le bouger maintenant.
Pour votre problème de manière plus précise, je ne peut pas vous donner d'avis éclairé d'un point de vue théologique, donc je m'abstiens, mais je pense que vous êtes loin d'être la seule dans votre situation
L'avis de l'église sur le sujet n'a pas bougé à l'époque, pourquoi le bouger maintenant.
Pour votre problème de manière plus précise, je ne peut pas vous donner d'avis éclairé d'un point de vue théologique, donc je m'abstiens, mais je pense que vous êtes loin d'être la seule dans votre situation
Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
Bien aimée dans le seigneur salut
Encore une fois selon moi, l'erreur fondamentale de la pratique religieuse. On est vierge pour Dieu, pas pour son plaisir, pas pour un homme.
Si vous souffrez d'une façon ou d'une autre à cause de cela, si votre vie est "pourrie" à cause de cela, soyez dans la joie et dans l'allégresse de souffrir par amour pour Dieu.
Pour nous Chrétien notre bonheur est un bonheur d'espérance, ce n'est pas un bonheur de "possession", si vous voulez le chrétien n'est pas heureux parce-qu'il a un travail, un mari, des enfants, une maison etc, il est heureux parce-qu'il ira au Ciel, posséder Dieu qui est le bien suprême.
Encore une fois selon moi, l'erreur fondamentale de la pratique religieuse. On est vierge pour Dieu, pas pour son plaisir, pas pour un homme.
Si vous souffrez d'une façon ou d'une autre à cause de cela, si votre vie est "pourrie" à cause de cela, soyez dans la joie et dans l'allégresse de souffrir par amour pour Dieu.
Pour nous Chrétien notre bonheur est un bonheur d'espérance, ce n'est pas un bonheur de "possession", si vous voulez le chrétien n'est pas heureux parce-qu'il a un travail, un mari, des enfants, une maison etc, il est heureux parce-qu'il ira au Ciel, posséder Dieu qui est le bien suprême.
Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
Il est heureux parce qu'il préfère le ciel au reste.kisito a écrit :Bien aimée dans le seigneur salut
Encore une fois selon moi, l'erreur fondamentale de la pratique religieuse. On est vierge pour Dieu, pas pour son plaisir, pas pour un homme.
Si vous souffrez d'une façon ou d'une autre à cause de cela, si votre vie est "pourrie" à cause de cela, soyez dans la joie et dans l'allégresse de souffrir par amour pour Dieu.
Pour nous Chrétien notre bonheur est un bonheur d'espérance, ce n'est pas un bonheur de "possession", si vous voulez le chrétien n'est pas heureux parce-qu'il a un travail, un mari, des enfants, une maison etc, il est heureux parce-qu'il ira au Ciel, posséder Dieu qui est le bien suprême.
Le bonheur d'une vie "réussie" (terme sans grand sens, mais bon, on se comprend) n'est pas à mépriser pour autan, comme vous semblez le faire - après je peu avoir mal interprété vos propos.
Héraclius -
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
Le bonheur d'une vie "réussie" n'est pas un péché, mais cela ne donne aucun mérité pour le Ciel, car "on a déjà sa récompense", c'est le renoncement au "bonheur mondain" pour suivre ( comprendre "imiter") Jésus qui donne des mérites, puis des titres de gloire dans l'éternité. C'est d'ailleurs ce que Jésus nous rappelle dans son Évangile d'aujourd'hui ( 19/08/2014).Héraclius a écrit :
Il est heureux parce qu'il préfère le ciel au reste.
Le bonheur d'une vie "réussie" (terme sans grand sens, mais bon, on se comprend) n'est pas à mépriser pour autan, comme vous semblez le faire - après je peu avoir mal interprété vos propos.
Héraclius -
Donc dans la perspective du bonheur éternelle, il est recommander de "mépriser" le bonheur d'une vie "réussie" pour vous citer.
Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
Si ces bonheur sont des biens matériels ou autre, alors oui, sans aucun doute.kisito a écrit :Le bonheur d'une vie "réussie" n'est pas un péché, mais cela ne donne aucun mérité pour le Ciel, car "on a déjà sa récompense", c'est le renoncement au "bonheur mondain" pour suivre ( comprendre "imiter") Jésus qui donne des mérites, puis des titres de gloire dans l'éternité. C'est d'ailleurs ce que Jésus nous rappelle dans son Évangile d'aujourd'hui ( 19/08/2014).Héraclius a écrit :
Il est heureux parce qu'il préfère le ciel au reste.
Le bonheur d'une vie "réussie" (terme sans grand sens, mais bon, on se comprend) n'est pas à mépriser pour autan, comme vous semblez le faire - après je peu avoir mal interprété vos propos.
Héraclius -
Donc dans la perspective du bonheur éternelle, il est recommander de "mépriser" le bonheur d'une vie "réussie" pour vous citer.
Mais ces bonheurs, dans ce cas-ci par exemple, sont liés à des personnes, époux, enfant, etc. Le bonheur issu de l'amour n'est certainement pas à mépriser.
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
Bonjour,
Sans doute aurais-je tenu plus longtemps dans cet état de virginité, si je n'avais pas vu:
- les multiples opérations de mise en valeur des "divorcés-remariés", "couples libres" mis en exergue dans les paroisses, sans aucune discrétion,
- les petit(e)s ami(e)s de mes cousin(e)s très chaleureusement et ostensiblement accueillis et logés, occasionnellement ou à l'année par mes grands-parents qui professaient parallèlement haut et fort leur foi.
Je respecte profondément les "couples libres" ou "divorcés-remariés". Ils ont leur histoire. Je ne les juge pas.
En revanche, par respect pour ceux qui "en bavent" dans leur célibat, respectueux des lois de l'Eglise, la discrétion/ la pudeur serait peut-être de mise par rapport à l'accueil des couples non mariés.
En effet, cela m'a profondément blessée et découragée. A la fin, je me suis dit: "A quoi bon continuer d'en baver dans mon coin? Soyons intelligents! Je vois bien que eux, ils vivent. Pourquoi pas moi non plus?"
Sincèrement, moi aussi, cela me pèse profondément lorsque je suis considérée comme une catholique intransigeante, alors que la réalité est que ce n'est pas moi qui est particulièrement intransigeante ou "ultra-catholique", mais que ce sont les autres croyants qui ne respectent pas tous les commandements moraux de l'Eglise...Et surtout, le clergé, à force de chercher à ne pas froisser les catholiques des "périphéries" finit par 1) Echouer totalement à ramener ces catholiques à l'orthodoxie morale et doctrinale
2) Décourager la petite minorité catholique fidèle au message chrétien et la pousser au désespoir et/ou à l'abandon de la pratique religieuse.
Dans tous les cas, c'est une stratégie catastrophique et je comprends dans ces conditions que vous ayez cédé. Et vous savez, j'ai l'impression que vous avez eu de la chance malgré tout, car vous êtes tombée du premier coup sur un homme qui a fini par devenir votre mari. C'est plutôt rare...Votre partenaire aurait pu "s'amuser" et partir...
Je pense qu'à présent, puisque ce qui est fait est fait, il vous faudrait essayer de ne pas vous remémorer tous ces souvenirs difficiles, mais plutôt de prier pour la conversion de votre mari et de tâcher de donner une éducation chrétienne à vos futurs enfants. Je suis persuadée que la patience dont vous avez fait preuve sera récompensée un jour, dans ce monde ou dans l'autre, pour autant que vous demeuriez fidèle à votre foi et à vos valeurs malgré les péchés et les difficultés. Pensons à l'exemple de Job, qui supporta tant de malheurs avec une foi profonde et une immense patience.
Je ne sais pas que vous conseiller d'autre...C'est toute la société qui s'éloigne de plus en plus du christianisme et évidemment, cela devient de plus en plus dur pour les catholiques fidèles. En ce qui concerne le mariage, c'est même une problématique plus vaste encore, car je connais plusieurs personnes originaires de pays non catholiques (islamiques ou bouddhistes) qui éprouvent aussi de grandes difficultés à se marier. Pas forcément pour les mêmes raisons que les catholiques occidentaux, certes, mais la douleur est plutôt identique. On se marie de plus en plus tard, que ce soit pour des raisons économiques (comme c'est plutôt le cas dans certains pays non occidentaux) ou de changement des mentalités...Les liens traditionnels d'autrefois, qui rendaient les gens moins isolés, leur permettaient aussi souvent de se marier avec moins de difficultés qu'aujourd'hui et ces liens disparaissent un peu partout, et pas seulement en Occident. Je ne vois pas de solution à mesure humaine et la seule chose que je me sente capable de faire, c'est de prier pour que les catholiques ne se découragent pas et qu'ils placent toujours leur confiance en Dieu.
En tout cas, vous demeurez dans mes prières,
Suliko
Non, vous ne pouvez pas dire cela. La situation actuelle est bien nouvelle et d'une ampleur inédite. Il n'y a jamais eu aussi peu de catholiques en Europe et s'engager dans des fiançailles et un mariage chrétiens n'a jamais été aussi ardu. Si je compare avec la situation passée, c'est frappant! Par exemple, autrefois, si on se mariait avec un incroyant, on pouvait au moins demeurer fidèle à nos valeurs morales, car à peu près tout le monde conservait une mentalité et des moeurs relativement traditionnelles. On risquait également moins de se décourager profondément en voyant que la majorité des catholiques se soucient peu d'être fidèles à la morale catholique et choisissent de se conformer à ce qui les arrange. Johanaj, vous avez très bien décrit cette situation! Je vous cite:Du point de vue de l'évolution de la société, franchement, la situation n'est pas nouvelle. Si on lit des romans écrits les siècles passés, on voit bien que les coucheries avant mariage, avec changement de "petit(e)-ami(e)", les séparations, les concubinages, etc. étaient déjà des choses tout à fait banales.
Sans doute aurais-je tenu plus longtemps dans cet état de virginité, si je n'avais pas vu:
- les multiples opérations de mise en valeur des "divorcés-remariés", "couples libres" mis en exergue dans les paroisses, sans aucune discrétion,
- les petit(e)s ami(e)s de mes cousin(e)s très chaleureusement et ostensiblement accueillis et logés, occasionnellement ou à l'année par mes grands-parents qui professaient parallèlement haut et fort leur foi.
Je respecte profondément les "couples libres" ou "divorcés-remariés". Ils ont leur histoire. Je ne les juge pas.
En revanche, par respect pour ceux qui "en bavent" dans leur célibat, respectueux des lois de l'Eglise, la discrétion/ la pudeur serait peut-être de mise par rapport à l'accueil des couples non mariés.
En effet, cela m'a profondément blessée et découragée. A la fin, je me suis dit: "A quoi bon continuer d'en baver dans mon coin? Soyons intelligents! Je vois bien que eux, ils vivent. Pourquoi pas moi non plus?"
Sincèrement, moi aussi, cela me pèse profondément lorsque je suis considérée comme une catholique intransigeante, alors que la réalité est que ce n'est pas moi qui est particulièrement intransigeante ou "ultra-catholique", mais que ce sont les autres croyants qui ne respectent pas tous les commandements moraux de l'Eglise...Et surtout, le clergé, à force de chercher à ne pas froisser les catholiques des "périphéries" finit par 1) Echouer totalement à ramener ces catholiques à l'orthodoxie morale et doctrinale
2) Décourager la petite minorité catholique fidèle au message chrétien et la pousser au désespoir et/ou à l'abandon de la pratique religieuse.
Dans tous les cas, c'est une stratégie catastrophique et je comprends dans ces conditions que vous ayez cédé. Et vous savez, j'ai l'impression que vous avez eu de la chance malgré tout, car vous êtes tombée du premier coup sur un homme qui a fini par devenir votre mari. C'est plutôt rare...Votre partenaire aurait pu "s'amuser" et partir...
Je pense qu'à présent, puisque ce qui est fait est fait, il vous faudrait essayer de ne pas vous remémorer tous ces souvenirs difficiles, mais plutôt de prier pour la conversion de votre mari et de tâcher de donner une éducation chrétienne à vos futurs enfants. Je suis persuadée que la patience dont vous avez fait preuve sera récompensée un jour, dans ce monde ou dans l'autre, pour autant que vous demeuriez fidèle à votre foi et à vos valeurs malgré les péchés et les difficultés. Pensons à l'exemple de Job, qui supporta tant de malheurs avec une foi profonde et une immense patience.
Je ne sais pas que vous conseiller d'autre...C'est toute la société qui s'éloigne de plus en plus du christianisme et évidemment, cela devient de plus en plus dur pour les catholiques fidèles. En ce qui concerne le mariage, c'est même une problématique plus vaste encore, car je connais plusieurs personnes originaires de pays non catholiques (islamiques ou bouddhistes) qui éprouvent aussi de grandes difficultés à se marier. Pas forcément pour les mêmes raisons que les catholiques occidentaux, certes, mais la douleur est plutôt identique. On se marie de plus en plus tard, que ce soit pour des raisons économiques (comme c'est plutôt le cas dans certains pays non occidentaux) ou de changement des mentalités...Les liens traditionnels d'autrefois, qui rendaient les gens moins isolés, leur permettaient aussi souvent de se marier avec moins de difficultés qu'aujourd'hui et ces liens disparaissent un peu partout, et pas seulement en Occident. Je ne vois pas de solution à mesure humaine et la seule chose que je me sente capable de faire, c'est de prier pour que les catholiques ne se découragent pas et qu'ils placent toujours leur confiance en Dieu.
En tout cas, vous demeurez dans mes prières,
Suliko
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
Héraclius a écrit : Si ces bonheur sont des biens matériels ou autre, alors oui, sans aucun doute.
Mais ces bonheurs, dans ce cas-ci par exemple, sont liés à des personnes, époux, enfant, etc. Le bonheur issu de l'amour n'est certainement pas à mépriser.
Luc 14:26
Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple
Mais voici ce que je dis, mes frères, c'est que le temps est court désormais. Que ceux qui ont une femme soient comme s'ils n'en avaient point ; ceux qui pleurent, comme s'ils ne pleuraient point ; ceux qui sont dans la joie, comme s'ils n'étaient point dans la joie ; ceux qui achètent, comme s'ils ne possédaient rien ; et ceux qui usent de ce monde, comme s'ils n'en usaient point ; car la figure de ce monde passe. I Corinth. VII. 29-31.
Dieu doit être NOTRE SEUL et UNIQUE bonheur, et une créature ne doit nous rendre véritablement heureux que dans la mesure où elle nous conduit à Dieu. C'est cela la perfection que tout chrétien doit rechercher.
Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
Pour faire un commentaire personnel des passages que j'ai cité plus haut: être heureux parce-qu'on a des enfants, une épouse etc c'est naturel, j'ai même envie de dire que même les animaux en sont heureux, donc ce n'est pas digne de mérite, et ce qui n'est pas "méritoire pour le salut" doit être considéré comme vain quand ce n'est pas un péché, et par conséquent devrait être "méprisé" car dans le meilleur des cas cela nous fait perdre des titres de gloires.Héraclius a écrit : Mais ces bonheurs, dans ce cas-ci par exemple, sont liés à des personnes, époux, enfant, etc. Le bonheur issu de l'amour n'est certainement pas à mépriser.
Le bonheur issue de notre Foi en principe n'est pas naturel, c'est un don surnaturel, c'est un avant goût du bonheur qui nous attend dans l'éternité, c'est un bonheur qui nous prépare à recevoir la félicité céleste c'est lui seul qui devrait donc être recherché.
Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
Être heureux parce qu'on a une famille, qu'on aime, est très noble. Tout amour relève du divin, puisque Dieu est l'Amour.kisito a écrit :Pour faire un commentaire personnel des passages que j'ai cité plus haut: être heureux parce-qu'on a des enfants, une épouse etc c'est naturel, j'ai même envie de dire que même les animaux en sont heureux, donc ce n'est pas digne de mérite, et ce qui n'est pas "méritoire pour le salut" doit être considéré comme vain quand ce n'est pas un péché, et par conséquent devrait être "méprisé" car dans le meilleur des cas cela nous fait perdre des titres de gloires.Héraclius a écrit : Mais ces bonheurs, dans ce cas-ci par exemple, sont liés à des personnes, époux, enfant, etc. Le bonheur issu de l'amour n'est certainement pas à mépriser.
Le bonheur issue de notre Foi en principe n'est pas naturel, c'est un don surnaturel, c'est un avant goût du bonheur qui nous attend dans l'éternité, c'est un bonheur qui nous prépare à recevoir la félicité céleste c'est lui seul qui devrait donc être recherché.
A vous lire, on a l'impression que si le monde était vraiment chrétien, nous serins tous des trappistes enfermés dans des cellules de pierre, jeûnant sans cesse et se mortifiant. Loin de moi l'idée de critiquer cette vocation noble entre toute, mais il en existe aussi d'autres ; et suivre sa vocation et être heureux de suivre la volonté de Dieu est en soit une oeuvre méritoire (même si je n'aime pas tellement ce terme).
Héraclius -
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
L'Amour dans le sens chrétien est la charité:Héraclius a écrit :
Être heureux parce qu'on a une famille, qu'on aime, est très noble. Tout amour relève du divin, puisque Dieu est l'Amour.
Héraclius -
On n'aime pas d'abord le prochain pour nous, ni pour lui mais pour Dieu, la seule personne qu'on doit aimer pour Lui même c'est Dieu. C'est vrai l'idéal serait qu'en aimant notre prochain ( pour Dieu ) que cela lui fasse plaisir, ainsi qu'à nous, et on doit même être triste si cela ne lui fait pas plaisir.CEC a écrit :1822 La charité est la vertu théologale par laquelle nous aimons Dieu par-dessus toute chose pour Lui-même, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu.
Ainsi, on doit être prêt à renoncer même aux joies que procure la famille par amour pour Dieu, Jésus l'a clairement dit. Mais il ne faut pas être dupe, on ne peut pas renoncer de gaieté de cœur à quelque chose qui nous rend heureux, on fera un renoncement de façade, car notre cœur s'attache naturellement à ce qui le rend heureux. Je me dis que c'est pour cela que Luc a utilisé le terme "haïr" son père, sa mère, ses enfants etc.
Dieu a sacrifié son Fils pour nous, Abraham était prêt à sacrifier son enfant pour Dieu, la mère des maccabés a poussé ses enfants à sacrifier leur vie pour Dieu. Nous même on doit être prêt à sacrifier notre famille et toutes les joies qu'elle nous procure pour Dieu, c'est cela les exigences de l'Amour.
On ne doit pas être tous des "moines trappistes" comme vous dites, Abraham n'était pas un moine, par contre il avait fait des sacrifices extrêmes pour Dieu. Mais dans notre coeur on devrait dans la perfection aboutir aux même désirs et à la même volonté de renoncement par amour de Dieu. La différence entre un trappistes et un séculier est que les contraintes de la vie séculière ne permettent pas toujours de rendre visible le détachement. Mais dans le coeur on devrait avoir la même volonté et le même désir de sacrifices qu'un moine.
Une autre vérité qui n'est pas souvent dite: l'Amour de Dieu pour nous est immense, mais très exigent en retour, d'une exigence extrême.
Ne croyez pas que ceux qui font des sacrifices et des renoncements extrêmes pour Dieu, sont des "fous". Si on ne le fait pas ici bas, alors on le fera au purgatoire, et là ce sera plus long, plus douloureux, et c'est sans mérite.
Si on le fait ici bas, c'est moins long, moins douloureux, et cela nous donne des mérites pour notre gloire éternelle.
- Kerniou
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Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
Vivre en couple, avoir des enfants et être heureux en famille demande beaucoup d'amour, de compréhension et de disponibilité entre les conjoints et envers les enfants.
Je ne vois pas la nécessité de dévaloriser l'amour humain et de le comparer au bien être animal.
Jésus n'est-il pas né d'une femme ? N' a-t-il pas été élevé par Joseph et Marie ?
Dieu a choisi un homme et une femme pour aimer et éduquer Son fils.
Pourquoi, alors, mépriser l'amour conjugal et familial ?
Je ne vois pas la nécessité de dévaloriser l'amour humain et de le comparer au bien être animal.
Jésus n'est-il pas né d'une femme ? N' a-t-il pas été élevé par Joseph et Marie ?
Dieu a choisi un homme et une femme pour aimer et éduquer Son fils.
Pourquoi, alors, mépriser l'amour conjugal et familial ?
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
Re: Virginité avant le mariage: un faux pas?
On ne doit s'attacher à l'amour familial que dans la mesure ou cela nous conduit à l'Amour de Dieu, sinon on est comme des "païens". Même si cet amour peut nous procurer certaine joie, ces joies doivent être superficielles, ce qui doit faire notre bonheur dans le fond de notre cœur c'est Dieu, et rien d'autre. Voilà l'idéal du bonheur chrétien: Christ et rien d'autre.Kerniou a écrit :Vivre en couple, avoir des enfants et être heureux en famille demande beaucoup d'amour, de compréhension et de disponibilité entre les conjoints et envers les enfants.
Je ne vois pas la nécessité de dévaloriser l'amour humain et de le comparer au bien être animal.
Jésus n'est-il pas né d'une femme ? N' a-t-il pas été élevé par Joseph et Marie ?
Dieu a choisi un homme et une femme pour aimer et éduquer Son fils.
Pourquoi, alors, mépriser l'amour conjugal et familial ?
Mais qu'est ce qui motive réellement notre désir de fonder une famille? la joie naturelle que cela nous procure ou bien le fait que cela va nous permettre de mieux connaitre Dieu et mieux l'aimer? En d'autre terme qu'est ce qui fait réellement et concrètement notre bonheur? ce qui fait réellement et concrètement notre bonheur est en réalité notre dieu, même si de bouche on dit que que Dieu est notre dieu.
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