France : la "pétaudière" gouvernementale

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etienne lorant
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France : la "pétaudière" gouvernementale

Message non lu par etienne lorant »

"Bateau ivre", "rafiot qui prend l'eau de toute part", "pétaudière"... La presse de lundi est atterrée par la "crise gouvernementale" ouverte ce week-end après les critiques d'Arnaud Montebourg et Benoît Hamon contre la ligne Hollande/Valls.

"La chose est inhabituelle : le ministre de l'Economie trouve que la politique économique du gouvernement - la sienne, donc - est mauvaise", écrit dans un euphémisme Laurent Joffrin de Libération.

Les titres sont plus directs, de la "crise ouverte au gouvernement" (Le Parisien) au "défi à Valls" (Libération) lancé par les deux ministres contempteurs de la politique d'austérité.

Ce "véritable tir de bazooka", constate Gaëtan de Capèle dans Le Figaro, "ouvre une brèche béante au sein même du gouvernement, qui relègue les couacs d'antan au rang d'aimables gazouillis".

Pour Raymond Couraud de L'Alsace, le gouvernement est devenu "une pétaudière" et François Hollande "une sorte de Louis XVI qui croit encore gouverner un pays qui part à vau-l'eau". "Les fidèles sont devenus des mutins qui trouent la coque d'un rafiot qui prend déjà l'eau de toute part", ajoute l'éditorialiste alsacien.

Les avis divergent sur les suites que le couple exécutif peut donner aux déclarations des deux trublions.

"Dans le bateau ivre qu'est devenu l'exécutif, tout est possible", prévient Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne.

L'Humanité, sous la plume de Maud Vergnol, assure que "les effets de manche d'Arnaud Montebourg, s'ils peuvent faire tanguer un temps le navire gouvernemental, ne suffiront pas à imposer un changement de cap".

Les conséquences risquent en revanche d'être plus dévastatrices au sein de la famille socialiste.

"Dans ce concours de tir à la corde pour trouver l'équilibre de la gauche, le Parti socialiste et le gouvernement sont désormais menacés de déchirement", estime Matthieu Verrier dans La Voix du Nord.

Yves Harté de Sud-Ouest dresse la liste des options qui s'offrent au chef de l'Etat. "Remanier son gouvernement sous les lazzis. Dissoudre l'Assemblée et attendre d'une probable cohabitation qu'elle s'expose à mener une politique qui la fera détester. Ou ne rien faire et attendre, ce qui est l'occupation stratégique à laquelle il excelle."

Reste la réaction de Manuel Valls, dont l'entourage a fait savoir dimanche qu'"une ligne jaune (avait) été franchie".

"Le locataire de Matignon n'est pas du genre à avaler des boas comme son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault", note Patrice Chabanet.

Pierre Fréhel (Le Républicain lorrain) "voit mal comment le Premier ministre pourrait rester muet face à un pied de nez qui met en cause sa propre crédibilité".

"Si Hollande a l'habitude d'encaisser les traîtrises, il est clair que Manuel Valls n'acceptera pas longtemps d'être pris pour une tête de turc. À défaut de débat, il pourrait vite ouvrir... la boîte à gifles", avertit Jean-Michel Servant dans Le Midi libre.

Montebourg confirmait ses déclarations ce lundi matin

Le ministre de l'Économie Arnaud Montebourg a confirmé lundi - avant l’annonce de l'Elysée de la démission du gouvernement - ses critiques de la politique économique de François Hollande et Manuel Valls mais s'est défendu de toute "infraction à la solidarité gouvernementale" car "les décisions ne sont pas prises" selon lui.

M. Montebourg a également assumé qu'il ne se plaçait "pas dans l'hypothèse" de quitter le gouvernement, alors que l'entourage de Manuel Valls a estimé dimanche que le locataire de Bercy avait "franchi la ligne jaune" après ses déclarations au Monde appelant à une réorientation de la politique économique.

Regrette-t-il ses déclarations ? "Non. D'abord parce qu'il n'y a pas de colère. Il y a aujourd'hui un débat mondial, des appels mondiaux à la correction des erreurs de politique économique qui sont commises par tous les pays européens en même temps en Europe", a déclaré M. Montebourg sur Europe 1.

Le ministre de l'Économie a cependant assuré qu'il n'y avait "nulle remise en question de la solidarité gouvernementale" car "les décisions ne sont pas prises". "Pour l'instant, nous en discutons. Tant que les décisions ne sont pas prises, il n'y a pas d'infraction à la solidarité gouvernementale", a-t-il plaidé.

Ce n'est "pas un débat d'autorité" mais un "débat d'orientation économique", a ajouté M. Montebourg. "Nous avons discuté tout l'été avec les uns et les autres dans la collégialité du gouvernement, de ce débat fondamental et crucial. Nous sommes à la mi-temps du quinquennat."

"Dans mon discours de Bercy du 10 juillet, c'était exactement le même discours", souligne le ministre de l'Économie, qui ajoute qu'il a "proposé et sollicité le président de la République. Je l'ai fait dans la collégialité et je l'ai exprimé publiquement afin que nul n'en ignore."

http://www.lalibre.be/actu/internationa ... e6103a3be2
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
aur15
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Re: France : la "pétaudière" gouvernementale

Message non lu par aur15 »

Je pense que la situation est de plus en plus préoccupante, mais il y a pire ailleurs.
En effet, je pense que beaucoup préfère être français que de vivre les attrocité en irak, libye et afrique.
Il faut donc relativiser et penser que la situation pourrait être pire !
Après je pense que l'enjeu de réduction des déficits et un problème majeur, on ne peut pas laisser une dette colossale aux générations futures.
Déjà les intérêts de la dette sont le premier budget de l'état.
C'est assez dramatique de voir que certain disent on s'en fout des déficits on est élu pour 5 ans...
Je pense qu'il y a des chose qui ne sont pas dites, hollande étaient contre la réduction des déficits avant sont élection, mais des pays comme l'allemagne et les agences de cotation lui mettent surement le couteau sous la gorge pour réduire les déficits et ne pas perdre le AAA qui voudrait dire emprunter a taux beaucoup plus haut et donc amplifier l'effet de la dette sur notre économie.
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Re: France : la "pétaudière" gouvernementale

Message non lu par Lys_Sul »

Dernière modification par Lys_Sul le mar. 26 août 2014, 21:36, modifié 1 fois.
L’esprit est à soi-même sa propre demeure ; il peut faire en soi un Ciel de l’Enfer, un Enfer du Ciel.

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Re: France : la "pétaudière" gouvernementale

Message non lu par Fée Violine »

Commentaire de "La Vie":
http://www.lavie.fr/actualite/france/ce ... 5613_4.php

Ô joie ! Najat Vallaud-Belkacem à l'Éducation nationale !!! :s
jean_droit
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La république des copains

Message non lu par jean_droit »

Je viens de voir ce petit article amusant dans change.org :

Le recyclage des "copains" est très à la mode .....
Dominique Reynié (candidat régional en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées) révèle que le nouveau poste de "président délégué" au Conseil régional va être créé !
Il fait doublon avec ceux de "président" et "vice-président" et découle d'un accord entre le PS et le PRG.
Il va coûter 114 millions d'euros au contribuable !!!

Le "président délégué" n'est rien d'autre qu'un président supplémentaire. Le gouvernement et les majorités socialistes régionales viennent donc de décider la fusion de deux régions pour laisser la place à un seul Conseil régional… dirigé par deux présidents !

La collusion entre l'Etat et l'intérêt d'un parti politique est à son comble : on se distribue les postes sans attendre la décision des électeurs. Lorsqu'il n'y a pas assez de postes pour servir les comparses assis autour de la table, on en crée de nouveaux ; on passe la facture aux citoyens en charge d'acquitter "l'impôt républicain".

Ce sont les mêmes gouvernants qui, il y a encore quelques jours, ont tenté de nous faire croire que la fusion des deux régions répondait à l'impératif de réduction des dépenses publiques !!!
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vobisangelicum
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Re: La république des copains

Message non lu par vobisangelicum »

Si il n'y avait que ça... Ce régime est pourri jusqu'à la moelle et ce par essence.
Caritas -- Pacem in Terris
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