Deuxième soir de violences à Villiers-le-Bel. Près d’une centaine de jeunes cagoulés ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre qui répliquaient à coups de flashball et de gaz lacrymogène, lundi soir. Bilan provisoire : huit policiers blessés par des tirs de grenaille.
Les affrontements ont eu lieu à quelque 200 m du lieu de la collision entre une voiture de police et une mini-moto qui a coûté la vie à deux adolescents dimanche. Les jeunes ont pris possession d’un rond-point dont les CRS ne sont pas parvenus à les déloger. Plusieurs véhicules étaient en feu, dont une voiture de police et une benne à ordures, ainsi que des poubelles. Des débris de projectiles, notamment du verre, jonchaient la chaussée. Un autre véhicule de la police a par ailleurs été saccagé.
Les jeunes s’abritaient derrière des couvercles de poubelles leur servant de boucliers, obligeant les CRS – 160, selon la préfecture - situés juste en face d’eux à reculer. Deux gros camions de pompiers ont été obligés de rebrousser chemin et n’ont pas pu intervenir sous les tirs de projectiles.

Les premières hypothèses de l’enquête n’ont pas tardé. A peine quelques heures après le drame, l’inspection générale de la police nationale, (IGPN) a écarté la responsabilité des policiers dans l’accident des deux adolescents morts en percutant une voiture de police. A noter qu’ il ne s’agit pour l’instant que d’hypothèses d’enquêtes et non de conclusions. Pour l’IGPN, la moto des deux jeunes roulait «à vive allure», et aurait grillé la priorité au véhicule de police. Celui-ci «roulait normalement, sans dépassement de vitesse en agglomération, et sans gyrophare». Une version démentie par des témoins de la scène : pour eux, les jeunes n’ont pas grillé la priorité.
Après le premier soir, quelque 40 fonctionnaires de police ont été blessés lors des émeutes qui ont suivi la collision entre une voiture de police et une mini-moto où deux adolescents ont trouvé la mort, a déclaré la procureure de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry.
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