Privilège du scrupuleux ?
Publié : mar. 16 avr. 2024, 12:06
Bonjour à tous,
A quelques semaines (enfin !) de mon baptême des questionnements liés à ma future première confession se posent à moi. Je m'interrogeais déjà à ce sujet il y a quelques temps mais maintenant que les choses se précisent pour moi, ces questions refont surface.
Tout d'abord j'aimerais avoir vos avis sur la situation et plus particulièrement sur le choix de mon confesseur.
En effet, j'apprécie beaucoup mon prêtre (et je crois que c'est réciproque) tant et si bien que j'éprouve un peu de résistance à l'idée de lui confier mes péchés. Par honte mais surtout par peur d'être jugée par lui. Je sais bien que je ne devrais pas avoir peur du jugement de qui que ce soit sinon de Dieu mais la nature humaine étant ce qu'elle est... Bref, je pense ne pas être encore suffisamment humble pour me livrer à lui même si je me dis qu'au contraire, ce pourrait être un excellent exercice d'humilité.
Je lui en ai parlé et il m'a dit qu'il comprenait. Voyant mon embarras il m'a proposé de déléguer cette tâche à l'un de ses confrères. Ce à quoi j'ai acquiescé.
En revanche après coup, je redeviens hésitante car j'appréhende beaucoup cette première confession et je me dis qu'avec lui (connaissant sa voix - je suis très sensible aux sons et aux timbres de voix), ce serait peut-être plus simple pour ma première fois.
J'ajoute qu'il est gravement malade et qu'il va être muté courant août près de l'hôpital où il est suivi pour son traitement. Comme il célébrera sa messe d'adieux une semaine après m'avoir baptisée, je me demande si je n'ai pas envie d'avoir le "souvenir" de ma première confession avec lui.
Je reconnais que cela peut paraître tout à fait futile et anecdotique mais je me sens si reconnaissante envers lui de m'avoir si bien accueillie!
Qu'en pensez-vous ?
Deuxième et dernier point (non pas le moindre):
Je m'interroge sur le fait d'être véritablement scrupuleuse. J'ai dit à mon prêtre que je pensais l'être avec une légère tendance à la paranoïa (bon là, je ne suis pas médecin donc vous mettrez tous les guillemets aux termes employés) dans certaines conditions (fatigue, stress, etc). Il m'a alors dit que dans ce cas -et pour ne pas me mettre en "danger"- que je pouvais bénéficier du privilège du scrupuleux.
Sur le moment je me suis dite que c'était bien en effet mais après coup je m'interroge sur le fait d'être scrupuleuse. Quand bien même, le fait de bénéficier de ce "privilège" m'angoisse un peu car j'ai peur de ne pas faire des confessions complètes car selon ce privilège, je devrais me limiter dans le nombre des péchés à confesser. C'est ce qui m'angoisse en fait: de ne pas faire de vraies bonnes confessions et d'en offenser Dieu !
Parfois je me dis qu'il faut que je me "détende" et que je ne suis pas si scrupuleuse que ça. Je me dis aussi que cette angoisse que j'éprouve est peut-être due à cette "première fois" même si je dois reconnaître que je culpabilise facilement à cause de mon intransigeance ...
Outre cela je me pose la question de la pertinence de la confession générale car même si mes péchés de païenne seront effacés au moment de mon baptême, je ne vous cache pas ne pas être fière du tout de certains actes et certaines paroles prononcés dans mon passé.
Votre avis? Vos conseils ?
Merci d'avance à tous.
Bonne journée.
Marie.
A quelques semaines (enfin !) de mon baptême des questionnements liés à ma future première confession se posent à moi. Je m'interrogeais déjà à ce sujet il y a quelques temps mais maintenant que les choses se précisent pour moi, ces questions refont surface.
Tout d'abord j'aimerais avoir vos avis sur la situation et plus particulièrement sur le choix de mon confesseur.
En effet, j'apprécie beaucoup mon prêtre (et je crois que c'est réciproque) tant et si bien que j'éprouve un peu de résistance à l'idée de lui confier mes péchés. Par honte mais surtout par peur d'être jugée par lui. Je sais bien que je ne devrais pas avoir peur du jugement de qui que ce soit sinon de Dieu mais la nature humaine étant ce qu'elle est... Bref, je pense ne pas être encore suffisamment humble pour me livrer à lui même si je me dis qu'au contraire, ce pourrait être un excellent exercice d'humilité.
Je lui en ai parlé et il m'a dit qu'il comprenait. Voyant mon embarras il m'a proposé de déléguer cette tâche à l'un de ses confrères. Ce à quoi j'ai acquiescé.
En revanche après coup, je redeviens hésitante car j'appréhende beaucoup cette première confession et je me dis qu'avec lui (connaissant sa voix - je suis très sensible aux sons et aux timbres de voix), ce serait peut-être plus simple pour ma première fois.
J'ajoute qu'il est gravement malade et qu'il va être muté courant août près de l'hôpital où il est suivi pour son traitement. Comme il célébrera sa messe d'adieux une semaine après m'avoir baptisée, je me demande si je n'ai pas envie d'avoir le "souvenir" de ma première confession avec lui.
Je reconnais que cela peut paraître tout à fait futile et anecdotique mais je me sens si reconnaissante envers lui de m'avoir si bien accueillie!
Qu'en pensez-vous ?
Deuxième et dernier point (non pas le moindre):
Je m'interroge sur le fait d'être véritablement scrupuleuse. J'ai dit à mon prêtre que je pensais l'être avec une légère tendance à la paranoïa (bon là, je ne suis pas médecin donc vous mettrez tous les guillemets aux termes employés) dans certaines conditions (fatigue, stress, etc). Il m'a alors dit que dans ce cas -et pour ne pas me mettre en "danger"- que je pouvais bénéficier du privilège du scrupuleux.
Sur le moment je me suis dite que c'était bien en effet mais après coup je m'interroge sur le fait d'être scrupuleuse. Quand bien même, le fait de bénéficier de ce "privilège" m'angoisse un peu car j'ai peur de ne pas faire des confessions complètes car selon ce privilège, je devrais me limiter dans le nombre des péchés à confesser. C'est ce qui m'angoisse en fait: de ne pas faire de vraies bonnes confessions et d'en offenser Dieu !
Parfois je me dis qu'il faut que je me "détende" et que je ne suis pas si scrupuleuse que ça. Je me dis aussi que cette angoisse que j'éprouve est peut-être due à cette "première fois" même si je dois reconnaître que je culpabilise facilement à cause de mon intransigeance ...
Outre cela je me pose la question de la pertinence de la confession générale car même si mes péchés de païenne seront effacés au moment de mon baptême, je ne vous cache pas ne pas être fière du tout de certains actes et certaines paroles prononcés dans mon passé.
Votre avis? Vos conseils ?
Merci d'avance à tous.
Bonne journée.
Marie.