Equité
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Je m'étais proposé de ne plus intervenir sur les sujets religieux.
Ceci concerne l'équité en politique :
Je trouve que ce ne serait pas immoral que la machine judiciaire envisage de modérer (je ne dis pas judiciairement, même si c'est son fond de commerce) la boulimie de mesures règlementaires des appareils législatifs, au regard desquelles je ne suis pas certain que beaucoup d'entre nous puissent se révéler irréprochables..
Moyennant un tel re-positionnement, je la (la machine judiciaire) trouverais en effet plus crédible, notamment lorsqu'elle manifeste une certaine rigueur pour étudier des dossiers où l'administré pèche pour avoir enfreint ces mêmes règlementations
Ceci concerne l'équité en politique :
Je trouve que ce ne serait pas immoral que la machine judiciaire envisage de modérer (je ne dis pas judiciairement, même si c'est son fond de commerce) la boulimie de mesures règlementaires des appareils législatifs, au regard desquelles je ne suis pas certain que beaucoup d'entre nous puissent se révéler irréprochables..
Moyennant un tel re-positionnement, je la (la machine judiciaire) trouverais en effet plus crédible, notamment lorsqu'elle manifeste une certaine rigueur pour étudier des dossiers où l'administré pèche pour avoir enfreint ces mêmes règlementations
Dernière modification par Cgs le ven. 18 juil. 2025, 19:12, modifié 1 fois.
Raison : Majuscule dans le titre
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mikesss
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Re: équité
Bonjour Ombiace,
Pour réagir à votre message, je dirais que le problème est bien plus vaste et prend sa source dans la mise en place d'un système de droit positif.
On a, depuis la révolution française, travaillé en France à détruire toute trace de l'Eglise catholique dans la société; or, la morale provenait en grande partie de l'enseignement de l'Eglise et pour l'autre partie, il s'agissait du droit naturel, promu également par l'Eglise.
En détruisant cela, on en est arrivé à ne plus avoir de base commune de vie en société et s'est donc fait sentir le besoin d'écrire noir sur blanc ce qui était autorisé et ce qui était interdit, avec le postulat de base, et qui prévaut toujours à notre époque, que ce qui n'est pas interdit est par défaut autorisé. Et donc petit à petit, il a fallu étoffer ce code qui s'est retrouvé multiplié en plusieurs codes différents, et ce afin de pouvoir définir un peu tout et n'importe quoi, mais surtout en s'assurant qu'il n'y ait pas de faille dans le texte dont de potentiels escrocs pourraient se servir pour légitimer leurs actes.
En parallèle, on a transformé le travail des juges: de vrais juges qu'ils étaient, a savoir, des personnes censées être morales et capables de poser un jugement sur la moralité et la justice d'une action, on en a fait des techniciens dont le rôle n'est donc plus de juger, mais de déterminer à quel texte de loi l'action jugée se rapporte et à appliquer en conséquence la sentence déjà prévue dans le code.
Donc quand vous dites, avec raison, qu'il y a une "boulimie de mesures règlementaires des appareils législatifs" je suis totalement d'accord et cela est du au fait qu'avec le droit positif, il faut tout réglementer jusque dans le détail. et quant à demander aux juges de faire preuve de bon sens, et que ce faisant, ils gagneraient en crédibilité, je suis d'accord, mais impossible en l'état actuel des choses.
Pour réagir à votre message, je dirais que le problème est bien plus vaste et prend sa source dans la mise en place d'un système de droit positif.
On a, depuis la révolution française, travaillé en France à détruire toute trace de l'Eglise catholique dans la société; or, la morale provenait en grande partie de l'enseignement de l'Eglise et pour l'autre partie, il s'agissait du droit naturel, promu également par l'Eglise.
En détruisant cela, on en est arrivé à ne plus avoir de base commune de vie en société et s'est donc fait sentir le besoin d'écrire noir sur blanc ce qui était autorisé et ce qui était interdit, avec le postulat de base, et qui prévaut toujours à notre époque, que ce qui n'est pas interdit est par défaut autorisé. Et donc petit à petit, il a fallu étoffer ce code qui s'est retrouvé multiplié en plusieurs codes différents, et ce afin de pouvoir définir un peu tout et n'importe quoi, mais surtout en s'assurant qu'il n'y ait pas de faille dans le texte dont de potentiels escrocs pourraient se servir pour légitimer leurs actes.
En parallèle, on a transformé le travail des juges: de vrais juges qu'ils étaient, a savoir, des personnes censées être morales et capables de poser un jugement sur la moralité et la justice d'une action, on en a fait des techniciens dont le rôle n'est donc plus de juger, mais de déterminer à quel texte de loi l'action jugée se rapporte et à appliquer en conséquence la sentence déjà prévue dans le code.
Donc quand vous dites, avec raison, qu'il y a une "boulimie de mesures règlementaires des appareils législatifs" je suis totalement d'accord et cela est du au fait qu'avec le droit positif, il faut tout réglementer jusque dans le détail. et quant à demander aux juges de faire preuve de bon sens, et que ce faisant, ils gagneraient en crédibilité, je suis d'accord, mais impossible en l'état actuel des choses.
Re: Equité
Bonjour mikesss.
Merci de partager votre analyse, qui donne du recul
qu'elle désinvestirait prou son propre et célèbre équilibre symbolique de la balance,.., -notre justice, donc- serait incapable de se regarder dans un miroir..
Au premier plan de ce miroir, elle pourrait voir se refléter les effets de sa totale inaction quant à restaurer son propre équilibre en laissant peser, d'un coté, le poids respectif des actes répréhensibles du justiciable, sans même poser le regard (c'est connu, un regard, ça pèse lourd, parfois)
de l'autre coté de la balance, celui de la fabrique des lois et règlementations.
(Moi qui ai une petite vessie, je me demande parfois si je ne suis pas "hors la loi" quand je m'arrête sur le bord de route de campagne, et je songe à ces notables parisiens légiférants sur ces comportements nuisibles, qui, dans un curieux western, lanceraient peut-être un avis de recherche contre moi.. )
Perso, je trouve que ça ne décrédibiliserait pas la justice (ni l'homme de loi, d'ailleurs),
si elle estimait de son devoir de réagir un minimum dans ce type de registre, elle, qui semble d'autant plus à l'aise dans la "chasse au hors la loi" (pourvu qu'elle n'exige pas de produire un certificat médical pour "petite vessie" à l'éventuel contrevenant qui chercherait l'absolution..
) qu'elle ne semble pas juger opportun d'agir pour la rationalisation de la loi.
Vous estimez cependant la chose :
J'aimerais que des juges se sentent concernés par l'équilibre de la Justice..
Merci de partager votre analyse, qui donne du recul
Serais je fondé à penser, alors, comme vous le reprenez ensuite :mikesss a écrit : ↑jeu. 17 juil. 2025, 13:47 En détruisant cela, on en est arrivé à ne plus avoir de base commune de vie en société et s'est donc fait sentir le besoin d'écrire noir sur blanc ce qui était autorisé et ce qui était interdit, avec le postulat de base, et qui prévaut toujours à notre époque, que ce qui n'est pas interdit est par défaut autorisé. Et donc petit à petit, il a fallut étoffer ce code qui s'est retrouvé multiplié en plusieurs codes différents, et ce afin de pouvoir définir un peu tout et n'importe quoi, mais surtout en s'assurant qu'il n'y ait pas de faille dans le texte dot des potentiels escrocs pourraient se servir pour légitimer leurs actes.
En parallèle, on a transformé le travail des juges: de vrais juges qu'ils étaient, a savoir, des personnes censées être morales et capables de poser un jugement sur la moralité et la justice d'une action, on en a fait des techniciens dont le rôle n'est donc plus de juger, mais de déterminer à quel texte de loi l'action jugée se rapporte et à appliquer en conséquence la sentence déjà prévue dans le code.
que notre justice française, qui justifie son action, je crois, en assumant d'autant plus la valeur : "équité" (j'entends : par nivellement par le bas)mikesss a écrit : ↑jeu. 17 juil. 2025, 13:47 vous dites, avec raison, qu'il y a une "boulimie de mesures règlementaires des appareils législatifs" je suis totalement d'accord et cela est du au fait qu'avec le droit positif, il faut tout réglementer jusque dans le détail. et quant à demander aux juges de faire preuve de bon sens, et que ce faisant, ils gagneraient en crédibilité, je suis d'accord, mais impossible
qu'elle désinvestirait prou son propre et célèbre équilibre symbolique de la balance,.., -notre justice, donc- serait incapable de se regarder dans un miroir..
Au premier plan de ce miroir, elle pourrait voir se refléter les effets de sa totale inaction quant à restaurer son propre équilibre en laissant peser, d'un coté, le poids respectif des actes répréhensibles du justiciable, sans même poser le regard (c'est connu, un regard, ça pèse lourd, parfois)
de l'autre coté de la balance, celui de la fabrique des lois et règlementations.
(Moi qui ai une petite vessie, je me demande parfois si je ne suis pas "hors la loi" quand je m'arrête sur le bord de route de campagne, et je songe à ces notables parisiens légiférants sur ces comportements nuisibles, qui, dans un curieux western, lanceraient peut-être un avis de recherche contre moi.. )
Perso, je trouve que ça ne décrédibiliserait pas la justice (ni l'homme de loi, d'ailleurs),
si elle estimait de son devoir de réagir un minimum dans ce type de registre, elle, qui semble d'autant plus à l'aise dans la "chasse au hors la loi" (pourvu qu'elle n'exige pas de produire un certificat médical pour "petite vessie" à l'éventuel contrevenant qui chercherait l'absolution..
Vous estimez cependant la chose :
Je ne suis pas certain que cette idée soit juste ni institutionnelle.
J'aimerais que des juges se sentent concernés par l'équilibre de la Justice..
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Re: Equité
Ombiace a écrit : ↑sam. 19 juil. 2025, 6:25 que notre justice française, qui justifie son action, je crois, en assumant d'autant plus la valeur : "équité" (j'entends : par nivellement par le bas)
qu'elle désinvestirait prou son propre et célèbre équilibre symbolique de la balance,.., -notre justice, donc- serait incapable de se regarder dans un miroir..
Au premier plan de ce miroir, elle pourrait voir se refléter les effets de sa totale inaction quant à restaurer son propre équilibre en laissant peser, d'un coté, le poids respectif des actes répréhensibles du justiciable, sans même poser le regard (c'est connu, un regard, ça pèse lourd, parfois)
de l'autre coté de la balance, celui de la fabrique des lois et règlementations.
(Moi qui ai une petite vessie, je me demande parfois si je ne suis pas "hors la loi" quand je m'arrête sur le bord de route de campagne, et je songe à ces notables parisiens légiférant sur ces comportements nuisibles, qui, dans un curieux western, lanceraient peut-être un avis de recherche contre moi.. )
Perso, je trouve que ça ne décrédibiliserait pas la justice (ni l'homme de loi, d'ailleurs),
si elle estimait de son devoir de réagir un minimum dans ce type de registre, elle, qui semble d'autant plus à l'aise dans la "chasse au hors la loi" (pourvu qu'elle n'exige pas de produire un certificat médical pour "petite vessie" à l'éventuel contrevenant qui chercherait l'absolution..) qu'elle ne semble pas juger opportun d'agir pour la rationalisation de la loi.
Malheureusement, je pense que vous faites erreur, cette idée est bien institutionnelle, et même constitutionnelle et bien volontaire. Elle est issue de cette volonté de séparation des 3 pouvoir et dans ce cadre, le rôle donné à l'organisme judiciaire est uniquement de contrôler la bonne application des lois et de sanctionner quand ce n'est pas le cas, mais aucunement de rendre la justice (dans le sens de rendre à chacun ce qui lui est dû)
Il est clair qu'il aurait fallu, avant d'écrire de telles inepties, qu'ils étudient un peu plus la philosophie réaliste de St Thomas d'Aquin, qui, dans sa somme Théologique, traitait ce sujet de façon très équilibrée.le pouvoir judiciaire : c’est l’autorité judiciaire qui contrôle l’application des lois.
https://www.justice.gouv.fr/justice-fra ... es%20lois.
En tout état de cause, même si un juge décidait d'appliquer intelligemment les lois, il serait vite censuré par le système et par ses pair avec le système d'appel. Cela est d'autant plus vrai qu'en haut de l'échelle des appels, on retrouve soit le conseil d'état pour la partie administrative, soit la cour de cassation pour la partie pénale; leurs décisions font office de jurisprudence à suivre aveuglément, limitant encore plus la latitudes des juges des instances précédentes à juger.
On en est même arrivés en 2021 à ce que le conseil d'état modifie dans sa décision ce qu'exige la loi sur l'instruction en famille sans que ça fasse tiquer qui que ce soit, et cette décision faisant jurisprudence, aucun juge n'a osé s'y opposer dans ses décisions ultérieures. Et cela n'a rien de vraiment étonnant: encore une fois, les juges ne sont pas là pour rendre à chacun ce qui lui est dû, et l'épikie est une vertu désormais disparue de l'appareil judiciaire, et les plus hautes autorités judiciaires sont nommés par les politiques.
Re: Equité
Bonjour mikesss.
Veuillez excuser mon ignorance, mais on dirait, à vous lire, que personne n'est en charge de "rendre la justice". A se demander si ce n'est pas le législateur, qui dans le cadre de son action législative, doit envisager tous les cas de figure, de manière à "uniformiser" le traitement judiciaire (équité), sans porter atteinte à la diversité de cas particuliers que compte notre société en terme de personnes privées (j'entends : dont il convient de préserver chaque aspect du registre privé de sa personne, donc). Si j'ai bien compris, le titre de "machine" judiciaire ne serait pas à prendre au second degré ; il décrirait l'idée que la justice fonctionnerait avec la froideur d'un algorithme.mikesss a écrit : ↑lun. 21 juil. 2025, 7:54 Elle est issue de cette volonté de séparation des 3 pouvoir et dans ce cadre, le rôle donné à l'organisme judiciaire est uniquement de contrôle la bonne application des loi et de sanctionner quand ce n'est pas le cas, mais aucunement de rendre la justice (dans le sens de rendre à chacun ce qui lui est dû)
Je ne suis pas sûr de bien vous comprendre : "sa" décision ? De quelle personne ce possessif rend il compte, svp ? A quelle exigence de loi sur l'instruction en famille faites vous référence ?
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Re: Equité
Bonjour Ombiace
On est très loin de l'épikie (qui est la vertu qui consiste, pour faire simple, à l'application intelligente des lois en fonction de la volonté du législateur ainsi que des circonstances).
Mais dans le fond, tout cela est logique, puisqu'en enlevant Dieu de l'équation, le système s'est retrouvé face à une impasse, celle de l'impossibilité de définir ce qu'est le bien sans référence absolue externe. De ce fait, dans leur logique, le bien absolu n'existe pas et par extension, rien n'est juste ni bon si ce n'est dans l'application de la loi qui est censée être l'expression de la volonté du peuple...
Sauf que non, le conseil d'état, le 13 décembre 2022 décide le contraire; il impose, alors que ça n'a été prévu nulle part, que les parents justifient de ce qu'est cette situation propre à l'enfant, modifiant par leur jurisprudence la loi. Et c'est d'autant plus frappant que le texte de la loi dit ça:
C'est exactement le fond de ma pensée. Les juges actuels non sont en réalité pas des juges, mais des techniciens chargés d'appliquer bêtement la loi, avec éventuellement pour seule marge de manœuvre l'interprétation de textes (et encore, même là, on a la cour de cassation et le conseil d'état pour uniformiser l'interprétation des textes et pour empêcher toute latitude de la part des juges.Ombiace a écrit : ↑lun. 21 juil. 2025, 14:52 Veuillez excuser mon ignorance, mais on dirait, à vous lire, que personne n'est en charge de "rendre la justice". A se demander si ce n'est pas le législateur, qui dans le cadre de son action législative, doit envisager tous les cas de figure, de manière à "uniformiser" le traitement judiciaire (équité), sans porter atteinte à la diversité de cas particuliers que compte notre société en terme de personnes privées (j'entends : dont il convient de préserver chaque aspect du registre privé de sa personne, donc). Si j'ai bien compris, le titre de "machine" judiciaire ne serait pas à prendre au second degré ; il décrirait l'idée que la justice fonctionnerait avec la froideur d'un algorithme.
On est très loin de l'épikie (qui est la vertu qui consiste, pour faire simple, à l'application intelligente des lois en fonction de la volonté du législateur ainsi que des circonstances).
Mais dans le fond, tout cela est logique, puisqu'en enlevant Dieu de l'équation, le système s'est retrouvé face à une impasse, celle de l'impossibilité de définir ce qu'est le bien sans référence absolue externe. De ce fait, dans leur logique, le bien absolu n'existe pas et par extension, rien n'est juste ni bon si ce n'est dans l'application de la loi qui est censée être l'expression de la volonté du peuple...
En fait, pour faire simple, quand la loi sur le séparatisme est passée, Macron a soumis l'instruction en famille (IEF) à autorisation et non plus à déclaration comme c'était le cas avant. Mais sachant qu'il se ferait retoquer par le conseil constitutionnel, il a créé le motif n° 4 d'instruction en famille à savoir l'existence d'une situation propre à l'enfant (ce qui est bien une façon de reculer, car chaque enfant étant unique, sa situation lui est propre). Mais tout de même inquiet, les députés ont saisi le conseil constitutionnel qui a tranché:
Donc en gros, l'académie n'est fondée à prendre sa décision uniquement sur le fait que le projet respecte globalement le programme (je résume, bien sûr).En prévoyant que cette autorisation est accordée en raison de “l'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif”, le législateur a entendu que l'autorité administrative s'assure que le projet d'instruction en famille comporte les éléments essentiels de l'enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d'apprentissage de l'enfant. Enfin, il appartiendra {...} aux autorités administratives compétentes de fonder leur décision sur ces seuls critères excluant toute discrimination de quelque nature que ce soit
Sauf que non, le conseil d'état, le 13 décembre 2022 décide le contraire; il impose, alors que ça n'a été prévu nulle part, que les parents justifient de ce qu'est cette situation propre à l'enfant, modifiant par leur jurisprudence la loi. Et c'est d'autant plus frappant que le texte de la loi dit ça:
et elle s'est transformée, suite à cette décision, sur le site de l'éducation nationale en ça :Lorsque la demande d'autorisation est motivée par l'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif, elle comprend :
1° Une présentation écrite du projet éducatif comportant les éléments essentiels de l'enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d'apprentissage de l'enfant...
Donc on a bien une modification de la loi par le conseil d'état, et tous les juges exigent maintenant que le projet pédagogique expose la situation propre à l'enfant, malgré le fait que ce n'est pas ce que dit la loi, ni le conseil constitutionnel. Ils sont totalement pieds et poings liés.Une présentation écrite du projet éducatif exposant de manière étayée la situation propre à l'enfant motivant, dans son intérêt, le projet d'instruction dans la famille et comportant les éléments essentiels de l’enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d’apprentissage de l’enfant
Re: Equité
Bonjour mikesss.
C'est bien cela ?
C'est vrai que si c'est cela, je me demande bien pourquoi prétendre lutter contre ou stigmatiser le communautarisme..
Je ne suis toujours pas certain de bien vous comprendre : Ces nouvelles règlementations seraient en réalité plus permissives, s'agissant de scolariser ses enfants chez soi ?
C'est bien cela ?
C'est vrai que si c'est cela, je me demande bien pourquoi prétendre lutter contre ou stigmatiser le communautarisme..
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Re: Equité
Non, c'est exactement le contraire. Le motif 4 était un motif passe partout rajouté pour éviter la censure du conseil constitutionnel et de la CEDH. En effet, sans ce motif 4, le conseil constitutionnel aurait conclu que cette loi s'opposait à la liberté d'enseignement des parents (liberté garantie normalement par la constitution et par les droits de l'homme). Mais en exigeant plus et surtout, en permettant à l'éducation nationale de juger de la pertinence d'instruire tel enfant en famille, le conseil d'état par sa jurisprudence a dans les faits, totalement supprimé ce motif 4.Ombiace a écrit : ↑mer. 23 juil. 2025, 6:29 Bonjour mikesss.Je ne suis toujours pas certain de bien vous comprendre : Ces nouvelles règlementations seraient en réalité plus permissives, s'agissant de scolariser ses enfants chez soi ?
C'est bien cela ?
C'est vrai que si c'est cela, je me demande bien pourquoi prétendre lutter contre ou stigmatiser le communautarisme..
Quant à lutter contre le communautarisme, je vous rassure, avec les contrôles qui existaient pour l'IEF, ce n'est pas de ce côté là que venait le problème.
Re: Equité
Cette fois, je crois que c'est clarifié :
Vous estimez qu'une manœuvre politicienne a infléchi en l'abaissant le droit des parents à enseigner chez eux leurs enfants. Ce qui serait passé à la trappe, c'est cette surenchère du conseil d'état
Dites moi si je me trompe de nouveau, svp
Vous estimez qu'une manœuvre politicienne a infléchi en l'abaissant le droit des parents à enseigner chez eux leurs enfants. Ce qui serait passé à la trappe, c'est cette surenchère du conseil d'état
, ni vraiment vue, ni vraiment connue. En somme, si je comprends bien, il aurait empiété sur le terrain législatif, alors que ce n'est peut-être pas sa prérogative (?)
Dites moi si je me trompe de nouveau, svp
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Re: Equité
Ce n'est pas tout à fait ça, le conseil d'état est allé au contraire plus loin dans sa jurisprudence que la loi elle même.Ombiace a écrit : ↑mer. 23 juil. 2025, 9:22 Cette fois, je crois que c'est clarifié :
Vous estimez qu'une manœuvre politicienne a infléchi en l'abaissant le droit des parents à enseigner chez eux leurs enfants. Ce qui serait passé à la trappe, c'est cette surenchère du conseil d'état, ni vraiment vue, ni vraiment connue. En somme, si je comprends bien, il aurait empiété sur le terrain législatif, alors que ce n'est peut-être pas sa prérogative (?)
Dites moi si je me trompe de nouveau, svp
mais surtout (pour revenir au sujet du fil), malgré le fait que cette décision ne respecte même pas la loi, tout les juges la suivent bêtement, parce que c'est comme ca que ca fonctionne dans le système judiciaire français: aucune réelle analyse, aucun recul sur le bien fondé de la loi ou de la jurisprudence, on applique stupidement ce qu'on nous a dit d'appliquer. et si par hasard un juge prenait ses responsabilités, et décidait de faire preuve de bon sens, il serait censuré par les instances supérieures (sachant que les plus hautes instances sont nommées par les politiques).
Re: Equité
Si, si, c'est bien ce que je disais, avec mes mots..
Si votre analyse est correcte, nous semblons perdre nos moyens, pris dans cette même urgence qui a tant de succès dans les séries télévisées.. Je ne serais pas étonné que vous soyez dans le vraimikesss a écrit : ↑mer. 23 juil. 2025, 10:07 surtout (pour revenir au sujet du fil), malgré le fait que cette décision ne respecte même pas la loi, tout les juges la suivent bêtement, parce que c'est comme ca que ca fonctionne dans le système judiciaire français: aucune réelle analyse, aucun recul sur le bien fondé de la loi ou de la jurisprudence, on applique stupidement ce qu'on nous a dit d'appliquer. et si par hasard un juge prenait ses responsabilités, et décidait de faire preuve de bon sens, il serait censuré par les instances supérieures
C'est une donnée que je n'avais pas, c'est assez curieux, pour l'indépendance de la justice
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Re: Equité
Désolé, alors je n'ai pas bien compris.
Même sans urgence particulière, le système est fait pour donner un illusion de justice et d'impartialité alors qu'en réalité, jamais les politiques ne prendraient le risque de perdre la main.
Les membres du conseil d'état (plus haute juridiction des administrative) sont nommés par décret en conseil des ministres et le premier président de la cour de cassation (plus haute juridiction judiciaire) est également nommé par décret du président de la république. Et l'indépendance de la justice vis à vis du pouvoir politique est effectivement une question que se posent certains en voyant cela.
Re: Equité
Je vais vous dire ce que cela m'inspire :mikesss a écrit : ↑jeu. 24 juil. 2025, 8:19 Les membres du conseil d'état (plus haute juridiction des administrative) sont nommés par décret en conseil des ministres et le premier président de la cour de cassation (plus haute juridiction judiciaire) est également nommé par décret du président de la république. Et l'indépendance de la justice vis à vis du pouvoir politique est effectivement une question que se posent certains en voyant cela.
Je me demande si ce vide institutionnel, celui qui consiste à unilatéraliser politiquement la machine judiciaire (ce sont mes mots) ne serait pas à l'origine de ce que je crois constater depuis bien longtemps, comme partout où il y a des libertés ou un vide, juridique ou d'une autre nature (zone de non droit, par exemple) :
Certains, comme des supporters de l'égalité, à gauche, ont bien tiré leur épingle du jeu. Je dirais qu'à droite, en supporters de la liberté, on utilise son temps pour le travail, même dans l'élitisme, mais c'est autant d'énergie qu'on ne peut mettre ailleurs..
Du coup, le véritable homme de droite a "zéro" minutes à consacrer aux considérations des lois, alors qu'à gauche, on a tout son temps pour cela.
Du coup, à droite, on se fait doubler dans l'arène politique national .
Cela ne veut pas dire que l'entrepreneur serait toujours autant à droite qu'il ne l'était dans le passé. Non, il y a pas mal de gens qui se sont enrichit à gauche, et qui à leur tour entreprennent. Mais ce ne sont pas eux qui prennent beaucoup de risque, puisqu'ils ont déjà leur réseau dans la gauche médiatique et politicienne.
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Re: Equité
Pour ma part, je pense, comme le disais Volkoff, que la droite joue un jeu inventé par la gauche et que par conséquent, elle ne peut que perdre; les lois, les principes républicains, les "valeurs" actuelles sont faites de telle façon qu'il est impossible pour les conservateurs d'avoir le dernier mot.Ombiace a écrit : ↑jeu. 24 juil. 2025, 11:48 Je vais vous dire ce que cela m'inspire :
Je me demande si ce vide institutionnel, celui qui consiste à unilatéraliser politiquement la machine judiciaire (ce sont mes mots) ne serait pas à l'origine de ce que je crois constater depuis bien longtemps, comme partout où il y a des libertés ou un vide, juridique ou d'une autre nature (zone de non droit, par exemple) :
Certains, comme des supporters de l'égalité, à gauche, ont bien tiré leur épingle du jeu. Je dirais qu'à droite, en supporters de la liberté, on utilise son temps pour le travail, même dans l'élitisme, mais c'est autant d'énergie qu'on ne peut mettre ailleurs..
Du coup, le véritable homme de droite a "zéro" minutes à consacrer aux considérations des lois, alors qu'à gauche, on a tout son temps pour cela.
Du coup, à droite, on se fait doubler dans l'arène politique national .
Cela ne veut pas dire que l'entrepreneur serait toujours autant à droite qu'il ne l'était dans le passé. Non, il y a pas mal de gens qui se sont enrichit à gauche, et qui à leur tour entreprennent. Mais ce ne sont pas eux qui prennent beaucoup de risque, puisqu'ils ont déjà leur réseau dans la gauche médiatique et politicienne.
L'appareil judiciaire est un des éléments de cette équation, mais elle n'est pas la seule; le système politique actuel est entièrement conçu dans ce but, de même que les médias et autres instances du pouvoir concourent toutes en ce sens. Ce n'est pas, selon moi, une question de temps disponible mais de moyens physique de faire passer ses idées et de pouvoir les appliquer.
Re: Equité
Ce n est pas qu une question de temps. C est aussi très énergivore de se consacrer amikesss a écrit : ↑jeu. 24 juil. 2025, 12:12Pour ma part, je pense, comme le disais Volkoff, que la droite joue un jeu inventé par la gauche et que par conséquent, elle ne peut que perdre; les lois, les principes républicains, les "valeurs" actuelles sont faites de telle façon qu'il est impossible pour les conservateurs d'avoir le dernier mot.Ombiace a écrit : ↑jeu. 24 juil. 2025, 11:48 Je vais vous dire ce que cela m'inspire :
Je me demande si ce vide institutionnel, celui qui consiste à unilatéraliser politiquement la machine judiciaire (ce sont mes mots) ne serait pas à l'origine de ce que je crois constater depuis bien longtemps, comme partout où il y a des libertés ou un vide, juridique ou d'une autre nature (zone de non droit, par exemple) :
Certains, comme des supporters de l'égalité, à gauche, ont bien tiré leur épingle du jeu. Je dirais qu'à droite, en supporters de la liberté, on utilise son temps pour le travail, même dans l'élitisme, mais c'est autant d'énergie qu'on ne peut mettre ailleurs..
Du coup, le véritable homme de droite a "zéro" minutes à consacrer aux considérations des lois, alors qu'à gauche, on a tout son temps pour cela.
Du coup, à droite, on se fait doubler dans l'arène politique national .
Cela ne veut pas dire que l'entrepreneur serait toujours autant à droite qu'il ne l'était dans le passé. Non, il y a pas mal de gens qui se sont enrichit à gauche, et qui à leur tour entreprennent. Mais ce ne sont pas eux qui prennent beaucoup de risque, puisqu'ils ont déjà leur réseau dans la gauche médiatique et politicienne.
L'appareil judiciaire est un des éléments de cette équation, mais elle n'est pas la seule; le système politique actuel est entièrement conçu dans ce but, de même que les médias et autres instances du pouvoir concourent toutes en ce sens. Ce n'est pas, selon moi, une question de temps disponible mais de moyens physique de faire passer ses idées et de pouvoir les appliquer.
à ce type de travail, qui ne se préoccupe pas de dompter les énergies de l innovation.
En gros, à mon sens, les véritables gens de droite ont un comportement d abeille, ceux de gauche seraient plus comme des apiculteurs.
Mais aprés tout, ne dit on pas : "il faut de tout pour faire un monde"
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