Estelle a écrit : ↑mar. 12 août 2025, 12:23
J ai été baptisée, catéchisme etc mais je me considère sans religion.
Cela explique que vous vous soyez dirigée vers nous, car vous pourriez autant interroger d’autre chrétiens, des juifs, des musulmans, etc. Etes-vous consciente d’à quel point vous êtes malgré tout chrétienne ?
Estelle a écrit : ↑mar. 12 août 2025, 12:23
" je ne sais pas ce qui m a pris
Cette phrase est terrible ! Car si ce qui vous a pris c’est peut-être un élan mystique, la réponse et l’inspiration peuvent aussi provenir du diable !
Estelle a écrit : ↑mar. 12 août 2025, 12:23
je vous donne un aperçu de ma prière qui était beaucoup beaucoup plus longue. Que je peux même donner en privé si vous le souhaitez.
Cela vient beaucoup nuancer votre propos, car écrire sa prière suppose une réflexion murie.
La nature de votre prière est extrêmement ressemblante avec les meilleures mystiques chrétiennes, mais vous ne vivez pas cloitrée !
Il serait sans quoi logique que vous demandiez d’abord d’autres choses plus en rapport avec votre vie, or de toute évidence, c’est votre état de confort qui était acquis qui vous a comme incitée à vouloir « mieux », un mieux que vous avez trouvé dans une sorte de discipline ascétique très chrétienne, mais qui doit répondre et suppose des présupposés dont je ne suis pas certain que vous les connaissiez, et qui suppose aussi un contrôle et une supervision par un tiers habilité..
Sans quoi, oui, la prière est toujours exaucée par Dieu, mais pourvu qu’elle soit pure et qu’elle porte sur des choses bonnes conformes à la volonté divine.
Estelle a écrit : ↑mar. 12 août 2025, 12:23
J ai eu la paix.
C’est plutôt un bon signe Vous avez des devoirs envers votre famille qui passent avant ce qui semble mobiliser votre intérêt à travers lesquels doit se manifester cette paix : vos proches l’ont-ils sentie ?
Pourquoi sinon avoir besoin de partager ? Ce dont vous nous parlez suppose le secret, cela doit rester entre vous et Dieu, qui est libre de disposer de ses grâces comme il l’entend et qui infiniment humble répond toujours aux appels…
Estelle a écrit : ↑mar. 12 août 2025, 12:23
Je suis également détachée aux personnes tout en les aimant bien sûr.
C’est plus ambigu. Qu’en est -il depuis de votre désir de servir les autres ?
Car ce que vous décrivez est une sorte de consécration, mais cet « abandon » pour être total ne doit pas vous concerner vous ni vos mérites, car c’est toujours alors orienté sur vous, mais en quoi les autres en profiteront – Dieu, tout lui appartient et il s’en passe très bien…
Estelle a écrit : ↑mar. 12 août 2025, 12:23
Puisque je suis seule je pense que ça m aiderait de partager cela avec quelqu un.
C’est bien le problème, et vous feriez mieux de vous adresser à un prêtre.
Quelle place a pour vous la Révélation de Dieu à travers la Bible et l’histoire ? N’appartenir pas à une religion, et se dire Déiste, c’est avoir quelle référence pour discerner le bien du mal, la volonté de Dieu, etc.
Ceux qui tournent des tables ou invoquent des Esprits aussi parfois sont exaucés et il leur arrive plein de choses, mais… par qui ?
N’utilisez-vous pas subtilement vos anciennes connaissances « chrétiennes » d’une façon qui revient à reconnaître une vérité que vous dites ne pas reconnaître ?
Je vous sens en danger… Un arbre se juge à ses fruits et cela ne se fait pas à court terme.
Estelle a écrit : ↑mer. 13 août 2025, 16:20
Accepter n importe quoi y compris la souffrance si c est Son désir.
Voilà ce que j appelle tout donner à Dieu et encore j ai du oublier des trucs.
Et comment saurez-vous si c’est son désir ? Il y a un relent bien trop chrétien dans ce que vous écrivez… Qu’est-ce qui vous empêche de l’être, chrétienne ?
Vous ne l’auriez jamais été, cela serait différent, mais là… (Pour moi, votre désir aurait réactivé la grâce d’illumination de votre baptême, mais cela peut n’être qu’un feu de paille. Baptisée enfant, vous ne vous en souvenez pas, mais parlez avec des adultes baptisés récemment, et vous comprendrez que la foi chrétienne et par les sacrements, ce n’est pas « neutre », mais brûlant, bien au-delà de l‘assistance à la messe du dimanche.)
Il faudrait entrer dans le détail des signes que vous évoquez, etc. Sans quoi cela ne sert à rien, et je ne crois pas que cela puisse se faire à distance, il y manquera des critères importants de discernement.
Le risque d’orgueil et d’autosatisfaction est grand quand on reçoit des grâces manifestes et particulières (il est rare qu’elles correspondent pile poil à notre prière, surtout quand elles engagent à ce point toute la personne), et il n’y a qu’une issue : se décentrer de soi et poser des actes d’amour de son prochain, et s’y tenir.
Dieu ne demande pas notre anéantissement, mais de se reconnaître faible et pécheur, et de progresser dans la responsabilité de nos actes et de notre vie, de nos pensées, etc.
A moins que vous ne viviez qu’une étape vers votre retour au Christ, ce qui ne transparaît nullement à travers vos posts, je ne crois pas qu’il serait sans risque de donner suite à votre attente. Il y a un risque d’instrumentalisation.
Vous nous parlez par prétérition de faits extérieurs, mais qu’en est-il de l’examen de votre conscience ? Vous nous parlez de paix intérieure, mais qu’en est-il de la joie ?
Il vous reste des années à vivre… Dieu n’est pas comme un truc sympa qui peut nous arriver pour mettre du piment dans notre vie. Et je pense à cette exclamation de Paul nous rappelant combien il est terrible de tomber entre les mains du Tout-Puissant !
Pourvu que ce soit Lui, c’est en tout cas tout ce que je vous souhaite. Or si vous ne reconnaissez pas le Christ, un autre pourrait prendre sa place… Et tout le monde le dit : on ne se sauve pas tout seul.
Ce que j'écris là n'est en rien une menace ou du chantage, mais de la prudence. Et réaliste : si ce n'est pas Satan, ce seront les occupations du monde. Mais vous avez prié et II vous a répondu. Car infiniment humble, il répond toujours et Lui aussi s 'est engagé et il reste fidèle. Vous n'êtes plus une enfant et je ne fais pas du prosélytisme : il vous appartient de vous débarrasser des préjugés et si vous voulez vraiment quitter le Christ, de le lui dire et pourquoi, sinon c'est un peu comme si vous le meniez en bateau...
Voilà ce qu’a écrit un prêtre catholique de notre temps qui commentait le livre d’un saint orthodoxe d’antan :
- [+] Texte masqué
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Comme est beau le sort des baptisés en Christ !
Resplendissants de beauté, ils conservent la jeunesse qui a pénétré en eux par le baptême…et sont devenus familiers avec l’époux et l’autre vie
Ainsi, la vie nouvelle reçue par le baptême nous incorpore, à tout jamais, à Christ. Quand le Seigneur reviendra dans sa gloire, nous serons manifestés avec Lui, pleins de gloire, avec Lui qui est notre vie et ‘nous lui serons semblables ».
Lorsqu’il jaillira comme l’éclair au-dessus des nuées, Christ recevra ses propres membres qui afflueront de toutes parts. Dieu, au milieu des dieux, Coryphée splendide d’un chœur angélique.
Déjà, dès ici-bas, par la foi, « d’une manière confuse », nous pouvons pressentir ce que sera cette vie de bonheur avec Dieu. Même invisible actuellement, cette vie bienheureuse à venir se révèle à nous par des événements imprévus.
Regardons autour de nous la manière nouvelle dont vivent certains baptisés. La grâce qu’ils ont reçue, au baptême, s’ils y correspondent, leur donne une force surhumaine. Ils dépassent, grâce à l’énergie vitale du Ressuscité, dont ils sont animés, la faiblesse de leurs seules capacités humaines.
(…………)
C’est l’Epoux qui les atteint en les inspirant ainsi. C’est Lui qui ouvre leurs yeux à sa beauté. La profondeur de la blessure témoigne que la flèche a frappé juste et l’ardeur du désir révèle Celui qui a blessé.
(…………)
Ces martyrs sont des stimulants pour tous les baptisés. Vivre de Christ n’est pas avoir des convictions et des idées sur Lui, mais faire l’expérience personnelle et vitale de sa mort et de sa résurrection, au jour le jour, nous laisser atteindre au cœur. En effet, notre cœur humain a été créé en capacité de recevoir l’amour infini :
Notre cœur est un écrin si grand, si vaste, qu’il peut même contenir Dieu.
Pour tous les biens qu’il nous fait, le Seigneur ne demande en échange que notre amour ; c’est Là Sa richesse : que nous L’aimions…
Il est clair qu’à l’abondance de l’amour correspond l’abondance de la joie. La joie qu’on éprouve est fonction de l’amour, et la plus grande joie accompagne toujours le plus grand amour.
Cette expérience de la joie et de l’amour fait battre notre cœur au rythme de la vie Trinitaire… L’Esprit Saint qui demeure en nous fait fructifier ses dons.
Le baptême, en effet, allume en nos cœurs comme une nouvelle pentecôte. Cabasilas se demande pour quelle raison l’Esprit Saint « baptisa » lui-même les apôtres et pourquoi il « descendit sous forme de langue ».
Jouant sur les langues de feu de la Pentecôte et la langue avec laquelle nous nous exprimons, Nicolas explique ;
C’est la fonction de la langue de se faire messagère des pensées invisibles de l’esprit. Elle manifeste ce qui est intérieurement caché. Ainsi, le Verbe proclame le Père qui l’a envoyé, tandis que l’Esprit proclame le Verbe. Christ dit au Père « je T’ai glorifié »(Jn, 17 : 4) et au sujet du Paraclet, il déclare : « il me glorifiera » (Jn, 16 : 14) Voilà donc la raison pour laquelle il apparut de cette manière.
C’est dans cet immense brasier trinitaire en effusion d’innombrables étincelles que Nicolas achève sa méditation. Christ, dans le baptême, nous embrase et nous illumine. Arrachés au péché, réconciliés avec le Père, qui fait de nous ses enfants nouveau-nés : la vie en Christ est croissance. !