Indissolubilité du mariage
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Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
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etienne lorant
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Indissolubilité du mariage
A propos de l'indissolubilité du mariage, devant les déclarations parfaitement claires que fait Jésus concernant les adultères, les disciples eux-mêmes sont surpris et laissent échapper:
"Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier !" Et depuis, dans toute l'histoire de l'Eglise, le peuple des fidèles n'a cessé de réclamer qu'on adoucisse cette prescription... mais sans jamais y parvenir - sinon en se séparant de l'Eglise. Je ne suis pas assez formé en théologie, mais je comprends que du point de vue de Dieu, la remise en question de la fidélité ne se pose même pas...
Julien Green écrit à ce sujet, dans les années 50:
"Je crois que ce que disent les hommes, si bien qu'ils le disent et en parlant avec abondance, ne rend jamais le même son que l'Evangile. Ils veulent vous démontrer d'une manière ou d'une autre que le péché de la chair n'est pas un péché, et ils s'en tirent avec éloquence. Mais dès qu'ils sont partis, on prend la Bible et elle vous tient un langage très différent. On peut bien sûr ne pas la lire, mais on ne peut empêcher qu'elle n'existe dans notre monde, et qu'elle ne dise sans cesse "Non", alors que le monde moderne dit "Oui".
Je connais beaucoup de "couples recomposés" qui ne se sont jamais unis devant Dieu, et je me dis un peu comme les disciples de Jésus... Mieux vaut qu'ils vivent ainsi plutôt que d'avoir pris Dieu à témoin qu'ils seront fidèles dans l'amour, alors qu'à la première épreuve, ils se sont séparés, tout en maintenant la prétention d'être dignes, car capables de fidélité... je suis resté célibataire...
"Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier !" Et depuis, dans toute l'histoire de l'Eglise, le peuple des fidèles n'a cessé de réclamer qu'on adoucisse cette prescription... mais sans jamais y parvenir - sinon en se séparant de l'Eglise. Je ne suis pas assez formé en théologie, mais je comprends que du point de vue de Dieu, la remise en question de la fidélité ne se pose même pas...
Julien Green écrit à ce sujet, dans les années 50:
"Je crois que ce que disent les hommes, si bien qu'ils le disent et en parlant avec abondance, ne rend jamais le même son que l'Evangile. Ils veulent vous démontrer d'une manière ou d'une autre que le péché de la chair n'est pas un péché, et ils s'en tirent avec éloquence. Mais dès qu'ils sont partis, on prend la Bible et elle vous tient un langage très différent. On peut bien sûr ne pas la lire, mais on ne peut empêcher qu'elle n'existe dans notre monde, et qu'elle ne dise sans cesse "Non", alors que le monde moderne dit "Oui".
Je connais beaucoup de "couples recomposés" qui ne se sont jamais unis devant Dieu, et je me dis un peu comme les disciples de Jésus... Mieux vaut qu'ils vivent ainsi plutôt que d'avoir pris Dieu à témoin qu'ils seront fidèles dans l'amour, alors qu'à la première épreuve, ils se sont séparés, tout en maintenant la prétention d'être dignes, car capables de fidélité... je suis resté célibataire...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Boris
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Re: Indissolubilité du mariage.
Rappelons qu'avant d'être "recomposé", il faut qu'il y ait décomposition.etienne lorant a écrit :Je connais beaucoup de "couples recomposés" qui ne se sont jamais unis devant Dieu,
Comme toujours, le message de Dieu que le Magistère est chargé de transmettre à l'Eglise, est le suivant : il faut respecter l'ordre naturel des éléments.
Ainsi cette "décomposition" n'est acceptable que si elle naturelle, autrement dit s'il s'agit d'un veuvage.
Rappelons aussi qu'un "remariage" est la négation de l'infini de Dieu.
Lors d'un mariage, le "contrat" est conclu entre les époux et Dieu.
Les époux ne peuvent donc pas le rompre d'eux-même.
S'ils le font, alors ils se prennent pour Dieu.
L'Eglise admet tout à fait qu'un couple se sépare pour éviter qu'il y ait plus grand mal.
UdP,
Boris
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Invité
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Re: Indissolubilité du mariage.
Entendez-vous par là que vous êtes resté célibataire parce que vous craignez qu'une fois marié devant Dieu, vous ne puissiez tenir votre promesse?etienne lorant a écrit : Je connais beaucoup de "couples recomposés" qui ne se sont jamais unis devant Dieu, et je me dis un peu comme les disciples de Jésus... Mieux vaut qu'ils vivent ainsi plutôt que d'avoir pris Dieu à témoin qu'ils seront fidèles dans l'amour, alors qu'à la première épreuve, ils se sont séparés, tout en maintenant la prétention d'être dignes, car capables de fidélité... je suis resté célibataire...
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Re: Indissolubilité du mariage.
Quel défaitisme !Invité a écrit :Entendez-vous par là que vous êtes resté célibataire parce que vous craignez qu'une fois marié devant Dieu, vous ne puissiez tenir votre promesse?etienne lorant a écrit : Je connais beaucoup de "couples recomposés" qui ne se sont jamais unis devant Dieu, et je me dis un peu comme les disciples de Jésus... Mieux vaut qu'ils vivent ainsi plutôt que d'avoir pris Dieu à témoin qu'ils seront fidèles dans l'amour, alors qu'à la première épreuve, ils se sont séparés, tout en maintenant la prétention d'être dignes, car capables de fidélité... je suis resté célibataire...
Je suis sur que cela rend malheureux de se croire incapable de quelque chose de grand et beau !
En plus, cela un péché contre l'Esprit : c'est refuser de croire à l'action de l'Esprit et à la grâce du sacrement de mariage.
C'est refuser de croire en Dieu presque, en tout cas à son action.
Si tel est le cas, c'est qu'ils se sont mal préparés !etienne lorant a écrit :Mieux vaut qu'ils vivent ainsi plutôt que d'avoir pris Dieu à témoin qu'ils seront fidèles dans l'amour, alors qu'à la première épreuve, ils se sont séparés,
Les études pastorales et scientifiques montrent par exemple que tous ceux qui cohabitent avant le mariage sont en réalité en train de construire leur foyer sur le sable : au premier coup de vent moyen, le foyer s'effondre !
Les chiffres sont là pour le prouver, il ne s'agit d'aucune spéculation mais d'une constatation.
UdP,
Boris
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Re: Indissolubilité du mariage.
Je posterai une traduction la semaine prochaine.ZE08071502 - 2008-07-15
Permalink: http://www.zenit.org/article-23209?l=english
Cohabiting Brides and Grooms
And More on a Silent Mass
ROME, JULY 15, 2008 (Zenit.org).- Answered by Legionary of Christ Father Edward McNamara, professor of liturgy at the Regina Apostolorum university.
Q: Many Catholic brides and grooms acknowledge themselves as "living together" right up to the time of a sacramental marriage, and/or they admit that they have not followed the precepts of the Church (Mass on Sunday, Easter obligation, etc.). They decide to have a "Catholic wedding." Their marriage preparation lacks the requirement that they attend the sacrament of reconciliation to place themselves in a state of grace. Must a Catholic bride and/or groom be in the state of grace as they enter into matrimony in order for them to receive the grace of the sacrament? Is their marriage valid if they are not in the state of grace? -- M.T., Bloomfield, Connecticut
A: The present state of social mores is a source of frequent consternation to priests, deacons and others involved in preparing couples for marriage.
Many pastoral agents feel caught between Scylla and Charybdis, fearing that demanding the couple's separation before marriage might dash any hopes of re-evangelizing them during the marriage preparation course. For this reason some might be tempted to turn a blind eye to cohabiting couples.
Here the Latin adage "Suaviter in forma fortiter in re" (gentle in form, firm as to principle) comes into play.
When a couple request a Catholic wedding it is necessary to inquire as to their motives. When the motives are genuinely, even if imperfectly religious, it should be gently but firmly explained that being married in the Church, more than a pretty social event, is a lifelong binding pact between them and God. It thus requires serious spiritual preparation, and the couple should be encouraged to take the commitment fully aware of what is required.
Any diocesan policies should be explained right from the beginning. While the Church is almost always willing to conduct a sacramental marriage so as to at least give the couple the opportunity of returning to the sacraments, many dioceses and pastors are wont to refuse cohabiting couples the full panoply of a religious wedding and insist on a discreet private service.
This is done out of respect for, and to emphasize, the essentially religious nature of the sacrament of holy matrimony so that it is never reduced to the social sphere.
While marriage preparation courses have several goals in preparing the couple for married life, it is gravely incumbent that the couple reach a clear understanding of the commitments toward fidelity, permanence and openness to children. These commitments are essential to celebrate a valid wedding in the Catholic Church. Otherwise the wedding should not proceed, since no pastor should ever risk witnessing a probably invalid marriage.
It is also of very great importance that the couple prepare for marriage by living the state of grace. Cohabiting couples should be gently but clearly told that their situation is not conducive to an adequate preparation for a Catholic wedding. Cohabitation also risks the future stability of their life together, as has been shown by both pastoral experience and formal scientific studies.
Marriage, just like confirmation, Eucharist, holy orders and, whenever possible, anointing of the sick, require the state of grace for their fruitful reception.
With respect to validity, however, someone who is married while in a state of mortal sin may be validly married (as they would be validly confirmed, ordained, or validly celebrate Mass). But he/she would not receive the grace proper to this sacrament and indeed commits a further grave sin of sacrilege and renders the sacrament objectively illicit.
Such a state hardly augurs well for future marital bliss. It is therefore of utmost pastoral concern that couples be prepared in such a way that they clearly understand the beauty of Catholic teaching regarding pre-nuptial chastity, sincerely repent of any sins they may have committed, and seek the sacrament of reconciliation so as to enter into marriage in the state of grace.
The challenges are immense and certainly exceed the possibilities of this column to enter into details. This is why we have limited ourselves to enunciate some basic guiding principles.
UdP,
Boris
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etienne lorant
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Re: Indissolubilité du mariage
Boris,etienne lorant a écrit :. je suis resté célibataire...
Quand j'ai écrit: "je suis resté célibataire", j'aurais dû préciser que j'ai choisi de demeurer célibataire après pas moins de quatorze années durant lesquelles les déceptions se sont succédées sans répit. Mais à la fin des années 80, ayant retrouvé Dieu, je Lui ai dit: "Donne-moi donc Micheline femme pour épouse: elle peint très bien, elle est libre, issue d'un milieu chrétien, et nous nous entendons bien". Or, Micheline n'avait fait que passer dans le petit groupe de personnes que je fréquentais alors... Elle était repartie aussi vite qu'elle était apparue, et je n'avais aucune idée de l'endroit où la retrouver. Qu'à cela ne tienne: j'ai introduit nos retrouvailles dans ma prière. Et durant deux ans et demi, j'ai prié, jusqu'au moment où j'ai commencé à douter que Dieu puisse exaucer ce type de demande - le lendemain du jour où j'ai formulé ce doute, elle était là, dans mon bureau, à la place où je me tenais d'habitude !
Or, cette relation-là non plus n'a mené à rien... si ce n'est que le Seigneur m'avait donné une bonne leçon: ce que j'avais demandé, je l'avais eu. Mais pour ce qui est de mon bonheur, je ne l'avais pas obtenu ... simplement, parce que pour mon bonheur, il n'y avait que Lui et Lui seul.
Finalement, un soir de mai 1990, après neuf mois d'une relation tumultueuse, Micheline est repartie avec un grand brun ténébreux (qu'elle quitta six mois plus tard pour un ancien "baba-cool")... et moi, à genoux sous le crucifix qui avait présidé à ma conversion, j'ai dit: "Seigneur, il ne me reste plus que la moitié d'un coeur, mais je Te l'offre tel quel". J'ai commencé à être heureux en découvrant que le désir et le besoin n'étaient pas les mêmes choses, et que choisir d'être célibataire n'était encore rien à côté de la chasteté qui, après cinquante ans, exige encore de moi une discipline certaine...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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jeanbaptiste
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Re: Indissolubilité du mariage
Votre écriture est bien belle cher monsieur ! Pour le reste, je suis assez d'accord avec vous, si vous sentez qu'une relation sans rupture vous est impossible, autant rester célibataire et se consacrer pleinement à Dieu !
- Boris
- Tribunus plebis

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Re: Indissolubilité du mariage
Le Seigneur n'est pas là pour recevoir nos "commandes" en matière de sentiments (donc éphémères) amoureux.etienne lorant a écrit :ayant retrouvé Dieu, je Lui ai dit: "Donne-moi donc Micheline femme pour épouse:
N'avez-vous pas cherché à vous remettre en question pour savoir ce qui n'allait pas ?
UdP,
Boris
Boris
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Balade
- Barbarus

Re: Indissolubilité du mariage
etienne lorant, vous semblez vous être découragé après cet échec avec Micheline... Le succès est toujours précédé d'échecs; si vous n'avez pas choisi votre état de célibataire et que vous aimeriez vous mariez, je vous conseillerai de ne pas baisser les bras et de prier le Seigneur dans ce but.
- Libremax
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- Conviction : chrétien catholique
une mission indissoluble
Chers tous,
j'ai participé ces derniers temps à un fil sur un autre forum où il était question de l'éternel souci de l'indissolubilité du mariage. Et cette fois ci depuis longtemps, je me suis posé des questions. Je suis moi-même marié ; ma femme et moi avons reçu une préparation au sacrement particulièrement riche, où nous avons découvert que nous allions nous unir non seulement tous les deux, mais aussi avec Dieu.
Je constate l'incompréhension énorme des personnes divorcées qui se voient refuser le remariage, qui ne comprennent pas, ou ne comprennent plus l'Eglise, sans doute parce qu'elles ignorent ou ont oublié cet enseignement sur le mariage et que ça leur semble contredire l'esprit de charité: pour elles en effet, le mariage est un acte qui ne concerne que deux personnes, un contrat d'amour, un engagement éventuellement, mais face auquel on devrait avoir un "droit à l'erreur".
Je m'aperçois que les explications qu'il faut donner à ces personnes, pour le peu que j'ai pu donner, reposent sur la signification du mariage en termes d'alliance de Dieu avec son peuple, en terme de concrétisation d'une alliance sainte, sacrée et évidemment indéfectible de Dieu avec l'humanité à travers le couple.
Et c'est là que certaines questions se posent pour moi.
On pourrait presque dire, me semble-t-il, que les mariés catholiques prennent sur eux la responsabilité de réaliser par leur union même celle de Dieu avec l'Eglise.
De fait, il n'est donc effectivement pas possible pour les chrétiens d'avoir un conjoint et des enfants, de bâtir un foyer, en dehors de cette alliance qui fait d'eux les "porteurs" de l'Alliance de Dieu.
C'est magnifique! Mais c'est impressionnant aussi : quelle responsabilité immense est donnée à d'immenses quantités de fiancés qui n'ont , j'en ai bien l'impression pas du tout la conscience de cette signification, ni l'information adéquate, bien souvent.
Il m'apparaît que ce sacrement appelle à bien davantage que la vie amoureuse évidemment, mais aussi davantage qu'un engagement "devant Dieu" comme on dit communément, Dieu étant alors envisagé comme bienveillant témoin de l'union.
Le mariage appelle à un réel apostolat, dont la méditation nous porte bien loin.
Bien à vous.
j'ai participé ces derniers temps à un fil sur un autre forum où il était question de l'éternel souci de l'indissolubilité du mariage. Et cette fois ci depuis longtemps, je me suis posé des questions. Je suis moi-même marié ; ma femme et moi avons reçu une préparation au sacrement particulièrement riche, où nous avons découvert que nous allions nous unir non seulement tous les deux, mais aussi avec Dieu.
Je constate l'incompréhension énorme des personnes divorcées qui se voient refuser le remariage, qui ne comprennent pas, ou ne comprennent plus l'Eglise, sans doute parce qu'elles ignorent ou ont oublié cet enseignement sur le mariage et que ça leur semble contredire l'esprit de charité: pour elles en effet, le mariage est un acte qui ne concerne que deux personnes, un contrat d'amour, un engagement éventuellement, mais face auquel on devrait avoir un "droit à l'erreur".
Je m'aperçois que les explications qu'il faut donner à ces personnes, pour le peu que j'ai pu donner, reposent sur la signification du mariage en termes d'alliance de Dieu avec son peuple, en terme de concrétisation d'une alliance sainte, sacrée et évidemment indéfectible de Dieu avec l'humanité à travers le couple.
Et c'est là que certaines questions se posent pour moi.
On pourrait presque dire, me semble-t-il, que les mariés catholiques prennent sur eux la responsabilité de réaliser par leur union même celle de Dieu avec l'Eglise.
De fait, il n'est donc effectivement pas possible pour les chrétiens d'avoir un conjoint et des enfants, de bâtir un foyer, en dehors de cette alliance qui fait d'eux les "porteurs" de l'Alliance de Dieu.
C'est magnifique! Mais c'est impressionnant aussi : quelle responsabilité immense est donnée à d'immenses quantités de fiancés qui n'ont , j'en ai bien l'impression pas du tout la conscience de cette signification, ni l'information adéquate, bien souvent.
Il m'apparaît que ce sacrement appelle à bien davantage que la vie amoureuse évidemment, mais aussi davantage qu'un engagement "devant Dieu" comme on dit communément, Dieu étant alors envisagé comme bienveillant témoin de l'union.
Le mariage appelle à un réel apostolat, dont la méditation nous porte bien loin.
- Les fiancés sont-ils suffisamment formés à cette vocation?
- L'Eglise ne prend-elle pas un risque énorme à accorder ce sacrement à des jeunes gens qui sont à des lieues de s'intéresser à ces idées?
- Ne dépose-t-elle pas une charge trop lourde sur les épaules d'humbles personnes qui ne cherchent qu'à vivre simplement un bonheur dont ils ne maîtrisent déjà pas grand chose?
- N'impose-t-elle pas à ces mêmes personnes une mission dont ils ne sont que très vaguement au courant et ne leur donne aucun autre choix?
- Le mariage serait-il un sabbat dont le Christ pourrait dire qu'il a été fait pour l'homme mais non l'homme pour lui?
- Est-ce que je me trompe sur toute la ligne?
Bien à vous.
Re: une mission indissoluble
Bonjour,
Je crois que vous abordez la question sous le bon angle. Le mariage catholique est plus qu'un engagement à vie, c'est un engagement à vivre l'Amour avec celui qui est l'Amour. Et cela est très exigeant, mais le bonheur qui en découle en vaut la peine.
Je reprends vos questions dans l'ordre :
Le fait que les gens perçoivent qu'il y a "quelque chose" dans le mariage à l'église est déjà une piste pour pousser le jeune couple à approfondir le sens du mariage catholique.
Bien à vous,
Je crois que vous abordez la question sous le bon angle. Le mariage catholique est plus qu'un engagement à vie, c'est un engagement à vivre l'Amour avec celui qui est l'Amour. Et cela est très exigeant, mais le bonheur qui en découle en vaut la peine.
Je reprends vos questions dans l'ordre :
Si les jeunes pouvaient voir la richesse de la préparation au mariage proposée par l'Eglise catholique, je pense qu'il y aurait peu de divorces et beaucoup plus de couples épanouis. L'Eglise, les paroisses, les fidèles, se doivent de faire connaître ce merveilleux chemin. Mieux faire connaître les équipes Notre Dame, les associations comme le CLER, y contribueraient aussi.
[*]Les fiancés sont-ils suffisamment formés à cette vocation?
C'est vrai. En même temps, l'Eglise aurait du mal à refuser les personnes qui se présentent pour se marier religieusement, sauf motif sérieux. En effet, dans certains cas particuliers, l'Eglise se doit de s'adapter face aux personnes qu'elle accueille. Exemples de cas particuliers : mariage catholique/autre confession religieuse, mariage avec déjà un enfant en route, ou déjà né, pas de messe mais seulement une bénédiction nuptiale, etc.[*]L'Eglise ne prend-elle pas un risque énorme à accorder ce sacrement à des jeunes gens qui sont à des lieues de s'intéresser à ces idées?
Le fait que les gens perçoivent qu'il y a "quelque chose" dans le mariage à l'église est déjà une piste pour pousser le jeune couple à approfondir le sens du mariage catholique.
L'Eglise propose un chemin de vie, certes très exigeant, mais qui comble chaque être. Ce chemin ne doit pas être vu comme une obligation, mais comme quelque chose de bien. Parfois, il est vrai que ce que propose l'Eglise est mal vu, parce que mal présenté, ou parce que la perception que ont les gens est bourrée de préjugés. Mais ce n'est pas une raison pour oublier le beau message du Christ...[*]Ne dépose-t-elle pas une charge trop lourde sur les épaules d'humbles personnes qui ne cherchent qu'à vivre simplement un bonheur dont ils ne maîtrisent déjà pas grand chose?
J'ai répondu au-dessus il me semble.[*]N'impose-t-elle pas à ces mêmes personnes une mission dont ils ne sont que très vaguement au courant et ne leur donne aucun autre choix?
J'ai peur de mal comprendre la question, mais je réponds quand même. Une telle conception du mariage, en tant que simple institution, ne correspond pas à ce que des époux catholiques peuvent vivre. Dire que l'homme n'est pas fait pour le mariage me semble réducteur, et le parallèle avec le sabbat (qui est une loi, le mariage est bien plus que cela) ne me semble pas pertinent.[*]Le mariage serait-il un sabbat dont le Christ pourrait dire qu'il a été fait pour l'homme mais non l'homme pour lui?
Bien à vous,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
- Libremax
- Pater civitatis

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- Inscription : mer. 01 avr. 2009, 16:54
- Conviction : chrétien catholique
Re: une mission indissoluble
cher Cgs,
merci de votre réponse.
Nous partageons la même conviction que le mariage est lumineux, riche et bon.
Vous me répondez qu'il faudrait que les jeunes voient la richesse de sa préparation, connaissent ce merveilleux chemin, les équipes Notre-Dame, les associations comme le CLER: vous constatez bien que ce n'est pas le cas. Vous m'adressez par ailleurs un lien vers un article très intéressant à ce sujet : las! il date d'octobre 2002, et je n'entends toujours pas parler aujourd'hui de réforme de la préparation du mariage ou bien de l'accès à celui-ci en France ou ailleurs.
Force est donc de constater qu'il demeure, aujourd'hui, un écart énorme, le plus souvent, entre la réalité du sacrement , ce qu'en attendent les futur mariés, et ce qu'ils en retiennent une fois mariés. J'en veux pour preuve non pas le fait que les mariés divorcent, parce qu'après tout, l'esprit du monde fait tout ce qu'il peut pour détourner les Hommes de ce qu'ils font de bon, mais le fait qu'ils demandent le ramariage, et surtout, ne comprennent pas que cela leur soit refusé, et que si malgré tout ils le font à la mairie, ils se voient refuser tout sacrement.
Et la chose est particulièrement cruelle pour les personnes qui n'ont pas choisi, mais se sont vues concrètement contraintes de se séparer de leur conjoint pour se protéger, par exemple, ou protéger leurs enfants. Il leur est demandé dès lors de vivre dans le respect absolu de leur mariage malgré que celui-ci ait été piétiné, mais non par elles-mêmes.
Les mariés catholiques ne sont pas préparés à ce que sont les sacrements dans leur cohérence, ni à ce qui leur est confié. Il leur est confié une réelle mission pour l'Eglise, une charge pour l'Eglise, une responsabilité pour son édification, non seulement en terme d' "effectifs" mais de spiritualité.
Face à ce problème, deux questions se posent:
Comment mieux les préparer ? C'est la question que pose l'article que vous m'envoyez.
Le mariage catholique, dans son sens plénier, est-il accessible à tout un chacun?
L'usage naturel de choisir un homme pour une femme et une femme pour un homme devient une responsabilité mystique qui dépasse de loin le seul engagement conjugal: en somme, pour les catholiques, il n'y a pas d'autre solution pour se marier que de se voir confier l'Eglise.
C'est une manière déformée de voir le mariage, j'en conviens, mais j'ai bien le sentiment que c'est ainsi que le voient une grande quantité de mariés catholiques. Ou, pour être plus exact, je crois qu'ils ne sont pas au courant.
Oui, ma comparaison avec la phrase du Christ sur le sabbat était réductrice, c'est vrai. Mais je ne suis pas sûr que le sabbat était censé être une "simple institution", mais un jour saint, un don fait à Israël pour rentrer dans la sainte mémoire du salut de Dieu.
Et pourtant le Christ a relativisé sa prépondérance sur le bon sens.
L'Eglise -je ne désigne pas ici le clergé catholique, je parle aussi de nous, l'Eglise- n'emprisonne-t-elle pas l'Homme dans le mariage?
Ce n'est pas une question que je pose parce qu'en aurais déjà la réponse. Mais je vois que certaines personnes se retrouvent prisonnières, et préfèrent s' "évader" de l'Eglise plutôt que de rester mariées.
merci de votre réponse.
Nous partageons la même conviction que le mariage est lumineux, riche et bon.
Vous me répondez qu'il faudrait que les jeunes voient la richesse de sa préparation, connaissent ce merveilleux chemin, les équipes Notre-Dame, les associations comme le CLER: vous constatez bien que ce n'est pas le cas. Vous m'adressez par ailleurs un lien vers un article très intéressant à ce sujet : las! il date d'octobre 2002, et je n'entends toujours pas parler aujourd'hui de réforme de la préparation du mariage ou bien de l'accès à celui-ci en France ou ailleurs.
Force est donc de constater qu'il demeure, aujourd'hui, un écart énorme, le plus souvent, entre la réalité du sacrement , ce qu'en attendent les futur mariés, et ce qu'ils en retiennent une fois mariés. J'en veux pour preuve non pas le fait que les mariés divorcent, parce qu'après tout, l'esprit du monde fait tout ce qu'il peut pour détourner les Hommes de ce qu'ils font de bon, mais le fait qu'ils demandent le ramariage, et surtout, ne comprennent pas que cela leur soit refusé, et que si malgré tout ils le font à la mairie, ils se voient refuser tout sacrement.
Et la chose est particulièrement cruelle pour les personnes qui n'ont pas choisi, mais se sont vues concrètement contraintes de se séparer de leur conjoint pour se protéger, par exemple, ou protéger leurs enfants. Il leur est demandé dès lors de vivre dans le respect absolu de leur mariage malgré que celui-ci ait été piétiné, mais non par elles-mêmes.
Les mariés catholiques ne sont pas préparés à ce que sont les sacrements dans leur cohérence, ni à ce qui leur est confié. Il leur est confié une réelle mission pour l'Eglise, une charge pour l'Eglise, une responsabilité pour son édification, non seulement en terme d' "effectifs" mais de spiritualité.
Face à ce problème, deux questions se posent:
Comment mieux les préparer ? C'est la question que pose l'article que vous m'envoyez.
Le mariage catholique, dans son sens plénier, est-il accessible à tout un chacun?
L'usage naturel de choisir un homme pour une femme et une femme pour un homme devient une responsabilité mystique qui dépasse de loin le seul engagement conjugal: en somme, pour les catholiques, il n'y a pas d'autre solution pour se marier que de se voir confier l'Eglise.
C'est une manière déformée de voir le mariage, j'en conviens, mais j'ai bien le sentiment que c'est ainsi que le voient une grande quantité de mariés catholiques. Ou, pour être plus exact, je crois qu'ils ne sont pas au courant.
Oui, ma comparaison avec la phrase du Christ sur le sabbat était réductrice, c'est vrai. Mais je ne suis pas sûr que le sabbat était censé être une "simple institution", mais un jour saint, un don fait à Israël pour rentrer dans la sainte mémoire du salut de Dieu.
Et pourtant le Christ a relativisé sa prépondérance sur le bon sens.
L'Eglise -je ne désigne pas ici le clergé catholique, je parle aussi de nous, l'Eglise- n'emprisonne-t-elle pas l'Homme dans le mariage?
Ce n'est pas une question que je pose parce qu'en aurais déjà la réponse. Mais je vois que certaines personnes se retrouvent prisonnières, et préfèrent s' "évader" de l'Eglise plutôt que de rester mariées.
Re: une mission indissoluble
Cher Libremax,
Je suis d'accord avec votre analyse. Le travail à accomplir est colossal sur le sujet. Mais nous sommes chrétiens, et nous sommes pleins d'espérance !
Sur vos questions et remarques :
En revanche, il faut éviter de généraliser ces cas et de légitimer la séparation ou le divorce par eux.Si on exclut ces cas particuliers, ce que préconise l'Eglise est tout à fait envisageable. Le couple va mal ? Les époux ont-ils réellement fourni tous les efforts possibles pour restaurer l'harmonie dans leur couple ? C'est rarement le cas, la séparation étant la facilité la plus accessible, même si elle fait bien plus mal qu'on ne l'imagine. Ce que nous avons à dire, nous chrétiens, est simple : c'est certes plus difficile de rester ensemble que de se séparer, mais cet effort donne bien plus de bonheur à long terme, et évite une déchirure définitive. Par analogie, il est parfois nécessaire de passer par la croix pour obtenir la grâce. En cherchant la facilité, on s'éloigne, sans s'en rendre compte, de Dieu.
L'éducation sexuelle : aujourd'hui, les jeunes ont une vision de l'autre sexe tronquée et mensongère, véhiculée par la société. Rééduquer, dès le plus jeune âge, éviterait l'apologie de la consommation sexuelle, la chosification du corps, l'éloge du papillonnage, etc
L'accueil des couples au sein des paroisses, aussi bien par les ministres du culte que par les laïcs. A ce titre, les différentes associations qui accueillent et préparent les couples sont déterminantes, et il convient de les faire connaître.
Mais tout commencement dans la foi est une bonne chose.
Bien à vous et bon dimanche,
Je suis d'accord avec votre analyse. Le travail à accomplir est colossal sur le sujet. Mais nous sommes chrétiens, et nous sommes pleins d'espérance !
Sur vos questions et remarques :
Ces cas particuliers sont très douloureux, et doivent être considérés avec toute l'attention et l'accueil nécessaires. Comme tout cas particulier, si le mal a été fait (mariage forcé, conjoint qui devient alcoolique, violences conjugales), un moindre mal (la séparation) doit être appliquée. C'est le bon sens même, et l'Eglise ne dit pas autre chose.Libremax a écrit : Force est donc de constater qu'il demeure, aujourd'hui, un écart énorme, le plus souvent, entre la réalité du sacrement , ce qu'en attendent les futur mariés, et ce qu'ils en retiennent une fois mariés. J'en veux pour preuve non pas le fait que les mariés divorcent, parce qu'après tout, l'esprit du monde fait tout ce qu'il peut pour détourner les Hommes de ce qu'ils font de bon, mais le fait qu'ils demandent le ramariage, et surtout, ne comprennent pas que cela leur soit refusé, et que si malgré tout ils le font à la mairie, ils se voient refuser tout sacrement.
Et la chose est particulièrement cruelle pour les personnes qui n'ont pas choisi, mais se sont vues concrètement contraintes de se séparer de leur conjoint pour se protéger, par exemple, ou protéger leurs enfants. Il leur est demandé dès lors de vivre dans le respect absolu de leur mariage malgré que celui-ci ait été piétiné, mais non par elles-mêmes.
En revanche, il faut éviter de généraliser ces cas et de légitimer la séparation ou le divorce par eux.Si on exclut ces cas particuliers, ce que préconise l'Eglise est tout à fait envisageable. Le couple va mal ? Les époux ont-ils réellement fourni tous les efforts possibles pour restaurer l'harmonie dans leur couple ? C'est rarement le cas, la séparation étant la facilité la plus accessible, même si elle fait bien plus mal qu'on ne l'imagine. Ce que nous avons à dire, nous chrétiens, est simple : c'est certes plus difficile de rester ensemble que de se séparer, mais cet effort donne bien plus de bonheur à long terme, et évite une déchirure définitive. Par analogie, il est parfois nécessaire de passer par la croix pour obtenir la grâce. En cherchant la facilité, on s'éloigne, sans s'en rendre compte, de Dieu.
A mon sens, outre les éléments que j'ai donnés précédemment, il est nécessaire d'oeuvrer sur plusieurs fronts :Face à ce problème, deux questions se posent:
Comment mieux les préparer ? C'est la question que pose l'article que vous m'envoyez.
Je le pense, pour ma part. Il est vrai que dans le cas de non-croyants, ou de croyants "par tradition-pour-faire-plaisir-à-la-grand-mère", le mariage catholique comportera des dimensions qui ne pourront être comprises. Pour autant, je ne crois pas que ces cas ne puissent pas être préparés de façon religieuse au mariage. En effet, les valeurs universelles du mariage (fidélité, amour, liberté, etc) peuvent toucher n'importe qui, et initier une démarche de conversion. j'ai personnellement connu des personnes athées ou anticléricales se transformer au moment de leur mariage, par amour pour leur conjoint. De là à ce qu'ils comprennent la beauté de la transsubstantiation, il ne faut pas être naïfLe mariage catholique, dans son sens plénier, est-il accessible à tout un chacun?
Vous avez raison, voilà le principal problème : ils ne sont plus au courant. L'enseignement dans le domaine est quasi-nul ! D'où mes propositions ci-dessus.L'usage naturel de choisir un homme pour une femme et une femme pour un homme devient une responsabilité mystique qui dépasse de loin le seul engagement conjugal: en somme, pour les catholiques, il n'y a pas d'autre solution pour se marier que de se voir confier l'Eglise.
C'est une manière déformée de voir le mariage, j'en conviens, mais j'ai bien le sentiment que c'est ainsi que le voient une grande quantité de mariés catholiques. Ou, pour être plus exact, je crois qu'ils ne sont pas au courant.
Je ne le pense pas. Comme toute autre vocation (en particulier la vocation sacerdotale), le choix de s'engager doit être librement consenti. Comment parler d'emprisonnement alors que l'Eglise insiste bien pour que tout engagement soit pris en toute liberté et en toute conscience ? Ce n'est pas pour rien si une préparation au mariage dure au moins 6 mois, et si le sacerdoce est préparé pendant 6 ans. Il faut le temps de discerner sa vocation.Oui, ma comparaison avec la phrase du Christ sur le sabbat était réductrice, c'est vrai. Mais je ne suis pas sûr que le sabbat était censé être une "simple institution", mais un jour saint, un don fait à Israël pour rentrer dans la sainte mémoire du salut de Dieu.
Et pourtant le Christ a relativisé sa prépondérance sur le bon sens.
L'Eglise -je ne désigne pas ici le clergé catholique, je parle aussi de nous, l'Eglise- n'emprisonne-t-elle pas l'Homme dans le mariage?
Il est intéressant de voir pourquoi ces personnes choisissent de s'éloigner de l'Eglise. Les raisons peuvent être très nombreuses, mais je ne pense pas que ce soit parce qu'ils se sentent prisonniers. C'est plutôt dû à d'autres facteurs : pression de la société, perte de sens et de repères, vision à court terme et choix de facilité, etc.Ce n'est pas une question que je pose parce qu'en aurais déjà la réponse. Mais je vois que certaines personnes se retrouvent prisonnières, et préfèrent s' "évader" de l'Eglise plutôt que de rester mariées.
Bien à vous et bon dimanche,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
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