Bonsoir,
Zvjezdana62 a écrit :Il y a aussi des souffrances liées aux vices qui se sont développés durant l'existence et qui, faute de corps, ne peuvent plus être assouvis.
Si vous pourriez m'expliquer de quoi s'agit-t-il s.v.p.?
Les souffrances de l'enfer ne sont pas uniquement liée à l'absence de Dieu. Elles sont également liées aux péchés commis. L'imaginaire avait brodé sur ce thème en associant telles souffrances à tels vices, ou encore tels péchés capitaux.
La base du péché, c'est que le désir (donné à l'homme pour désirer Dieu) se tourne vers les biens terrestres, charnels. Or, celui qui est en enfer conserve ces mêmes désirs. Mais il ne peut plus les assouvir. Son désir s'exacerbe, en quelque sorte, et le rend fou. Le gourmand ne peut manger, le luxurieux ne peut fourniquer, le colérique ne peut frapper...
Raistlin a écrit :Lors du Jugement Dernier et du retour du Christ, qu'adviendra-t-il des personnes, en vie à ce moment-là et ayant choisi Dieu, mais encore "sales" de leurs péchés ?
Comme il n'y aura plus de purgatoire, faut-il supposer que Dieu les purifiera instantanément ?
Ils seront effectivement purifiés instantanément.
Se pose donc la question suivante : s'il le fera alors, que ne le fait-il dès aujourd'hui ? Ce qui est une question mal posée.
En effet, le principe est qu'une âme qui se trouve au purgatoire ne peut mériter. En d'autres termes, elle ne peut rien faire pour se purifier. C'est à l'Eglise militante (nous, donc) qu'il revient d'oeuvrer pour leur purification.
Ce qui vous donne donc la réponse : il n'y a pas purification instantanée de celui qui meurt aujourd'hui parce que l'Eglise militante sera toujours là demain. Au dernier jour, il y aura purification instantanée parce que l'Eglise militante disparaîtra, se fondant dans l'Eglise glorieuse.
Tout ce qu'il y avait à mériter aura été mérité, en quelque sorte... Comment ? En raison de l'épreuve ultime que connaîtra l'Eglise, qu'évoque et brosse à grands traits le CEC. Cette épreuve sera comme l'achèvement de l'oeuvre méritoire de l'Eglise militante.
Zvjezdana62 a écrit :Excusez-moi j’ai oublié : une âme a-t-elle l’âge du décès et subit-t-elle les condition du corps au moment du décès : être un petit bébé, vieux et sénile, malade, infirme, pas lucide etc..
Comme vous le relevez, une âme n'a pas d'âge. C'est le corps qui a un âge.
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