Solitude, anxiété, déprime, ainsi va la vie ...
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Solitude, anxiété, déprime, ainsi va la vie ...
Bonjour,
Sur les conseils d' un internaute, j' ouvre un post pour chercher un peu de soutien. Pour cela je vais devoir vous raconter un peu ma vie.
J' ai 31 ans et je suis comme dans un cercle vicieux, je vois les années défiler et je végète. En fait, je suis dans un milieu dévitalisant.
Je suis né dans une famille modeste et mes parents ont rapidement chopé la mentalité de "vieux". Je n' ai connus que brimades, privations ( pas de sorties, pas de vacances, ni cadeaux de Noël ), interdictions ( leur mentalité leur amène à ne voir que le côté négatif des choses ) Il n' y a aucune complicité entre père ou mère et leur fils.
Rapidement mon enfance et surtout mon adolescence sont devenues un monde de stress et d' interrogations. Je suis tout pâle. Le sommeil n' est plus réparateur et la fatigue ainsi que la lassitude gagne du terrain. Je n' ai pas d' idées noires, mais cet environnement négatif me mine jour après jour.
Arrive les années d' études supérieures, ou je me retrouve en résidence universitaire, c' est comme une libération, je peut faire ce que je veux, je suis entouré de copains et copines, c' est un environnement vivifiant. Un léger traitement et c' est reparti, le sommeil devient réparateur, la forme revient, la machine se remets en marche.
Fin des études, fini la résidence universitaire, j' arrive dans la vie active. L' éloignement géographique m' amène à quitter le milieu familial. Finalement mon projet professionnel se solde par un échec cuisant et une solitude extrême, sans travail, sans argent, sans logement, sans véhicule, sans avenir.
Je retourne chez les parents où j' ai été accueilli par mon père comme un pestiféré et à nouveau je me retrouve avec ce milieu avec l' indifférence la plus totale de leur part. Le peu de connaissance de mon entourage a fait sa vie et je me retrouve pour ainsi dire seul, stressé, anxieux avec la volonté, mais dans des conditions exécrables.
Je n' ai eu que 2 ou 3 rencontres amoureuses qui n' ont été que de courte durée. J' avais retrouvé une ancienne camarade de classe Nadège, mais dans ces conditions, il va de soi qu' il n' y a eu aucune suite.
Malgré le fait que je me dis, que ça ira mieux demain, dans cet environnement, je végète, tant au plan physique ( gueule de gamin ) qu' au plan sentimental ou professionnel.
Tout me pèse, je suis complètement à plat et la moindre chose est comme une montagne à déplacer, ça prends un temps fou, je ne sais comment m' y prendre. J' ai par période des maux de tête.
Je suis tendu et c' est comme si les connections avec l' extérieur ou les gens ne se faisait pas.
Et voila, comment on se retrouve, à 31 ans, chez papa maman, certes avec du boulot, mais dans un cercle vicieux dont je ne trouve pas la sortie. J' ai perdu la confiance en moi, à tel point que je n' ose même plus aller à l' église bruler un cierge.
J' ai consulté maintes docteurs / psy et effectué de multiples traitements. Je suis dans un milieu dévitalisant et la solution est de partir pour essayer de se reconstruire.
Très bien, j' ai un logement, mais il y a des travaux à effectuer. Hors de question de s' installer si c' est pour se retrouver dans un milieu malsain où je me sentirai mal à l' aise. Et comme je suis pour ainsi dire seul, avec en prime de l' anxiété, je ne sais comment m' y prendre, je manque de conseils et d' aide pour effectuer cette rénovation.
Et le jour où je serai en mesure de m' y installer, je me retrouverai certes dans mon chez moi, mais tout seul comme un con avec les critiques en prime.
Voila, c' est rester dans un milieu familial dévitalisant ou le quitter pour se retrouver dans un autre milieu de solitude et finalement guère mieux.
Je ne sais que faire, la déprime guette. Je vois les années passer, je n' ai profité de si peu durant ces 31 années de ma pauvre existence.
On peut rêver à une sorte de famille d' accueil ou régnerait entraide, bonne ambiance et convivialité, mais il n' y a que dans la série Mimi Maty que l' on voit ça.
Si seulement, on pouvait gommer et tout recommencer.
Voila, je lance une bouteille à la mer à qui pourra ouvrir son cœur.
Merci à vous
Denis
Sur les conseils d' un internaute, j' ouvre un post pour chercher un peu de soutien. Pour cela je vais devoir vous raconter un peu ma vie.
J' ai 31 ans et je suis comme dans un cercle vicieux, je vois les années défiler et je végète. En fait, je suis dans un milieu dévitalisant.
Je suis né dans une famille modeste et mes parents ont rapidement chopé la mentalité de "vieux". Je n' ai connus que brimades, privations ( pas de sorties, pas de vacances, ni cadeaux de Noël ), interdictions ( leur mentalité leur amène à ne voir que le côté négatif des choses ) Il n' y a aucune complicité entre père ou mère et leur fils.
Rapidement mon enfance et surtout mon adolescence sont devenues un monde de stress et d' interrogations. Je suis tout pâle. Le sommeil n' est plus réparateur et la fatigue ainsi que la lassitude gagne du terrain. Je n' ai pas d' idées noires, mais cet environnement négatif me mine jour après jour.
Arrive les années d' études supérieures, ou je me retrouve en résidence universitaire, c' est comme une libération, je peut faire ce que je veux, je suis entouré de copains et copines, c' est un environnement vivifiant. Un léger traitement et c' est reparti, le sommeil devient réparateur, la forme revient, la machine se remets en marche.
Fin des études, fini la résidence universitaire, j' arrive dans la vie active. L' éloignement géographique m' amène à quitter le milieu familial. Finalement mon projet professionnel se solde par un échec cuisant et une solitude extrême, sans travail, sans argent, sans logement, sans véhicule, sans avenir.
Je retourne chez les parents où j' ai été accueilli par mon père comme un pestiféré et à nouveau je me retrouve avec ce milieu avec l' indifférence la plus totale de leur part. Le peu de connaissance de mon entourage a fait sa vie et je me retrouve pour ainsi dire seul, stressé, anxieux avec la volonté, mais dans des conditions exécrables.
Je n' ai eu que 2 ou 3 rencontres amoureuses qui n' ont été que de courte durée. J' avais retrouvé une ancienne camarade de classe Nadège, mais dans ces conditions, il va de soi qu' il n' y a eu aucune suite.
Malgré le fait que je me dis, que ça ira mieux demain, dans cet environnement, je végète, tant au plan physique ( gueule de gamin ) qu' au plan sentimental ou professionnel.
Tout me pèse, je suis complètement à plat et la moindre chose est comme une montagne à déplacer, ça prends un temps fou, je ne sais comment m' y prendre. J' ai par période des maux de tête.
Je suis tendu et c' est comme si les connections avec l' extérieur ou les gens ne se faisait pas.
Et voila, comment on se retrouve, à 31 ans, chez papa maman, certes avec du boulot, mais dans un cercle vicieux dont je ne trouve pas la sortie. J' ai perdu la confiance en moi, à tel point que je n' ose même plus aller à l' église bruler un cierge.
J' ai consulté maintes docteurs / psy et effectué de multiples traitements. Je suis dans un milieu dévitalisant et la solution est de partir pour essayer de se reconstruire.
Très bien, j' ai un logement, mais il y a des travaux à effectuer. Hors de question de s' installer si c' est pour se retrouver dans un milieu malsain où je me sentirai mal à l' aise. Et comme je suis pour ainsi dire seul, avec en prime de l' anxiété, je ne sais comment m' y prendre, je manque de conseils et d' aide pour effectuer cette rénovation.
Et le jour où je serai en mesure de m' y installer, je me retrouverai certes dans mon chez moi, mais tout seul comme un con avec les critiques en prime.
Voila, c' est rester dans un milieu familial dévitalisant ou le quitter pour se retrouver dans un autre milieu de solitude et finalement guère mieux.
Je ne sais que faire, la déprime guette. Je vois les années passer, je n' ai profité de si peu durant ces 31 années de ma pauvre existence.
On peut rêver à une sorte de famille d' accueil ou régnerait entraide, bonne ambiance et convivialité, mais il n' y a que dans la série Mimi Maty que l' on voit ça.
Si seulement, on pouvait gommer et tout recommencer.
Voila, je lance une bouteille à la mer à qui pourra ouvrir son cœur.
Merci à vous
Denis
Re: Solitude, anxiete, deprime, ainsi va la vie ...
Salut Denis
Moi j'ai 37 ans, donc à priori je suis de ta génération. Si tu veux parler discuter n'hésite pas par MP. Si tu es dans ma ville, j'aurais plaisir à aller boire un verre avec toi et bavarder.

Moi j'ai 37 ans, donc à priori je suis de ta génération. Si tu veux parler discuter n'hésite pas par MP. Si tu es dans ma ville, j'aurais plaisir à aller boire un verre avec toi et bavarder.
- Christophe
- Consul

- Messages : 7690
- Inscription : mer. 28 avr. 2004, 0:04
- Conviction : Catholique
- Localisation : Frankistan
Re: Solitude, anxiete, deprime, ainsi va la vie ...
Bonsoir Denis !
Allez, courage !
Je pense que vous devriez commencer par prendre votre indépendance... Tout le monde ne peut pas être bricoleur... j'ai moi-même deux mains gauches !
Alors, essayez de trouver un logement déjà en état, ou sinon, faites appel à un professionnel !
Une fois que vous vivrez seul, vous pourrez bien sûr continuer à voir vos parents, mais vous pourrez avoir une vie sociale plus épanouie. Forcez-vous à sortir, pour rencontrer des jeunes de votre génération.
Dans quelle région êtes-vous ?
Vous êtes dans mes prières, que Dieu vous bénisse !
Christophe
Allez, courage !
Je pense que vous devriez commencer par prendre votre indépendance... Tout le monde ne peut pas être bricoleur... j'ai moi-même deux mains gauches !
Alors, essayez de trouver un logement déjà en état, ou sinon, faites appel à un professionnel !
Une fois que vous vivrez seul, vous pourrez bien sûr continuer à voir vos parents, mais vous pourrez avoir une vie sociale plus épanouie. Forcez-vous à sortir, pour rencontrer des jeunes de votre génération.
Dans quelle région êtes-vous ?
Vous êtes dans mes prières, que Dieu vous bénisse !
Christophe
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
- Zvjezdana62
- Rector provinciæ

- Messages : 539
- Inscription : mar. 05 août 2008, 23:23
Re: Solitude, anxiete, deprime, ainsi va la vie ...
Bonjour denis
UDP
Si vous pouviez donner des détails plus précis sur ce logement je pourrais peut-être vous donner quelques conseils. J’étais dans une situation assez semblable à la votre et sans être bricoleuse, moi non plus, et sans avoir beaucoup d’argent pour des bricoleurs professionnels j’ai quand même réussi à combiner quelque chose et rendre mon logement au moins décent. Après, étant donné que vous êtes encore jeune et je suppose sans maladie ou handicap sérieux je pense que les situations type:(...) j' ai un logement, mais il y a des travaux à effectuer. Hors de question de s' installer si c' est pour se retrouver dans un milieu malsain où je me sentirai mal à l' aise. Et comme je suis pour ainsi dire seul, avec en prime de l' anxiété, je ne sais comment m' y prendre, je manque de conseils et d' aide pour effectuer cette rénovation.
etJe retourne chez les parents où j' ai été accueilli par mon père comme un pestiféré et à nouveau je me retrouve avec ce milieu avec l' indifférence la plus totale de leur part. Le peu de connaissance de mon entourage a fait sa vie et je me retrouve pour ainsi dire seul, stressé, anxieux avec la volonté, mais dans des conditions exécrables.
sont beaucoup plus malsaines qu’un logement modeste et qui nécessite des réparations.(…) on se retrouve, à 31 ans, chez papa maman, certes avec du boulot, mais dans un cercle vicieux dont je ne trouve pas la sortie. J' ai perdu la confiance en moi, à tel point que je n' ose même plus aller à l' église bruler un cierge.
UDP
"Invoque-moi, je te répondrai, je te révélerai de grandes choses, des choses inaccessibles que tu ne connais pas."
Jérémie, 33, 3
Jérémie, 33, 3
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Solitude, anxiete, deprime, ainsi va la vie ...
Je ne suis pas certain qu'un retour chez les parents soit une situation "plus malsaine" qu'un logement modeste qui nécessite des réparations. Bref, mieux vaut-il : isolé en logement précaire ou mal dans sa peau mais avec un sentiment de sécurité ? Je ne prends pas position (j'en suis tout à fait incapable) mais il fallait que je l'écrive puisque j'ai vécu un retour chez les parents. Celui-ci m'est apparu totalement "malsain" au début (c'est-à-dire: pendant cinq ans au moins), mais par cette situation, contre moi-même, sans doute, j'ai été préservé de certains penchants... qui compte tenu de l'évolution globale des relations en société, m'eût probablement conduit à une "débâcle" morale et spirituelle définitives, car à cette époque, je ne croyais qu'en mes propres forces.
A 31 ans, il est possible de se "relancer" encore une fois (et d'ailleurs à tous les âges), mais ce que l'on a déjà engagé de forces avec pertes et fracas, nous précède dans l'action - on a déjà acquis beaucoup de recul devant diverses situations de l'existence, et par qui se fera-t-on reconnaître ?
Confiance ! Il faut s'abandonner dans le pas qu'on avance !
Moi aussi : union de prière !
A 31 ans, il est possible de se "relancer" encore une fois (et d'ailleurs à tous les âges), mais ce que l'on a déjà engagé de forces avec pertes et fracas, nous précède dans l'action - on a déjà acquis beaucoup de recul devant diverses situations de l'existence, et par qui se fera-t-on reconnaître ?
Confiance ! Il faut s'abandonner dans le pas qu'on avance !
Moi aussi : union de prière !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Zvjezdana62
- Rector provinciæ

- Messages : 539
- Inscription : mar. 05 août 2008, 23:23
Re: Solitude, anxiete, deprime, ainsi va la vie ...
C’est relatif etienne_lorant et dépend de comme certains parents sont faits et de nos rapports avec eux.Je ne suis pas certain qu'un retour chez les parents soit une situation "plus malsaine" qu'un logement modeste qui nécessite des réparations.
Bref, mieux vaut-il : isolé en logement précaire ou mal dans sa peau mais avec un sentiment de sécurité ?
Cela vous semble avoir un sentiment de sécurité ? A moi franchement pas du tout.(…) je me retrouve pour ainsi dire seul, stressé, anxieux avec la volonté, mais dans des conditions exécrables. ( …) Tout me pèse, je suis complètement à plat et la moindre chose est comme une montagne à déplacer, ça prends un temps fou, je ne sais comment m' y prendre. J' ai par période des maux de tête.
Je suis tendu et c' est comme si les connections avec l' extérieur ou les gens ne se faisait pas.
Et voila, comment on se retrouve, à 31 ans, chez papa maman, certes avec du boulot, mais dans un cercle vicieux dont je ne trouve pas la sortie. J' ai perdu la confiance en moi, à tel point que je n' ose même plus aller à l' église bruler un cierge.
J' ai consulté maints docteurs / psy et effectué de multiples traitements. Je suis dans un milieu dévitalisant et la solution est de partir pour essayer de se reconstruire.
cordialement
"Invoque-moi, je te répondrai, je te révélerai de grandes choses, des choses inaccessibles que tu ne connais pas."
Jérémie, 33, 3
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- Zvjezdana62
- Rector provinciæ

- Messages : 539
- Inscription : mar. 05 août 2008, 23:23
Re: Solitude, anxiete, deprime, ainsi va la vie ...
Ah, j'ai oublié:
Par ceux qui sont comme nous et qui ont vécu des choses semblables et qui sauront nous aider à trouver et choisir et pas nos parents ou un milieu petit et clos (et peut-être, je dis peut-être parce que je ne connais pas de détails sur la situation de Denis) et qui est déjà ‘prévenu’ contre nous.(…) et par qui se fera-t-on reconnaître ?
"Invoque-moi, je te répondrai, je te révélerai de grandes choses, des choses inaccessibles que tu ne connais pas."
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- coeurderoy
- Pater civitatis

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- Inscription : sam. 31 mai 2008, 19:02
- Localisation : Entre Loire et Garonne
Re: Solitude, anxiete, deprime, ainsi va la vie ...
Bonsoir Denis,
Je voudrais vous exprimer toute ma sympathie et vous demander de garder confiance en vous, dans les autres et dans la vie en général.
Mon enfance a peut-être été moins dure que la vôtre (malgré beaucoup d'instabilité, de grosses épreuves familiales et une grande solitude) mais je me retrouve cependant sur le sentiment qui est le vôtre en revenant chez vos parents, situation que j'ai connue à 25 ans. Pourquoi, en famille, réussit-on si mal à se parler, à s'aimer vraiment (à le manifester au moins ?). Cet étouffement que l'on resent souvent dans le milieu familial - où l'on revient parfois contraint et forcé - on le vit comme une épreuve humiliante. Ayant vingt ans de plus que vous et ayant perdu ma mère et mon père en 2002 et 2004, je songe à ces moments où, la rancoeur ou l'indifférence s'étant installés, nous n'avons pas su vivre le présent qui nous était donné de façon plus sereine, en échangeant vraiment nos joies et nos peines. A la fin de sa vie j'ai pu enfin avoir avec mon père des échanges vrais, la tendresse et l'indulgence prenant enfin la place sur les jugements, les reproches : sa mort, peu après Noël, je l'ai vécue en ne gardant que les bons souvenirs de lui, alors que nous nous étions tellement blessés vingt ans plus tôt !. Si actuellement il vous est vraiment trop difficile de supporter des parents que vous jugez "vieux", distants, indifférents, essayez cependant de ne pas trop les mettre en accusation : ils ont sans doute leurs angoisses, déceptions et inquiétudes sur votre avenir.
Je vous souhaite de tout coeur de réussir à vous tourner vers les autres. Certes, dans la déprime, la "connexion" ne s'établit pas très faciement, on se cache, on a honte de se sentir si inutile, fragile, inintéressant. Continuez, je vous en prie, à laisser une place à la "petite fille Espérance", si petite soit-elle, continuez à demander aussi à Dieu -s'il vous arrive encore de vous réfugier dans une église pour y brûler un cierge - d'avoir pitié de votre solitude et de vous aider aussi à changer d'attitude en essayant de stopper net les ruminations et regrets inutiles. "Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui" est là : oui aujourd'hui, à 31 ans vous êtes jeune, vivant, blessé sans doute,mais guère différent de vos frères et soeurs - certains infiniment plus isolés et démunis que vous ! En tout cas vous êtes aimé de Dieu et votre place sur terre à un sens !
La famille est souvent ce lieu crucifiant, paradoxal, éprouvant que nous sommes parfois tentés de rejetter "en bloc" : ne cédez pas à cette tentation : entouré d'amis, de liens fraternels on voit forcément la vie sous d'autres couleurs mais d'autres épreuves, ruptures, déceptions nous blessent et nous éprouvent hors du milieu familial : sans faire de la famille le cocon protecteur et rassurant, il est important de conserver ces liens . Dans votre état actuel je comprends aussi votre appréhension à vous retrouver seul car vous avez soif d'affection, d'échanges, de joie ...
Je vous promets de vous porter dans ma prière, demandant au Seigneur de placer sur votre route celles et ceux qui vous redonneront confiance en la vie ( à vous de savoir aussi leur donner votre confiance, votre amitié, votre sincérité, la vie m'ayant appris que notre méfiance restreint hélas notre don de nous-même et nos capacités d'aimer).
Bien fraternellement, dans le Christ, notre unique Sauveur !
Je voudrais vous exprimer toute ma sympathie et vous demander de garder confiance en vous, dans les autres et dans la vie en général.
Mon enfance a peut-être été moins dure que la vôtre (malgré beaucoup d'instabilité, de grosses épreuves familiales et une grande solitude) mais je me retrouve cependant sur le sentiment qui est le vôtre en revenant chez vos parents, situation que j'ai connue à 25 ans. Pourquoi, en famille, réussit-on si mal à se parler, à s'aimer vraiment (à le manifester au moins ?). Cet étouffement que l'on resent souvent dans le milieu familial - où l'on revient parfois contraint et forcé - on le vit comme une épreuve humiliante. Ayant vingt ans de plus que vous et ayant perdu ma mère et mon père en 2002 et 2004, je songe à ces moments où, la rancoeur ou l'indifférence s'étant installés, nous n'avons pas su vivre le présent qui nous était donné de façon plus sereine, en échangeant vraiment nos joies et nos peines. A la fin de sa vie j'ai pu enfin avoir avec mon père des échanges vrais, la tendresse et l'indulgence prenant enfin la place sur les jugements, les reproches : sa mort, peu après Noël, je l'ai vécue en ne gardant que les bons souvenirs de lui, alors que nous nous étions tellement blessés vingt ans plus tôt !. Si actuellement il vous est vraiment trop difficile de supporter des parents que vous jugez "vieux", distants, indifférents, essayez cependant de ne pas trop les mettre en accusation : ils ont sans doute leurs angoisses, déceptions et inquiétudes sur votre avenir.
Je vous souhaite de tout coeur de réussir à vous tourner vers les autres. Certes, dans la déprime, la "connexion" ne s'établit pas très faciement, on se cache, on a honte de se sentir si inutile, fragile, inintéressant. Continuez, je vous en prie, à laisser une place à la "petite fille Espérance", si petite soit-elle, continuez à demander aussi à Dieu -s'il vous arrive encore de vous réfugier dans une église pour y brûler un cierge - d'avoir pitié de votre solitude et de vous aider aussi à changer d'attitude en essayant de stopper net les ruminations et regrets inutiles. "Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui" est là : oui aujourd'hui, à 31 ans vous êtes jeune, vivant, blessé sans doute,mais guère différent de vos frères et soeurs - certains infiniment plus isolés et démunis que vous ! En tout cas vous êtes aimé de Dieu et votre place sur terre à un sens !
La famille est souvent ce lieu crucifiant, paradoxal, éprouvant que nous sommes parfois tentés de rejetter "en bloc" : ne cédez pas à cette tentation : entouré d'amis, de liens fraternels on voit forcément la vie sous d'autres couleurs mais d'autres épreuves, ruptures, déceptions nous blessent et nous éprouvent hors du milieu familial : sans faire de la famille le cocon protecteur et rassurant, il est important de conserver ces liens . Dans votre état actuel je comprends aussi votre appréhension à vous retrouver seul car vous avez soif d'affection, d'échanges, de joie ...
Je vous promets de vous porter dans ma prière, demandant au Seigneur de placer sur votre route celles et ceux qui vous redonneront confiance en la vie ( à vous de savoir aussi leur donner votre confiance, votre amitié, votre sincérité, la vie m'ayant appris que notre méfiance restreint hélas notre don de nous-même et nos capacités d'aimer).
Bien fraternellement, dans le Christ, notre unique Sauveur !
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
Saint Bernard de Clairvaux
- Fée Violine
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- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
- Conviction : Catholique ordinaire. Laïque dominicaine
- Localisation : France
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Re: Solitude, anxiete, deprime, ainsi va la vie ...
cher Denis,
entre étouffer chez vos parents ou languir dans un appartement tout seul, vous pourriez peut-être trouver une chambre à louer chez une gentille grand-mère qui vous réchaufferait le coeur et vous ferait de la soupe, et à qui vous pourriez aussi rendre des services, genre rentrer le bois pour le feu ?
Mais bon, c'est facile à dire... pas facile à trouver peut-être...
entre étouffer chez vos parents ou languir dans un appartement tout seul, vous pourriez peut-être trouver une chambre à louer chez une gentille grand-mère qui vous réchaufferait le coeur et vous ferait de la soupe, et à qui vous pourriez aussi rendre des services, genre rentrer le bois pour le feu ?
Mais bon, c'est facile à dire... pas facile à trouver peut-être...
Re: Solitude, anxiété, déprime, ainsi va la vie ...
Bonjour à tous
et merci pour vos reponses et reconfort.
Comme mon pseudo le precise, je suis sur les Hautes Vosges, limite Alsace et Haute Saone.
Au niveau rénovations, ce qui me derange le plus, c' est de me retrouver seul pour bricoler, sans trop savoir par quel bout commencer. En plus, on a la neige et le froid. Je suis un peu bricoleur, je touche un peu à tout, même si je suis loin de tout connaitre.
Mais voir que ca traine n' est pas motivant. En plus, c' est souvent plus facile de travailler à deux, il y a toujours besoin de porter, maintenir ou simplement avoir un avis.
Quand on voit que tout s' imbrique comme un jeu de lego et que ca avance, ca redonne du baume au coeur.
La vie est decidement loin d' être un long fleuve tranquille ...
2ni
et merci pour vos reponses et reconfort.
Comme mon pseudo le precise, je suis sur les Hautes Vosges, limite Alsace et Haute Saone.
Au niveau rénovations, ce qui me derange le plus, c' est de me retrouver seul pour bricoler, sans trop savoir par quel bout commencer. En plus, on a la neige et le froid. Je suis un peu bricoleur, je touche un peu à tout, même si je suis loin de tout connaitre.
Mais voir que ca traine n' est pas motivant. En plus, c' est souvent plus facile de travailler à deux, il y a toujours besoin de porter, maintenir ou simplement avoir un avis.
Quand on voit que tout s' imbrique comme un jeu de lego et que ca avance, ca redonne du baume au coeur.
La vie est decidement loin d' être un long fleuve tranquille ...
2ni
- coeurderoy
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- Messages : 5771
- Inscription : sam. 31 mai 2008, 19:02
- Localisation : Entre Loire et Garonne
Re: Solitude, anxiété, déprime, ainsi va la vie ...
Bonsoir Denis,
c'est vrai : à deux (ou plus) l'ouvrage avance plus vite, le travail semble plus léger et les rigolades (voire engueulades...) donnent du sel à des moments qui laissent en général de bons souvenirs...Je me souviens d'une amie, institutrice "dépassée" par les travaux de peinture dans lesquels elle s'était lancée dans sa cuisine : débarqués à 3 amis,sans la prévenir, nous avons bouclé cela dans l'après-midi - doux souvenir des années 80 d'une belle journée entre amis. Il m'est aussi arrivé d'effectuer seul certains travaux, si le moral n'est pas au top on rumine vite, mais c'est aussi parfois des moments de joie si on essaie "de mettre du coeur à l'ouvrage"
Je vous souhaite de tout coeur de trouver une aide fraternelle ou en tout cas la patience pour "relativiser" et voir ls choses du bon côté. Que la douce Lumière de Noël vous réchauffe et vous réconforte en ce moment de l'année où l'on ressent de façon parfois intense notre pauvreté, nos limites, notre solitude.
Courage à vous, bien cordialement in Christo
c'est vrai : à deux (ou plus) l'ouvrage avance plus vite, le travail semble plus léger et les rigolades (voire engueulades...) donnent du sel à des moments qui laissent en général de bons souvenirs...Je me souviens d'une amie, institutrice "dépassée" par les travaux de peinture dans lesquels elle s'était lancée dans sa cuisine : débarqués à 3 amis,sans la prévenir, nous avons bouclé cela dans l'après-midi - doux souvenir des années 80 d'une belle journée entre amis. Il m'est aussi arrivé d'effectuer seul certains travaux, si le moral n'est pas au top on rumine vite, mais c'est aussi parfois des moments de joie si on essaie "de mettre du coeur à l'ouvrage"
Je vous souhaite de tout coeur de trouver une aide fraternelle ou en tout cas la patience pour "relativiser" et voir ls choses du bon côté. Que la douce Lumière de Noël vous réchauffe et vous réconforte en ce moment de l'année où l'on ressent de façon parfois intense notre pauvreté, nos limites, notre solitude.
Courage à vous, bien cordialement in Christo
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