Solitude, anxiété, déprime, ainsi va la vie ...
Publié : lun. 08 déc. 2008, 18:55
Bonjour,
Sur les conseils d' un internaute, j' ouvre un post pour chercher un peu de soutien. Pour cela je vais devoir vous raconter un peu ma vie.
J' ai 31 ans et je suis comme dans un cercle vicieux, je vois les années défiler et je végète. En fait, je suis dans un milieu dévitalisant.
Je suis né dans une famille modeste et mes parents ont rapidement chopé la mentalité de "vieux". Je n' ai connus que brimades, privations ( pas de sorties, pas de vacances, ni cadeaux de Noël ), interdictions ( leur mentalité leur amène à ne voir que le côté négatif des choses ) Il n' y a aucune complicité entre père ou mère et leur fils.
Rapidement mon enfance et surtout mon adolescence sont devenues un monde de stress et d' interrogations. Je suis tout pâle. Le sommeil n' est plus réparateur et la fatigue ainsi que la lassitude gagne du terrain. Je n' ai pas d' idées noires, mais cet environnement négatif me mine jour après jour.
Arrive les années d' études supérieures, ou je me retrouve en résidence universitaire, c' est comme une libération, je peut faire ce que je veux, je suis entouré de copains et copines, c' est un environnement vivifiant. Un léger traitement et c' est reparti, le sommeil devient réparateur, la forme revient, la machine se remets en marche.
Fin des études, fini la résidence universitaire, j' arrive dans la vie active. L' éloignement géographique m' amène à quitter le milieu familial. Finalement mon projet professionnel se solde par un échec cuisant et une solitude extrême, sans travail, sans argent, sans logement, sans véhicule, sans avenir.
Je retourne chez les parents où j' ai été accueilli par mon père comme un pestiféré et à nouveau je me retrouve avec ce milieu avec l' indifférence la plus totale de leur part. Le peu de connaissance de mon entourage a fait sa vie et je me retrouve pour ainsi dire seul, stressé, anxieux avec la volonté, mais dans des conditions exécrables.
Je n' ai eu que 2 ou 3 rencontres amoureuses qui n' ont été que de courte durée. J' avais retrouvé une ancienne camarade de classe Nadège, mais dans ces conditions, il va de soi qu' il n' y a eu aucune suite.
Malgré le fait que je me dis, que ça ira mieux demain, dans cet environnement, je végète, tant au plan physique ( gueule de gamin ) qu' au plan sentimental ou professionnel.
Tout me pèse, je suis complètement à plat et la moindre chose est comme une montagne à déplacer, ça prends un temps fou, je ne sais comment m' y prendre. J' ai par période des maux de tête.
Je suis tendu et c' est comme si les connections avec l' extérieur ou les gens ne se faisait pas.
Et voila, comment on se retrouve, à 31 ans, chez papa maman, certes avec du boulot, mais dans un cercle vicieux dont je ne trouve pas la sortie. J' ai perdu la confiance en moi, à tel point que je n' ose même plus aller à l' église bruler un cierge.
J' ai consulté maintes docteurs / psy et effectué de multiples traitements. Je suis dans un milieu dévitalisant et la solution est de partir pour essayer de se reconstruire.
Très bien, j' ai un logement, mais il y a des travaux à effectuer. Hors de question de s' installer si c' est pour se retrouver dans un milieu malsain où je me sentirai mal à l' aise. Et comme je suis pour ainsi dire seul, avec en prime de l' anxiété, je ne sais comment m' y prendre, je manque de conseils et d' aide pour effectuer cette rénovation.
Et le jour où je serai en mesure de m' y installer, je me retrouverai certes dans mon chez moi, mais tout seul comme un con avec les critiques en prime.
Voila, c' est rester dans un milieu familial dévitalisant ou le quitter pour se retrouver dans un autre milieu de solitude et finalement guère mieux.
Je ne sais que faire, la déprime guette. Je vois les années passer, je n' ai profité de si peu durant ces 31 années de ma pauvre existence.
On peut rêver à une sorte de famille d' accueil ou régnerait entraide, bonne ambiance et convivialité, mais il n' y a que dans la série Mimi Maty que l' on voit ça.
Si seulement, on pouvait gommer et tout recommencer.
Voila, je lance une bouteille à la mer à qui pourra ouvrir son cœur.
Merci à vous
Denis
Sur les conseils d' un internaute, j' ouvre un post pour chercher un peu de soutien. Pour cela je vais devoir vous raconter un peu ma vie.
J' ai 31 ans et je suis comme dans un cercle vicieux, je vois les années défiler et je végète. En fait, je suis dans un milieu dévitalisant.
Je suis né dans une famille modeste et mes parents ont rapidement chopé la mentalité de "vieux". Je n' ai connus que brimades, privations ( pas de sorties, pas de vacances, ni cadeaux de Noël ), interdictions ( leur mentalité leur amène à ne voir que le côté négatif des choses ) Il n' y a aucune complicité entre père ou mère et leur fils.
Rapidement mon enfance et surtout mon adolescence sont devenues un monde de stress et d' interrogations. Je suis tout pâle. Le sommeil n' est plus réparateur et la fatigue ainsi que la lassitude gagne du terrain. Je n' ai pas d' idées noires, mais cet environnement négatif me mine jour après jour.
Arrive les années d' études supérieures, ou je me retrouve en résidence universitaire, c' est comme une libération, je peut faire ce que je veux, je suis entouré de copains et copines, c' est un environnement vivifiant. Un léger traitement et c' est reparti, le sommeil devient réparateur, la forme revient, la machine se remets en marche.
Fin des études, fini la résidence universitaire, j' arrive dans la vie active. L' éloignement géographique m' amène à quitter le milieu familial. Finalement mon projet professionnel se solde par un échec cuisant et une solitude extrême, sans travail, sans argent, sans logement, sans véhicule, sans avenir.
Je retourne chez les parents où j' ai été accueilli par mon père comme un pestiféré et à nouveau je me retrouve avec ce milieu avec l' indifférence la plus totale de leur part. Le peu de connaissance de mon entourage a fait sa vie et je me retrouve pour ainsi dire seul, stressé, anxieux avec la volonté, mais dans des conditions exécrables.
Je n' ai eu que 2 ou 3 rencontres amoureuses qui n' ont été que de courte durée. J' avais retrouvé une ancienne camarade de classe Nadège, mais dans ces conditions, il va de soi qu' il n' y a eu aucune suite.
Malgré le fait que je me dis, que ça ira mieux demain, dans cet environnement, je végète, tant au plan physique ( gueule de gamin ) qu' au plan sentimental ou professionnel.
Tout me pèse, je suis complètement à plat et la moindre chose est comme une montagne à déplacer, ça prends un temps fou, je ne sais comment m' y prendre. J' ai par période des maux de tête.
Je suis tendu et c' est comme si les connections avec l' extérieur ou les gens ne se faisait pas.
Et voila, comment on se retrouve, à 31 ans, chez papa maman, certes avec du boulot, mais dans un cercle vicieux dont je ne trouve pas la sortie. J' ai perdu la confiance en moi, à tel point que je n' ose même plus aller à l' église bruler un cierge.
J' ai consulté maintes docteurs / psy et effectué de multiples traitements. Je suis dans un milieu dévitalisant et la solution est de partir pour essayer de se reconstruire.
Très bien, j' ai un logement, mais il y a des travaux à effectuer. Hors de question de s' installer si c' est pour se retrouver dans un milieu malsain où je me sentirai mal à l' aise. Et comme je suis pour ainsi dire seul, avec en prime de l' anxiété, je ne sais comment m' y prendre, je manque de conseils et d' aide pour effectuer cette rénovation.
Et le jour où je serai en mesure de m' y installer, je me retrouverai certes dans mon chez moi, mais tout seul comme un con avec les critiques en prime.
Voila, c' est rester dans un milieu familial dévitalisant ou le quitter pour se retrouver dans un autre milieu de solitude et finalement guère mieux.
Je ne sais que faire, la déprime guette. Je vois les années passer, je n' ai profité de si peu durant ces 31 années de ma pauvre existence.
On peut rêver à une sorte de famille d' accueil ou régnerait entraide, bonne ambiance et convivialité, mais il n' y a que dans la série Mimi Maty que l' on voit ça.
Si seulement, on pouvait gommer et tout recommencer.
Voila, je lance une bouteille à la mer à qui pourra ouvrir son cœur.
Merci à vous
Denis