La papophobie à la française
La papophobie à la française
Dans un post, il est question de "France papophobe", à juste titre d'ailleurs. JB, pour ne pas le nommer, estime la France assez catholique et spirituelle pour se poser des questions sur le catholicisme et le pape, mais malheureusement papophobe. Je suis entièrement d'accord avec son point de vue, mon questionnement lui est simplement parallèle.
Ce qui m'interroge, c'est l'origine de la papophobie française, ou du moins d'une large part des français, si on s'en réfère à leurs positions publiques ou lors des sondages, qui je vous l'accorde sont des positions souvent plus en rapport avec du politiquement correct que l'expression d'une position profonde. Comme je l'ai lu ailleurs, si on leur posait les mêmes questions sur leur lit de mort, je gage que les positions des uns et des autres s'éloigneraient notablement de celles récoltées dans les sondages.
Malgré cette réserve, le fait est que le pape est régulièrement l'objet de critiques reprises dans tous les commentaires que l'on peut lire suite à certains articles sur internet, et que même en tant que catholique, se déclarer en total accord avec le pape, fait lever des sourcils et perdre des "amis".
Cette papophobie à la française est-elle née des médias? Ou les médias sont-ils les échos d'une position plus ancienne?
D'un point de vue historique, quand, où, comment et par qui est née cette papophobie typiquement française? Faut-il aller chercher ses sources à la révolution ou au-delà? Lors du 19ème siècle et des courants de pensée qui l'ont traversé? Plus récemment, après la deuxième guerre mondiale?
Et quand ces critiques sont nées, comment ont-elles convergé en une position automatiquement contre, telle qu'on le voit aujourd'hui, où on atteint des sommets de mauvaise foi pourvu qu'on puisse encore et encore attaquer toute position papale?
C'est en fait l'anamnèse de cette position papophobe que j'aimerais bien qu'on déroule...
Ce qui m'interroge, c'est l'origine de la papophobie française, ou du moins d'une large part des français, si on s'en réfère à leurs positions publiques ou lors des sondages, qui je vous l'accorde sont des positions souvent plus en rapport avec du politiquement correct que l'expression d'une position profonde. Comme je l'ai lu ailleurs, si on leur posait les mêmes questions sur leur lit de mort, je gage que les positions des uns et des autres s'éloigneraient notablement de celles récoltées dans les sondages.
Malgré cette réserve, le fait est que le pape est régulièrement l'objet de critiques reprises dans tous les commentaires que l'on peut lire suite à certains articles sur internet, et que même en tant que catholique, se déclarer en total accord avec le pape, fait lever des sourcils et perdre des "amis".
Cette papophobie à la française est-elle née des médias? Ou les médias sont-ils les échos d'une position plus ancienne?
D'un point de vue historique, quand, où, comment et par qui est née cette papophobie typiquement française? Faut-il aller chercher ses sources à la révolution ou au-delà? Lors du 19ème siècle et des courants de pensée qui l'ont traversé? Plus récemment, après la deuxième guerre mondiale?
Et quand ces critiques sont nées, comment ont-elles convergé en une position automatiquement contre, telle qu'on le voit aujourd'hui, où on atteint des sommets de mauvaise foi pourvu qu'on puisse encore et encore attaquer toute position papale?
C'est en fait l'anamnèse de cette position papophobe que j'aimerais bien qu'on déroule...
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jeanbaptiste
- Pater civitatis

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- Inscription : mer. 30 avr. 2008, 2:40
Re: La papophobie à la française
C'est un sujet passionnant ! J'ai hâte de lire les réponses !
Bon, je ne suis pas un spécialiste de l'histoire de France, mais voilà en gros ce que je crois avoir compris. Je vais volontairement être très bref puisqu'il me faut momentanément filer !
Je crois que la crise actuelle est la rencontre de deux phénomènes. Il y a tout d'abord l'héritage profond de la position antiromaine du clergé français gallican ainsi que des jansénistes depuis le XVIIIe s. (les premiers jansénistes, quoique désireux de réviser l'importance du pape, n'étaient pas clairement contre Rome). Cet héritage rencontre l'état actuel de la société et de sa nécessaire confrontation violente avec la pensée de l'Église.
J'aurai aimé continuer mais il faut que je file ! À bientôt !
Bon, je ne suis pas un spécialiste de l'histoire de France, mais voilà en gros ce que je crois avoir compris. Je vais volontairement être très bref puisqu'il me faut momentanément filer !
Je crois que la crise actuelle est la rencontre de deux phénomènes. Il y a tout d'abord l'héritage profond de la position antiromaine du clergé français gallican ainsi que des jansénistes depuis le XVIIIe s. (les premiers jansénistes, quoique désireux de réviser l'importance du pape, n'étaient pas clairement contre Rome). Cet héritage rencontre l'état actuel de la société et de sa nécessaire confrontation violente avec la pensée de l'Église.
J'aurai aimé continuer mais il faut que je file ! À bientôt !
Re: La papophobie à la française
Euh,... ... Jean-Baptiste, c'est vous justement qui avez été ma muse pour ce sujet...
Sans rancune?
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- Théophane
- Pater civitatis

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Re: La papophobie à la française
Je reviens de Rome, et je puis vous dire que là-bas la papophobie est une opinion minoritaire.
J'ai participé au congrès de l'UNIV, qui est promu par l'Opus Dei depuis déjà un certain temps. J'ai eu la joie d'être à trois reprises en présence du Saint-Père : lors de l'audience de mercredi dernier, à la veillée pascale, ainsi qu'à la messe d'hier matin sur la place Saint-Pierre.
Dès que le Pape approche, les gens sont comme fous. Tout le monde se met à crier, à applaudir, à agiter les drapeaux. Moi-même, et d'autres garçons de mon groupe, nous n'avions plus de voix à forcer de clamer à tue-tête des formules du genre : viva il Papa !, i esta es la juventud del Papa !
Bref, pour tout résumer, les nombreux anticléricaux qui se trouvent dans notre cher pays feraient mieux d'aller passer quelques jours dans la Ville éternelle. Ils comprendraient ainsi que l'Église catholique est vivante et dynamique, qu'il y a encore énormément de personnes qui sont fidèles au Souverain Pontife, qui l'aiment et qui le soutiennent, dont un nombre considérable de jeunes.
Puisque c'est Pâques, je vous offre en cadeau cette photo que j'ai prise moi-même.

J'ai participé au congrès de l'UNIV, qui est promu par l'Opus Dei depuis déjà un certain temps. J'ai eu la joie d'être à trois reprises en présence du Saint-Père : lors de l'audience de mercredi dernier, à la veillée pascale, ainsi qu'à la messe d'hier matin sur la place Saint-Pierre.
Dès que le Pape approche, les gens sont comme fous. Tout le monde se met à crier, à applaudir, à agiter les drapeaux. Moi-même, et d'autres garçons de mon groupe, nous n'avions plus de voix à forcer de clamer à tue-tête des formules du genre : viva il Papa !, i esta es la juventud del Papa !
Bref, pour tout résumer, les nombreux anticléricaux qui se trouvent dans notre cher pays feraient mieux d'aller passer quelques jours dans la Ville éternelle. Ils comprendraient ainsi que l'Église catholique est vivante et dynamique, qu'il y a encore énormément de personnes qui sont fidèles au Souverain Pontife, qui l'aiment et qui le soutiennent, dont un nombre considérable de jeunes.
Puisque c'est Pâques, je vous offre en cadeau cette photo que j'ai prise moi-même.

« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Re: La papophobie à la française
Merci Théophane de cette belle photo et de ce magnifique témoignage.
Mais avec moi vous prêchez en terre conquise et très heureuse de l'être.
Néanmoins, la papophobie, chez les athées mais aussi chez les catholiques les plus engagés, est très présente autour de moi, dans les journaux qui trainent dans mon entourage, journaux chrétiens je précise (les autres journaux sont aussi papophobes, mais c'est presque un pléonasme de nos jours de le préciser!!).
L'insulte anti-catho, anti-pape, je vis avec (enfin, je la supporte comme je peux, et parfois j'enverrais bien des claques!); étant en plus souvent au contact d'enfants catholiques en totale rupture religieuse, j'avoue que l'évolution conjoncturelle politique, philosophique et religieuse de la France m'interroge beaucoup, d'où ce topic.
Merci encore, et que Dieu vous bénisse!
Zélie
Mais avec moi vous prêchez en terre conquise et très heureuse de l'être.
Néanmoins, la papophobie, chez les athées mais aussi chez les catholiques les plus engagés, est très présente autour de moi, dans les journaux qui trainent dans mon entourage, journaux chrétiens je précise (les autres journaux sont aussi papophobes, mais c'est presque un pléonasme de nos jours de le préciser!!).
L'insulte anti-catho, anti-pape, je vis avec (enfin, je la supporte comme je peux, et parfois j'enverrais bien des claques!); étant en plus souvent au contact d'enfants catholiques en totale rupture religieuse, j'avoue que l'évolution conjoncturelle politique, philosophique et religieuse de la France m'interroge beaucoup, d'où ce topic.
Merci encore, et que Dieu vous bénisse!
Zélie
Re: La papophobie à la française
Bonjour à tous.
Il me semble que la papophobie n'est que la dernière phase d'un processus anti-ecclésial et anti-clérical qui s'est manifesté clairement au moment de la Renaissance, par l'émergence de la franc-maçonnerie.
C'est en 1545 que Fauste Socin fonde à Vicence, près de Venise, une secte franc-maçonne qui prend son inspiration dans le délire paganiste du 12° siècle. Socin affiche ouvertement son intention de détruire le christianisme en restaurant l'arianisme et de saper les fondements chrétiens que sont la Trinité et l'Incarnation, la Résurrection et l'Ascension. Voici ce que dit l'abbé Lefranc, assassiné en 1792 à la hâche par des révolutionnaires, dans son livre "Le Voile levé pour les curieux ou histoire de la Franc-maçonnerie depuis son origine jusqu'à nos jours" :
En tenant compte de certaines traductions actuelles du NT, on a :
Chouraqui :
Matthieu 13:39 L’ennemi qui les a semées, c’est le diable; la moisson, c’est l’achèvement de l’ère; les moissonneurs sont des messagers.
Matthieu 13:40 Et comme les zizanies ramassées sont brûlées au feu, ainsi en sera–t–il à l’achèvement de l’ère.
L'ère en question est ici l'ère du poisson, commencée il y a 2000 ans, le poisson étant l'un des grands symboles de l'Eglise. La fin de l'ère (et non la fin du monde) est une fin où l'apostasie est majeure, et cette apostasie emprunte naturellement tous les signes de l'inversion de la tradition. La papophobie est donc un signe avancé de la fin de l'ère. A l'époque de Jésus, il y avait aussi la fin de l'ère du Bélier (initiée par Moïse) qui connaissait une assez vaste apostasie que Jésus dénonçait à travers ses invectives contre les Pharisiens et les Sadducéens pour l'ordre spirituel et la foi, mais aussi face à l'Empire romain sur le plan temporel. De même, quand Moïse a démarré l'ère du Bélier, il mettait fin à une ère apostate du Taureau (le veau d'or), où corruption spirituelle s'alliait à la corruption temporelle de Pharaon.
Luc 22:10 Il leur répondit: Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau; suivez-le dans la maison où il entrera,
L'homme qui porte la cruche signe la future ère du verseau, où la tradition sera régénérée sous une nouvelle forme dans laquelle il nous faudra alors entrer. L'Eglise actuelle est destinée à être "enlevée". Nous ne devons donc pas nous montrer inquiets outre mesure de l'époque actuelle et tenir bon dans la foi et dans l'assurance de la prière, plus que jamais indispensable, et ce, quels que soient les signes manifestes de l'enlèvement de l'Eglise, dont le déclenchement pourrait affecter directement la personne du Saint-Père, en tout premier lieu. L'imminence de ce déclenchement n'est liée qu'à la conjonction entre une corruption du pouvoir temporel alliée à celle du pouvoir spirituel sous contrôle. Tout cela nous montre combien les Ecritures nous disent la vérité.
Cordialement.
Il me semble que la papophobie n'est que la dernière phase d'un processus anti-ecclésial et anti-clérical qui s'est manifesté clairement au moment de la Renaissance, par l'émergence de la franc-maçonnerie.
C'est en 1545 que Fauste Socin fonde à Vicence, près de Venise, une secte franc-maçonne qui prend son inspiration dans le délire paganiste du 12° siècle. Socin affiche ouvertement son intention de détruire le christianisme en restaurant l'arianisme et de saper les fondements chrétiens que sont la Trinité et l'Incarnation, la Résurrection et l'Ascension. Voici ce que dit l'abbé Lefranc, assassiné en 1792 à la hâche par des révolutionnaires, dans son livre "Le Voile levé pour les curieux ou histoire de la Franc-maçonnerie depuis son origine jusqu'à nos jours" :
Il y a deux siècles, la révolution française avait déjà renversé la royauté du Christ en cassant le lien entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel ! Dans le fondement de l'équilibre des pouvoirs, le pouvoir spirituel a toujours servi de force de maintien et de développement des domaines du pouvoir temporel, en conservant une suprématie du spirituel sur le temporel. Aujourd'hui, c'est à l'inversion de ce schéma que nous sommes confrontés, où le pouvoir temporel politique veut utiliser le domaine spirituel selon ses propres normes, normes qui sont réellement contre-nature. Cette inversion de l'homéostasie se traduit par une sorte de totalitarisme des extrêmes, qui empêche tout équilibre et toute perspective à moyen et long terme. C'est le début de la fin d'une ère.L'abbé Lefranc a écrit :Vicence fut le berceau de la Maçonnerie en 1546. Ce fut une société pour les athées et les déistes, qui s'y étaient rassemblés pour conférer ensembles sur les matières de la Religion, qui divisaient l'Allemagne en un grand nombre de sectes et de partis [la réforme], que furent jetés les fondements de la Maçonnerie. Ce fut dans cette académie célèbre que l'on regarda les difficultés qui concernaient les mystères de la religion chrétienne comme des points de doctrine qui appartenaient à la philosophie des grecs et non à la foi. ...Fauste Socin trouva beaucoup d'opposition pour faire adopter sa doctrine parmi les sectaires de l'Allemagne. Mais son caractère souple, son éloquence, ses ressources, et surtout le but qu'il manifestait de déclarer la guerre à l'Eglise romaine et de la détruire, lui attirèrent beaucoup de partisans. Ses succès furent si rapides que, quoique Luther ou Calvin eussent attaqué l'Eglise romaine avec la violence la plus outrée, Socin les surpassa de beaucoup.
En tenant compte de certaines traductions actuelles du NT, on a :
Chouraqui :
Matthieu 13:39 L’ennemi qui les a semées, c’est le diable; la moisson, c’est l’achèvement de l’ère; les moissonneurs sont des messagers.
Matthieu 13:40 Et comme les zizanies ramassées sont brûlées au feu, ainsi en sera–t–il à l’achèvement de l’ère.
L'ère en question est ici l'ère du poisson, commencée il y a 2000 ans, le poisson étant l'un des grands symboles de l'Eglise. La fin de l'ère (et non la fin du monde) est une fin où l'apostasie est majeure, et cette apostasie emprunte naturellement tous les signes de l'inversion de la tradition. La papophobie est donc un signe avancé de la fin de l'ère. A l'époque de Jésus, il y avait aussi la fin de l'ère du Bélier (initiée par Moïse) qui connaissait une assez vaste apostasie que Jésus dénonçait à travers ses invectives contre les Pharisiens et les Sadducéens pour l'ordre spirituel et la foi, mais aussi face à l'Empire romain sur le plan temporel. De même, quand Moïse a démarré l'ère du Bélier, il mettait fin à une ère apostate du Taureau (le veau d'or), où corruption spirituelle s'alliait à la corruption temporelle de Pharaon.
Luc 22:10 Il leur répondit: Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau; suivez-le dans la maison où il entrera,
L'homme qui porte la cruche signe la future ère du verseau, où la tradition sera régénérée sous une nouvelle forme dans laquelle il nous faudra alors entrer. L'Eglise actuelle est destinée à être "enlevée". Nous ne devons donc pas nous montrer inquiets outre mesure de l'époque actuelle et tenir bon dans la foi et dans l'assurance de la prière, plus que jamais indispensable, et ce, quels que soient les signes manifestes de l'enlèvement de l'Eglise, dont le déclenchement pourrait affecter directement la personne du Saint-Père, en tout premier lieu. L'imminence de ce déclenchement n'est liée qu'à la conjonction entre une corruption du pouvoir temporel alliée à celle du pouvoir spirituel sous contrôle. Tout cela nous montre combien les Ecritures nous disent la vérité.
Cordialement.
Linguam refrénans témperet, Ne litis horror insonet. (Hymne ambrosien Jam Lucis)
- Nanimo
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Re: La papophobie à la française
Merci pour la photo du Saint-Père, Théophane. Rome... Splendide! Que Dieu vous garde.
Lest we boast
[couleur de la modératrice]
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Re: La papophobie à la française
En quoi le Gallicanisme est mauvais?.N’est-il pas possible que ça soit juste une séparation administrative de Rome. Point de vue théologique, le Pape resterait le phare de l’Église. J’ai des problèmes avec le fait que ça soit Rome qui décide qui seront les prêtres dans les pays et que les chefs religieux passent leur temps à voyager à Rome, au lieu de veiller au grain chez eux. Vous diriez quoi si l’UE déciderait pour vous qui serait votre président et ministres, n’y a-t-il pas ingérence et lourdeur administrative?
L'occident montre une haine envers lui-même, qui paraît étrange et peut être considérée uniquement comme un phénomène pathologique. L'occident ne s'aime plus, dans son histoire il voit uniquement ce qui est blâmable et destructif, il n'est plus capable de reconnaître ce qui est grand et pur.
(Benoit XVI)
(Benoit XVI)
Re: La papophobie à la française
Est-ce qu'il ne s'agit que d'administration ou d'affermissement et de confirmation dans la foi? Il me semble que l'exemple de L'UE avec les pays concernés marque une grave incompréhension du ministère Pétrinien et du rôle de l'Église Romaine.
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
Re: La papophobie à la française
Saint Pierre n'a pas reçu que la mission de confirmer ses frères dans la foi, il a aussi reçu celle de paître les brebis du Christ. Le pape a donc une mission pastorale légitime, fondée sur le Christ lui-même.Wistiti a écrit :En quoi le Gallicanisme est mauvais?.N’est-il pas possible que ça soit juste une séparation administrative de Rome. Point de vue théologique, le Pape resterait le phare de l’Église. J’ai des problèmes avec le fait que ça soit Rome qui décide qui seront les prêtres dans les pays et que les chefs religieux passent leur temps à voyager à Rome, au lieu de veiller au grain chez eux. Vous diriez quoi si l’UE déciderait pour vous qui serait votre président et ministres, n’y a-t-il pas ingérence et lourdeur administrative?
Le gallicanisme est donc une erreur qui va purement et simplement à l'encontre de ce que Dieu a décidé.
Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
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