Lettre aux catholiques troublés, par Jean-Luc MARION

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Pyo
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Lettre aux catholiques troublés, par Jean-Luc MARION

Message non lu par Pyo »

Lettres aux catholiques troublés.
Jean-Luc MARION, de l’Académie française
Ne pas se tromper de conflit

La crise que traversent aujourd’hui les catholiques en France (et ailleurs) peut nous instruire, pourvu que nous la lisions correctement. Il faut pour cela ne pas rameuter les schémas éculés dont nous n’avons que trop usé.

Première évidence, assez réconfortante : ceux-là qui répètent, dans les périodes calmes, que l’Église catholique n’a plus d’audience dans une société totalement laïcisée, que personne ne prête attention à ce qu’elle enseigne, deviennent, en période de polémique, les plus acharnés à lui reprocher des jugements moraux envahissants et un magistère éthique dur ou inconvenant. Ce qui démontre que, quand il s’agit de morale, on ne peut pas ne pas prendre au sérieux ce que dit le pape. Ne fût-ce que pour le lui reprocher au nom d’une contre-morale, donc encore de cette morale qu’on prétend avoir dépassée. Ainsi se marque la mauvaise conscience qui ronge notre temps.

Seconde évidence, la violence des réactions dépasse les désaccords sur des points disputés: elle atteste que certaines choses ne doivent pas être dites. Non seulement le pape n’a pas droit à l’erreur, mais il n’a pas le droit de tout dire, surtout si c’est une vérité. Cela, nos contemporains ne peuvent pas, ne veulent pas se l’entendre dire. Par exemple, on ne doit sous aucun prétexte suggérer que, dans certains cas (ainsi l’épidémie du sida), la maîtrise de l’exercice de la sexualité constitue, à long terme, le remède le plus efficace. En effet, si l’on tient la satisfaction de la pulsion sexuelle pour une nécessité inéluctable de la nature humaine, en appeler à une telle maîtrise devient évidemment une pure provocation à l’impossible. Au reste, le refus chrétien d’idolâtrer la richesse économique et la conquête du pouvoir suscite au fond la même résistance et le même rejet de principe. Plus généralement, ce sont les trois conseils évangéliques – chasteté volontaire, pauvreté volontaire, renonciation volontaire au pouvoir – qui apparaissent inacceptables, parce qu’irréalisables. Ce qui signifie simplement que les exigences de l’imitation du Christ (prendre sa croix et le suivre) restent, plus que jamais, des préceptes radicalement révolutionnaires, que notre société ne peut donc, logiquement, que refuser. C’est dans ce conflit que le monachisme, depuis toujours, trouve son lieu et sa force.

Ces deux évidences suffisent à expliquer l’incroyable tricherie dans le traitement de l’information quand il s’agit du discours de Rome, mais aussi des évêques ou des chrétiens ordinaires. Les mises au point des évêques et des politiques africains sur la prévention du sida, les explications juridiques sur la différence entre la levée d’une excommunication et la réintégration dans la communion de l’Église, même les avis positifs des autorités juives ou musulmanes n’y font rien: Benoît XVI reste un Allemand, donc un nazi en puissance, qui veut la mort des porteurs du VIH et prône le choc des civilisations. Fermez le ban, il n’y a rien à dire. Comme le décrivait Orwell dans 1984, chaque matin les médias nous désignent, durant la « minute de haine », qui nous devrons détester dans la journée : en ce moment, souvent, il s’agit du pape. Tant que le public s’occupe à le détester, les choses peuvent suivre leur cours.
D’où il résulte un dernier enseignement: les catholiques et en général les chrétiens occupent une position minoritaire. Sans devenir la norme, le conflit avec la majorité, dispersée ou unie, violente ou mollement sceptique, reste

Le conflit avec le monde ne doit s’envisager et ne peut se justifier que si le monde nous reproche notre sainteté.

Une situation toujours possible, parfois inévitable. Il faut apprendre la culture de minorité, agissante si possible. Mais il faut rester honnête et très prudent : s’ils doivent admettre la possibilité d’un différend avec la majorité, les chrétiens et, en particulier, les catholiques ne doivent surtout pas se tromper de différence. Il ne s’agit pas d’affirmer sa différence, de se défendre comme un groupe d’intérêt, bref de s’ériger en contre-société et de jouer finalement encore le monde contre le monde. Que le monde n’aime pas beaucoup les chrétiens, cela ne prend son sens et ne reste tolérable qu’autant qu’il les rejette comme il a rejeté le Christ : « Bienheureux serez-vous quand les hommes vous haïront, quand ils vous mettront à part, vous stigmatiseront et maudiront votre nom à cause du Fils de l’homme » (Luc 6, 22). Que le monde « haïsse » les chrétiens, cette inévitable possibilité n’a de légitimité (voire de puissance rédemptrice) que si c’est pour les mêmes raisons qu’il a haï le Christ, car «le serviteur n’est pas plus grand que son maître » (Jean 15, 19-20).

Bref, le conflit avec le monde ne doit s’envisager et ne peut se justifier que si le monde nous reproche notre sainteté, ou plutôt la trace en nous de celle du Christ. Il ne doit surtout pas devenir, au contraire, le voile trop commode des fautes ou défauts des catholiques : aujourd’hui, évidemment, les défaillances de la gouvernance à Rome et de la collégialité des évêques, la gestion trop politique des soldats perdus d’Écône, le manque d’informations sur les cas concrets, le déficit d’une honnête casuistique dans la théologie morale, l’inattention aux désertions silencieuses d’une partie de pratiquants, etc. Faut-il s’opposer à la majorité de la société ? Sûrement pas, si c’est pour se justifier de ces défaillances. Sans aucun doute, si cela résulte d’une différence faite au nom du Christ et de sa sainteté. Les chrétiens et les catholiques en particulier doivent mériter, par leur réforme constante et leur visible inspiration, de ressembler assez au Christ pour subir des épreuves en son nom.

Ce qui signifie qu’ils ne doivent pas faire scandale par des paroles à l’envers, des crispations identitaires, des non-dits confortables, mais faire scandale comme le Christ faisait scandale : en aimant même leurs ennemis : «Aimez vos ennemis et faites du bien à ceux qui vous haïssent» (Luc 6,28). Alors, ils éprouvent la vraie difficulté et le vrai le conflit – celui, interne à chacun, entre soi-même et son péché.
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Anne
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Re: Lettre aux catholiques troublés, par Jean-Luc MARION

Message non lu par Anne »

Quel magnifique texte! Quelle lucidité et quelle précision!

Merci Pyo de nous l'avoir fait connaître!
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
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zélie
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Re: Lettre aux catholiques troublés, par Jean-Luc MARION

Message non lu par zélie »

Le commentaire de Marion ne me satisfait pas parce qu’il laisse trop de place à des confusions ou des illogismes, qui sont autant de portes ouvertes à la critique, autrement plus acerbe que la mienne, -pauvre c…. de base qui a le quotient intellectuel d’une huître-. En fait, il m’inquiète plus qu’autre chose. J'essaie de m'expliquer:
Marion a écrit :La crise que traversent aujourd’hui les catholiques en France (et ailleurs) peut nous instruire, pourvu que nous la lisions correctement. Il faut pour cela ne pas rameuter les schémas éculés dont nous n’avons que trop usé.

Première évidence, assez réconfortante : ceux-là qui répètent, dans les périodes calmes, que l’Église catholique n’a plus d’audience dans une société totalement laïcisée, que personne ne prête attention à ce qu’elle enseigne, deviennent, en période de polémique, les plus acharnés à lui reprocher des jugements moraux envahissants et un magistère éthique dur ou inconvenant. Ce qui démontre que, quand il s’agit de morale, on ne peut pas ne pas prendre au sérieux ce que dit le pape. Ne fût-ce que pour le lui reprocher au nom d’une contre-morale, donc encore de cette morale qu’on prétend avoir dépassée. Ainsi se marque la mauvaise conscience qui ronge notre temps.
Ce qui ne démontre rien.
L’évidence de ceux qui nie toute influence à l’Eglise est un fait, et c’est ceux-là même qui bien sûr vont monter au créneau pour la sabrer lors de polémique.
L’évidence de l’acharnement à ostraciser le pape pour l’isoler au nom d’une morale dépassée et remplacée par une autre morale, plus égocentrée, est un fait aussi, mais autant comme répétition moutonnière que véritablement comme idée directrice d’un raisonnement construit.
Pas sûr que les deux évidences soient plus superposées que simplement juxtaposées, et que ceux qui animent tranquillement la première représente la totalité de ceux qui animent benoîtement la seconde. Au contraire, la seconde est un ensemble de population plus vaste à mon sens.

Marion a écrit :Seconde évidence, la violence des réactions dépasse les désaccords sur des points disputés: elle atteste que certaines choses ne doivent pas être dites. Non seulement le pape n’a pas droit à l’erreur, mais il n’a pas le droit de tout dire, surtout si c’est une vérité.
Je trouve que le texte joue trop sur le raccourci et donc n’éclaire pas assez les choses ; la précision du concept de l’infaillibilité du pape ne peut pas échapper à un Marion, philosophe à penchant chrétien connu, et ancien conseiller de Lustiger. En disant « non seulement le pape n’a pas droit à l’erreur, mais il n’a pas le droit de tout dire » il entretient une confusion sur le concept pré-cité, confusion qui existe même chez les chrétiens pratiquants de base par manque de connaissance de ce que recouvre l’infaillibilité papale. Alors que si justement, Joseph a droit à l’erreur en tant qu’homme, il n’est seulement protégé par une infaillibilité qui le dépasse et qui n’émane pas de lui que quand il se situe comme outil, bras de Dieu sur des questions doctrinales.

Il faut quand même réaliser deux points :
le premier, c’est que cette confusion sur l’infaillibilité papale est l’argument par lequel les athées poussent avec succès à l’apostasie de leurs proches chrétiens en temps de polémique, -voir la récente histoire au Brésil-.
Deuxième point, en étendant le principe d’infaillibilité papale au devoir de perfection de Joseph, simple homme, on place d’emblée la barre trop haut, inatteignable à qui que ce soit, fût-il le plus grand théologien de son temps. Et en coinçant Joseph dans un costume inenfilable, on acquiert le droit et le devoir d’ostraciser le Pape au nom de la survie de la pensée d’Amour de Dieu. Inavouable, mais très facile.

Marion a écrit :Non seulement le pape n’a pas droit à l’erreur, mais il n’a pas le droit de tout dire, surtout si c’est une vérité. Cela, nos contemporains ne peuvent pas, ne veulent pas se l’entendre dire. Par exemple, on ne doit sous aucun prétexte suggérer que, dans certains cas (ainsi l’épidémie du sida), la maîtrise de l’exercice de la sexualité constitue, à long terme, le remède le plus efficace. En effet, si l’on tient la satisfaction de la pulsion sexuelle pour une nécessité inéluctable de la nature humaine, en appeler à une telle maîtrise devient évidemment une pure provocation à l’impossible.
Si justement, nos contemporains veulent bien tout entendre, et entendent tout, mais il faut que la source soit autorisée : la science, la raison, la mode, l’expérience personnelle championne du relativisme. Mais surtout pas le dogmatisme –en plus, celui éculé d’un vieillard dépourvu de sensualité !!!-, qui depuis l’école primaire est présenté à l’enfant comme la plus insidieuse des tyrannies, comme le fondement idéologique même de la tyrannie, comme le prémice à fuir dès qu’il apparaît quelque part.
Des scientifiques qui parlent d’exercice raisonné de la sexualité, de la fidélité, d’un seul partenaire, de périodes d’abstinence, il y en a. Même nos « people » remettent la chasteté au goût du jour (le lâcher-prise, le zen, l’élévation au-dessus de la matérialité, etc…). D’ici à ce que l’un d'eux réalise que justement « la satisfaction de la pulsion sexuelle (n’est pas) une nécessité inéluctable de la nature humaine », ça suffira à changer la face du monde : que demain Brad Pitt arrête d’éjaculer et s’en vante, que ça fasse pâmer toutes les abruties autour et tous les hommes arrêteront de baiser, c’est aussi simple que ça !

D’autre part, il n’est pas négligeable de rappeler que « la maîtrise de l’exercice de la sexualité constitue, à long terme, le remède le plus efficace », est une position qui n’a posé aucun problème en Afrique, bien au contraire, les Africains en ont été bien plus honorés dans leur dignité d’hommes que les distributions de préservatifs périmés, sans discours visant à les élever dans leur réflexion, mais juste avec des démonstrations ne leur donnant d’autre choix de désir et de conduite appréciable que de passer à l’acte.
Même en Europe tout le monde sait très bien que la sexualité est beaucoup plus une affaire intellectuelle et une position de vie qu’un simple enchaînement de coïts plastifiés ! Jamais personne ne contestera cela, au contraire, tout le monde revendique à corps et à cris une reconnaissance psychique de la sexualité et en fait des bouquins entiers, mais si c’est le pape qui le dit… alors nooooooooon, non et non, parce qu’un puceau andropausé ne peut pas être une voix, peu importe qu’il soit cérébré ou non !

Marion a écrit :]Au reste, le refus chrétien d’idolâtrer la richesse économique et la conquête du pouvoir suscite au fond la même résistance et le même rejet de principe. Plus généralement, ce sont les trois conseils évangéliques – chasteté volontaire, pauvreté volontaire, renonciation volontaire au pouvoir – qui apparaissent inacceptables, parce qu’irréalisables. Ce qui signifie simplement que les exigences de l’imitation du Christ (prendre sa croix et le suivre) restent, plus que jamais, des préceptes radicalement révolutionnaires, que notre société ne peut donc, logiquement, que refuser.
Sur ce point, je trouve qu’en fait, ce sont les chrétiens eux-mêmes qui ont commencé par refuser, et qui refusent encore aujourd’hui, leurs propres axes évangéliques : luxure, richesse, pouvoir, ça nous plaît bien, et à tous ! Les athées d’aujourd’hui sont tous fils de croyants. Ce n’est pas tant la construction sociétaire, phénomène de groupe et d’idée échappant à l’individu qui rejette la pauvreté et la chasteté, c’est chacun de nous face à nos choix, qui préférons confort et tout et tout à chaque fois que c’est possible.
Mais je suis d’accord sur le second point : on est pas tant rejeté parce que chrétien dans une marginalisation, on est plutôt anti-évangile ; c’est l’évangile qui est marginalisé comme gênant, par nos retournements de veste.

Marion a écrit :D’où il résulte un dernier enseignement: les catholiques et en général les chrétiens occupent une position minoritaire. Sans devenir la norme, le conflit avec la majorité, dispersée ou unie, violente ou mollement sceptique, reste.
Les catholiques fidèles au pape, nuance…

Marion a écrit :Il faut apprendre la culture de minorité, agissante si possible. Mais il faut rester honnête et très prudent : s’ils doivent admettre la possibilité d’un différend avec la majorité, les chrétiens et, en particulier, les catholiques ne doivent surtout pas se tromper de différence. Il ne s’agit pas d’affirmer sa différence, de se défendre comme un groupe d’intérêt, bref de s’ériger en contre-société et de jouer finalement encore le monde contre le monde. Que le monde n’aime pas beaucoup les chrétiens, cela ne prend son sens et ne reste tolérable qu’autant qu’il les rejette comme il a rejeté le Christ : « Bienheureux serez-vous quand les hommes vous haïront, quand ils vous mettront à part, vous stigmatiseront et maudiront votre nom à cause du Fils de l’homme » (Luc 6, 22). Que le monde « haïsse » les chrétiens, cette inévitable possibilité n’a de légitimité (voire de puissance rédemptrice) que si c’est pour les mêmes raisons qu’il a haï le Christ, car «le serviteur n’est pas plus grand que son maître » (Jean 15, 19-20).

Bref, le conflit avec le monde ne doit s’envisager et ne peut se justifier que si le monde nous reproche notre sainteté, ou plutôt la trace en nous de celle du Christ. Il ne doit surtout pas devenir, au contraire, le voile trop commode des fautes ou défauts des catholiques : aujourd’hui, évidemment, les défaillances de la gouvernance à Rome et de la collégialité des évêques, la gestion trop politique des soldats perdus d’Écône, le manque d’informations sur les cas concrets, le déficit d’une honnête casuistique dans la théologie morale, l’inattention aux désertions silencieuses d’une partie de pratiquants, etc. Faut-il s’opposer à la majorité de la société ? Sûrement pas, si c’est pour se justifier de ces défaillances. Sans aucun doute, si cela résulte d’une différence faite au nom du Christ et de sa sainteté. Les chrétiens et les catholiques en particulier doivent mériter, par leur réforme constante et leur visible inspiration, de ressembler assez au Christ pour subir des épreuves en son nom.

Ce qui signifie qu’ils ne doivent pas faire scandale par des paroles à l’envers, des crispations identitaires, des non-dits confortables, mais faire scandale comme le Christ faisait scandale : en aimant même leurs ennemis : «Aimez vos ennemis et faites du bien à ceux qui vous haïssent» (Luc 6,28). Alors, ils éprouvent la vraie difficulté et le vrai le conflit – celui, interne à chacun, entre soi-même et son péché.

Voilà, là-dedans, à l’époque où j’étais athée, j’y aurais trouvé un double constat, -et même voilé, même en sous-thématique, il y est- :

-que les catholiques fidèles au pape agissent comme une corporation de moutons fidèles au pape, sorte de groupies qui n’ont que de justification d’existence que dans leur crispation à défendre des positions papales dont ils ne maîtrisent ni les tenants ni les aboutissants, et que gentiment Marion les avertit de ce travers (ils ne doivent pas faire scandale par des paroles à l’envers, des crispations identitaires) alors qu’ils ont appelés à imiter Jésus, qui est Amour, -avec toutes les confusions de mièvreries et d’erreur que cet Amour peut recouvrir au yeux du quidam non avertit de la Virilité Divine, ce qui ne facilite pas le travail d’image et de com du chrétien, soit dit en passant-.

-que le pape, le Vatican, l’Eglise, cette nébuleuse auberge espagnole où on amalgame tout, peut être gentiment remise en place par ses conseillers, plus intelligents donc plus infaillibles qu’elle en matière de pensée : « le voile trop commode des fautes ou défauts des catholiques : aujourd’hui, évidemment, les défaillances de la gouvernance à Rome et de la collégialité des évêques, la gestion trop politique des soldats perdus d’Écône, le manque d’informations sur les cas concrets, le déficit d’une honnête casuistique dans la théologie morale, l’inattention aux désertions silencieuses d’une partie de pratiquants » ; tous ces mots sont autant de coups de canifs, de reconnaissance à bas bruit de la position populaire/journalistique papophobe, et sous couvert d’euphémisme, d’un désaccord profond, d’un reproche de l’acédémicien, du cerveau pensant et reconnu, au cerveau sénile et ostracisé par ses propres bourdes du soldat Joseph, décidément ingérable même par ceux sensés le défendre. Aussi, si je suis athée, pourquoi me retenir et ne pas utiliser ce texte, une telle manne, et en plus pondue par un académicien chrétien, pour achever le soldat Joseph ? :bocal:
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