Yom Kippour: Rabbins & Palestiniens

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Anne
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Yom Kippour: Rabbins & Palestiniens

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2009-09-29 apic/eni/js
A l’occasion de Yom Kippour, Un groupe de rabbins demande pardon pour le traitement infligé aux Palestiniens

Le responsable de l’organisation israélienne Rabbins pour les droits de la personne (RHR) a appelé les juifs à réfléchir sur le traitement qu’ils réservent à ceux qui ne partagent pas leur religion, et à implorer le pardon de Dieu pour les mauvais traitements infligés au nom du judaïsme.

« Le traitement que nous réservons aux non-juifs se reflète sur notre Dieu et notre religion », a déclaré le rabbin Arik Ascherman, directeur exécutif de RHR, au correspondant de l’agence œcuménique ENI. « Et maltraiter les gens au nom du judaïsme revient à diffamer et profaner le nom de Dieu. »

Yom Kippour, jour le plus saint du calendrier juif, a débuté au coucher du soleil le 27 septembre et a pris fin au coucher du soleil le 28 septembre. Les juifs profitent souvent de cette journée pour réfléchir à leur vie, demander pardon à Dieu pour les péchés qu’ils ont pu commettre au cours de l’année écoulée et pardonner les autres.

Pour la dixième année consécutive, RHR s’est inspiré de la prière traditionnelle du « vidui » - que les juifs récitent pour énumérer leurs péchés passés - comme modèle pour élaborer leur propre version, en ajoutant divers passages reflétant, selon l’organisation, la situation politique actuelle en Israël.

Dans ses prières, RHR implore le pardon de Dieu, « pour le péché commis contre toi en oubliant les nombreuses fois où les frontières nous étaient fermées. » Il serait fait référence ici à la barrière érigée par Israël pour séparer les Israéliens des Palestiniens, qui empiète largement sur les terres palestiniennes.

La prière de RHR se poursuit ainsi : « Et pour le péché que nous avons commis contre toi en oubliant ceux qui nous ont aidés pendant notre période de terreur, considérant comme un crime la main tendue à l’étranger. Et pour le péché que nous avons commis contre toi en oubliant que nous avons été des étrangers en terre d’Egypte, exploitant des travailleurs étrangers et cherchant à expulser leurs enfants. »

Le vidui, a souligné le rabbin Ascherman, offre la possibilité de faire quelque chose qu’on évite normalement de faire. « Ce vidui fait référence à notre société actuelle, au sort que nous réservons aux chômeurs et aux désavantagés, aux immigrants, aux travailleurs migrants, aux mères élevant seules leurs enfants, aux personnes âgées, aux femmes exploitées, aux citoyens arabes de l’État et aux Palestiniens, et à ceux avec qui nous sommes politiquement en désaccord. Chacun de nous est coupable de l’un de ces péchés. Collectivement, nous sommes coupables de tous ces péchés. »

Bien que tout le monde n’ait pas commis les actes mentionnés dans la prière, a expliqué le rabbin Ascherman, il existe un concept dans le judaïsme selon lequel quiconque fait partie d’une société est responsable de ses actions.

« Nous faisons partie de cet ensemble collectif même si nous n’avons pas personnellement tout fait », a-t-il affirmé. « À Yom Kippour, il est important que nous ne nous limitions pas à parler des péchés des autres, mais que nous nous concentrions sur les nôtres. »

La prière évoque également les roquettes Qassam tirées contre la ville israélienne de Sderot depuis le bastion du groupe islamiste Hamas à Gaza, ainsi que les barrages routiers qui empêchent la liberté de mouvement des Palestiniens.
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10

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