ti'hamo a écrit :@ Gentil athée
. C'est où déjà que je vous promets des tares psychiques et morales s'exposant au vu et au su de tous ?
Oui, c'est bien ce qu'il me semblait, nulle part.
Je parlais de la direction intérieure que l'on donne à sa vie (oui, "conduite intérieure", oui, voilà, tout à fait) ; de la vérité des actes. De ce que nous affirmons non seulement par des mots mais par chacun de nos actes, chacune de nos pensées. (cette manie que nous avons - tous - de croire que nous n'affirmons que par nos mots, et que tant que nous n'avons rien prononcé explicitement en mots nous pouvons toujours prétendre n'avoir jamais dit ou pensé telle chose malhonnête...

) (ce qu'on est naturellement de mauvaise foi, hein, nous autres les humains...)
Bien, donc à vous lire, la raison pour laquelle la masturbation est une faute :
- n'est pas parce qu'elle aurait des mauvaises conséquences pour soi-même et les autres, que ces conséquences soient physiques, psychiques ou morales ;
- n'est pas parce qu'elle serait une conséquence - parmi d'autres - nécessaire d'une disposition physique, psychique ou morale altérée/dégradée ;
- mais est qu'elle viole certains principes normatifs.
En l'occurrence, elle contredirait la vérité de l'acte sexuel.
Est-ce bien cela dont il s'agit ?
ti'hamo a écrit : Je fais simplement observer qu'objectivement si l'union de l'homme et de la femme est considérée comme un sport et une détente, alors cela revient à donner comme but principal à cette activité mon plaisir et mon bien-être, donc à me donner moi-même comme but à l'acte par excellence consistant à s'ouvrir pleinement à quelqu'un de totalement autre ("s'ouvrir", pour le coup, quasiment au ses d'une déchirure, ou de la lumière du soleil qui entre à flots, d'un coup, et fait mal aux yeux).
Oui, mais là nous parlons de masturbation. Et a priori, si nous sommes d'accord que la faute de la masturbation n'a rien à voir avec des
effets qu'elle produirait, alors on ne voit pas, justement, pourquoi il ne pourrait pas y avoir une vérité de la masturbation
indépendante de la vérité de la relation conjugale, en sorte que pratiquer la première ne serait pas une altération du sens de la seconde. Remarquez bien les deux mots que j'ai mis en italique : si se masturber entraîne une altération du sens de la relation conjugale, si donc le sens de la relation conjugale n'est pas indépendant du fait ou non de se masturber, et donc qu'il est dépendant du fait ou non de se masturber, cela veut donc dire que la masturbation présente un
effet sur le sens de la relation conjugale, et que c'est en vertu de cet effet qu'elle est moralement condamnable.
J'anticipe deux objections :
- L'effet de la masturbation n'est pas mesurable car il ne porte pas sur la qualité de la relation conjugale, mais uniquement sur son sens, donc sur une pure abstraction : autrement dit, tout se passera exactement, dans un couple, de la même manière, selon que l'un des membres de ce couple se masturbe ou pas ; de même, tout se passera exactement de la même manière, dans la tête de cette personne, relativement à sa conscience, qu'il se masturbe ou pas, si dans le cas où il se masturbe il ne pense pas faire mal. Dans ce cas, je ne vois pas trop bien ce qu'on en a à faire de ce "sens" totalement abstrait de la relation conjugale, qui n'a aucune incidence ni sur le couple, ni sur aucun de ses membres, ni sur quiconque d'ailleurs.
- L'effet de la masturbation porte bien sur la qualité de la relation conjugale, mais n'est pas davantage mesurable car c'est cet effet qui est abstrait... Cela inspire exactement les mêmes commentaires.
Alors, non, ça ne changera rien à l'agrément de votre discussion au cours du repas en servant le rosé ou à vos blagues pendant l'apéritif, et du coup personne ne vous dira "oh, mais tu deviens un monstre". Mais ça, je n'ai jamais prétendu le contraire. Vous pourrez continuer à être un hôte courtois, amusant, intelligent, et tout ce que vous voudrez. Vous ne ferez pas la une des journaux, et vous continuerez à être apprécié de beaucoup de monde ; si ça pet vous rassurer.
Vous confirmez donc que se masturber ou non n'a aucune espèce de conséquence détectable. Ça va devenir difficile de dire que c'est une faute

Bien sûr, il existe des actes qui ne sont pas détectables et qui sont des fautes : par exemple, si je vous vole votre voiture pendant que vous n'êtes pas là, et que je vous la rends sans une égratignure et en ayant refait le niveau d'essence, cela sera indétectable, et cela reste quand même une faute. Pourquoi ? Tout simplement parce que
vous auriez pu avoir besoin de votre voiture au moment précis où je l'ai prise, et
j'aurais pu très bien l'abimer, vous faire avoir un PV en me faisant flasher avec, etc. Donc, les cas où faire qqch d'indétectable est répréhensible sont les cas où il y avait un certain risque non maîtrisable pour que ce soit détectable, et que cela cause donc un véritable préjudice.
Mais ce n'est pas le cas de la masturbation puisque, de votre propre aveu :
C'est où déjà que je vous promets des tares psychiques et morales s'exposant au vu et au su de tous ?
Oui, c'est bien ce qu'il me semblait, nulle part.

Par contre, là ce que vous dites est faux, je suis navré : de fait, si, quelqu'un vous dit qu'il observe des effets moralement délétères : moi.
Voyons mon bon, vous ne pouvez pas être juge et partie

(par ailleurs, vous vous contredisez puisque vous me dites un peu avant que la masturbation ne provoquera pas en moins de tares morales s'exposant au vu et au su de tous... à moins que vous soyez au-dessus du lot, et parveniez à détecter avec vos super-pouvoirs des tares morales qui échappent au commun des mortels

)
La preuve : dès que vous vous mettez à parler de sexualité, même sous un autre nom, on sait tout de suite que c'est vous.
Ça prouve quoi ? Uniquement que j'ai un style, des préoccupations et des idées suffisamment singulières pour qu'on ne s'y trompe pas
Après, on peut aussi choisir d'estimer que le racisme n'est pas en soi un effet délétère d'une erreur de jugement, mais que seul est un "effet délétère" le fait d'agresser les chinois ou les noirs dans la rue. À moi il me semble qu'une telle façon de voir les choses sert surtout à considérer que ce sont toujours d'autres qui font mal mais jamais soi, pour n'avoir rien changer à ses habitudes.
(ne pas tuer les gens, c'est facile. changer ses habitudes, ça ça demande du boulot).
Sauf que le racisme (au sens populaire du terme) est une disposition ou inclination à agir d'une certaine façon immorale (agresser les chinois ou les noirs dans la rue par exemple), et c'est en cela, et uniquement en cela, que le racisme est immoral. Se masturber c'est une disposition ou une inclination à quoi ?...
Dans le sens plus précis de croyance en l'existence de races chez l'être humain et en la supériorité de certaines races sur d'autres au plan mental, moral ou physique, le racisme n'est pas immoral, il est tout simplement erroné et idiot.