L'arbre de la connaissance du bien et du mal

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par Xavi » jeu. 16 avr. 2026, 11:00

Bonjour à chaque lecteur,

Manger quelque chose, c’est le mettre en soi-même, à l’intérieur de soi.

Or, la vraie connaissance c’est un partage avec un autre que soi et non une solitude infinie de chacun parce que ce serait seulement au fond de soi-même que le bien ou le mal pourraient être connus. C’est la grande illusion du libre examen de penser que la conscience individuelle est la source suprême de la connaissance.

La vraie connaissance n’existe que dans une communion d’amour avec un autre.

L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par florence_yvonne » mer. 15 avr. 2026, 19:18

Genèse 2
8 Puis l'Eternel Dieu planta un jardin en Eden, du côté de l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait formé.
9 L'Eternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal

Genèse 2
15 L'Eternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Eden pour le cultiver et pour le garder.
16 L'Eternel Dieu donna cet ordre à l'homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin;
17 mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras

Genèse 3
4 Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point;
5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.
6 La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea.…

Donc, Dieu plante un arbre dont le fruit ouvre l'intelligence, pourquoi interdire à Adam d'en manger ? parce que le savoir le rendrait égal aux Dieux ?

Genèse 3
22 L'Eternel Dieu dit: Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement.

Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par Ombiace » lun. 24 févr. 2025, 13:22

Xavi a écrit : lun. 24 févr. 2025, 13:02 Peut-être devriez-vous ouvrir un sujet distinct.
Entendu, merci Xavi

Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par Xavi » lun. 24 févr. 2025, 13:02

Désolé, mais je ne comprends pas votre questionnement, ni quelle autre manière de concevoir le « oui » à Dieu y serait suggéré. Mon sentiment à vous lire est la perplexité. Peut-être devriez-vous ouvrir un sujet distinct.

Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par Ombiace » lun. 24 févr. 2025, 12:46

Merci pour votre réponse structurée, cher Xavi
Xavi a écrit : lun. 24 févr. 2025, 12:01 Vous avez raison de citer l’engagement personnel individuel de la Sainte Vierge, « souveraine de son destin ».
Je ne suis pas sûr, mais en y réfléchissant, une hypothèse m'est venue, en considération aussi de la citation suivante :
Xavi a écrit : lun. 24 févr. 2025, 12:01 Vous vous demandez cependant « Quelle valeur a le "oui" de mariés (individualités propres) auxquels on a prédestiné le partenaire ? ».
, que vous avez comprise comme un souci de relier le créé et l'incréé.
Or, je me proposais de vous aiguiller d'abord sur la relation de couple, je me serais trop peu attardé pour le faire comprendre.

Voici donc l'hypothèse :
Marie aurait pu, à son époque, marquée par le patriarcat, avoir été accordée en mariage sans avoir été consultée sur ses aspirations en terme de choix de conjoint, au motif, bancal mais plausible, qu'elle serait une héritière du choix peccamineux d'Eve, en tant que femme. L'esprit de la loi du Talion aurait fait le reste, façonnant cette culture

Hypothétique également, mais plausible aussi à mes yeux, l'abstinence qu'ont maintenue les époux pourrait avoir eu pour origine ou être soutenue, en vertu du caractère "bancal" de cette culture, précisément, ainsi que Joseph aurait pu l'admettre, puisqu'il nous est dit qu'il était juste, et que précisément, c'est à une dénonciation de son épouse, d'un esprit voisin du Talion, qu'il refusa de se livrer

De cet engagement conjugal revisité avec cette hypothèse, découle peut-être une autre manière de concevoir le "oui" à Dieu.
Quel est votre sentiment sur la question, svp ?

Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par Xavi » lun. 24 févr. 2025, 12:01

Bonjour Ombiace,

Il me semble que vous avez bien compris la difficulté qu’il y a, pour un individu seul, de faire le bien, dès lors qu’il n’est pas uni à son Créateur. Inversement, il n’y a, en effet, aucune valeur ajoutée si un « oui » à l'unité émane de deux parties déjà unies.

Vous avez raison de citer l’engagement personnel individuel de la Sainte Vierge, « souveraine de son destin ».

Avec Didyme, nous avons essayé de méditer cette difficulté en considérant la place essentielle de l’arbre de la connaissance du bien et du mal pour comprendre cette difficulté.

C’est précisément le partage dans la confiance du fruit de cet arbre, sans le prendre pour le mettre en soi, qui pouvait réaliser l’union non encore réalisée entre l'incréé et le créé qui est advenu par une séparation voulue par Dieu pour faire exister un autre que Lui-même.

Pour qu’il y ait un « autre », créé directement par Dieu, il y a nécessairement séparation, sinon vous n’avez pas vraiment un autre, mais seulement une excroissance du même. Dieu a vraiment créé et ce créé est un « individu » séparé, non uni.

Cependant, ce créé, dont l’humain est le but et le sommet, est invité à une union d’amour avec son Créateur.

Mais, parce qu’il est « autre », le créé reçoit cette liberté essentielle de pouvoir choisir de vivre ou non de l’amour qui lui est offert. L’arbre de la connaissance lui permettait ce choix entre une connaissance partagée et une connaissance mangée (appropriée en soi).

Là, dans la confiance en la parole de Dieu qui l’avertissait « si tu manges, tu mourras (tu perdras la vie qui est amour) », l’humain pouvait accéder à la vie de la communion d’amour de Dieu.

Là, l’individualité solitaire du créé se serait unie à l’unité incréée et l’Incarnation de Dieu se serait pleinement réalisée.

Mais, le choix fut contraire et l’humain s’est séparé de la vie de Dieu.

Dieu ne nous a cependant pas abandonné et s’est fait homme lui-même pour refaire ce choix de la vie et permettre à toute l’humanité de le refaire par Lui, avec Lui et en Lui.

Vous vous demandez cependant « Quelle valeur a le "oui" de mariés (individualités propres) auxquels on a prédestiné le partenaire ? ».

On peut dire, en effet, que Dieu est notre « partenaire prédestiné » et que nous sommes des « individualités propres ».

À cet égard, la valeur du « oui » est cependant bien essentielle et infiniment grande car la prédestination n’est qu’une offre que nous pouvons refuser et que nous sommes libres de choisir ou non.

Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par Ombiace » lun. 24 févr. 2025, 6:31

Xavi a écrit : jeu. 13 févr. 2025, 12:27 Bonjour à chaque lecteur qui vient creuser avec nous ce sujet essentiel mais difficile.

@Didyme[/i]

Merci Didyme pour vos multiples réflexions de ce 12 février qui me semblent justes et d'une belle qualité éclairante.

Vous mettez bien en lumière que Dieu ne crée pas le mal, mais qu’il le permet.

Vous rappelez aussi avec justesse que l’humain ne peut pas faire le bien seul par ses propres forces.

À cet égard, l’arbre de la connaissance du bien et du mal permettait un choix libre parfait, car il unissait la liberté et la possibilité de s'unir à Dieu pour l’humain qui pouvait choisir par sa propre volonté et ses propres forces de « manger ou ne pas manger » mais en choisissant la confiance à la parole d’un autre, le Créateur, et une connaissance par le partage dans l’amour plutôt que dans une appropriation en soi, il pouvait ainsi unir sa propre volonté et ses propres forces à celles du Créateur, unir le créé et l'incréé.

Didyme a écrit : mer. 12 févr. 2025, 23:58 Le premier Adam, c'est-à-dire l'homme créé, l'homme seul, non encore uni à Dieu pouvait-il de ses propres forces faire le "oui" à Dieu ? Ce qui est manquant en soi-même pouvait-il de lui-même s'unir au Dieu infini ?

Et s'il y était parvenu, en avait-il les épaules pour ne pas s'y perdre (maturité, humilité, connaissance, etc.) ?
Bien sûr que non !

C’est parce que c’est impossible pour le créé que Dieu l’a placé devant l’arbre de la connaissance du bien et du mal avec la liberté de pouvoir choisir ou non la communion et l’amour, car ce choix avait cette qualité nécessaire de pouvoir unir le créé à son Créateur.

En choisissant de faire confiance et ne pas manger le fruit de cet arbre pour mettre la connaissance du bien et du mal en lui-même au lieu de la partager, l’humain aurait ainsi uni sa propre volonté et ses propres forces à celles de son Créateur.

Ainsi, le choix de l’amour aurait inclus nécessairement en lui-même l’union à Dieu.

Seul le choix différent s’est retrouvé réalisé sans être uni à Dieu.

Didyme a écrit : mer. 12 févr. 2025, 23:58 Cette démarche, bien que souhaitable, n'était-elle pas vouée à l'échec ?
Bien sûr que oui !

Sans l’union à Dieu que l’arbre de la connaissance du bien et du mal rendait possible, le créé était incapable de vivre de la vie d’amour de Dieu, comme il en avait été averti.

Didyme a écrit : mer. 12 févr. 2025, 23:58 Ne fallait-il pas nécessairement que Dieu s'incarne et accomplisse ainsi l'union, accomplisse ce "oui" que l'homme ne pouvait faire seul ?
Ce "oui" ne pouvant être fait dans la séparation, l'individualité solitaire mais dans l'unité de l'incarnation. C'est un "oui" d'unité (l'unité du créé et de l'incréé) et non un "oui" individuel (du créé seul). Le seul "oui" authentique, vivant, incarné et porteur d'une valeur. La réalité de Dieu étant l'unité.
Bien sûr encore !

Et cette incarnation n’a pas commencé après le choix originel d’Adam et Ève, mais dès le premier jour de la Création quand le Fils s’est fait lumière pour toute la création des cieux et de la terre, comme le résume le début de l’Évangile de saint Jean lorsqu'il nous éclaire le début du livre de la Genèse.

L’incarnation dans le sein de la Vierge Marie n’est pas le début mais le sommet de cette incarnation sans laquelle le partage de vie voulu par Dieu n’aurait pas été possible.

Au pied de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, l'humain aurait pu éviter le chaos et s’unir pleinement à son Créateur pour partager la vie d’amour qui lui était offerte.

Merci Didyme !
Bonjour Xavi,

Je viens de prendre connaissance de vos derniers échanges, mais j'ai peine à me situer dans ce "Bien sûr encore" que j'ai mis en gras.

Pouvez vous, svp, m'expliquer ce qui suit ?
Dans ce que votre interlocuteur disait, il m'a semblé qu'il oppose : "individualité" solitaire, et unité de l'incarnation.

A mes yeux, en effet, l'incarnation en Jésus réalise le "oui" de l'unité, en sa qualité d'incarnation de l'incréé dans le créé, bien sûr, mais pourquoi pas justement aussi dans la séparation individuelle ?

Ce qui m'échappe, c'est :
"Quelle valeur aurait un "oui" entre 2 parties déjà unies ?"

En transposant, ma question pourrait aussi être :
"Quelle valeur a le "oui" de mariés (individualités propres) auxquels on a prédestiné le partenaire ?
Le "oui" de la Vierge Marie n'a t il pas d'autant plus de valeur qu'il constitue l' engagement (le don de l' individualité, justement) d'une personne, .. bien individuelle, ou encore, je dirais : souveraine sur son destin ?

Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par Fée Violine » sam. 15 févr. 2025, 17:01

Oui, Adam et Eve étaient des homo sapiens, donc avec le même cerveau que nous. Moins encombré de connaissances certes, mais beaucoup moins pollué (par le péché et par les innombrables sources de pollution de la vie moderne).

Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par Trinité » jeu. 13 févr. 2025, 22:04

En effet, cela va dans le sens de votre conception de l'homme , qui serait beaucoup plus contemporaine,( si j'ose dire) ,et de ce fait doté au moins des mêmes capacités que les notres

Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par Xavi » jeu. 13 févr. 2025, 18:35

Bonjour Trinité,

Je ne pense pas du tout que la capacité intellectuelle d’Adam et Ève était moindre que la nôtre. Bien au contraire, le péché et notre séparation de Dieu ont nettement diminué notre intelligence du réel.

Vous avez certes raison de penser que « dans le cadre de l'évolution, il est évident que les capacités intellectuelles humaines, ont énormément progressé », mais cette évolution pendant des milliards d’années avec des primates, des australopithèques, des homo habilis, me semblent avoir largement précédé la création d’Adam et Ève par laquelle Dieu a créé, dans le cours de l’histoire concrète, un être radicalement nouveau ayant une nature unique corporelle et spirituelle, sans pareil dans toute la création.

Il a fallu des milliards d’années pour façonner le corps humain (et donc son cerveau et ses capacités), mais la création des êtres à l’image de Dieu que nous sommes est toute récente à l’échelle cosmique et ne s’est produite que lorsque notre corps et notre intelligence terrestre étaient devenus adaptés à la liberté, à l’amour et à la responsabilité.

Lorsque l’on découvre aujourd’hui la qualité intellectuelle et littéraire chez les Sumériens ancêtres d’Abraham, on peut s’éviter une forme d’orgueil de l’homme contemporain qui prend trop vite et à tort les anciens pour des êtres intellectuellement inférieurs. Ce n'est pas le cas.

Faisons attention, une fois encore, à la tentation, répétée à plusieurs reprises dans ce fil, de mettre en doute la pleine responsabilité d’Adam et Ève que vous mettez ici en question avec un doute sur leur capacité intellectuelle à pouvoir choisir librement et en parfaite connaissance de cause la confiance et l’amour qui ouvrent la participation à la vie d’amour de Dieu.

Cette capacité était parfaite car leur création était « très bonne ».

Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par Trinité » jeu. 13 févr. 2025, 13:43

Bonjour à tous;
Cher Xavi;

Je me faisais cette réflexion que l'homme premier Adam et( Eve) , avait sans doute une capacité intellectuelle , bien inférieure à la notre, car dans le cadre de l'évolution, il est évident que les capacités intellectuelles humaines, ont énormément progressées.

Dans ces conditions, on peut se poser la question de savoir comment a pu se poser ce problème de choix...

Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par Xavi » jeu. 13 févr. 2025, 12:27

Bonjour à chaque lecteur qui vient creuser avec nous ce sujet essentiel mais difficile.

@ Cmoi

Vous n’avez pas à vous excuser ! Merci, au contraire, pour vos efforts et votre participation précieuse.

@Didyme

Merci Didyme pour vos multiples réflexions de ce 12 février qui me semblent justes et d'une belle qualité éclairante.

Vous mettez bien en lumière que Dieu ne crée pas le mal, mais qu’il le permet.

Vous rappelez aussi avec justesse que l’humain ne peut pas faire le bien seul par ses propres forces.

À cet égard, l’arbre de la connaissance du bien et du mal permettait un choix libre parfait, car il unissait la liberté et la possibilité de s'unir à Dieu pour l’humain qui pouvait choisir par sa propre volonté et ses propres forces de « manger ou ne pas manger » mais en choisissant la confiance à la parole d’un autre, le Créateur, et une connaissance par le partage dans l’amour plutôt que dans une appropriation en soi, il pouvait ainsi unir sa propre volonté et ses propres forces à celles du Créateur, unir le créé et l'incréé.

Didyme a écrit : mer. 12 févr. 2025, 23:58 Le premier Adam, c'est-à-dire l'homme créé, l'homme seul, non encore uni à Dieu pouvait-il de ses propres forces faire le "oui" à Dieu ? Ce qui est manquant en soi-même pouvait-il de lui-même s'unir au Dieu infini ?

Et s'il y était parvenu, en avait-il les épaules pour ne pas s'y perdre (maturité, humilité, connaissance, etc.) ?
Bien sûr que non !

C’est parce que c’est impossible pour le créé que Dieu l’a placé devant l’arbre de la connaissance du bien et du mal avec la liberté de pouvoir choisir ou non la communion et l’amour, car ce choix avait cette qualité nécessaire de pouvoir unir le créé à son Créateur.

En choisissant de faire confiance et ne pas manger le fruit de cet arbre pour mettre la connaissance du bien et du mal en lui-même au lieu de la partager, l’humain aurait ainsi uni sa propre volonté et ses propres forces à celles de son Créateur.

Ainsi, le choix de l’amour aurait inclus nécessairement en lui-même l’union à Dieu.

Seul le choix différent s’est retrouvé réalisé sans être uni à Dieu.

Didyme a écrit : mer. 12 févr. 2025, 23:58 Cette démarche, bien que souhaitable, n'était-elle pas vouée à l'échec ?
Bien sûr que oui !

Sans l’union à Dieu que l’arbre de la connaissance du bien et du mal rendait possible, le créé était incapable de vivre de la vie d’amour de Dieu, comme il en avait été averti.

Didyme a écrit : mer. 12 févr. 2025, 23:58 Ne fallait-il pas nécessairement que Dieu s'incarne et accomplisse ainsi l'union, accomplisse ce "oui" que l'homme ne pouvait faire seul ?
Ce "oui" ne pouvant être fait dans la séparation, l'individualité solitaire mais dans l'unité de l'incarnation. C'est un "oui" d'unité (l'unité du créé et de l'incréé) et non un "oui" individuel (du créé seul). Le seul "oui" authentique, vivant, incarné et porteur d'une valeur. La réalité de Dieu étant l'unité.
Bien sûr encore !

Et cette incarnation n’a pas commencé après le choix originel d’Adam et Ève, mais dès le premier jour de la Création quand le Fils s’est fait lumière pour toute la création des cieux et de la terre, comme le résume le début de l’Évangile de saint Jean lorsqu'il nous éclaire le début du livre de la Genèse.

L’incarnation dans le sein de la Vierge Marie n’est pas le début mais le sommet de cette incarnation sans laquelle le partage de vie voulu par Dieu n’aurait pas été possible.

Au pied de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, l'humain aurait pu éviter le chaos et s’unir pleinement à son Créateur pour partager la vie d’amour qui lui était offerte.

Merci Didyme !

Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par cmoi » jeu. 13 févr. 2025, 7:21

Xavi a écrit : mar. 11 févr. 2025, 18:09 Bonjour à chacun,

Les observations de Cmoi sur le doute et la frayeur concernent notre situation après le péché originel, ce qui n’est pas le sujet de ce fil, ni de mes messages dans ce fil qui concerne la situation d’Adam et Ève avant le péché originel en présence de l’arbre de la connaissance du bien et du mal dans le jardin d’Eden.

Sur ce point, j’ai l’impression que la même difficulté revient à plusieurs reprises sous des aspects différents avec, cette fois, l’allégation d’une absence ou d’un silence de Dieu qui me semblent, une fois encore, suggérer que la chute aurait été inévitable, avec toujours l’idée sous-jacente que Dieu lui-même aurait ainsi voulu et causé la chute.

Nous savons pourtant tous qu’il n’en est pas ainsi.
En effet il n'en est pas ainsi.
Toutefois il y a un vrai malentendu car je répondais à Didyme selon son hypothèse que le péché n'aurait pas été commis et avant que Dieu ne revienne.
Ainsi j'écrivais :
cmoi a écrit : dim. 09 févr. 2025, 3:57 Il me semble que si nous avions réussi l'épreuve, nous serions restés dans le doute jusqu'à la venue de Dieu qui nous l'aurait confirmé…
Pour préciser mieux ma pensée par la suite : quand non seulement Dieu se cache, mais que sa grâce aussi, la foi peut et même doit si elle est pure, s’interroger sur elle-même, si la volonté est toujours de faire celle de Dieu. C’est là le fruit d’une frayeur où s’accomplit l’amour, et qui n’est pas la crainte de Dieu.

Mais je n'avais ni n'ai l'intention d'intervenir dans votre échange, juste d'apporter une précision aussi je m'éclipse. en vous priant tous deux de m'excuser

Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par Didyme » mer. 12 févr. 2025, 23:58

Xavi a écrit : mar. 11 févr. 2025, 18:09 Sur ce point, j’ai l’impression que la même difficulté revient à plusieurs reprises sous des aspects différents avec, cette fois, l’allégation d’une absence ou d’un silence de Dieu qui me semblent, une fois encore, suggérer que la chute aurait été inévitable, avec toujours l’idée sous-jacente que Dieu lui-même aurait ainsi voulu et causé la chute.
Je dirais plutôt que Dieu l'aurait permise.
Il me semble communément admis que Dieu permet nos chutes (sinon nous ne pourrions chuter), et pas seulement pour une question de liberté. Mais aussi parce que selon notre disposition, une chute avec ce qu'elle a d'humiliant et de confrontant peut nous être utile pour nous tourner vers Dieu.
Pour autant, en vient-on à dire que Dieu en est la cause ?
Comme dit Cmoi, Dieu éprouve certes mais il ne tente pas. S'il tentait alors certainement en serait-il la cause indirecte.
Car s'il n'était pas permis au serpent de tenter Ève alors il est évident que cela ne se serait pas produit. Mais qu'il lui soit permis rend-il Dieu responsable du mal ?


Le fait est que la créature est autre que Dieu, elle n'a pas ses perfections en elle-même. Et ceci peut avoir certaines implications.

Xavi a écrit :
Didyme a écrit : lun. 10 févr. 2025, 21:26 Qu'aurait pu penser une créature réussissant à ne pas céder à la tentation sans Dieu, Dieu étant ici absent ?
…je parle ici du cas d'une réussite, d'une obéissance par soi-même, sans Dieu .
…Sommes-nous capables de faire le bien sans Dieu, par nous-même ?
Car la véritable question ici c'est bien celle-là.
Certes, le récit de la Genèse ne mentionne aucune manifestation matérielle de Dieu lors du choix originel lui-même, mais Sa présence spirituelle demeurait cependant accessible dans la confiance et l’amour et sa parole restait présente dans la mémoire d’Adam et Ève.

Adam et Ève n’étaient pas « seuls » (dans le sens qu’il leur aurait manqué la présence de Dieu pour pouvoir choisir) mais il leur restait à choisir la communion d’amour de Dieu par la confiance et l’amour.

La responsabilité d’Adam et Ève dans leur acte leur incombe pleinement et Dieu a tout fait pour qu’ils puissent choisir et agir dans les conditions les plus parfaites.

Pour ce choix et au moment de ce choix, il était certainement nécessaire que la présence de Dieu soit adaptée à leur liberté. À cet égard, on peut penser que la perfection du choix a impliqué un certain retrait à l’image du retrait des eaux du dessous lors du troisième jour de la création, par lequel l’univers physique et matériel a été créé. Il y a un retrait qui crée du matériel le troisième jour et un autre qui crée de la liberté ouvrant un accès possible à l’amour dans le jardin d’Eden, mais ce n’est pas une absence.
Quand je parle d'absence il n'est évidemment pas question d'une absence concrète, objective mais d'une absence subjective pour Adam et Ève.
Que Dieu soit véritablement absent poserait de gros problèmes théologiques quant à son omniprésence et ce n'est évidemment pas dans ce sens que je l'entends.
C'est davantage dans le sens d'un retrait comme vous dites, d'un silence.

Que signifie concrètement cette absence ici ? N'est-ce pas remettre l'homme à ses seules forces ?
Bien que je sois d'accord sur le fait que Dieu ne soit pas véritablement absent, tout le récit de la chute met pourtant clairement en relief l'idée d'une absence, et même d'une sorte de séparation où chacun "vit sa vie" de son côté sans apparemment savoir ce que fait l'autre (même s'il s'agit évidemment d'une allégorie).
J'insiste sur le fait que cet aspect n'est certainement pas anecdotique et a un sens particulier.

Je veux bien que Dieu se soit mis en retrait pour créer de la liberté mais quelles sont les implications, les conséquences concrètes de ce retrait pour l'homme ?

Xavi a écrit :Cette expression de faire « mourir notre volonté propre, le moi » me semble ambigüe.

Dieu ne veut pas notre mort, ni donc la mort de notre moi ou de notre volonté propre. Il ne veut pas des serviteurs soumis mais des amis.

Celui qui aime, aime aligner sa volonté sur la volonté de celui qui est aimé.

Lorsque Jésus dit à son Père « Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux », il le dit dans un amour éternel qui l’unit au Père.
Comme je l'ai précisé, il s'agit de faire mourir une volonté propre, sans Dieu, centrée sur soi, l'orgueil, l'amour-propre narcissique. Et non pas notre volonté qui fait de nous des personnes.

Je crois qu'il s'agit ici d'un faux débat que j'ai peut-être maladroitement initié :oops:

Xavi a écrit :
Didyme a écrit : lun. 10 févr. 2025, 21:26 La créature ne devait-elle pas faire l'expérience de sa condition, de sa dépendance à Dieu ainsi que la Vérité sur le bien dont elle n'est pas le principe en tant que créature ?
Ici encore, on ne peut que se répéter en présence d’une allégation de plus selon laquelle la créature « devait » faire l’expérience du péché originel. Et, si elle devait, elle n’en serait donc pas responsable car c’est Dieu lui-même qui l’aurait créée ainsi et donc en assumerait la responsabilité.

Un tel raisonnement est faussé et rejoint tous ceux qui tentent vainement de faire de Dieu le créateur du mal.
Dieu ne veut pas la chute mais le créé étant le créé, le créé n'étant pas l'incréé, il est confronté à certaines lois. Or, bien qu'il ne veuille pas la chute, Dieu ne peut pas faire que le créé ne soit pas le créé, que le créé soit l'incréé. Sans quoi il n'y aurait plus un ordre des choses mais la réalité absolue serait le chaos.
Aussi, Dieu permet-il l'inévitable chute du créé afin de permettre l'union véritable, l'amour véritable. Et ceci par l'incarnation, incarnation qui n'est pas "en conséquence de" mais qui était déjà prévue avant la fondation du monde (1 Pierre 1:18-20).

Le créé ne peut pas être l'incréé, ne peut pas se maintenir dans le bien incréé, avoir les vertus du bien incréé, s'unir au bien incréé de ses propres forces.
Or, c'est comme si Dieu avait demandé au créé une démarche que seul peut accomplir l'incréé : un acte d'amour parfait, un "oui" total, absolu. Et ceci non pas pour le pousser à la faute mais parce que c'est tout simplement nécessaire à la nature de l'Amour.


Le créé n'est pas mauvais, il est même bon par Dieu. Simplement le créé n'est pas l'incréé.
Et Dieu en créant n'a pas créé le mal. Ce que Dieu créé est nécessairement bon de par sa nature. Ce n'est pas de ce que Dieu donne que le mal émerge.
Mais c'est de lui-même, et donc sans Dieu, que le créé produit le mal. Et si c'est sans Dieu alors ce n'est pas par Dieu.
Ce qui témoigne justement à quel point Dieu est étranger au mal.
Mais le créé n'est-il alors pas vraiment responsable de sa chute ? C'est tout le contraire car on voit que c'est justement par lui-seul qu'il chute.

Xavi a écrit :
Didyme a écrit : lun. 10 févr. 2025, 21:26 Avant le péché originel, peut-être l'homme est-il capable de se maintenir dans le bien alors qu'après, il ne le peut plus sans la grâce ?
Avant le péché originel, il ne s’agit pas encore de se « maintenir ». Tout n’est pas encore achevé. Il reste la contribution essentielle qui incombe à l’humain s’il veut entrer dans la communion d’amour de la vie de Dieu : choisir la confiance et l’amour.
Le premier Adam, c'est-à-dire l'homme créé, l'homme seul, non encore uni à Dieu pouvait-il de ses propres forces faire le "oui" à Dieu ? Ce qui est manquant en soi-même pouvait-il de lui-même s'unir au Dieu infini ?

Cette démarche, bien que souhaitable, n'était-elle pas vouée à l'échec ?
Et s'il y était parvenu, en avait-il les épaules pour ne pas s'y perdre (maturité, humilité, connaissance, etc.) ?

Ne fallait-il pas nécessairement que Dieu s'incarne et accomplisse ainsi l'union, accomplisse ce "oui" que l'homme ne pouvait faire seul ?
Ce "oui" ne pouvant être fait dans la séparation, l'individualité solitaire mais dans l'unité de l'incarnation. C'est un "oui" d'unité (l'unité du créé et de l'incréé) et non un "oui" individuel (du créé seul). Le seul "oui" authentique, vivant, incarné et porteur d'une valeur. La réalité de Dieu étant l'unité.
Incarnation où le Christ accompli l'homme, le mène à sa fin, accompli la justice et dont la vie terrestre est toute "oui".
"Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi." (Jean 12:32)
Élevé de la terre, le Christ tire les hommes de leur "non" et les attire vers le "oui" qu'il incarne.
Ainsi Dieu est-il aussi l'alpha et l'omega, celui qui est le "oui" originel (en créant), le premier pas de l'union (le pas de Dieu), et le "oui" final par l'incarnation (le pas de l'homme).
Ainsi tout revient à Dieu, tout est don.
"C'est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses."(Romains 11:36)


Le mal, la chute ne sont pas nécessaires en soi, Dieu n'est pas obligé de créer, de créer une nature raisonnable dotée de volonté. Il le fait par libéralité.
Pour reprendre un texte que l'on m'avait cité pour une autre raison « Si quelqu'un … dit que Dieu n'a pas créé par une volonté libre de toute nécessité, mais aussi nécessairement qu'il s'aime lui-même … qu'il soit anathème. » (Vatican I, Dei Filius, cinquième canon du chapitre 1).
Rien n'est nécessaire à Dieu.
Mais le créé est soumis à un tas de nécessités.
Et par l'incarnation et la croix, Dieu a assumé la création.

Tout cela, l'histoire de la création ne résulte pas d'un défaut "de conception", c'est juste l'ordre des choses.
Et on voit tout l'amour de Dieu pour nous en ce que sa volonté de nous créer lui a coûté, et qui ne résulte pas d'une contrainte (de notre chute évitable) mais qui est assumé dès l’origine.
"Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous."(Romains 5:8)

La création n'est pas juste un acte anodin et peu engageant pour Dieu.



NB : j'ai conscience que c'est particulier comme approche et tenez bien compte que ce n’est qu'une réflexion personnelle.
Mais j'ai l'impression que derrière mes maladresses il y a quelque chose à creuser quelque part là-dedans.
Mais peut-être que j'ai absolument tout faux et je veux bien l'accepter.

Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

par Xavi » mar. 11 févr. 2025, 18:09

Bonjour à chacun,

Les observations de Cmoi sur le doute et la frayeur concernent notre situation après le péché originel, ce qui n’est pas le sujet de ce fil, ni de mes messages dans ce fil qui concerne la situation d’Adam et Ève avant le péché originel en présence de l’arbre de la connaissance du bien et du mal dans le jardin d’Eden.

Sur ce point, j’ai l’impression que la même difficulté revient à plusieurs reprises sous des aspects différents avec, cette fois, l’allégation d’une absence ou d’un silence de Dieu qui me semblent, une fois encore, suggérer que la chute aurait été inévitable, avec toujours l’idée sous-jacente que Dieu lui-même aurait ainsi voulu et causé la chute.

Nous savons pourtant tous qu’il n’en est pas ainsi.

Didyme a écrit : lun. 10 févr. 2025, 21:26 Qu'aurait pu penser une créature réussissant à ne pas céder à la tentation sans Dieu, Dieu étant ici absent ?
…je parle ici du cas d'une réussite, d'une obéissance par soi-même, sans Dieu .
…Sommes-nous capables de faire le bien sans Dieu, par nous-même ?
Car la véritable question ici c'est bien celle-là.
Certes, le récit de la Genèse ne mentionne aucune manifestation matérielle de Dieu lors du choix originel lui-même, mais Sa présence spirituelle demeurait cependant accessible dans la confiance et l’amour et sa parole restait présente dans la mémoire d’Adam et Ève.

Adam et Ève n’étaient pas « seuls » (dans le sens qu’il leur aurait manqué la présence de Dieu pour pouvoir choisir) mais il leur restait à choisir la communion d’amour de Dieu par la confiance et l’amour.

La responsabilité d’Adam et Ève dans leur acte leur incombe pleinement et Dieu a tout fait pour qu’ils puissent choisir et agir dans les conditions les plus parfaites.

Pour ce choix et au moment de ce choix, il était certainement nécessaire que la présence de Dieu soit adaptée à leur liberté. À cet égard, on peut penser que la perfection du choix a impliqué un certain retrait à l’image du retrait des eaux du dessous lors du troisième jour de la création, par lequel l’univers physique et matériel a été créé. Il y a un retrait qui crée du matériel le troisième jour et un autre qui crée de la liberté ouvrant un accès possible à l’amour dans le jardin d’Eden, mais ce n’est pas une absence.

Dans le jardin d’Eden, il n’était pas encore être question d’une « nuit de la foi » qui suppose d’abord un choix de la foi qu’Adam et Ève n’ont pas fait. À cet égard, après le péché originel, nous savons qu’en ce monde, la marque du péché impose un combat qui peut parfois nous plonger dans l’obscurité.

Didyme a écrit : lun. 10 févr. 2025, 21:26 Une volonté propre est certes bonne mais si unie à la volonté divine.
Il faut bien reconnaître que nous sommes appelés à faire mourir notre volonté propre, le moi. La volonté propre, sans Dieu, est une forme d'amour propre, d'orgueil, ce qui est condamné. Et ce qui conduit au péché.
Cette expression de faire « mourir notre volonté propre, le moi » me semble ambigüe.

Dieu ne veut pas notre mort, ni donc la mort de notre moi ou de notre volonté propre. Il ne veut pas des serviteurs soumis mais des amis.

Celui qui aime, aime aligner sa volonté sur la volonté de celui qui est aimé.

Lorsque Jésus dit à son Père « Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux », il le dit dans un amour éternel qui l’unit au Père.

Hélas, notre volonté actuelle est blessée et obscurcie par le péché originel, mais elle est invitée aujourd’hui à se convertir pour adhérer pleinement à la volonté divine. La situation sans péché d’Adam et Ève était tout autre.

Didyme a écrit : lun. 10 févr. 2025, 21:26 La créature ne devait-elle pas faire l'expérience de sa condition, de sa dépendance à Dieu ainsi que la Vérité sur le bien dont elle n'est pas le principe en tant que créature ?
Ici encore, on ne peut que se répéter en présence d’une allégation de plus selon laquelle la créature « devait » faire l’expérience du péché originel. Et, si elle devait, elle n’en serait donc pas responsable car c’est Dieu lui-même qui l’aurait créée ainsi et donc en assumerait la responsabilité.

Un tel raisonnement est faussé et rejoint tous ceux qui tentent vainement de faire de Dieu le créateur du mal.

Vous le constatez d’ailleurs vous-même :
Didyme a écrit : lun. 10 févr. 2025, 21:26 En s'absentant, Dieu n'allait-il pas effectivement causer indirectement la chute ?
Faire de la chute un moyen d'apprentissage, une étape pour la réussite, n'est-ce pas faire du péché une nécessité ? Belle ironie ici quand je pense à quel point j'ai combattu l'idée précédemment. :/ :zut: :oops:
En effet.

Didyme a écrit : lun. 10 févr. 2025, 21:26 Peut-être la créature peut-elle faire le bien sans Dieu, de par les qualités dont Dieu lui a fait don.
Oui, sauf que ce n’est pas « sans Dieu »

Didyme a écrit : lun. 10 févr. 2025, 21:26 Comment acquérir l'humilité, qualité indispensable à la vie de Dieu ?
Peut-on l'acquérir sans connaissance de sa faiblesse, de sa condition, de sa finitude, de ses limites ?
Et comment d'ailleurs acquérir la connaissance de ces dernières ?
Tout cela nous était offert gratuitement et efficacement par l’arbre de la connaissance du bien et du mal et l’invitation à la confiance et l’amour qu’il rendait présente avec une parfaite connaissance du fait que manger de son fruit pour se l’approprier en soi était et reste toujours un chemin de mort.

De cette manière, cet arbre nous donnait d’acquérir l’humilité et de connaître les limites positives qui permettent l’amour partagé.

Didyme a écrit : lun. 10 févr. 2025, 21:26 Quelque part, je pense au cas de Marie qui bien que n'ayant pas chutée, est toute humilité. Comme Adam et Ève elle était sans péché, sans péché originel et a pourtant réussi à dire "oui" à Dieu et à demeurer dans l'humilité.
Pourtant, est-ce tout à fait comparable ? Car il me semble que Dieu ne s'est jamais fait absent pour Marie et l'a soutenue d'une grâce particulière.
Et Marie, bien qu'étant sans péché, vit dans un environnement où le péché existe et peut faire l'expérience de ses conséquences.
Oui, il en est bien ainsi dans l’environnement après le péché originel comme vous l’observez de manière pertinente.

Didyme a écrit : lun. 10 févr. 2025, 21:26 Peut-être la distinction à faire et que j'ai oublié, c'est l'état d'avant et après péché originel.
En effet, et c’est (et reste) une difficulté récurrente.

Didyme a écrit : lun. 10 févr. 2025, 21:26 Avant le péché originel, peut-être l'homme est-il capable de se maintenir dans le bien alors qu'après, il ne le peut plus sans la grâce ?
Avant le péché originel, il ne s’agit pas encore de se « maintenir ». Tout n’est pas encore achevé. Il reste la contribution essentielle qui incombe à l’humain s’il veut entrer dans la communion d’amour de la vie de Dieu : choisir la confiance et l’amour.

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