par muirgheal » mar. 04 mai 2010, 11:20
papillon a écrit :
je trouve cette façon de voir les choses très étrange. Je ne vois pas comment on peut "compartimenter" la vie ainsi, comment il peut y avoir une première place, une deuxième, une troisième etc, Dieu d'un côté, le mari de l'autre.
La vie est un tout, l'amour est un tout, la foi est un tout. Je ne sais si je peux m'expliquer clairement, voyez-vous il y a des soirs où les mots ne viennent pas aussi facilement, et ce soir en est un.
Bref, enfin, ce que je veux dire, c'est que Dieu, je le vois dans mon conjoint, dans mes amis, dans mes relations de travail, ma famille etc.
J'essaie d'appliquer les enseignements du Christ (amour, compassion, charité, don de soi, pardon) dans tous les contacts humains que la vie m'apporte, dans les actes que je dois poser, les décisions que je dois prendre. Pour moi, c'est ça suivre le Christ. En fait, étrangement, pour Le suivre, il suffit de Le mettre dans son coeur et de L'emporter avec soi partout où l'on va

.
En ce sens, oui, on peut dire qu'Il a la première place, mais que personne n'est en deuxième, puisqu'Il habite également tous ceux qu'on côtoie.
Oui c'est dans ce sens là que je voulais dire "accorder la première place à Dieu". Appliquer les enseignements de Dieu sans l'aide de l'Esprit Saint, sans avoir toujours une pensée pour Dieu et avoir le Christ dans son coeur est très difficile.
Je ne veux pas non plus accabler cette personne qui, comme dit Griffon, a le mérite de faire quelque chose et qui est aussi fort sympathique, d'après ce que vous dites.
Néanmoins je trouve quand même que le discours est tordu et très manipulateur, et qu'on peut aussi être manipulateur avec les meilleures intentions du monde.
La tournure de phrase tend à faire porter aux autres (ami, mari, famille, possessions matérielles) l'odieux d'une éventuelle idolâtrie alors qu'en fait, ce problème, si tant est qu'il soit nôtre, n'émanant pas d'eux mais de nous, ne se règlera pas en laissant ces pauvres bougres derrière pour "suivre Dieu" mais plutôt en changeant le regard qu'on leur porte, et en leur donnant ce qu'ils méritent. Suivre Dieu, c'est Le voir dans ses frères. Si je fais de mon conjoint une idole qui m'éloigne de Dieu, j'avilis mon conjoint , et je pêche par défaut d'amour à son endroit.
Si en plus je lui en fait porter le poids en me détournant de lui, je pêche doublement.
Je trouve enfin très malsain de mettre ainsi en opposition Dieu et "les autres". C'est peut-être pas l'intention de cette personne qui vous invite si habilement à sa convivence mais la formulation de son discours le laisse entendre.
Comme je le disais peut-être ai-je mal interprété, peut-être ai-je été "brusquée" par ce que j'ai entendu. Je pense comme vous, je dois voir Dieu dans mon mari, mes enfants, mes amis ... Je pars du principe que avec l'aide de Dieu, j'aurai une attitude plus remplie d'amour, de tendresse ... vis-à-vis de mon mari, qui n'a pas la foi comme je l'ai. Et avec le temps, peut-être que mon mari s'intéressera à la religion, à la foi et il se convertira peut-être. Dans mon cas précis, je suis convaincue que si j'applique à la lettre le message entendu, si je lui dis "je dois suivre l'appel de Dieu" et partir en retraite du vendredi soir au dimanche fin d'après-midi, ça serait très mal perçu.
Bon, pour ce qui est de cette "convivence" de fin de semaine, c'est vrai aussi que je ne suis pas très portée sur les "dévotions". J'affectionne plus particulièrement la théorie appliquée, dans la vraie vie. (je ne nie toutefois pas les mérites et l'utilité des retraites, par exemple).
Quoi qu'il en soit, j'ai un principe général, simpliste j'en conviens, mais aussi très pratique et utile qui peut s'appliquer à la religion comme à toute chose dans la vie: Trop, c'est comme pas assez...
En fait c'est une sorte de retraite.
Si je pose ces questions, et je remercie ceux qui y ont répondu, c'est que j'ai "rencontré" Dieu cet automne. Je souhaite suite à ça grandir dans la foi et la connaissance de Dieu. Je me suis renseignée de mon côté, j'ai rencontré le prêtre de ma paroisse et je suis les catéchèses de la paroisse. Mais tout celà est nouveau pour moi, je suis une recommençante et nouvelle convertie. Je souhaite intégrer dans ma vie les "dévotions" car ça me "parle", et comme vous arriver à suivre du mieux possible l'enseignement du Christ dans ma vie, de la manière dont vous l'avez si bien décrit. Seule, c'est difficile et j'ai pris conscience de l'importance d'y être aidée et guidée. Mais je me demande si j'ai fait le bon choix. Si non, je ne sais pas vers qui je pourrais alors me tourner. Plus j'avance ici, plus je me dis que dans ma situation personnelle, ça risque d'être très difficile de poursuivre sans mettre mon couple en difficulté (et je suis persuadée que ce n'est pas ce que Dieu me demande). N'ayant dans mon entourage aucun catholique pratiquant, seule avec ma foi, j'ai besoin de l'appui d'autres personnes pratiquantes, mais dans l'amour du Christ et le respect et l'amour de ma famille. Et je me demande si c'est vraiment ce qu'ils peuvent m'apporter. J'espère que oui malgré tout.
[quote="papillon"]
je trouve cette façon de voir les choses très étrange. Je ne vois pas comment on peut "compartimenter" la vie ainsi, comment il peut y avoir une première place, une deuxième, une troisième etc, Dieu d'un côté, le mari de l'autre.
La vie est un tout, l'amour est un tout, la foi est un tout. Je ne sais si je peux m'expliquer clairement, voyez-vous il y a des soirs où les mots ne viennent pas aussi facilement, et ce soir en est un.
Bref, enfin, ce que je veux dire, c'est que Dieu, je le vois dans mon conjoint, dans mes amis, dans mes relations de travail, ma famille etc.
J'essaie d'appliquer les enseignements du Christ (amour, compassion, charité, don de soi, pardon) dans tous les contacts humains que la vie m'apporte, dans les actes que je dois poser, les décisions que je dois prendre. Pour moi, c'est ça suivre le Christ. En fait, étrangement, pour Le suivre, il suffit de Le mettre dans son coeur et de L'emporter avec soi partout où l'on va :-D.
En ce sens, oui, on peut dire qu'Il a la première place, mais que personne n'est en deuxième, puisqu'Il habite également tous ceux qu'on côtoie.[/quote]
Oui c'est dans ce sens là que je voulais dire "accorder la première place à Dieu". Appliquer les enseignements de Dieu sans l'aide de l'Esprit Saint, sans avoir toujours une pensée pour Dieu et avoir le Christ dans son coeur est très difficile.
[quote]Je ne veux pas non plus accabler cette personne qui, comme dit Griffon, a le mérite de faire quelque chose et qui est aussi fort sympathique, d'après ce que vous dites.
Néanmoins je trouve quand même que le discours est tordu et très manipulateur, et qu'on peut aussi être manipulateur avec les meilleures intentions du monde.
La tournure de phrase tend à faire porter aux autres (ami, mari, famille, possessions matérielles) l'odieux d'une éventuelle idolâtrie alors qu'en fait, ce problème, si tant est qu'il soit nôtre, n'émanant pas d'eux mais de nous, ne se règlera pas en laissant ces pauvres bougres derrière pour "suivre Dieu" mais plutôt en changeant le regard qu'on leur porte, et en leur donnant ce qu'ils méritent. Suivre Dieu, c'est Le voir dans ses frères. Si [u]je[/u] fais de mon conjoint une idole qui m'éloigne de Dieu, j'avilis mon conjoint , et je pêche par défaut d'amour à son endroit.
Si en plus je lui en fait porter le poids en me détournant de lui, je pêche doublement.
Je trouve enfin très malsain de mettre ainsi en opposition Dieu et "les autres". C'est peut-être pas l'intention de cette personne qui vous invite si habilement à sa convivence mais la formulation de son discours le laisse entendre.[/quote]
Comme je le disais peut-être ai-je mal interprété, peut-être ai-je été "brusquée" par ce que j'ai entendu. Je pense comme vous, je dois voir Dieu dans mon mari, mes enfants, mes amis ... Je pars du principe que avec l'aide de Dieu, j'aurai une attitude plus remplie d'amour, de tendresse ... vis-à-vis de mon mari, qui n'a pas la foi comme je l'ai. Et avec le temps, peut-être que mon mari s'intéressera à la religion, à la foi et il se convertira peut-être. Dans mon cas précis, je suis convaincue que si j'applique à la lettre le message entendu, si je lui dis "je dois suivre l'appel de Dieu" et partir en retraite du vendredi soir au dimanche fin d'après-midi, ça serait très mal perçu.
[quote]Bon, pour ce qui est de cette "convivence" de fin de semaine, c'est vrai aussi que je ne suis pas très portée sur les "dévotions". J'affectionne plus particulièrement la théorie appliquée, dans la vraie vie. (je ne nie toutefois pas les mérites et l'utilité des retraites, par exemple).
Quoi qu'il en soit, j'ai un principe général, simpliste j'en conviens, mais aussi très pratique et utile qui peut s'appliquer à la religion comme à toute chose dans la vie: [i]Trop, c'est comme pas assez...[/i][/quote]
En fait c'est une sorte de retraite.
Si je pose ces questions, et je remercie ceux qui y ont répondu, c'est que j'ai "rencontré" Dieu cet automne. Je souhaite suite à ça grandir dans la foi et la connaissance de Dieu. Je me suis renseignée de mon côté, j'ai rencontré le prêtre de ma paroisse et je suis les catéchèses de la paroisse. Mais tout celà est nouveau pour moi, je suis une recommençante et nouvelle convertie. Je souhaite intégrer dans ma vie les "dévotions" car ça me "parle", et comme vous arriver à suivre du mieux possible l'enseignement du Christ dans ma vie, de la manière dont vous l'avez si bien décrit. Seule, c'est difficile et j'ai pris conscience de l'importance d'y être aidée et guidée. Mais je me demande si j'ai fait le bon choix. Si non, je ne sais pas vers qui je pourrais alors me tourner. Plus j'avance ici, plus je me dis que dans ma situation personnelle, ça risque d'être très difficile de poursuivre sans mettre mon couple en difficulté (et je suis persuadée que ce n'est pas ce que Dieu me demande). N'ayant dans mon entourage aucun catholique pratiquant, seule avec ma foi, j'ai besoin de l'appui d'autres personnes pratiquantes, mais dans l'amour du Christ et le respect et l'amour de ma famille. Et je me demande si c'est vraiment ce qu'ils peuvent m'apporter. J'espère que oui malgré tout.