par papillon » jeu. 15 juil. 2010, 6:51
ataraxie a écrit :P.S. Votre citation de Mendel de Rimanov ne serait-elle pas plus puissante en ces termes: "Puissé-je aimer le pire des hommes aussi tendrement que Dieu aime le meilleur."

Merci pour vos bons mots, ataraxie.
Pour ce qui est de la citation, présentée de cette manière, elle peut sembler plus puissante (dans le sens de l'envergure des aspirations qu'elle exprime) mais je crois qu'elle pose un problème majeur: elle laisse entendre d'une part qu'on pourrait (ou souhaiterait) dépasser l'amour de Dieu, ce qui est évidemment impossible, en aimant le pire des hommes comme Lui aime le meilleur, et d'autre part elle laisse aussi entendre que Dieu aime davantage le meilleur des hommes qu'il n'aime le pire, ce qui est faux.
En fait, l'amour de Dieu est infini, infini pour le meilleur des hommes comme pour le pire, et de ce fait, il ne peut en aimer un plus que l'autre, parce que son amour n'a pas de limites.
Je crois que c'est ce que voulait relever Mendel de Rimanov, la grandeur de l'amour de Dieu, auquel on ne peut qu'aspirer, en tant qu'êtres humains, sans pouvoir l'atteindre. Notre amour est limité, sélectif, entravé par tant de choses, conditionnel à tant d'autres, faussé par l'égo.
Conscients de nos limites, nous ne pouvons que souhaiter de tout notre coeur arriver un jour à aimer le plus aimable des hommes aussi tendrement que Dieu, Lui, aime
aussi le pire d'entre eux.
La réflexion de Mendel de Rimanov, telle que je la comprends, en est une d'humilité et d'amour pour Dieu et pour ses frères, et n'est pas tournée vers lui-même.
Bonne journée à vous

[quote="ataraxie"]P.S. Votre citation de Mendel de Rimanov ne serait-elle pas plus puissante en ces termes: "Puissé-je aimer le pire des hommes aussi tendrement que Dieu aime le meilleur." ;)[/quote]
Merci pour vos bons mots, ataraxie.
Pour ce qui est de la citation, présentée de cette manière, elle peut sembler plus puissante (dans le sens de l'envergure des aspirations qu'elle exprime) mais je crois qu'elle pose un problème majeur: elle laisse entendre d'une part qu'on pourrait (ou souhaiterait) dépasser l'amour de Dieu, ce qui est évidemment impossible, en aimant le pire des hommes comme Lui aime le meilleur, et d'autre part elle laisse aussi entendre que Dieu aime davantage le meilleur des hommes qu'il n'aime le pire, ce qui est faux.
En fait, l'amour de Dieu est infini, infini pour le meilleur des hommes comme pour le pire, et de ce fait, il ne peut en aimer un plus que l'autre, parce que son amour n'a pas de limites.
Je crois que c'est ce que voulait relever Mendel de Rimanov, la grandeur de l'amour de Dieu, auquel on ne peut qu'aspirer, en tant qu'êtres humains, sans pouvoir l'atteindre. Notre amour est limité, sélectif, entravé par tant de choses, conditionnel à tant d'autres, faussé par l'égo.
Conscients de nos limites, nous ne pouvons que souhaiter de tout notre coeur arriver un jour à aimer le plus aimable des hommes aussi tendrement que Dieu, Lui, aime [u]aussi[/u] le pire d'entre eux.
La réflexion de Mendel de Rimanov, telle que je la comprends, en est une d'humilité et d'amour pour Dieu et pour ses frères, et n'est pas tournée vers lui-même.
Bonne journée à vous :)