par lmx » mer. 15 sept. 2010, 14:21
La physique c'est la science de la mesure écrivait Lord Kelvin (physicien britannique), ce qui veut dire qu'elle quantifie, mesure, découvre, analyse des causalités physiques qui parfois deviennent des lois, mais tout ça selon des modèles mathématiques qui déterminent partiellement le résultat si bien que selon Eddington , les modèles sont comme des filets de pêche qui vont pouvoir prendre tel ou tel type de poisson dans leur filet suivant leur calibre.
C'est pourquoi selon Popper, le propre d'une véritable théorie scientifique c'est d'être réfutable.
D'autre part, puisque la physique est la science de la mesure, elle est la science de ce qu'il y a de plus superficielle dans la substance. Et le drame du scientisme c'est qu'en évacuant le métaphysique, c'est à dire l'essence des choses, il réduit la réalité à du physique, à un amas de particules , à un système de loi, à un mécanisme aveugle dénué de sens.
Tout ceci portant bien sûr des conséquences terribles sur notre manière d'habiter et de pensée le monde. On entendait déjà Pascal à son époque ressentir un malaise face "au silence éternel de ses grands espaces".
L'autre drame du scientisme c'est aussi son effet débilitant sur la pensée, et c'est le combat qu'il mène contre toute pensée qui n'utilise pas de mesures et d'instruments de calculs en lui refusant toute possibilité de dire le vrai.
Vous n'avez pas de preuve ? alors ça ne vaut rien. D'où je crois le dépit de Heidegger face à la science, ou une certaine manière de concevoir la science, comme si le champ du réel était limitée par ce que des instruments peuvent percevoir.
Mais le chrétien voit dans les choses plus que des produits de l'évolution, plus que des amas de particules, et dans les phénomènes humains comme l'amour plus que des réactions chimiques.
C'est donc beaucoup de bruit pour rien.
voici la réponse en anglais de Stephen Barr prof de physique
http://www.firstthings.com/onthesquare/ ... g-universe
extraits :
Physics, by its very nature, cannot answer these questions. And the funny thing is that Hawking himself is perfectly aware of this. Indeed, he said it himself in a previous book! In A Brief History of Time, Hawking observed—quite correctly—that any theory of physics is “just a set of rules and equations.” And he asked, “What is it that breathes fire into the equations and makes a universe for them to describe? The usual approach of science of constructing a mathematical model cannot answer the question of why there should be a universe for the model to describe.” (Here he was using the word “universe” to mean what I called the “system of universes”: the entirety of physical reality described by the laws of physics.
Physics scenarios and theories are merely mathematical stories. They may be fictional or describe some reality. And just as the words of a book by themselves can’t tell you whether it’s fact or fiction—let alone have the power to make the world they describe real—so with the equations of a physics scenario. As Hawking once understood, equations may turn out to be an accurate description of some reality, but cannot not confer reality on the things they describe.
La physique c'est la science de la mesure écrivait Lord Kelvin (physicien britannique), ce qui veut dire qu'elle quantifie, mesure, découvre, analyse des causalités physiques qui parfois deviennent des lois, mais tout ça selon des modèles mathématiques qui déterminent partiellement le résultat si bien que selon Eddington , les modèles sont comme des filets de pêche qui vont pouvoir prendre tel ou tel type de poisson dans leur filet suivant leur calibre.
C'est pourquoi selon Popper, le propre d'une véritable théorie scientifique c'est d'être réfutable.
D'autre part, puisque la physique est la science de la mesure, elle est la science de ce qu'il y a de plus superficielle dans la substance. Et le drame du scientisme c'est qu'en évacuant le métaphysique, c'est à dire l'essence des choses, il réduit la réalité à du physique, à un amas de particules , à un système de loi, à un mécanisme aveugle dénué de sens.
Tout ceci portant bien sûr des conséquences terribles sur notre manière d'habiter et de pensée le monde. On entendait déjà Pascal à son époque ressentir un malaise face "au silence éternel de ses grands espaces".
L'autre drame du scientisme c'est aussi son effet débilitant sur la pensée, et c'est le combat qu'il mène contre toute pensée qui n'utilise pas de mesures et d'instruments de calculs en lui refusant toute possibilité de dire le vrai.
Vous n'avez pas de preuve ? alors ça ne vaut rien. D'où je crois le dépit de Heidegger face à la science, ou une certaine manière de concevoir la science, comme si le champ du réel était limitée par ce que des instruments peuvent percevoir.
Mais le chrétien voit dans les choses plus que des produits de l'évolution, plus que des amas de particules, et dans les phénomènes humains comme l'amour plus que des réactions chimiques.
C'est donc beaucoup de bruit pour rien.
voici la réponse en anglais de Stephen Barr prof de physique
http://www.firstthings.com/onthesquare/2010/09/much-ado-about-ldquonothingrdquo-stephen-hawking-and-the-self-creating-universe
extraits :
[i]Physics, by its very nature, cannot answer these questions. And the funny thing is that Hawking himself is perfectly aware of this. Indeed, he said it himself in a previous book! In A Brief History of Time, Hawking observed—quite correctly—that any theory of physics is “just a set of rules and equations.” And he asked, “What is it that breathes fire into the equations and makes a universe for them to describe? The usual approach of science of constructing a mathematical model cannot answer the question of why there should be a universe for the model to describe.” (Here he was using the word “universe” to mean what I called the “system of universes”: the entirety of physical reality described by the laws of physics.
Physics scenarios and theories are merely mathematical stories. They may be fictional or describe some reality. And just as the words of a book by themselves can’t tell you whether it’s fact or fiction—let alone have the power to make the world they describe real—so with the equations of a physics scenario. As Hawking once understood, equations may turn out to be an accurate description of some reality, but cannot not confer reality on the things they describe.
[/i]