par muirgheal » jeu. 22 sept. 2011, 13:34
Bonjour à tous,
J'ai été voir ce prêtre qui a une soixantaine d'années, et le contact s'est bien passé. Mais je sens que ce sera différent. Si le Seigneur me remet entre ses mains, c'est que c'est cette personne qu'il me faut, c'est lui qui sera sans doute le plus à même de m'aider maintenant.
Je me suis retrouvée au pied du mur, mais pas abandonnée non plus. Il m'a conseillé un autre prêtre et celui-ci, sans hésiter a tout de suite accepté de m'accompagner. J'ai même le choix de la fréquence de nos rendez-vous ...
Ceci dit, plusieurs choses m'ont fait souffrir de cette situation : mettre ma confiance en quelqu'un d'autre, ce prêtre qui m'accompagnait connait mon passé (qui continue malgré tout à conditionner mon présent), et il me connait bien également. Il m'a par conséquent toujours donné les conseils appropriés (que ce soit certaines choses de ma vie, mais bien évidemment surtout pour ma vie spirituelle).
Comme je l'ai expliqué, je ne remet pas en cause la décision de l'évêque, même si c'est ce que je faisait au début. j'ai décidé, lorsque j'ai repris le chemin de l'Eglise, de faire confiance à l'Eglise et donc au pape, aux évêques et aux prêtres.
J'ai eu beaucoup de mal à l'accepter, mais c'est ainsi. Et ça m'a forcé à analyser cette situation : pourquoi cette souffrance en moi. J'ai pu donc aborder ce problème sous un autre angle.
Comme dit Griffon, le fait de se voir régulièrement, d'ouvrir son âme, les défenses sont abaissées, et finalement, il peut bien y avoir un risque. Si un jeune prêtre séduisant reçoit régulièrement en entretien en tête-à-tête, dans une maison vide, une jeune femme séduisante, avec ses problèmes, ses attentes, et le besoin de son aide, ça peut être risqué finalement. Risque de tentation peut-être. Mais surtout risque d'attachement.
Lorsqu'on veut vivre selon la volonté de Dieu, être chaste (en action et en pensée), tout cela peut se mettre en place de manière inconsciente. On rejette toute idée d'attirance ou d'attachement, car cela ne peut être. Il ne peut y avoir aucune attirance, ni aucun attachement entre un prêtre et une femme mariée. Donc on l'enfouit dans un coin de sa tête et on ne s'attache qu'aux conseils spirituels qui portent leurs fruits. Et cela est dangereux.
Je ne m'en rendais pas compte, mais je me suis trop attachée à ce prêtre et je pense que lui aussi s'est fort attaché à moi. Avec le recul, des détails, des choses qu'il m'a dites me le font penser.
Ca me confirme dans l'idée que je dois faire confiance à l'Eglise, que l'évêque a vu juste en demandant à plusieurs jeunes prêtres de ne plus faire d'accompagnement de jeunes femmes. Cela me coûte, mais protéger les prêtres de ces attachements (et/ou des tentations) est beaucoup plus important. Et je rends grâce au Seigneur de tout ça.
Cordialement,
Bonjour à tous,
J'ai été voir ce prêtre qui a une soixantaine d'années, et le contact s'est bien passé. Mais je sens que ce sera différent. Si le Seigneur me remet entre ses mains, c'est que c'est cette personne qu'il me faut, c'est lui qui sera sans doute le plus à même de m'aider maintenant.
Je me suis retrouvée au pied du mur, mais pas abandonnée non plus. Il m'a conseillé un autre prêtre et celui-ci, sans hésiter a tout de suite accepté de m'accompagner. J'ai même le choix de la fréquence de nos rendez-vous ...
Ceci dit, plusieurs choses m'ont fait souffrir de cette situation : mettre ma confiance en quelqu'un d'autre, ce prêtre qui m'accompagnait connait mon passé (qui continue malgré tout à conditionner mon présent), et il me connait bien également. Il m'a par conséquent toujours donné les conseils appropriés (que ce soit certaines choses de ma vie, mais bien évidemment surtout pour ma vie spirituelle).
Comme je l'ai expliqué, je ne remet pas en cause la décision de l'évêque, même si c'est ce que je faisait au début. j'ai décidé, lorsque j'ai repris le chemin de l'Eglise, de faire confiance à l'Eglise et donc au pape, aux évêques et aux prêtres.
J'ai eu beaucoup de mal à l'accepter, mais c'est ainsi. Et ça m'a forcé à analyser cette situation : pourquoi cette souffrance en moi. J'ai pu donc aborder ce problème sous un autre angle.
Comme dit Griffon, le fait de se voir régulièrement, d'ouvrir son âme, les défenses sont abaissées, et finalement, il peut bien y avoir un risque. Si un jeune prêtre séduisant reçoit régulièrement en entretien en tête-à-tête, dans une maison vide, une jeune femme séduisante, avec ses problèmes, ses attentes, et le besoin de son aide, ça peut être risqué finalement. Risque de tentation peut-être. Mais surtout risque d'attachement.
Lorsqu'on veut vivre selon la volonté de Dieu, être chaste (en action et en pensée), tout cela peut se mettre en place de manière inconsciente. On rejette toute idée d'attirance ou d'attachement, car cela ne peut être. Il ne peut y avoir aucune attirance, ni aucun attachement entre un prêtre et une femme mariée. Donc on l'enfouit dans un coin de sa tête et on ne s'attache qu'aux conseils spirituels qui portent leurs fruits. Et cela est dangereux.
Je ne m'en rendais pas compte, mais je me suis trop attachée à ce prêtre et je pense que lui aussi s'est fort attaché à moi. Avec le recul, des détails, des choses qu'il m'a dites me le font penser.
Ca me confirme dans l'idée que je dois faire confiance à l'Eglise, que l'évêque a vu juste en demandant à plusieurs jeunes prêtres de ne plus faire d'accompagnement de jeunes femmes. Cela me coûte, mais protéger les prêtres de ces attachements (et/ou des tentations) est beaucoup plus important. Et je rends grâce au Seigneur de tout ça.
Cordialement,