par salésienne05 » dim. 09 sept. 2012, 22:53
Merci Etienne
L'Amour des ennemis passe par la certitude que tout homme est fils d'un même Père, créateur du Ciel et de la Terre, de l'univers visible et invisible. L'Amour chrétien s'enracine en Dieu, et commence par la réformation de nous-mêmes, dans l'humilité qui nous fait voir tels que nous sommes. L'Amour des ennemis, ce n'est pas "ressentir que l'on aime" (bien que souvent, la grâce nous y fait parvenir), c'est aimer l'ennemi car cet ennemi est porteur du Christ, car cet ennemi Dieu a donné sa vie une fois pour tout pour lui, car cet ennemi le Seigneur nous
commande de l'aimer.
Aimer l'ennemi, c'est commencer par la bienveillance envers tout homme, envers chacun, quel qu'il soit, quoi qu'il ait fait. La bienveillance se manifeste souvent par du silence et la prière. Ne pas médire, ne pas raconter à tout un chacun ce que l'autre a fait, ou nous a fait, ou pire ce qu'il "pourrait faire". Saint François de Sales dit que la médisance commet trois meurtres. Et de fait, lorsqu'un ennemi est à aimer car cela nous est commandé par le Seigneur, la première chose à se dire, c'est que le Seigneur a donné sa vie pour cet ennemi, que cet ennemi vivra peut-être une conversion telle qu'il sera un jour plus saint que nous ne le serons jamais, et que nous pouvons l'aimer avec l'aide de Dieu. Notre ennemi est porteur du même péché originel que nous, et nous sommes lui et moi les débiteurs du Seigneur éternellement. Et nous, qui avons la chance d'être catholiques, nous sommes encore plus débiteurs du Seigneur que les autres : nous sommes catholiques par grâce, et pour la plupart d'entre nous dans nos pays de culture catholique même pas par choix. Et quand bien même nous serions catholiques par choix, nous restons les débiteurs de Dieu qui nous a aimé le premier, qui nous a personnellement appelé, et qui est mort sur la croix pour chacun d'entre nous.
Contempler ce grand Mystère de l'Mour absolu de Dieu m'interdit de ne pas aimer mon ennemi. Car qui suis-je moi pour que Dieu soit mort sur la Croix pour moi ?
Mais sans la grâce agissante de Dieu, cet amour des ennemis n'est pas pensable. "Ce qui est fou aux yeux du monde, voilà ce qui est sage aux yeux de Dieu".
Fraternellement.
Cécile
Merci Etienne :)
L'Amour des ennemis passe par la certitude que tout homme est fils d'un même Père, créateur du Ciel et de la Terre, de l'univers visible et invisible. L'Amour chrétien s'enracine en Dieu, et commence par la réformation de nous-mêmes, dans l'humilité qui nous fait voir tels que nous sommes. L'Amour des ennemis, ce n'est pas "ressentir que l'on aime" (bien que souvent, la grâce nous y fait parvenir), c'est aimer l'ennemi car cet ennemi est porteur du Christ, car cet ennemi Dieu a donné sa vie une fois pour tout pour lui, car cet ennemi le Seigneur nous [u]commande[/u] de l'aimer.
Aimer l'ennemi, c'est commencer par la bienveillance envers tout homme, envers chacun, quel qu'il soit, quoi qu'il ait fait. La bienveillance se manifeste souvent par du silence et la prière. Ne pas médire, ne pas raconter à tout un chacun ce que l'autre a fait, ou nous a fait, ou pire ce qu'il "pourrait faire". Saint François de Sales dit que la médisance commet trois meurtres. Et de fait, lorsqu'un ennemi est à aimer car cela nous est commandé par le Seigneur, la première chose à se dire, c'est que le Seigneur a donné sa vie pour cet ennemi, que cet ennemi vivra peut-être une conversion telle qu'il sera un jour plus saint que nous ne le serons jamais, et que nous pouvons l'aimer avec l'aide de Dieu. Notre ennemi est porteur du même péché originel que nous, et nous sommes lui et moi les débiteurs du Seigneur éternellement. Et nous, qui avons la chance d'être catholiques, nous sommes encore plus débiteurs du Seigneur que les autres : nous sommes catholiques par grâce, et pour la plupart d'entre nous dans nos pays de culture catholique même pas par choix. Et quand bien même nous serions catholiques par choix, nous restons les débiteurs de Dieu qui nous a aimé le premier, qui nous a personnellement appelé, et qui est mort sur la croix pour chacun d'entre nous.
Contempler ce grand Mystère de l'Mour absolu de Dieu m'interdit de ne pas aimer mon ennemi. Car qui suis-je moi pour que Dieu soit mort sur la Croix pour moi ?
Mais sans la grâce agissante de Dieu, cet amour des ennemis n'est pas pensable. "Ce qui est fou aux yeux du monde, voilà ce qui est sage aux yeux de Dieu".
Fraternellement.
Cécile