par etienne lorant » mar. 05 févr. 2013, 15:36
Longue homélie du Pape à l'occasion de la fête de la vie consacrée - "Ne vous joignez pas aux prophètes de malheur"
Premièrement, je vous invite à nourrir votre foi, une foi capable d’éclairer votre vocation. Je vous exhorte pour cela à faire mémoire, comme dans un pèlerinage intérieur, de ce « premier amour» avec lequel le Seigneur Jésus-Christ a réchauffé vos cœurs, non pas dans un esprit nostalgique, mais pour nourrir cette flamme. Pour cela, il faut être avec Lui, dans le silence de l'adoration; et ainsi réveiller le désir et la joie de partager sa vie et ses choix, d’obéir à la foi, de partager la béatitude des pauvres, d’être radical dans l'amour. En partant sans cesse de cette rencontre d'amour, vous quittez tout pour être avec Lui et pour vous mettre, comme Lui, au service de Dieu et du prochain (cf. Exhortation apostolique Vie Consacrée, 1).
Deuxièmement je vous invite à une foi qui sache reconnaître la sagesse de la faiblesse. Dans les joies et les peines du temps présent, quand la dureté et le poids de la croix se font sentir, ne doutez pas que la kénose du Christ est déjà la victoire pascale. C’est précisément dans les limites et dans la faiblesse humaine que nous sommes appelés à vivre à l’image du Christ, dans une tension totalisante qui, dans la mesure du possible, anticipe dans le temps la perfection eschatologique (ibid., 16). Dans les sociétés de l'efficacité et de la réussite, votre vie marquée par l’aspect « minoritaire » et par la faiblesse des petits, par cette empathie avec ceux qui n’ont pas la parole, devient un signe évangélique de contradiction.
Enfin, je vous invite à renouveler la foi qui fait de vous des pèlerins vers l’avenir. De par sa nature même, la vie consacrée est un pèlerinage de l'esprit, à la recherche d'un Visage qui tantôt se manifeste tantôt se voile, « Faciem tuam, Domine, requiram» (Ps 26,8). Que ceci soit le désir constant de votre cœur, le critère fondamental qui guide votre chemin, tant dans les petits pas quotidiens que dans les décisions plus importantes.
Ne vous joignez pas aux prophètes de malheur qui proclament la fin ou le non sens de la vie consacrée dans l'Eglise d’aujourd’hui; mais revêtez-vous plutôt de Jésus-Christ et prenez les armes de la lumière - selon l'exhortation de saint Paul (cf. Rm 13.11 à 14) - en restant éveillés et vigilants. Saint Chromace d'Aquilée écrit ceci : « Puisse le Seigneur éloigner de nous ce péril, afin que jamais nous ne nous laissions alourdir par le sommeil de l'infidélité; mais qu'il nous accorde sa grâce et sa miséricorde, afin que nous puissions toujours veiller en lui restant fidèles. Car notre loyauté peut veiller en Jésus-Christ » (Sermon 32, 4).
Texte complet sous le spoiler:
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- http://www.zenit.org/fr/articles/vie-co ... de-malheur
Longue homélie du Pape à l'occasion de la fête de la vie consacrée - "Ne vous joignez pas aux prophètes de malheur"
Premièrement, je vous invite à nourrir votre foi, une foi capable d’éclairer votre vocation. Je vous exhorte pour cela à faire mémoire, comme dans un pèlerinage intérieur, de ce « premier amour» avec lequel le Seigneur Jésus-Christ a réchauffé vos cœurs, non pas dans un esprit nostalgique, mais pour nourrir cette flamme. Pour cela, il faut être avec Lui, dans le silence de l'adoration; et ainsi réveiller le désir et la joie de partager sa vie et ses choix, d’obéir à la foi, de partager la béatitude des pauvres, d’être radical dans l'amour. En partant sans cesse de cette rencontre d'amour, vous quittez tout pour être avec Lui et pour vous mettre, comme Lui, au service de Dieu et du prochain (cf. Exhortation apostolique Vie Consacrée, 1).
Deuxièmement je vous invite à une foi qui sache reconnaître la sagesse de la faiblesse. Dans les joies et les peines du temps présent, quand la dureté et le poids de la croix se font sentir, ne doutez pas que la kénose du Christ est déjà la victoire pascale. C’est précisément dans les limites et dans la faiblesse humaine que nous sommes appelés à vivre à l’image du Christ, dans une tension totalisante qui, dans la mesure du possible, anticipe dans le temps la perfection eschatologique (ibid., 16). Dans les sociétés de l'efficacité et de la réussite, votre vie marquée par l’aspect « minoritaire » et par la faiblesse des petits, par cette empathie avec ceux qui n’ont pas la parole, devient un signe évangélique de contradiction.
Enfin, je vous invite à renouveler la foi qui fait de vous des pèlerins vers l’avenir. De par sa nature même, la vie consacrée est un pèlerinage de l'esprit, à la recherche d'un Visage qui tantôt se manifeste tantôt se voile, « Faciem tuam, Domine, requiram» (Ps 26,8). Que ceci soit le désir constant de votre cœur, le critère fondamental qui guide votre chemin, tant dans les petits pas quotidiens que dans les décisions plus importantes.
Ne vous joignez pas aux prophètes de malheur qui proclament la fin ou le non sens de la vie consacrée dans l'Eglise d’aujourd’hui; mais revêtez-vous plutôt de Jésus-Christ et prenez les armes de la lumière - selon l'exhortation de saint Paul (cf. Rm 13.11 à 14) - en restant éveillés et vigilants. Saint Chromace d'Aquilée écrit ceci : « Puisse le Seigneur éloigner de nous ce péril, afin que jamais nous ne nous laissions alourdir par le sommeil de l'infidélité; mais qu'il nous accorde sa grâce et sa miséricorde, afin que nous puissions toujours veiller en lui restant fidèles. Car notre loyauté peut veiller en Jésus-Christ » (Sermon 32, 4).
Texte complet sous le spoiler:
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