Bénédiction lors de la communion

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Re: Bénédiction lors de la communion

par Olivier JC » mar. 22 avr. 2008, 0:39

Quoique la dernière fois que je suis allé me faire bénir le prêtre a pensé que j'étais un catéchumène.
Ce qui montre pourquoi il vaut mieux éviter cette pratique, à mon avis. Le croisement des bras sur la poitrine est un geste liturgique qui est en quelque sorte l'équivalent du départ des catéchumènes au début de la messe des fidèles, il y a bien longtemps.

Un catéchumène ne peut pas communier. Il est donc légitime qu'il s'approche de S. Sacrement et reçoive une bénédiction particulière.

Un fidèle baptisé, lui, peut choisir de ne pas communier :
1. S'il est en état de péché mortel : dans ce cas, qu'il fasse comme le publicain en restant au fond de l'Eglise en signe de pénitence autant que de respect envers le S. Sacrement ;
2. Si c'est parce qu'il n'en a pas envie : la liturgie n'est pas au service des desideratas des fidèles. Un fidèle qui n'a pas envie de communier, quelle qu'en soit la raison, ferait bien mieux de rester à sa place.

Enfin, ce n'est que mon avis...

Il n'y a qu'une seule manière d'avoir de saintes messes :
1. Respecter scrupuleusement les normes liturgiques ;
2. Prier.
Sinon, vous pourrez rajouter tout ce que vous voulez comme fioritures, ce sera comme la Loi que ne vivifie pas l'Esprit.

+

Re: Bénédiction lors de la communion

par Boris » mer. 23 janv. 2008, 18:06

Théophane a écrit :Merci Boris pour ces précisions.

Par contre, je voudrais réagir à ce qu'a écrit Jean. Je ne trouve pas que la communion quotidienne soit excessive, du moment qu'on est en état de grâce, c'est-à-dire en ayant recours à la confession chaque semaine.

Communier quotidiennement est encouragé par l'Église (c'est du moins ce que l'on fait dans l'Opus Dei et dans d'autres mouvements catholiques). Et si nous sommes si faibles que nous retombons souvent dans nos erreurs, nous pouvons très bien nous confesser deux fois par semaines.
Absolument !
La communion ne peut aller qu'avec la confession.
Communier trop souvent est un péché : c'est signé son "arrêt de mort", cela sous-entend l'absence de confession.
Mais communier tous les jours et se confesser presque aussi souvent n'est pas communier TROP souvent.
In Ecclesia de Eucharistia, Jean-Paul II, 2003, a écrit :
CHAPITRE IV

L'EUCHARISTIE ET LA COMMUNION ECCLÉSIALE
35. Toutefois, la célébration de l'Eucharistie ne peut pas être le point de départ de la communion, qu'elle présuppose comme existante, pour ensuite la consolider et la porter à sa perfection. Le Sacrement exprime ce lien de communion d'une part dans sa dimension invisible qui, dans le Christ, par l'action de l'Esprit Saint, nous lie au Père et entre nous, d'autre part dans sa dimension visible qui implique la communion dans la doctrine des Apôtres, dans les sacrements et dans l'ordre hiérarchique. Le rapport étroit qui existe entre les éléments invisibles et les éléments visibles de la communion ecclésiale est constitutif de l'Église comme Sacrement du salut.71 C'est seulement dans ce contexte qu'il y a la célébration légitime de l'Eucharistie et la véritable participation à ce Sacrement. Il en résulte une exigence intrinsèque à l'Eucharistie: qu'elle soit célébrée dans la communion et, concrètement, dans l'intégrité des conditions requises.

36. La communion invisible, tout en étant par nature toujours en croissance, suppose la vie de la grâce, par laquelle nous sommes rendus « participants de la nature divine » (2 P 1, 4), et la pratique des vertus de foi, d'espérance et de charité. En effet, c'est seulement ainsi que s'établit une vraie communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. La foi ne suffit pas; il convient aussi de persévérer dans la grâce sanctifiante et dans la charité, en demeurant au sein de l'Église « de corps » et « de cœur »; 72 il faut donc, pour le dire avec les paroles de saint Paul, « la foi opérant par la charité » (Ga 5, 6).

Le respect de la totalité des liens invisibles est un devoir moral strict pour le chrétien qui veut participer pleinement à l'Eucharistie en communiant au corps et au sang du Christ. Le même Apôtre rappelle ce devoir au fidèle par l'avertissement: « Que chacun, donc, s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe » (1 Co 11, 28). Avec toute la force de son éloquence, saint Jean Chrysostome exhortait les fidèles: « Moi aussi, j'élève la voix, je supplie, je prie et je vous supplie de ne pas vous approcher de cette table sainte avec une conscience souillée et corrompue. Une telle attitude en effet ne s'appellera jamais communion, même si nous recevions mille fois le corps du Seigneur, mais plutôt condamnation, tourment et accroissement des châtiments ».73

Dans cette même perspective, le Catéchisme de l'Église catholique établit à juste titre: « Celui qui est conscient d'un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d'accéder à la communion ».74 Je désire donc redire que demeure et demeurera toujours valable dans l'Église la norme par laquelle le Concile de Trente a appliqué concrètement la sévère admonition de l'Apôtre Paul, en affirmant que, pour une digne réception de l'Eucharistie, « si quelqu'un est conscient d'être en état de péché mortel, il doit, auparavant, confesser ses péchés ».75

37. L'Eucharistie et la Pénitence sont deux sacrements intimement liés. Si l'Eucharistie rend présent le Sacrifice rédempteur de la Croix, le perpétuant sacramentellement, cela signifie que, de ce Sacrement, découle une exigence continuelle de conversion, de réponse personnelle à l'exhortation adressée par saint Paul aux chrétiens de Corinthe: « Au nom du Christ, nous vous le demandons: laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20). Si le chrétien a sur la conscience le poids d'un péché grave, l'itinéraire de pénitence, à travers le sacrement de la Réconciliation, devient le passage obligé pour accéder à la pleine participation au Sacrifice eucharistique.

Évidemment, le jugement sur l'état de grâce appartient au seul intéressé, puisqu'il s'agit d'un jugement de conscience. Toutefois, en cas de comportement extérieur gravement, manifestement et durablement contraire à la norme morale, l'Église, dans son souci pastoral du bon ordre communautaire et par respect pour le Sacrement, ne peut pas ne pas sentir concernée. Cette situation de contradiction morale manifeste est traitée par la norme du Code de Droit canonique sur la non-admission à la communion eucharistique de ceux qui « persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste ».76

Re: Bénédiction lors de la communion

par Théophane » mer. 23 janv. 2008, 13:12

Merci Boris pour ces précisions.

Par contre, je voudrais réagir à ce qu'a écrit Jean. Je ne trouve pas que la communion quotidienne soit excessive, du moment qu'on est en état de grâce, c'est-à-dire en ayant recours à la confession chaque semaine.

Communier quotidiennement est encouragé par l'Église (c'est du moins ce que l'on fait dans l'Opus Dei et dans d'autres mouvements catholiques). Et si nous sommes si faibles que nous retombons souvent dans nos erreurs, nous pouvons très bien nous confesser deux fois par semaines.

Re: Bénédiction lors de la communion

par jean_droit » lun. 21 janv. 2008, 7:24

Bonjour à tous !
Il me semble qu'il ne faut pas aller communier sans "être en conditions".
"Etre en conditions" c'est être dans la prière et être conscient d'aller ves le Seigneur.
Quand notre esprit n'est pas suffisamment attentif mieux vaut ne pas communier et, si on le désire, se faire bénir par le prêtre.
La communion quotidienne me semble excessive dans la plus part des cas.
Bien sûr on a l'air un peu "idiot" de rester à sa place quand tout le monde va communier. Tant pis !

Re: Bénédiction lors de la communion

par Boris » dim. 20 janv. 2008, 23:50

Théophane a écrit :Quoi qu'il en soit, lorsqu'on s'approche fréquemment de l'Eucharistie, il est important d'avoir recours souvent au sacrement de la confession.
Le lien entre les 2 sacrements se fait sentir de lui-même je trouve.
Jean-Paul II le martèle dans son encyclique "Ecclesia de Eucharistia".

Il y a vraiment un lien particulier entre ces 2 sacrements, plus fort qu'entre tout autre sacrement.
Théophane a écrit :ne pas communier ne signifie pas qu'on ne participe pas à la Sainte Messe.
Les obligations données par le Code de Droit Canon sont la participation à la Messe tous les Dimanches et fêtes de préceptes et la communion au moins une fois par an à Pâques.

Cela montre bien que "participer" ne se résume pas à "communier" mais à être d'abord présent, et ensuite à dire les répons de l'assemblé ("et avec votre esprit", "Amen", ...)

Re: Bénédiction lors de la communion

par Théophane » dim. 20 janv. 2008, 23:20

Si je peux ajouter une remarque à ce que j'ai dit plus haut, ne pas communier ne signifie pas qu'on ne participe pas à la Sainte Messe.

À mon avis on ne peut pas communier trop. L'Église recommande l'Eucharistie quotidienne, et quand on a adopté cette pratique qui fait partie intégrante de la vie quotidienne, on s'aperçoit combien la rencontre avec le Christ dans ce sacrement est nécessaire.

Ceci dit, il est préférable de s'abstenir de communier et de se confesser. Quoi qu'il en soit, lorsqu'on s'approche fréquemment de l'Eucharistie, il est important d'avoir recours souvent au sacrement de la confession. Quand on assiste à la Messe tous les jours, on devrait se confesser, à mon avis, chaque semaine.

Re: Bénédiction lors de la communion

par Sursum Corda » jeu. 27 déc. 2007, 20:00

Je suis assez favorable à la bénédiction pendant la communion, parce qu'il y a là une manière d'exprimer le souhait de se rapprocher de la communion. Au sujet de la communion trop fréquente, je suis partagé : à la fois la communion ne peut pas être trop fréquente (risquerions nous de faire une overdose du Christ?), à la fois la communion devient quelque chose de trop souvent systématique et banal, aors que cela nécessite une véritable conversion pour recevoir le Christ. Nous ne serons de toutes façons jamais suffisamment digne de recevoir le Christ, mais lui-même n'a t-il pas choisi de se livrer ainsi, à la merci des souillures et des indifférences?

par Boris » lun. 15 janv. 2007, 17:33

jean_droit a écrit :Mon propos est de capitaliser tout ce qui peut améliorer le déroulement de la messe et augmenter sa "sacralité".
Au niveau colectif et au niveau individuel.
Je suis persuadé que l'on peut faire beaucoup tout en restant respectueux par rapport à la liturgie.
Se tenir par la main durant le Notre Père m'a, aussi, semblé une bonne coutume ... de moins en moins fréquente malheureusement.
Il ne faut rien retrancher mais rien ajouter non plus à la Liturgie selon le Concile et le Magistère.

par jean_droit » lun. 15 janv. 2007, 10:34

Mon propos est de capitaliser tout ce qui peut améliorer le déroulement de la messe et augmenter sa "sacralité".
Au niveau colectif et au niveau individuel.
Je suis persuadé que l'on peut faire beaucoup tout en restant respectueux par rapport à la liturgie.
Se tenir par la main durant le Notre Père m'a, aussi, semblé une bonne coutume ... de moins en moins fréquente malheureusement.

La bénédiction finale

par jean_droit » lun. 15 janv. 2007, 10:29

Bonjour à tous,
La bénédiction finale s'adresse à toute l'assemblée et non à une personne.
Ceci me semble très important.
N'oubliez pas la mode ( heureusement en total déclin ) des "confessions collectives".

par el Padrecito » sam. 13 janv. 2007, 22:39

Bonsoir,

Comme il est dit, on ne doit pas communier si on est en état de péché mortel.

Mais j'ajouterai, qu'ormi ce cas, nous ne devrions jamais choisir de ne pas recevoir le Corps et le Sang de notre Seigneur dans le Sacrement de l'Eucharistie, car comme l'a dit le Pape Jean-Paul II je crois, qui sommes-nous pour décider de nous priver des grâces extraordinaires que le Seigneur veut nous donner dans son Sacrement de l'Amour?

Aussi, lorsqu'on n'est en état de communier, je pense que s'en priver est une grande perte de grâces.

par Boris » sam. 13 janv. 2007, 20:28

Bonne remarque !

Effectivement, si on ne désire pas communier quelqu'en soit la raison, on aura toujours la bénédiction finale.

Re: Bénédiction lors de la communion

par Théophane » sam. 13 janv. 2007, 12:25

jean_droit a écrit :A Notre Dame de Paris un prêtre nous a incité, un jour, à aller nous faire bénir lors de la communion si nous n'avions pas l'intention de communier.
Je ne dis pas que cela est vain, mais la bénédiction finale n'est-elle pas suffisante ?

par Boris » sam. 13 janv. 2007, 9:17

Je remets la fin du passage de l'encyclique de sa Sainteté Jean-Paul II :
"Évidemment, le jugement sur l'état de grâce appartient au seul intéressé, puisqu'il s'agit d'un jugement de conscience."

par In illo tempore » ven. 12 janv. 2007, 21:50

jean_droit a écrit :Mieux vaut communier quand nous pensons être à même de recevoir le "corps du Christ".
Je suis tout à fait d'accord avec cette formulation. J'ajouterais quelques points :

Nous ne somme jamais dignes de recevoir la communion (Non sum dignus ut intres sub tectum meum).
Mais c'est un besoin vital pour nous de communier et de communier tous les jours si possibles.

Il faut veiller à ne pas tomber dans le subjectif : je ne communie pas parce que j'ai un sentiment de culpabilité, ce qui serait une mauvaise chose, il faut distinguer le sentiment de la culpabilité. Beaucoup de personnes qui ne se confessent pas n'ont pas conscience de leurs péchés. La délicatesse de l'âme se construit par la confession fréquente.
Il faut chercher à éclairer sa conscience (d'où l'importance de l'examen de conscience) et à voir les faits objectivement.

La citation faite par Boris me paraît essentiel :
"Celui qui est conscient d'un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d'accéder à la communion."
J'ajouterais qu'il faut aussi se poser la date de sa dernière confession.
Ces deux questions à mon sens suffisent à prendre une décision raisonnable.

Quant à la pratique de la distribution du pain béni, elle existait en France jusqu'à la guerre. C'était un honneur pour la famille qui donnait ce pain béni. Cette coutume survit encore ici et là, je l'ai vu faire il y a quelques années.

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