L'homme a-t-il été créé bon ou simplement neutre?

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Re: A propos de la création de l'homme

par levergero78 » sam. 11 mai 2013, 17:13

Re: A propos de la création de l'homme

par Didyme » ven. 10 mai 2013, 23:57

Cinci a écrit :Pour reprendre avec un autre angle d'attaque :

... comment il faut considérer la création de base de l'homme ?
Je veux dire par là la création de son être, l'homme est-il crée bon à la base (lorsqu'il est vierge de toute expérience) ou simplement neutre ?
Et moi je me demande en fonction de quoi au juste tu peux en arriver à te poser cette question, didyme.
J'ai toujours tendance à m'acharner contre l'idée que l'homme puisse se perdre de façon définitive en raison du fait que je pense que l'homme est crée bon et n'a donc pour fin que le bien.
Mais l'autre jour, en lisant le traité des principes d'Origène et son chapitre sur le libre-arbitre, il voulait tellement absolutiser (selon ce qu'il m'en semble) la liberté de l'homme, tant montrer sa responsabilité, son travail ou sa négligence, sa totale liberté de tendre au bien comme au mal que ça me donnait l'impression que l'homme était tel une matière neutre pouvant tendre de manière égale au bien comme au mal comme s'il n'avait aucune base de bien.
Et je me suis demandé si je ne faisais pas fausse route en prenant pour base de l'homme le bien.
D'une certaine façon, il me paraît évident que l'homme est crée bon. Et d'une autre, si Dieu ne crée pas le mal, est-ce une telle évidence que ce qu'il crée est forcément bon et non pas comme une matière neutre ayant pleine liberté de choisir sa direction.
Mais tu vois, c'est marrant car pour la plupart, on ira tous dire que l'homme est crée bon mais sous principe de liberté, on développe une pensée qui semblerait "décréer" l'homme, lui retirer son identité de créature de Dieu, ignorer la trace de Dieu dans l'homme.
Cinci a écrit : Si la nature dont nous sommes dotés est bonne en elle-même : il arrivera juste que l'on peut en mésuser, non ? Pour moi c'est un peu comme l'intelligence. Cette dernière est bonne en elle-même (la qualité est désirable), et ce, même s'il demeure toujours possible à un être rendu vicieux d'en mésuser afin d'occasionner du tort à autrui.
Oui je suis d'accord là-dessus, sur le fait qu'on s'éloigne du bien, qu'on laisse peu de place à Dieu au point de penser "déracinement", mais c'est sur le côté trop absolu que je réagissais surtout.
Cinci a écrit :Une mère ne fait pas don de la vie d'une manière neutre à son enfant; ce serait comme un non-sens.

Donner la vie d'une manière neutre voudrait signifier que le parent serait totalement indifférent au fait que le rejeton puisse décider de se jeter sous le train, ou décider de se retourner contre l'auteur de ses jours, soit de devenir un cannibal soit un tueur en série. Il indiffère au Père que la vie soit pour la sainteté ou pour vivre en animal : la neutralité.
Oui l'analogie est plutôt parlante.

Re: A propos de la création de l'homme

par Cinci » ven. 10 mai 2013, 17:55

Pour reprendre avec un autre angle d'attaque :

... comment il faut considérer la création de base de l'homme ?
Je veux dire par là la création de son être, l'homme est-il crée bon à la base (lorsqu'il est vierge de toute expérience) ou simplement neutre ?
Et moi je me demande en fonction de quoi au juste tu peux en arriver à te poser cette question, didyme.

Si la nature dont nous sommes dotés est bonne en elle-même : il arrivera juste que l'on peut en mésuser, non ? Pour moi c'est un peu comme l'intelligence. Cette dernière est bonne en elle-même (la qualité est désirable), et ce, même s'il demeure toujours possible à un être rendu vicieux d'en mésuser afin d'occasionner du tort à autrui.

Qu'un don puisse être mal employé ne fait pas que le don est défectueux ou qu'il n'aurait pas été bon mais plutôt neutre, et ceci parce que le récipiendaire aurait fini par vouloir tout autre chose que le bon ayant été prévu à l'origine.


Par analogie

Une mère ne fait pas don de la vie d'une manière neutre à son enfant; ce serait comme un non-sens.

Donner la vie d'une manière neutre voudrait signifier que le parent serait totalement indifférent au fait que le rejeton puisse décider de se jeter sous le train, ou décider de se retourner contre l'auteur de ses jours, soit de devenir un cannibal soit un tueur en série. Il indiffère au Père que la vie soit pour la sainteté ou pour vivre en animal : la neutralité.

Semer la vie d'une façon machinale ou mécanique comme dans le règne végétal, un peu comme des spores jetés au vent : ce serait un peu la définition de la neutralité que je me ferais. Or ceci ne peut pas être le genre de rapport qu'entretiendrait Dieu vis à vis l'homme, mais si l'on doit faire confiance au Christ. C'est pourquoi il faudrait parler de bonté dans le don et non pas de neutralité et s'agissant de Dieu.

:)

Re: A propos de la création de l'homme

par Aldous » ven. 10 mai 2013, 10:20

spk a écrit : Je m'explique alors. Le péché, c'est de manger le fruit de l'arbre, et ce fruit donne la connaissance du bien et du mal. Donc, avant de l'avoir mangé, Adam et Eve n'avaient pas la connaissance du bien et du mal. C'est le fait de manger le fruit qui produit la sortie de l'état d'innocence.
Dans ce cas pécher ne précède pas la connaissance du bien et du mal puisque pécher c'est manger le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.
spk a écrit : Il y a mystère dans la mesure où l'origine nous échappe.
D'accord, c'est ce que globalement on nomme le mystère de l'origine du mal (mais qui a quand même comme explication la rébellion d'une partie des anges selon la théologie de St Thomas d'Aquin. Mais ce n'est pas le sujet ici...).
spk a écrit : Nous ne pouvons pas nous représenter ce qui s'est passé. Sinon, je suis d'accord sur ce que vous dites du lien entre le péché originel et le développement technique, il y aurait matière à développements.
C'est plus que dévellopement technique, c'est développement suite à une insatisfaction de sa condition dans l'Eden. C'est ça qui c'est passé -insatisfaction-, le dévellopement technique n'en est qu'une conséquence (il y a d'autres conséquences comme dans les relations humaines).
spk a écrit : Mais je ne vous suis pas quant à ce que vous dites des "primitifs". Ils sont humains, et à ce titre incapables de "s'abandonner à être simplement", même s'ils valent probablement mieux que nous de ce point de vue.
Oui c'est cela: ils valent mieux que nous de ce point de vue, ils maintiennent un équilibre à satisfaire simplement leurs désirs et n'en veulent pas plus. D'ailleurs on a l'impression qu'ils pourraient éternellement vivre ainsi. Nous nous en voulons toujours plus, jamais satisfait de notre état (d'où égoisme, orgueil, mensonge, etc... pour toujours nous satisfaire -illusoirement- plus).
(Ce qui ne veut pas dire que l'évolution ou le progrès ou le désir de savoir comment fonctionne le monde, c'est mal. C'est bien aussi, à condition que ce soit maitriser en maintenant notre relation à Dieu et non en partant dans tous les sens ayant perdu notre appui en Dieu. Mais c'est un autre débat...)

Cordialement,

Re: A propos de la création de l'homme

par Aldous » ven. 10 mai 2013, 10:08

levergero78 a écrit :
Aldous a écrit :Tranchez! (là on ne sait pas votre opinion). Est-ce la société qui le rend mauvais ou l'est-il de toute façon (génétiquement)? ..Tranchez!
Les deux, mon général. Il l'est génétiquement et la vie en société aggrave ses mauvais penchants...
Si la société aggrave ses penchants mauvais, elle ne le rend pas mauvais, c'est qu'il l'était déjà. (Enfin avec ces explications c'est pô grave c'est juste le verbe rendre qui me semble inadapté)...
Cordialement,

Re: A propos de la création de l'homme

par spk » ven. 10 mai 2013, 9:56

Aldous a écrit :Je ne vous suis pas très bien là. Il me semble que le péché est concomitant de la connaissance du bien et du mal ou plutôt de la prétention de l'homme à la connaissance du bien et du mal. Puisque le péché originel c'est précisément cela: la prétention de l'homme à la connaissance du bien et du mal, je ne vois pas comment il pourrait précéder cette suffisance de l'homme.
Je m'explique alors. Le péché, c'est de manger le fruit de l'arbre, et ce fruit donne la connaissance du bien et du mal. Donc, avant de l'avoir mangé, Adam et Eve n'avaient pas la connaissance du bien et du mal. C'est le fait de manger le fruit qui produit la sortie de l'état d'innocence.
Aldous a écrit :Cet évènement n'est pas si mystérieux que cela. D'ailleurs on peut considérer que nous le revivons chaque fois que nous péchons. Pécher c'est pécher (blesser la relation à Dieu), ça n'a pas changé depuis Adam et Eve...
Si on veut vraiment l'évoquer dans le sens de l'évolution de l'humanité, on peut dire que ça correspond à l'intellectualisation de l'homme et on peut voir cet évènement en regardant les sociétés dites primitives encore sur cette planète (on dit premières maintenant). Ces sociétés se satisfont de la nature, elles pèchent, cueillent, chassent, cela satisfait tous leurs désirs et elles ne cherchent pas à en connaitre plus... L'évènement c'est multiplier ses désirs vis à vis du monde en agissant davantage sur celui-ci, en voulant même y imposer ses règles (prétention à la connaissance du bien et du mal). Et on voit bien la différence entre nous, excessivement intellectualisés et multipliant toujours plus nos désirs, n'écoutant plus notre nature intérieure, plutôt que de s'abandonner à être simplement, ce que font aisément ces sociétés premières.
Il y a mystère dans la mesure où l'origine nous échappe. Nous ne pouvons pas nous représenter ce qui s'est passé. Sinon, je suis d'accord sur ce que vous dites du lien entre le péché originel et le développement technique, il y aurait matière à développements. Mais je ne vous suis pas quant à ce que vous dites des "primitifs". Ils sont humains, et à ce titre incapables de "s'abandonner à être simplement", même s'ils valent probablement mieux que nous de ce point de vue.
Aldous a écrit :Nous ne sommes pas bon ou bien mauvais, nous sommes bons ("à l'image de Dieu") et mauvais (conséquemment au péché originel).
Je suis d'accord avec vous pour refuser l'enfermement dans l'alternative "bon" ou "mauvais".

Re: A propos de la création de l'homme

par levergero78 » ven. 10 mai 2013, 9:55

Aldous a écrit :

Tranchez! (là on ne sait pas votre opinion). Est-ce la société qui le rend mauvais ou l'est-il de toute façon (génétiquement)?
..
Tranchez!

Les deux, mon général. Il l'est génétiquement et la vie en société aggrave ses mauvais penchants...

Re: A propos de la création de l'homme

par Aldous » ven. 10 mai 2013, 9:19

Bonjour,
spk a écrit :La création de l'homme est bonne, mais cela ne veut pas dire que l'homme a été créé bon. Ni mauvais, d'ailleurs.
C'est pourtant assez simple: la Génèse dit que l'homme est créé "à l'image de Dieu". Or Dieu a comme attribut d'être bon (parmi d'autres attributs); "étant créés à son image" nous aussi nous avons cette qualité.
spk a écrit :Ce qui est étonnant dans le récit de la Genèse, c'est que le péché précède la connaissance du bien et du mal. Cette dualité bien-mal n'existe pas dans l'état paradisiaque. [
Je ne vous suis pas très bien là. Il me semble que le péché est concomitant de la connaissance du bien et du mal ou plutôt de la prétention de l'homme à la connaissance du bien et du mal. Puisque le péché originel c'est précisément cela: la prétention de l'homme à la connaissance du bien et du mal, je ne vois pas comment il pourrait précéder cette suffisance de l'homme.
spk a écrit :Tout se passe comme si l'homme était porteur d'une blessure, terme judicieusement utilisé par Raistlin, renvoyant à un événement mystérieux, par laquelle il ne peut plus occulter la question du bien et du mal, qu'il est pourtant impuissant à résoudre. Un péché d'origine, transmis à toute l'humanité, par lequel l'homme ne peut plus, par ses seules forces, être ce qu'il devrait être.
Cet évènement n'est pas si mystérieux que cela. D'ailleurs on peut considérer que nous le revivons chaque fois que nous péchons. Pécher c'est pécher (blesser la relation à Dieu), ça n'a pas changé depuis Adam et Eve...
Si on veut vraiment l'évoquer dans le sens de l'évolution de l'humanité, on peut dire que ça correspond à l'intellectualisation de l'homme et on peut voir cet évènement en regardant les sociétés dites primitives encore sur cette planète (on dit premières maintenant). Ces sociétés se satisfont de la nature, elles pèchent, cueillent, chassent, cela satisfait tous leurs désirs et elles ne cherchent pas à en connaitre plus... L'évènement c'est multiplier ses désirs vis à vis du monde en agissant davantage sur celui-ci, en voulant même y imposer ses règles (prétention à la connaissance du bien et du mal). Et on voit bien la différence entre nous, excessivement intellectualisés et multipliant toujours plus nos désirs, n'écoutant plus notre nature intérieure, plutôt que de s'abandonner à être simplement, ce que font aisément ces sociétés premières.
spk a écrit :Nous sommes ainsi chargés d'un fardeau trop lourd à porter. Faut-il en conclure que nous sommes bons, ou bien mauvais? Je crois que le dogme du péché originel dépasse cette question.
Nous ne sommes pas bon ou bien mauvais, nous sommes bons ("à l'image de Dieu") et mauvais (conséquemment au péché originel).

Re: A propos de la création de l'homme

par spk » jeu. 09 mai 2013, 22:31

La création de l'homme est bonne, mais cela ne veut pas dire que l'homme a été créé bon. Ni mauvais, d'ailleurs.
Ce qui est étonnant dans le récit de la Genèse, c'est que le péché précède la connaissance du bien et du mal. Cette dualité bien-mal n'existe pas dans l'état paradisiaque.
Tout se passe comme si l'homme était porteur d'une blessure, terme judicieusement utilisé par Raistlin, renvoyant à un événement mystérieux, par laquelle il ne peut plus occulter la question du bien et du mal, qu'il est pourtant impuissant à résoudre. Un péché d'origine, transmis à toute l'humanité, par lequel l'homme ne peut plus, par ses seules forces, être ce qu'il devrait être.
Nous sommes ainsi chargés d'un fardeau trop lourd à porter. Faut-il en conclure que nous sommes bons, ou bien mauvais? Je crois que le dogme du péché originel dépasse cette question.

Re: A propos de la création de l'homme

par Cinci » jeu. 09 mai 2013, 22:23

En passant, merci Aldous pour l'intervention. Car la vôtre m'aura permise de clarifier de ce que je voulais exprimer en rapport à ces points.

:)

(après, j'espère aussi que ce pourrait être utile pour didyme des fois; à moins qu'il nous ait tous devancer ou presque sur le plan de la réflexion déjà. Il n'est rien qui serait impossible ici. Je ne fais pas d'ironie)

Re: A propos de la création de l'homme

par Cinci » jeu. 09 mai 2013, 22:11

Aldous,
Si l'on s'en réfère à la Génèse l'homme n'est pas bon parce qu'il fait partie du monde et que le monde est bon, il est bon parce qu'il a été créé "à l'image de Dieu". Quand la Génèse dit: cela était très bon après que Dieu ait fait le monde et l'homme, le cela inclus l'homme créé "à l'image de Dieu"
C'est ça.

... et non l'homme parce qu'il fait simplement partie du monde.
Ce n'était pas mon idée non plus, Aldous.




Sur le péché qui n'est pas affaire de génétique.
Pourtant la doctrine du péché originel dit que tout homme est, par sa naissance, comme blessé par le mal. (Ce qui ne veut pas dire qu'il n'est pas capable de bien).
L'Église parle d'une propagation du mal depuis Trente, je crois. Si l'on peut en parler comme d'une sorte de réalité qui s'impose certainement à nous, il resterait que le mal n'est pas intrinsèque ou ontologiqument lié à notre propre nature humaine. C'est du côté de Jean Michel Maldamé que j'aurai lu un truc relatif à ce que je viens de dire cf. il ne s'agit pas de génétique.

Disons qu'il n'existe pas «un gêne de la criminalité originelle» et qui nous forcerait impérativement à mal agir du seul fait d'appartenance à l'espèce humaine. Il ne serait pas moyen d'être coupable non plus, imaginez un peu, mais s'il fallait jamais que ce soit un gêne «de la mafaisance» qui nous dicterait notre agir (!)

Aussi ce serait simplement que notre commune nature se révèle vulnérable aux atteintes du mal (sur le plan moral), et alors qu'en-dehors de l'action de Dieu (si ce n'est Dieu, sa grâce à Lui) il n'est comme pas moyen alors d'éviter de céder tôt ou tard. Notre condition humaine est une condition fragile, vulnérable. CQFD.

Pour dire :

Du fait d'appartenir qualitativement à l'humanité pour commencer, alors nous serons tous solidaires de cette fragilité*. Il n'existe pas de super-héros, tel incorruptible, comme l'homme-de-fer et sur lequel la mal moral n'aurait aucune prise, et puis alors comme du seul fait, ici, d'être tel un animal humain pensant. Non, mais il n'est que l'action de Dieu pour renverser et contrecarrer le mal.


___
* Marie de Nazareth pareillement; Jésus aussi.

Re: A propos de la création de l'homme

par Aldous » jeu. 09 mai 2013, 18:41

Cinci a écrit :Bonjour à tous,
Je me posais surtout la question pour savoir si l'homme était neutre à la base, comme une matière vierge pouvant avancer de manière égale vers le bien comme le mal sans attache particulère au bien. Ou bien s'il était bon à la base et donc avait une racine de bien et avait pour fin le bien.
La réponse serait que l'homme est crée bon à la base.
Parce que le monde et tout ce qu'il renferme, sauf le péché, est bon, étant l'oeuvre de Dieu, comme dirait aussi bien José Escriva de Balaguer (cf Quand le Christ passe, p. 319)
:)
Si l'on s'en réfère à la Génèse l'homme n'est pas bon parce qu'il fait partie du monde et que le monde est bon, il est bon parce qu'il a été créé "à l'image de Dieu".
Quand la Génèse dit: cela était très bon après que Dieu ait fait le monde et l'homme, le cela inclus l'homme créé "à l'image de Dieu" et non l'homme parce qu'il fait simplement partie du monde.
Cinci a écrit :Au sujet de :
Non, bien sûr, l'homme est foncièrement, génétiquement, mauvais.
C'est un point de vue rejeté par l'Église catholique à ma connaissance, levergero78.
La question du mal ne correspond pas à une affaire de transmission génétique.
Pourtant la doctrine du péché originel dit que tout homme est, par sa naissance, comme blessé par le mal. (Ce qui ne veut pas dire qu'il n'est pas capable de bien).
Ce qu'il faut comprendre c'est que nous sommes bons à la base (créés à "l'image de Dieu"), que le péché originel éclipse cette bonté mais ne l'efface pas et que nous sommes capables, notamment avec l'aide de Dieu, de restaurer cette bonté.
En fait nous sommes originellement fait de mal (nous sommes pécheurs, c'est ce que nous disons à chaque début de messe) et de bien (nous sommes "à l'image de Dieu")...
Image

Re: A propos de la création de l'homme

par Cinci » jeu. 09 mai 2013, 18:26

Au sujet de :

Non, bien sûr, l'homme est foncièrement, génétiquement, mauvais.
C'est un point de vue rejeté par l'Église catholique à ma connaissance, levergero78.

La question du mal ne correspond pas à une affaire de transmission génétique. La Sainte Vierge possèderait le même génôme humain que vous et moi; le Christ aussi d'ailleurs. C'est la raison pourquoi je faisais allusion à elle plus haut dans l'échange.

:siffle:

Re: A propos de la création de l'homme

par Cinci » jeu. 09 mai 2013, 18:06

Bonjour à tous,
Je me posais surtout la question pour savoir si l'homme était neutre à la base, comme une matière vierge pouvant avancer de manière égale vers le bien comme le mal sans attache particulère au bien. Ou bien s'il était bon à la base et donc avait une racine de bien et avait pour fin le bien.
La réponse serait que l'homme est crée bon à la base.

Parce que le monde et tout ce qu'il renferme, sauf le péché, est bon, étant l'oeuvre de Dieu, comme dirait aussi bien José Escriva de Balaguer (cf Quand le Christ passe, p. 319)

:)




Xavi écrit :
Il me semble que l’homme n’est pas « neutre » à la base. Il est créé « à l’image de Dieu ».
Je dirais la même chose.




Didyme continue,
J'ai quand même du mal avec ça. Je trouve ça [étre déraciné; séparé de Dieu] trop absolue car je ne peux concevoir qu'on puisse être totalement déraciné comme n'ayant plus de lien à Dieu, comme pouvant être totalement indépendant de Dieu. Mais alors on serait Dieu...
L'homme est déraciné ou coupé de Dieu. Entendons-nous, mais en le sens que son mal-être présent constitue pour lui une mise à distance d'avec Dieu. L'idée n'est pas telle que s'il fallait comprendre : l'homme se donne à lui-même sa propre existence ou il pourrait se maintenir dans l'être grâce à ses seules vertus. Bref, il reste bien une sorte de présence de Dieu même chez l'homme déchu de la grâce. Seulement, ce n'est pas ''une qualité de présence'' comme ce à quoi Jésus se référait et lorsqu'il évoquait pour sa part l'habitation de la Trinité venant faire sa place dans le sein de l'homme grâcié.

Il faudrait comprendre comment Dieu peut être présent de différentes manières dans sa Création. Dieu n'est pas présent à un cheval comme il le serait à un homme. Et Dieu n'est pas présent non plus chez Hérode-le-tyran comme il est présent en Jésus.

[...]

Hérode est coupé en le sens qu'il ne communique pas lui-même avec Dieu, il ne connaît pas Dieu, il ignore la voie divine. Il est tout occupé à chercher sa propre satisfaction, il n'écoute pas ce qui vient du ''Père des esprits'' par conséquent. Et le rapport de rivalité signifie alors la coupure. «S'élever contre Dieu», comme Caïn contre Abel lors de la crise aiguë qui se révèle comme une violence.

Nul n'est indépendant de Dieu sur le plan de la seule subsistance.

Mais une indépendance par rapport à Dieu reste possible dans le cadre d'un refus de vivre. Si c'est pour refuser la qualité de vie (une sorte d'intensité positive) que Dieu suggère et promet. Ainsi, refuser ou n'être juste pas en mesure actuellement de suivre le Christ comme le jeune homme riche de la parabole équivaut à une relative indépendance.

Re: A propos de la création de l'homme

par Aldous » jeu. 09 mai 2013, 17:47

levergero78 a écrit :C'est la société qui le rend mauvais, qui le déprave (cf. le très jeune enfant, n'ayant jamais vécu en société, laissé seul sur une île déserte...) :)

Non, bien sûr, l'homme est foncièrement, génétiquement, mauvais.
Tranchez! (là on ne sait pas votre opinion). Est-ce la société qui le rend mauvais ou l'est-il de toute façon (génétiquement)?
Si c'est la société qui le rend mauvais c'est qu'il ne l'était pas foncièrement, génétiquement...
Si il l'est (mauvais) génétiquement, la société n'y est pour rien...
Tranchez!

(cf. le très jeune enfant, n'ayant jamais vécu en société, laissé seul sur une île déserte...) :) oui poursuivez! qu'est-ce qu'il se passe pour le très jeune enfant n'ayant jamais vécu en société, laissé seul sur une ile déserte?

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