Bonjour à tous,
Je me posais surtout la question pour savoir si l'homme était neutre à la base, comme une matière vierge pouvant avancer de manière égale vers le bien comme le mal sans attache particulère au bien. Ou bien s'il était bon à la base et donc avait une racine de bien et avait pour fin le bien.
La réponse serait que l'homme est crée bon à la base.
Parce que le monde et tout ce qu'il renferme, sauf le péché, est bon, étant l'oeuvre de Dieu, comme dirait aussi bien José Escriva de Balaguer (cf
Quand le Christ passe, p. 319)
Xavi écrit :
Il me semble que l’homme n’est pas « neutre » à la base. Il est créé « à l’image de Dieu ».
Je dirais la même chose.
Didyme continue,
J'ai quand même du mal avec ça. Je trouve ça [étre déraciné; séparé de Dieu] trop absolue car je ne peux concevoir qu'on puisse être totalement déraciné comme n'ayant plus de lien à Dieu, comme pouvant être totalement indépendant de Dieu. Mais alors on serait Dieu...
L'homme est déraciné ou coupé de Dieu. Entendons-nous, mais en le sens que son mal-être présent constitue pour lui une mise à distance d'avec Dieu. L'idée n'est pas telle que s'il fallait comprendre : l'homme se donne à lui-même sa propre existence ou il pourrait se maintenir dans l'être grâce à ses seules vertus.
Bref, il reste bien une sorte de présence de Dieu même chez l'homme déchu de la grâce. Seulement, ce n'est pas ''une qualité de présence'' comme ce à quoi Jésus se référait et lorsqu'il évoquait pour sa part l'
habitation de la Trinité venant faire sa place dans le sein de l'homme grâcié.
Il faudrait comprendre comment
Dieu peut être présent de différentes manières dans sa Création. Dieu n'est pas présent à un cheval comme il le serait à un homme. Et Dieu n'est pas présent non plus chez Hérode-le-tyran comme il est présent en Jésus.
[...]
Hérode est coupé en le sens qu'il ne communique pas lui-même avec Dieu, il ne connaît pas Dieu, il ignore la voie divine. Il est tout occupé à chercher sa propre satisfaction, il n'écoute pas ce qui vient du ''Père des esprits'' par conséquent. Et le rapport de rivalité signifie alors la coupure. «S'élever contre Dieu», comme Caïn contre Abel lors de la crise aiguë qui se révèle comme une violence.
Nul n'est indépendant de Dieu sur le plan de la seule subsistance.
Mais une indépendance par rapport à Dieu reste possible dans le cadre d'un refus de vivre. Si c'est pour refuser la qualité de vie (une sorte
d'intensité positive) que Dieu suggère et promet. Ainsi, refuser ou n'être juste pas en mesure actuellement de suivre le Christ comme le jeune homme riche de la parabole équivaut à une relative indépendance.