par Chipsy » ven. 14 juin 2013, 19:16
Bonjour Scooperr,
Tendre l'autre joue est un verset mal interprété hors de son contexte et si l'on prend ce passage de manière isolée.
Il ne s'agit pas de se laisser humilier ou de subir des injustices sans rien dire.
Le contexte c'est que le Christ s'oppose à la loi du Talion, une loi de modération, qui permettait à la victime d'être dédommagée et qui posait un cadre. Une personne victime d'un vol par exemple ne pouvait pas aller tuer son adversaire pour se venger.
Jésus demande à ses disciples d'aller plus loin dans l'amour (Mt 5, 43-48). Il faut oublier toute idée de vengeance.
Il s'agit aussi de mettre un terme à la violence. Quand on y réfléchit, une gifle n’a pas pour but de causer un tort physique. C’est un geste, une insulte visant à susciter une réaction, un affrontement.
Cette parole de Jésus signifie que, si un individu cherche par une claque, ou par une remarque blessante, à en entraîner un autre dans une bagarre, celui-ci ne devrait pas rendre la pareille. Il devra tout faire pour arrêter l’engrenage : Romains 12 17 : Ne rendez à personne le mal pour le mal.
Ces paroles de tendre l'autre joue ne sont donc pas à comprendre de manière littérale.
La preuve : placé lui-même dans des circonstances analogues, lors de sa comparution devant le grand prêtre, Jésus ne tend pas l’autre joue ! Il demande au contraire des explications à ses bourreaux pour les faire réfléchir : Pourquoi me frappes-tu ? (cf. Mt 26,67 ; Jean 18,22-23).
Paul lui-même a fait valoir ses droits de citoyen romain, car il a été flagellé à tort et jeté en prison. Il se défend : Personne n'a le droit de me livrer à eux, j'en appelle à l'empereur (Actes 25-11) !
Enfin, j'ajouterais qu'aimer son prochain, ça ne consiste pas à ne rien lui dire et à tout subir lorsqu'il se conduit mal. Une telle attitude ne ferait que le conforter et l'encourager dans une mauvaise voie, ce qui n'est pas souhaitable ni pour son propre bien, ni pour celui des autres !
In Christo.
Chipsy
Bonjour Scooperr,
Tendre l'autre joue est un verset mal interprété hors de son contexte et si l'on prend ce passage de manière isolée.
Il ne s'agit pas de se laisser humilier ou de subir des injustices sans rien dire.
Le contexte c'est que le Christ s'oppose à la loi du Talion, une loi de modération, qui permettait à la victime d'être dédommagée et qui posait un cadre. Une personne victime d'un vol par exemple ne pouvait pas aller tuer son adversaire pour se venger.
Jésus demande à ses disciples d'aller plus loin dans l'amour (Mt 5, 43-48). Il faut oublier toute idée de vengeance.
Il s'agit aussi de mettre un terme à la violence. Quand on y réfléchit, une gifle n’a pas pour but de causer un tort physique. C’est un geste, une insulte visant à susciter une réaction, un affrontement.
Cette parole de Jésus signifie que, si un individu cherche par une claque, ou par une remarque blessante, à en entraîner un autre dans une bagarre, celui-ci ne devrait pas rendre la pareille. Il devra tout faire pour arrêter l’engrenage : Romains 12 17 : Ne rendez à personne le mal pour le mal.
Ces paroles de tendre l'autre joue ne sont donc pas à comprendre de manière littérale.
La preuve : placé lui-même dans des circonstances analogues, lors de sa comparution devant le grand prêtre, Jésus ne tend pas l’autre joue ! Il demande au contraire des explications à ses bourreaux pour les faire réfléchir : Pourquoi me frappes-tu ? (cf. Mt 26,67 ; Jean 18,22-23).
Paul lui-même a fait valoir ses droits de citoyen romain, car il a été flagellé à tort et jeté en prison. Il se défend : Personne n'a le droit de me livrer à eux, j'en appelle à l'empereur (Actes 25-11) !
Enfin, j'ajouterais qu'aimer son prochain, ça ne consiste pas à ne rien lui dire et à tout subir lorsqu'il se conduit mal. Une telle attitude ne ferait que le conforter et l'encourager dans une mauvaise voie, ce qui n'est pas souhaitable ni pour son propre bien, ni pour celui des autres !
In Christo.
Chipsy