par steph » mar. 28 août 2007, 4:02
puisque l’office a toujours été de nuit avec un ou plusieurs nocturnes (mesonyktikon) en lien avec l’antique Vigile Pascale.
Mesonyktikon ne signifiant pas tout à fait "nocturne", mais "du milieu de la nuit" ou "de minuit" et qui est un terme désignant, dans la liturgie byzantine, un office particulier qui pourrait correspondre aux vigiles mais pas tout à fait.
On y reltrouve l'esprit des Vigiles bénédictines : Ps CXVIII 62 (RSPBen. XVI 4). Au cours de cet office est récité, du lundi au vendredi le Ps 118 intégralement, le Samedi, le cathisme(division correspondant à +/- 1/20 du psautier) 9e (Ps 64-69) (qui, comme le Ps CXVIII, pourrait correspondre à un nocturne suivi d'ailleurs par un nouveau temps de psalmodie nettement moins long(un moignon de second nocturne))et le dimanche un canon triadique, avec d'autres prières, Mais avec certains éléments qui rappellent les Complies (tels le Ps 50, pardon mutuel, une litanie identique à celle des Complies(byzantines)). Et, on n'y lit [plus] aucun livre biblique ni patristique.
Après, il y a l'Orthros qui a aussi de la structure de nos vigiles (2 "nocturnes" "matérialisés" par les 2 (ou 3) cathismes qu'on y lit; la proclamation de l'Evangile de la Résurrection ou de la Fête, la possibilité d'insérer 3 lectures (normalement patristiques), la Grande doxologie (//Te Deum)) mais il (l’Orthros) est quand même destiné à être dit plus tôt (vers l’aube) de sorte que les Laudes y soient toujours attenantes (sauf que les Russes unissent Vêpres et Matines (en supprimant Complies et Mesonyktikon) après le dîner de la veille d’une fête ou dimanche).
Tout ça pour dire que chez les Chrétiens d'Orient aussi, le terme Matines (Orthros) correspond à la partie la plus proche du lever-du-soleil de l'office de "Vigile de toute la nuit" (cf. HdBR, p.4) et non à une partie typiquement nocturne et le Mesonyktikon à son milieu (avec la dimension eschatologique entre autre dans le « Voici que survient l’Epoux, au plein cœur de la nuit… » chanté en semaine), les Vêpres en constituant le début (HdBR, ibid.).
J'ai aussi lu, mais dans l'Histoire du bréviaire romain (HdBR) de Pierre Batiffol, que les Vigiles sont un écho à LA VIGILE PASCALE (et pas la veillée autour du feu (enfin, crêpe chimique) pascal).
Notons aussi que les « Laudes » désignent chez St Benoît, comme dans le rite byzantin, les psaumes 148-150 (cf. RSPB XIII 11)
Ces laudes qui, dans l’office romain, ne sont plus intégralement ni quotidiennement en usage depuis la réforme du psautier par St Pie X, mais prises dans les « psaumes de louange » et réduites à un seul psaume. (cf.
http://www.kellerbook.com/SCHEMA~1.HTM)
[quote]puisque l’office a toujours été de nuit avec un ou plusieurs nocturnes (mesonyktikon) en lien avec l’antique Vigile Pascale.[/quote]
Mesonyktikon ne signifiant pas tout à fait "nocturne", mais "du milieu de la nuit" ou "de minuit" et qui est un terme désignant, dans la liturgie byzantine, un office particulier qui pourrait correspondre aux vigiles mais pas tout à fait.
On y reltrouve l'esprit des Vigiles bénédictines : Ps CXVIII 62 (RSPBen. XVI 4). Au cours de cet office est récité, du lundi au vendredi le Ps 118 intégralement, le Samedi, le cathisme(division correspondant à +/- 1/20 du psautier) 9e (Ps 64-69) (qui, comme le Ps CXVIII, pourrait correspondre à un nocturne suivi d'ailleurs par un nouveau temps de psalmodie nettement moins long(un moignon de second nocturne))et le dimanche un canon triadique, avec d'autres prières, Mais avec certains éléments qui rappellent les Complies (tels le Ps 50, pardon mutuel, une litanie identique à celle des Complies(byzantines)). Et, on n'y lit [plus] aucun livre biblique ni patristique.
Après, il y a l'Orthros qui a aussi de la structure de nos vigiles (2 "nocturnes" "matérialisés" par les 2 (ou 3) cathismes qu'on y lit; la proclamation de l'Evangile de la Résurrection ou de la Fête, la possibilité d'insérer 3 lectures (normalement patristiques), la Grande doxologie (//Te Deum)) mais il (l’Orthros) est quand même destiné à être dit plus tôt (vers l’aube) de sorte que les Laudes y soient toujours attenantes (sauf que les Russes unissent Vêpres et Matines (en supprimant Complies et Mesonyktikon) après le dîner de la veille d’une fête ou dimanche).
Tout ça pour dire que chez les Chrétiens d'Orient aussi, le terme Matines (Orthros) correspond à la partie la plus proche du lever-du-soleil de l'office de "Vigile de toute la nuit" (cf. HdBR, p.4) et non à une partie typiquement nocturne et le Mesonyktikon à son milieu (avec la dimension eschatologique entre autre dans le « Voici que survient l’Epoux, au plein cœur de la nuit… » chanté en semaine), les Vêpres en constituant le début (HdBR, ibid.).
J'ai aussi lu, mais dans l'Histoire du bréviaire romain (HdBR) de Pierre Batiffol, que les Vigiles sont un écho à LA VIGILE PASCALE (et pas la veillée autour du feu (enfin, crêpe chimique) pascal).
Notons aussi que les « Laudes » désignent chez St Benoît, comme dans le rite byzantin, les psaumes 148-150 (cf. RSPB XIII 11)
Ces laudes qui, dans l’office romain, ne sont plus intégralement ni quotidiennement en usage depuis la réforme du psautier par St Pie X, mais prises dans les « psaumes de louange » et réduites à un seul psaume. (cf. http://www.kellerbook.com/SCHEMA~1.HTM)