par Xavi » mar. 25 août 2026, 11:32
Bonjour à tous,
Belleval a écrit : ↑dim. 23 août 2026, 1:01
le Pape Léon XIV refuse l'affirmation de l'identité chrétienne dans nos pays occidentaux…
Dans ces conditions, comment promouvoir l'identité chrétienne de la France ?
Sur quoi basez-vous ce prétendu refus qui me semble une caricature excessive ?
La foi et la promotion de la foi catholique ne sont pas de la compétence de l’État qui doit rester neutre à cet égard.
Par contre, au cours de plus de mille ans d’histoire, la religion catholique a laissé, dans un pays comme la France comme dans plusieurs autres pays d’Europe et du monde, un patrimoine matériel et immatériel qui subsiste à ce jour et que l’État, malgré sa laïcité et sa neutralité, doit pouvoir respecter et faire respecter.
Pourquoi la Constitution de l’État ne pourrait-elle reconnaître et protéger légalement ce patrimoine catholique dans l’intérêt général, sans perdre sa neutralité en ce qui concerne les croyances et les pratiques religieuses ?
L’État et les pouvoirs publics ne devraient-ils pas avoir le droit légalement reconnu de permettre, par exemple, les crèches, les crucifix, les processions, les statues, les fêtes religieuses ou n’importe quel autre signe de la catholicité vécue depuis des siècles dans un pays dès lors qu’ils sont reconnus comme patrimoine matériel et immatériel, d’un point de vue historique, culturel, social, mais aussi religieux dans le pays en général ou, le cas échéant, dans une collectivité régionale ou locale ?
Au cours des siècles passé comme actuellement, le culte à Dieu est certes une action religieuse des croyants, mais, lorsqu’il s’inscrit durablement dans l’histoire et dans la réalité sociale, ce culte est aussi une réalité du patrimoine matériel et immatériel du pays tout entier, quelles que soient les convictions très variées de chacun de ses citoyens.
Le patrimoine de chaque pays témoigne de l’identité collective d’un pays qui ne se confond pas avec l’identité individuelle de chacun des citoyens.
Il suffit de se rappeler, de ce point de vue, les émotions ressenties par un grand nombre y compris non catholique et des actions des plus hautes autorités de l’État lors de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour observer qu’à certains égards, l’identité collective de la France est catholique.
Cette identité collective de la France est un patrimoine profondément marqué par la religion catholique qui a dominé en France pendant plus de mille ans et qui y a laissé des traces profondes.
Pourquoi les catholiques d’aujourd’hui en France ne pourraient-ils défendre la reconnaissance légale, voire constitutionnelle, du patrimoine catholique qui fait partie du patrimoine de la France ?
Bonjour à tous,
[quote=Belleval post_id=477971 time=1787439680 user_id=20588]
le Pape Léon XIV refuse l'affirmation de l'identité chrétienne dans nos pays occidentaux…
Dans ces conditions, comment promouvoir l'identité chrétienne de la France ? [/quote]Sur quoi basez-vous ce prétendu refus qui me semble une caricature excessive ?
La foi et la promotion de la foi catholique ne sont pas de la compétence de l’État qui doit rester neutre à cet égard.
Par contre, au cours de plus de mille ans d’histoire, la religion catholique a laissé, dans un pays comme la France comme dans plusieurs autres pays d’Europe et du monde, un patrimoine matériel et immatériel qui subsiste à ce jour et que l’État, malgré sa laïcité et sa neutralité, doit pouvoir respecter et faire respecter.
Pourquoi la Constitution de l’État ne pourrait-elle reconnaître et protéger légalement ce patrimoine catholique dans l’intérêt général, sans perdre sa neutralité en ce qui concerne les croyances et les pratiques religieuses ?
L’État et les pouvoirs publics ne devraient-ils pas avoir le droit légalement reconnu de permettre, par exemple, les crèches, les crucifix, les processions, les statues, les fêtes religieuses ou n’importe quel autre signe de la catholicité vécue depuis des siècles dans un pays dès lors qu’ils sont reconnus comme patrimoine matériel et immatériel, d’un point de vue historique, culturel, social, mais aussi religieux dans le pays en général ou, le cas échéant, dans une collectivité régionale ou locale ?
Au cours des siècles passé comme actuellement, le culte à Dieu est certes une action religieuse des croyants, mais, lorsqu’il s’inscrit durablement dans l’histoire et dans la réalité sociale, ce culte est aussi une réalité du patrimoine matériel et immatériel du pays tout entier, quelles que soient les convictions très variées de chacun de ses citoyens.
Le patrimoine de chaque pays témoigne de l’identité collective d’un pays qui ne se confond pas avec l’identité individuelle de chacun des citoyens.
Il suffit de se rappeler, de ce point de vue, les émotions ressenties par un grand nombre y compris non catholique et des actions des plus hautes autorités de l’État lors de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour observer qu’à certains égards, l’identité collective de la France est catholique.
Cette identité collective de la France est un patrimoine profondément marqué par la religion catholique qui a dominé en France pendant plus de mille ans et qui y a laissé des traces profondes.
Pourquoi les catholiques d’aujourd’hui en France ne pourraient-ils défendre la reconnaissance légale, voire constitutionnelle, du patrimoine catholique qui fait partie du patrimoine de la France ?