Le détachement

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Re: Le détachement : une vertu ?

par etienne lorant » dim. 26 juil. 2009, 16:56

La prière que vous citer ressemble fortement à celle de quiconque, en tout temps, en tout lieu, quelle que soit l'occasion, fixe toute son attention, tout son coeur, tout son esprit, toutes ses facultés, sur Dieu seul. On peut très bien travailler, écouter, servir, accomplir les tâches quotidiennes en demeurant tout entier tourné vers Dieu.... mais je ne prétends certes pas y arriver au point que je le dis !!!!

Re: Le détachement : une vertu ?

par antioche » sam. 25 juil. 2009, 19:11

Bonjour,

Comme je l’ai dit sur un autre fil, je viens de lire « DU DETACHEMENT et autres textes » de Maitre ECKHART.

J’y ai trouvé des choses intéressantes :
« le lieu propre naturel de Dieu est unité et limpidité »
D’où la nécessité d’éloigner de soi tout mélange et « dépendance » empêchant de vivre sa liberté propre.
« le détachement n’est réceptif à rien qu’à Dieu »
« (il) ne veut avoir ni égalité ni inégalité avec aucune créature, ni ceci ou cela : il ne veut rien d’autre qu’être. »
Et après avoir cité les vertus et les avoir mises en balance, de conclure :
" lorsque je considère toutes les vertus, je n’en trouve aucune qui soit à ce point sans faille et capable d’unir à Dieu que ne l’est le détachement. »
Après avoir lu la force du détachement quant à la question de la chair, j’ai particulièrement apprécié sa définition de la prière que je vous propose en conclusion :
« Or le cœur détaché ne désire rien, il n’a rien non plus dont il serait volontiers dépris. C’est pourquoi il se tient dépris de toute prière, et sa prière n’est rien d’autre que de n’être qu’une seule forme avec Dieu. En cela consiste toute sa prière. »
Fraternellement.

Re: Le détachement

par coeurderoy » lun. 29 juin 2009, 14:56

à lire, ces conseils du bienheureux Ambroise de Lombez (1708-1778) dans le Traité de la Paix intérieure : Editions N.D de la Trinité, Blois, 1962.

chapitre IX : Détachement universel :

- Détachement des biens terrestres et des plaisirs sensibles (page 272)

- Détachement des amis (page 279)

- Détachement et oubli de tous les hommes (page 281)

- Détachement de soi-même (ça se corse !) page 282

-Détachement des moyens de vertu (page 286)

- Détachement des consolations de la vertu (page 287)

- Détachement de la vertu même en un certain sens (page 288)

Re: Le détachement : une vertu ?

par Fée Violine » dim. 28 juin 2009, 9:48

etienne lorant a écrit :Sans doute est-ce intéressant, sur ce thème, de se souvenir du mot de Jésus:

"Là où est ton coeur, là aussi ton trésor".

Si le détachement signifie ne plus aimer, alors il n'a rien plus d'une qualité !
Non, au contraire ! L'attachement suppose un certain retour sur soi, tandis qu'aimer est purement désintéressé (enfin en principe). Il ne s'agit pas de devenir égoïste !

Re: Le détachement : une vertu ?

par antioche » dim. 28 juin 2009, 9:24

Bonjour et saint dimanche,

Toujours dans cette réflexion, ne croyez-vous pas que le détachement peut "s'apprendre" ? S'il s'agit de se vider de nos passions, de nos jalousies et autres poids qui lestent notre être et l'empêchent d'être "disponible à Dieu", pourquoi l'Eglise ne nous en parle pas d'avantage ?

Sortir de nos noeuds de vie pour être libérés intérieurement, n'est-ce pas se préparer à gérer de manière plus aimante, dans le respect des libertés individuelles, nos problèmes familiaux (fratries très souvent) ou relationnels tout simplement ?

Etre détachés des passions, des emprises ou de la vitesse où va le monde finalement, ne permet-il pas de se retrouver humble et petit comme Jésus nous l'a enseigné ?

Bien à vous.

Re: Le détachement : une vertu ?

par Invité » sam. 27 juin 2009, 15:12

etienne lorant a écrit :"Là où est ton coeur, là aussi ton trésor".
"Si nous voulons savoir où est notre coeur, nous n’avons qu’à regarder comment nous faisons des choix en ce qui concerne l’utilisation de notre temps, de nos énergies et de nos moyens."

(du copier-coller d'un site catholique :-D )

Re: Le détachement : une vertu ?

par etienne lorant » sam. 27 juin 2009, 14:28

Sans doute est-ce intéressant, sur ce thème, de se souvenir du mot de Jésus:

"Là où est ton coeur, là aussi ton trésor".

Si le détachement signifie ne plus aimer, alors il n'a rien plus d'une qualité !

Re: Le détachement

par MichAel » sam. 27 juin 2009, 7:38

Oeuvres du maitre Eckhart (Détachement)

J'ai lu beaucoup d'écrits, tant de maîtres païens que de prophètes, de l'Ancien et du Nouveau Testament, et j'ai recherché avec tout mon sérieux et toute mon application quelle est la plus belle et la plus haute des vertus : par laquelle l'homme peut se conformer le plus étroitement à Dieu et redevenir autant que possible pareil à son modèle original, tel qu'il était en Dieu, dans lequel il n'y avait aucune différence entre lui et Dieu, jusqu'à ce que Dieu eût créé les créatures. Et quand je vais au fond de tout ce qui a été écrit là-dessus, aussi loin que peut atteindre ma raison avec son témoingage et son jugement, je n'en trouve pas d'autre que le pur détachement de toute chose créée. C'est dans ce sens que Notre-Seigneur dit à Marthe : "Une chose est nécessaire !" Ce qui veut dire : Qui veut être inaltérable et pur doit avoir une chose, le détachement.

Beaucoup de maîtres prônent l'amour comme ce qui est le plus haut, tel saint Paul quand il dit : "Quelque tâche que j'entreprenne, si je n'ai pas l'amour je ne suis rien." Mais je mets le détachement encore au-dessus de l'amour. D'abord pour cette raison : le meilleur dans l'amour est qu'il m'oblige à aimer Dieu. Or c'est quelque chose de beaucoup plus important d'obliger Dieu à venir à moi que de m'obliger à aller à Dieu, et cela parce que ma béatitude éternelle repose sur ce que Dieu et moi devenions un. Car Dieu peut entrer en moi d'une façon plus intime et s'unir à moi mieux que je ne peux m'unir à lui. Or, que le détachement oblige Dieu à venir à moi, je le prouve ainsi : tout être se tient volontiers dans le lieu naturel qui lui est propre. Le lieu naturel de Dieu qui lui est propre par excellence est l'unité et la pureté, or celles-ci reposent sur le détachement. C'est pourquoi Dieu ne peut pas s'empêcher de se donner lui-même à un coeur détaché.

La seconde raison pour laquelle je mets le détachement au-dessus de l'amour est celle-ci : si l'amour m'amène au point de tout endurer pour Dieu, le détachement m'amène au point de n'être plus réceptif que pour Dieu. Or c'est ce qui est le plus haut. Car dans la souffrance l'homme a toujours encore un regard sur la créature par laquelle il souffre ; par le détachement au contraire il se tient libre et vide de toutes les créatures. Or, que l'homme détaché ne soit plus réceptif que pour Dieu, je le prouve ainsi : ce qui doit être reçu il faut que ce le soit en quelque sujet. Or le détachement est si proche du pur néant qu'il n'y a rien qui serait assez fin pour trouver place en lui, hormis Dieu : Lui est si simple et si fin qu'il trouve bien place dans le coeur détaché.

Les maîtres ont loué aussi l'humilité de préférence à beaucoup d'autres vertus. Mais je mets le détachement au-dessus de toute humilité. Et cela pour la raison suivante : l'humilité peut exister sans détachement, mais non pas le parfait détachement sans une humilité parfaite. Car celle-ci tend à la destruction de notre moi. Or le détachement frôle de si près le néant qu'entre le détachement parfait et le néant il n'y a aucune différence. C'est pourquoi il ne peut absolument pas y avoir de détachement parfait sans humilité. Mais deux vertus sont toujours mieux qu'une. Ma seconde raison est celle-ci : l'humilité parfaite se courbe au-dessous de toutes les créatures - par quoi l'homme sort de lui vers la créature ; mais le détachement reste en lui-même. Or, quelque remarquable que puisse être une telle sortie de soi-même, rester en soi-même est pourtant toujours quelque chose d'encore plus haut. C'est pourquoi le prophète dit : " Toute la magnificence de la fille du roi vient de son intérieur." Le détachement parfait ne connaît aucun regard sur la créature, ni fléchissement de genou, ni fierté dans le maintien, il ne veut être ni au-dessous ni au-dessus des autres, il ne veut que reposer sur lui-même, sans souci de l'amour ou de la souffrance de personne. Il n'aspire ni à l'égalité ni à l'inégalité avec quelque autre être que ce soit, il ne veut pas ceci ou cela, il ne veut qu'être un avec soi-même ! Mais être ceci ou cela il ne le veut pas, car celui qui le veut il veut être quelque chose, mais le détachement veut n'être rien ! C'est pourquoi toutes choses sont indifférentes pour lui.

Maintenant on pourrait objecter : la sainte Vierge avait pourtant toutes les vertus, et donc aussi celle du détachement dans sa plus haute perfection. Si celle-ci est plus haute que l'humilité pourquoi Notre-Dame glorifia-t-elle son humilité et non son détachement quand elle dit : "Il regarda l'humilité de sa servante ?" A cela je réponds : en Dieu est aussi bien le détachement que l'humilité - si tant est qu'on puisse du tout parler de vertus en Dieu. Ce fut son humilité pleine d'amour qui porta Dieu à s'abaisser à prendre la nature humaine, et pourtant, en devenant homme, il resta en lui-même aussi impassible que quand il créa le ciel et la terre - ainsi que je l'exposerai plus loin. Le Seigneur demeurant donc, quand il voulut devenir homme, dans son détachement impassible, Notre-Dame savait bien qu'il attendait d'elle la même chose quand il regarda aussi en outre son humilité et non son détachement. C'est pourquoi elle demeura dans un détachement impassible, mais ne se glorifia que de son humilité et non de son détachement...

Je mets aussi le détachement au-dessus de la compassion. En effet, la compassion n'est rien d'autre [ Faux ! voir dictionnaire ] que le fait pour l'homme de sortir de lui-même vers les défauts de son prochain et d'en avoir le coeur troublé. De cela le détachement est affranchi, il reste en lui-même et ne se laisse troubler par rien. - Bref, quand je considère toutes les vertus, je n'en trouve aucune qui soit aussi parfaite et qui nous fasse autant ressembler à Dieu que le détachement.

Un maître nommé Vincent dit : "L'esprit qui est détaché, sa puissance est si grande : ce qu'il voit, cela est vrai, et ce qu'il désire cela lui est accordé, et là où il commande il faut lui obéir !" Oui, vraiment, l'esprit devenu libre, dans son détachement, il contraint Dieu à venir à lui ; et s'il était en état de demeurer sans forme et sans faire d'acte étranger à son essence, il tirerait à lui l'essence la plus personnelle de Dieu. Mais cela Dieu ne peut le donner à personne qu'à lui-même. C'est pourquoi, avec l'esprit détaché, il ne peut faire autrement que de se donner Lui-même à lui. L'homme qui est complètement détaché est tellement ravi dans l'éternité que rien de passager ne peut plus l'amener à recevoir une sensation corporelle. Il est mort au monde parce que rien de terrestre ne lui dit plus rien. C'est cela que saint Paul avait en l'esprit quand il disait : "Je vis et ne vis pourtant pas. Le Christ vit en moi."
Etre semblable à Dieu

:arrow:Source http://spiritualite3.free.fr/detachement.html

Re: Le détachement : une vertu ?

par Zvjezdana62 » ven. 26 juin 2009, 22:06

Bonsoir Antioche

Je croie que sous le détachement vous pensez paix, silence dans nous-mêmes, veut dire ne pas penser aux autres choses, essayer de se vider d'émotions comme rage, tristesse, préoccupations etc., être tout à fait présent et ouvert à la prière.
Le détachement nous rend accessible à Dieu dans toute notre personne.
Je croie que oui.
Il induit amour et compassion pour nos frères.
C'est la conséquence d'être touché par Dieu, alors oui.

Le détachement : une vertu ?

par antioche » ven. 26 juin 2009, 8:31

Bonjour,

Une réponse de ma part voici quelques minutes sur ce forum,
une recherche avec le mot en question sur ce même forum et .... des réponses,
une discussion récente avec un prêtre sur ce thème,
un collègue non croyant mais tourné vers le psy et encore ce point abordé,
depuis quelques temps je suis amené à réfléchir et à méditer sur le détachement que certains catholiques présentent comme une vertu.

Pourrions nous faire le point sur le détachement au sens de ce qu'en dit l'Eglise ? Les prêtres et les religieux le pratiquent avec rigueur.

Le détachement nous rend accessible à Dieu dans toute notre personne. Il induit amour et compassion pour nos frères. Qu'en pensez-vous?

Fraternellement.

Re: LE DÉTACHEMENT

par MichAel » mar. 26 mai 2009, 18:53

coeurderoy a écrit :Oui, il est particulièrement douloureux, surtout "en terreau chrétien" d'être plus ou moins mis à l'index parce qu'on aime le Seigneur, qu'on défend l'Eglise quand elle est attaquée, qu'on se rend à la Messe le dimanche.
Il semblerait qu'aujourd'hui...les choses soient inversées (on montrait du doigt, autrefois, le libre-penseur qui évitait de mettre les pieds à l'église).
Douloureux aussi lorsqu'en famille on vous fait sentir que "vous dérangez le programme de la journée"...ben oui, on avait prévu une randonnée ou un pique-nique et la Messe.. :-[ ..Jésus nous demande de témoigner avec patience, amour, mais force et conviction. J'ai eu, pour ma part, à subir des "reproches discrets" d'oncles et tantes (ayant tous baignés dans le catholicisme, nés qu'ils étaient dans les années 30)...Avec le temps (j'avais alors la trentaine, j'ai passé cinquante ans), le fait que je continue à pratiquer, à prier pour eux et à ne leur faire aucun reproche culpabilisant les a poussés à "revoir leur position".
Je crois qu'en dérangeant ainsi leur petit confort matérialiste ("faut pas s'en faire, tout ça c'est dépassé, buvons et mangeons, demain nous mourrons !") on réussit à toucher des âmes qui, qu'on le veuille ou non, ont un compte à régler avec le Seigneur ou son Eglise...

Jeunes convertis, accrochez vous : il est normal (et bon !) d'éprouver ces déchirements au sein de sa propre famille, de ses amis. Le monde hait la Lumière, nous le savons, nous devons partager l'opprobre et les humiliations de Notre Maître, mais le faire avec compassion et souci du salut de ceux qui nous persécutent...parfois involontairement.
In Christo !
Très bel exposé!!! :flash:
Bonne journée.
Michael :D

Re: Le détachement

par MichAel » dim. 24 mai 2009, 3:31

C'est tout à fait normal ce que vous vivez...Lorque le démon :diable: sent qu'il est sur le point de perdre une ame, il devient furieux :furieux: et fatiguant.
Vous n'avez rien à craindre de lui si vous vivez en harmonie avec les 10 commandements de Dieu et l'Église catholique.
L'arme la plus dévastatrice que je connais pour l'éloigner, c'est le ROSAIRE et dans vos chapelets, insérer St-Michel Archange.

Le paradis, ce n'est pas la terre mais je vous assure que vous aurez la paix et ressentirez à l'intérieur de vous l'Amour de Dieu et de Notre Très Sainte Mère.

Michael :D

Re: Le détachement

par Invité » sam. 23 mai 2009, 22:21

bonsoir
j'ai exactement le même parcours : foi, manque d'enseigneement , faiblesse erreur délire mystique.
Me revoila, une croyante "normale" je prépare ma confirmation mais avec ma famille et surtout mon frère c'est dur .
Mais vraiment je ne leur en veux pas .c'est trop dur ce qu'ils ont vécus avec mes érrances <: , c'est à moi de les aimer avec patience à présent et d'essayer de supporter.
Je dis bien essayer parce que le petit verre m'ira très bien à moi lol je connais mon caractère hihi. je fais ce que je peux mais quand j'ai mal ça se voit et ça s'entend. je ne suis pas orduriere mais agressive :boxe: , ça se peut. je reste un peu faible, j'ai pas mal de chose à régler et je m'y emploie aussi avec une psy.
je pense qu'il peut y avoir plusieurs manière de régler un problème. Le mien est pas mal d'orgueil qui plombe un peu tout. ça les défrisse de voir quelqu'un aussi inadaptée qui est si proche de l'église. J'ai l'impression que dans leur tête pour une raison que j'ignore, seul les saints :hypocrite: doivent y aller.
je ne les écoute absolument pas :siffle: mais parfois j'ai l'impression que celà rentre dans les interstice de ma tete et que je suis pas en paix.
leur regard a tendance à me faire retomber. :-@ C'est assez dur. Les personnes que je rencontre dans les églises sont des inconnues au début c'était trés dur et maintenant meme si ça va mieux la confiance n'est pas encore là. ( comment avoir confiance en un milieu qu'on a toujours entendu être décrié). La seule grandissime confiance est pour le prètre en confession derriere lequel se cache Dieu.
j'aime beaucoup les Saint et les Saintes surtout Sainte Faustine (bien sur, la miséricorde), Sainte Rita, Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.
Je suis heureuse de faire votre connaissance, je crois que j'ai besoin d'aide pour me préparer pour la communion. je la prend. mais je suis toujours si stressé presque dans le doute(je dois, je dois pas?). Je suis très impréssionnée et avec mon histoire bizarre de mettre toute ma confiance en Jésus Hostie, honnetement, je suis stressé. Pouvez vous m'aider?

Re: LE DÉTACHEMENT

par MichAel » lun. 18 mai 2009, 14:25

J'ai perdu mon père et ma soeur il y a quelque années...CA FAIT MAL!!!

Aujourd'hui, je sais qu'ils sont au paradis par l'entremise d'ames privilégiées(Voyantes) et surtout par une grace particulière de la Sainte Vierge...JE DÉSIRE QUE VOUS SACHIEZ QUE.......

Je sais, ce n'est pas un dogme de foi mais j'y crois comme les enfants de Fatima ont cru.

Le 4ie commandement:Père et Mère tu honoreras afin de vivre longuement.

J'ai été un peu dur avec papa de son vivant, mais il s'est tout de meme converti avant de rendre l'ame et en a fait assez pour se racheter et éviter un Purgatoire interminable...C'est surement pas un Grand Saint, mais ses prières en haut valent BEAUCOUP PLUS que n'importe qui sur terre.

Dans mon coeur a moi, mon père fait partie des commandements et il n'était pas question que je lache prise avec lui. De son vivant,il ne comprenait surement pas mes agissements et recommandations mais en haut il me bénit, j'en suis certain.

Concernant ma soeur, c'est une autre paire de manches....Elle n'était pas pratiquante mais elle avait le Coeur à la bonne place.Que voulez-vous!!!Elle a marié un très bon gars mais il est athée...parce qu'il veut bien l'etre.Tout le monde aimait ma soeur.

Elle aussi, est maintenant au paradis grace à cette charité fraternelle que Jésus nous a enseignée,mes prières et celles de Maman.Ce n'est pas une Grande Sainte, elle non plus mais l'important, c'est qu'elle soit traversée.

Chaque Saint est heureux dans son petit verre d'eau...Personnellement, je vise un GRAND VERRE D'EAU.

IL Y A PLUSIEURS NIVEAUX AU PARADIS.

Je ressens mon père et ma soeur a l'occasion, c'est pas fort comme Dieu, Notre Très Sainte Mère et mon Ange-Gardien mais il y a quelque chose de positif...

Michael :D

Re: LE DÉTACHEMENT

par coeurderoy » lun. 18 mai 2009, 7:37

Oui, il est particulièrement douloureux, surtout "en terreau chrétien" d'être plus ou moins mis à l'index parce qu'on aime le Seigneur, qu'on défend l'Eglise quand elle est attaquée, qu'on se rend à la Messe le dimanche.
Il semblerait qu'aujourd'hui...les choses soient inversées (on montrait du doigt, autrefois, le libre-penseur qui évitait de mettre les pieds à l'église).
Douloureux aussi lorsqu'en famille on vous fait sentir que "vous dérangez le programme de la journée"...ben oui, on avait prévu une randonnée ou un pique-nique et la Messe.. :-[ ..Jésus nous demande de témoigner avec patience, amour, mais force et conviction.
J'ai eu, pour ma part, à subir des "reproches discrets" d'oncles et tantes (ayant tous baignés dans le catholicisme, nés qu'ils étaient dans les années 30)...Avec le temps (j'avais alors la trentaine, j'ai passé cinquante ans), le fait que je continue à pratiquer, à prier pour eux et à ne leur faire aucun reproche culpabilisant les a poussés à "revoir leur position".
Je crois qu'en dérangeant ainsi leur petit confort matérialiste ("faut pas s'en faire, tout ça c'est dépassé, buvons et mangeons, demain nous mourrons !") on réussit à toucher des âmes qui, qu'on le veuille ou non, ont un compte à régler avec le Seigneur ou son Eglise...

Jeunes convertis, accrochez vous : il est normal (et bon !) d'éprouver ces déchirements au sein de sa propre famille, de ses amis. Le monde hait la Lumière, nous le savons, nous devons partager l'opprobre et les humiliations de Notre Maître, mais le faire avec compassion et souci du salut de ceux qui nous persécutent...parfois involontairement.
In Christo !

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