par letghost » lun. 12 oct. 2009, 10:30
jeanbaptiste a écrit :Éléments de réponses tirés de la Catena Aurea (du solide !) :
- [+] Texte masqué
- vv. 18-23
10818 Lc 18,18-23
Bède. Un des principaux d'entre le peuple avait entendu dire au Seigneur qu'on ne pouvait entrer dans le royaume de Dieu, si l'on ne devenait semblable aux enfants; il le prie donc de lui apprendre non en paraboles, mais ouvertement les oeuvres nécessaires pour mériter la vie éternelle: «Alors un jeune homme de qualité lui fit cette demande: Bon Maître»,etc. - S. Ambr. C'était pour tenter le Sauveur que cet homme l'appelle bon Maître, lui qui aurait dû l'appeler Dieu bon: car bien que la divinité soit inséparable de la bonté, comme la bonté de la D ivinité, cependant en l'appelant bon Maître, il ne confesse sa bonté que dans un sens non général, mais particulier, car Dieu est bon dans le sens le plus étendu de ce mot, tandis que l'homme ne l'est que d'une manière limitée.
S. Cyr. Ce jeune homme s'imagina qu'il allait surprendre Jésus-Christ, qui peut-être en lui répondant jetterait le blâme sur la loi de Moise pour lui substituer ses propres commandements. Il s'approche donc du divin Maître, et en l'appelant bon maître, il lui dit qu'il vient dans l'intention de s'instruire, tandis qu'il ne venait que pour lui tendre un piége. Mais celui qui surprend les sages dans leur propre finesse (Jb 5, 13; 1 Co 3, 50), lui fait une réponse digne de lui: «Jésus lui dit: Pourquoi m'appelez-vous bon? nul n'est bon que Dieu seul». - S. Ambr. Il ne nie pas qu'il ne soit bon, mais il fait entrevoir qu'il est Dieu; car celui-là seul est bon qui a la plénitude de la bonté. Vous êtes impressionné de ces paroles: «Nul n'est bon», mais faites donc attention à celles qui suivent: «Si ce n'est Dieu». Si vous ne pouvez concevoir Dieu sans son Fils, vous ne pouvez concevoir Jésus-Christ sans la bonté; car comment pourrait-il n'être pas bon, étant né de celui qui est la bonté par essence? Car tout bon arbre produit de bons fruits (Mt 7). Comment pourrait-il n'être pas bon, puisque la substance de sa bonté qu'il a reçue du Père n'est point dégénérée dans le Fils, de même qu'elle n'est point dégénérée dans l'Esprit saint: «Votre bon Esprit, dit le Psalmiste, me condu ira dans la terre de la justice» (Ps 140). Or, si l'Esprit est bon de la bonté qu'il a reçue du Fils, comment le Fils, qui est le principe de cette bonté, ne serait-il pas bon lui-même? Mais comme celui qui venait pour tenter Jésus-Christ était un docteur de la loi, ainsi que nous l'avons démontré dans un autre livre, le Sauveur lui répond on ne peut plus à propos: «Nul n'est bon, si ce n'est Dieu», afin de lui rappeler qu'il est écrit: «Vous ne tenterez point le Seigneur votre Dieu», et de le porter à rendre gloire au Seigneur, parce qu'il est bon (Ps 117; 135).
S. Chrys. (Hom. 64 sur S. Matth). Ou bien encore, je ne craindrai pas d'avancer que ce jeune homme de qualité ne venait point pour surprendre Jésus-Christ, mais qu'il était avare (car le Sa uveur lui en fait un reproche indirect). - Tite de Bostr. En faisant à Jésus-Christ cette question: «Bon maître, que dois-je faire pour posséder la vie éternelle ?»il semble lui dire: Vous êtes bon, daignez répondre à la question que je vous adresse: Je suis instruit de tout ce que contient l'Ancien Testament, mais je trouve vos enseignements supérieurs, car ce ne sont point les biens de la terre que vous promettez, c'est le royaume des cieux que vous annoncez; dites-moi donc, que ferai-je pour arriver à la vie éternelle? Comme la foi est le chemin qui conduit aux oeuvres, le Sauveur, ne considérant que l'intention de ce jeune homme et sans répondre à la question qu'il lui fait, l'amène à la connaissance de la foi. Il agit comme un médecin à qui son malade demanderait: Que dois-je manger? et qui lui répondrait en lui prescrivant ce qu'il doit faire avant de prendre de la nourriture. Le Sauveur élève donc son esprit jusqu'à son Père, en lui disant «Pourquoi m'appelez-vous bon ?»Ce n'est pas qu'il ne fût bon; car il était le bon fruit d'un bon arbre. - S. Aug. (Quest. évang., 1). Le récit de saint Matthieu présente ici une différence (Mt 19); Notre-Seigneur dit à ce jeune homme: «Pourquoi m'interrogez-vous sur ce qui est bon ?» ce qui répond plus directement à cette question: Quel bien dois-je faire ?» etc., car ces paroles renferment une question qui a pour objet ce qui est bien. On peut donc parfaitement admettre que Notre-Seigneur a fait ces deux réponses: «Pourquoi m'appelez-vous bon ?» et «pourquoi m'interrogez-vous sur ce qui est bon ?» deux choses, dont l'une revient à l'autre.
Personnellement, comme ça, dans l'immédiat, je vous répondrai assez simplement : Jésus est ici maître, rabbi, questionné par un jeune homme qui ne pense pas s'adresser au Fils, mais à un "simple" homme. Il l'appelle bon, et Jésus lui répond que seul Dieu est bon, ce qui est à la fois un élément de réponse à la question qu'il pose (en professant que seul Dieu est bon je sais que ma bonté ne vient que de Dieu etc.), et une manière de ne pas l'induire en erreur. En effet, aurait-il pu lui répondre : «seul Dieu est bon, la bonté vient de Dieu seul, et je suis bon car je suis Dieu» ? Chaque chose en son temps. La double nature du Christ se manifestera sur la Croix et dans la Résurrection.
J'aimerais avant tout savoir, comment et qui pouvait savoir que c'était pour piéger jésus, enfin je veux dire est ce une interprétation des chrétiens, car pour moi, deux hypothèse s'imposent la votre, et le fait que c'est un homme innocent comme vous et moi, qui cherche a connaitre la vérité!
De plus dans la citation on peut lire, il ne nie pas qu'il est bon mais il fait entrevoir qu'il est dieu, j'ai du mal a voir le rapport entre la réponse, et le fait de vouloir montrer qu'il est dieu,A mon avis je pense qu'il s'inclinerait pas humilité envers le père, car c'est de lui qu'il tire son entière bonté( comme cela est écrit) , maintenant, pour mieux comprendre, j'aimerais savoir si la bonté du père et celle du fils sont équivalentes, ou si l'une prévaut sur l'autre!
Je me suis certains mal exprimé, mais je pense que l'idée est passé :>
J'esprèe que vous suivez le raisonnement, j'aimerais éviter un quelconque contre sens

[quote="jeanbaptiste"]Éléments de réponses tirés de la Catena Aurea (du solide !) :
[spoiler]vv. 18-23
10818 Lc 18,18-23
[b]Bède[/b]. Un des principaux d'entre le peuple avait entendu dire au Seigneur qu'on ne pouvait entrer dans le royaume de Dieu, si l'on ne devenait semblable aux enfants; il le prie donc de lui apprendre non en paraboles, mais ouvertement les oeuvres nécessaires pour mériter la vie éternelle: «Alors un jeune homme de qualité lui fit cette demande: Bon Maître»,etc. - [b]S. Ambr.[/b] C'était pour tenter le Sauveur que cet homme l'appelle bon Maître, lui qui aurait dû l'appeler Dieu bon: car bien que la divinité soit inséparable de la bonté, comme la bonté de la D ivinité, cependant en l'appelant bon Maître, il ne confesse sa bonté que dans un sens non général, mais particulier, car Dieu est bon dans le sens le plus étendu de ce mot, tandis que l'homme ne l'est que d'une manière limitée.
[b]S. Cyr.[/b] Ce jeune homme s'imagina qu'il allait surprendre Jésus-Christ, qui peut-être en lui répondant jetterait le blâme sur la loi de Moise pour lui substituer ses propres commandements. Il s'approche donc du divin Maître, et en l'appelant bon maître, il lui dit qu'il vient dans l'intention de s'instruire, tandis qu'il ne venait que pour lui tendre un piége. Mais celui qui surprend les sages dans leur propre finesse (Jb 5, 13; 1 Co 3, 50), lui fait une réponse digne de lui: «Jésus lui dit: Pourquoi m'appelez-vous bon? nul n'est bon que Dieu seul». - [b]S. Ambr.[/b] Il ne nie pas qu'il ne soit bon, mais il fait entrevoir qu'il est Dieu; car celui-là seul est bon qui a la plénitude de la bonté. Vous êtes impressionné de ces paroles: «Nul n'est bon», mais faites donc attention à celles qui suivent: «Si ce n'est Dieu». Si vous ne pouvez concevoir Dieu sans son Fils, vous ne pouvez concevoir Jésus-Christ sans la bonté; car comment pourrait-il n'être pas bon, étant né de celui qui est la bonté par essence? Car tout bon arbre produit de bons fruits (Mt 7). Comment pourrait-il n'être pas bon, puisque la substance de sa bonté qu'il a reçue du Père n'est point dégénérée dans le Fils, de même qu'elle n'est point dégénérée dans l'Esprit saint: «Votre bon Esprit, dit le Psalmiste, me condu ira dans la terre de la justice» (Ps 140). Or, si l'Esprit est bon de la bonté qu'il a reçue du Fils, comment le Fils, qui est le principe de cette bonté, ne serait-il pas bon lui-même? Mais comme celui qui venait pour tenter Jésus-Christ était un docteur de la loi, ainsi que nous l'avons démontré dans un autre livre, le Sauveur lui répond on ne peut plus à propos: «Nul n'est bon, si ce n'est Dieu», afin de lui rappeler qu'il est écrit: «Vous ne tenterez point le Seigneur votre Dieu», et de le porter à rendre gloire au Seigneur, parce qu'il est bon (Ps 117; 135).
[b]S. Chrys.[/b] (Hom. 64 sur S. Matth). Ou bien encore, je ne craindrai pas d'avancer que ce jeune homme de qualité ne venait point pour surprendre Jésus-Christ, mais qu'il était avare (car le Sa uveur lui en fait un reproche indirect). - Tite de Bostr. En faisant à Jésus-Christ cette question: «Bon maître, que dois-je faire pour posséder la vie éternelle ?»il semble lui dire: Vous êtes bon, daignez répondre à la question que je vous adresse: Je suis instruit de tout ce que contient l'Ancien Testament, mais je trouve vos enseignements supérieurs, car ce ne sont point les biens de la terre que vous promettez, c'est le royaume des cieux que vous annoncez; dites-moi donc, que ferai-je pour arriver à la vie éternelle? Comme la foi est le chemin qui conduit aux oeuvres, le Sauveur, ne considérant que l'intention de ce jeune homme et sans répondre à la question qu'il lui fait, l'amène à la connaissance de la foi. Il agit comme un médecin à qui son malade demanderait: Que dois-je manger? et qui lui répondrait en lui prescrivant ce qu'il doit faire avant de prendre de la nourriture. Le Sauveur élève donc son esprit jusqu'à son Père, en lui disant «Pourquoi m'appelez-vous bon ?»Ce n'est pas qu'il ne fût bon; car il était le bon fruit d'un bon arbre. - [b]S. Aug.[/b] (Quest. évang., 1). Le récit de saint Matthieu présente ici une différence (Mt 19); Notre-Seigneur dit à ce jeune homme: «Pourquoi m'interrogez-vous sur ce qui est bon ?» ce qui répond plus directement à cette question: Quel bien dois-je faire ?» etc., car ces paroles renferment une question qui a pour objet ce qui est bien. On peut donc parfaitement admettre que Notre-Seigneur a fait ces deux réponses: «Pourquoi m'appelez-vous bon ?» et «pourquoi m'interrogez-vous sur ce qui est bon ?» deux choses, dont l'une revient à l'autre.[/spoiler]
Personnellement, comme ça, dans l'immédiat, je vous répondrai assez simplement : Jésus est ici maître, rabbi, questionné par un jeune homme qui ne pense pas s'adresser au Fils, mais à un "simple" homme. Il l'appelle bon, et Jésus lui répond que seul Dieu est bon, ce qui est à la fois un élément de réponse à la question qu'il pose (en professant que seul Dieu est bon je sais que ma bonté ne vient que de Dieu etc.), et une manière de ne pas l'induire en erreur. En effet, aurait-il pu lui répondre : «seul Dieu est bon, la bonté vient de Dieu seul, et je suis bon car je suis Dieu» ? Chaque chose en son temps. La double nature du Christ se manifestera sur la Croix et dans la Résurrection.[/quote]
J'aimerais avant tout savoir, comment et qui pouvait savoir que c'était pour piéger jésus, enfin je veux dire est ce une interprétation des chrétiens, car pour moi, deux hypothèse s'imposent la votre, et le fait que c'est un homme innocent comme vous et moi, qui cherche a connaitre la vérité!
De plus dans la citation on peut lire, il ne nie pas qu'il est bon mais il fait entrevoir qu'il est dieu, j'ai du mal a voir le rapport entre la réponse, et le fait de vouloir montrer qu'il est dieu,A mon avis je pense qu'il s'inclinerait pas humilité envers le père, car c'est de lui qu'il tire son entière bonté( comme cela est écrit) , maintenant, pour mieux comprendre, j'aimerais savoir si la bonté du père et celle du fils sont équivalentes, ou si l'une prévaut sur l'autre!
Je me suis certains mal exprimé, mais je pense que l'idée est passé :>
J'esprèe que vous suivez le raisonnement, j'aimerais éviter un quelconque contre sens :s