par ti'hamo » mer. 02 juin 2010, 9:12
@ Ligo
Mais pourquoi donc posez-vous dans un nouveau sujet une question à laquelle on vous répond déjà dans une autre ?
(vous me direz, on a bien une dizaine de sujets traitant des différents aspects de la question "Genèse et Évolution", oui, et assez intéressants, d'ailleurs).
Donc, déjà, comme il vous a déjà été répondu par d'autres : les deux options que vous présentez ne sont pas contradictoires :
> il y a d'une part la question de l'existence, de l'être : rien de ce qui existe n'a par soi la cause de son existence, n'a par soi-même l'existence ; il y a un être existant par soi-même, qui est la source de l'existence, et on l'appelle "Dieu". Ce n'est donc pas une fois pour toutes, mais toujours, à chaque instant (et, en fait, hors de tout instant), que Dieu donne d'être à ce qui existe.
> il a d'autre part la question du commencement de l'univers, de ce qui existe : est-ce que Dieu fait commencer l'univers "à partir d'un moment" ou "depuis toujours" ? (de notre point de vue, puisque du sien de toute façon il n'y a pas de temps). D'après le récit de la Genèse et le point de vue catholique, et d'après certaines théories scientifiques, l'univers a un commencement.
Mais il pourrait tout aussi bien y avoir un univers sans commencement (certaines théories envisagent ce fait : notre "big-bang" ne serait qu'un big-bang dans un cycle de cycles d'univers s'enchaînant les uns aux autres), et pour autant c'est bien toujours Dieu qui donnerait l'existence à cette suite d'univers sans commencement.
> il y a enfin la question du Mal : la pensée catholique est que le Mal entre dans le monde (du moins dans cet univers matériel) par le péché originel : en se détournant de Dieu, en rejetant Dieu, en voulant se suffire à exu-mêmes et posséder le monde, les premiers Hommes induisent une rupture qui s'étend à toute la création, une perte d'harmonie, de lien à Dieu et de lien avec la Création.
Cela ne s'oppose absolument pas au fait que Dieu donne en permanence d'exister à ce qui existe : en permanence, Dieu donne d'exister à ce qui existe, et en permanence la rupture engendrée par le premier péché détourne l'êtres des choses, leur harmonie et leur finalité. Un peu comme une onde de choc, ou comme un phénomène quantique qui aurait instantanément des conséquences dans plusieurs époques et endroits à la fois.
De la même façon, en fait, que lorsqu'un être humain commence d'exister, c'est bien par la grâce de Dieu... mais que pour autant dès qu'il existe il est marqué du péché originel, c'est à dire d'un manque, d'une blessure, d'un défaut de lien à Dieu, le tournant par pesanteur vers le péché.
@ Ligo
Mais pourquoi donc posez-vous dans un nouveau sujet une question à laquelle on vous répond déjà dans une autre ?
(vous me direz, on a bien une dizaine de sujets traitant des différents aspects de la question "Genèse et Évolution", oui, et assez intéressants, d'ailleurs).
Donc, déjà, comme il vous a déjà été répondu par d'autres : les deux options que vous présentez ne sont pas contradictoires :
> il y a d'une part la question de l'existence, de l'être : rien de ce qui existe n'a par soi la cause de son existence, n'a par soi-même l'existence ; il y a un être existant par soi-même, qui est la source de l'existence, et on l'appelle "Dieu". Ce n'est donc pas une fois pour toutes, mais toujours, à chaque instant (et, en fait, hors de tout instant), que Dieu donne d'être à ce qui existe.
> il a d'autre part la question du commencement de l'univers, de ce qui existe : est-ce que Dieu fait commencer l'univers "à partir d'un moment" ou "depuis toujours" ? (de notre point de vue, puisque du sien de toute façon il n'y a pas de temps). D'après le récit de la Genèse et le point de vue catholique, et d'après certaines théories scientifiques, l'univers a un commencement.
Mais il pourrait tout aussi bien y avoir un univers sans commencement (certaines théories envisagent ce fait : notre "big-bang" ne serait qu'un big-bang dans un cycle de cycles d'univers s'enchaînant les uns aux autres), et pour autant c'est bien toujours Dieu qui donnerait l'existence à cette suite d'univers sans commencement.
> il y a enfin la question du Mal : la pensée catholique est que le Mal entre dans le monde (du moins dans cet univers matériel) par le péché originel : en se détournant de Dieu, en rejetant Dieu, en voulant se suffire à exu-mêmes et posséder le monde, les premiers Hommes induisent une rupture qui s'étend à toute la création, une perte d'harmonie, de lien à Dieu et de lien avec la Création.
Cela ne s'oppose absolument pas au fait que Dieu donne en permanence d'exister à ce qui existe : en permanence, Dieu donne d'exister à ce qui existe, et en permanence la rupture engendrée par le premier péché détourne l'êtres des choses, leur harmonie et leur finalité. Un peu comme une onde de choc, ou comme un phénomène quantique qui aurait instantanément des conséquences dans plusieurs époques et endroits à la fois.
De la même façon, en fait, que lorsqu'un être humain commence d'exister, c'est bien par la grâce de Dieu... mais que pour autant dès qu'il existe il est marqué du péché originel, c'est à dire d'un manque, d'une blessure, d'un défaut de lien à Dieu, le tournant par pesanteur vers le péché.