par jeanbaptiste » ven. 30 sept. 2011, 14:39
Oui, il y a la rénovation du Missel français qui est absolument nécessaire. La traduction est désastreuse, mais vous le savez mieux que moi.
À ce sujet avez vous lu le texte du chanoine Michel Dangoisse sur cette fameuse traduction ? On le trouve sur internet.
Mais, en fait, je pensais aussi aux missels, aux livres pour les paroissiens. Les trucs que l'on trouve en librairie : Jounel, Hosanna etc.
À côté de la traduction ne serait-il pas bon que l'on voit enfin arriver des missels liturgiques, et non "exégétiques" ? Des missels qui fassent leur travail d'explication de la liturgie et pas seulement l'explication exégétiques des lectures du jour (ce qui est important, mais qui n'est pas le rôle missel). Qui intègre les fameuses "traditions" (comme les rogations par exemple) qui semblent sentir mauvais aux nez de nos liturges (à en juger par leur absence).
Bref, des missels qui soient à la fois complets et précis concernant la "science exégétique", ainsi que "populaires" (ce qui est loin d'être antagonistes). Et qui n'ai pas ce ton que je m'attends à trouver, avec plaisir, dans un article de revue d'étude biblique.
En fait, ce que je trouve un peu triste, c'est que les missels en France semblent donner de la valeur à l'intellect (missel Jounel par exemple), au spirituel (Magnificat), et au "psycho-social" ("Prions en Église), mais pas au populaire.
Par populaire j'entends vraiment le terme en son sens noble : ce qui concerne la vie du peuple, dans son ensemble. Non pas l'
étude biblique, spirituelle etc. Mais vraiment comment la liturgie s'ancre dans la vie quotidienne.
Une liturgie qui perd sa dimension cosmique (l'orientation, les gestes, la présence des saints, des anges, les saisons) perd son ancrage dans la vie concrète. Car elle apparaît nécessairement comme quelque chose qui se passe à côté, que l'on étudie à côté etc. Se créé alors une séparation du spirituel et du charnel.
Magnificat est un beau missel, je l'aime beaucoup. Mais tout est tellement centrée sur la "vie spirituelle", que l'on a parfois le sentiment qu'il s'agit d'une spécialité. Une spécialité qui n'a pas à faire avec une autre spécialité que serait ce moment ou je vais marcher dans l'herbe, chanter en regardant le ciel, ou tenir ma tasse de café.
Un bon missel, selon moi, doit unir toutes les parties de la vie (spirituel, charnel, intellect, sensibilité, corps, esprit etc.). Et pour cela il me semble nécessaire qu'il puisse unir aux analyses bibliques, aux conseils spirituels, un véritable sens de la vie du cosmos (saisons, vie mort, rogations etc.), mais aussi une description des vêtements du prêtre, ainsi que de la signification des gestes etc.
Tout cela est un peu confus. J'espère que la suite de la discussion me permettra de clarifier grâce à votre aide

Oui, il y a la rénovation du Missel français qui est absolument nécessaire. La traduction est désastreuse, mais vous le savez mieux que moi.
À ce sujet avez vous lu le texte du chanoine Michel Dangoisse sur cette fameuse traduction ? On le trouve sur internet.
Mais, en fait, je pensais aussi aux missels, aux livres pour les paroissiens. Les trucs que l'on trouve en librairie : Jounel, Hosanna etc.
À côté de la traduction ne serait-il pas bon que l'on voit enfin arriver des missels liturgiques, et non "exégétiques" ? Des missels qui fassent leur travail d'explication de la liturgie et pas seulement l'explication exégétiques des lectures du jour (ce qui est important, mais qui n'est pas le rôle missel). Qui intègre les fameuses "traditions" (comme les rogations par exemple) qui semblent sentir mauvais aux nez de nos liturges (à en juger par leur absence).
Bref, des missels qui soient à la fois complets et précis concernant la "science exégétique", ainsi que "populaires" (ce qui est loin d'être antagonistes). Et qui n'ai pas ce ton que je m'attends à trouver, avec plaisir, dans un article de revue d'étude biblique.
En fait, ce que je trouve un peu triste, c'est que les missels en France semblent donner de la valeur à l'intellect (missel Jounel par exemple), au spirituel (Magnificat), et au "psycho-social" ("Prions en Église), mais pas au populaire.
Par populaire j'entends vraiment le terme en son sens noble : ce qui concerne la vie du peuple, dans son ensemble. Non pas l'[i]étude[/i] biblique, spirituelle etc. Mais vraiment comment la liturgie s'ancre dans la vie quotidienne.
Une liturgie qui perd sa dimension cosmique (l'orientation, les gestes, la présence des saints, des anges, les saisons) perd son ancrage dans la vie concrète. Car elle apparaît nécessairement comme quelque chose qui se passe à côté, que l'on étudie à côté etc. Se créé alors une séparation du spirituel et du charnel.
Magnificat est un beau missel, je l'aime beaucoup. Mais tout est tellement centrée sur la "vie spirituelle", que l'on a parfois le sentiment qu'il s'agit d'une spécialité. Une spécialité qui n'a pas à faire avec une autre spécialité que serait ce moment ou je vais marcher dans l'herbe, chanter en regardant le ciel, ou tenir ma tasse de café.
Un bon missel, selon moi, doit unir toutes les parties de la vie (spirituel, charnel, intellect, sensibilité, corps, esprit etc.). Et pour cela il me semble nécessaire qu'il puisse unir aux analyses bibliques, aux conseils spirituels, un véritable sens de la vie du cosmos (saisons, vie mort, rogations etc.), mais aussi une description des vêtements du prêtre, ainsi que de la signification des gestes etc.
Tout cela est un peu confus. J'espère que la suite de la discussion me permettra de clarifier grâce à votre aide ;)