Griffon qui se tient coit :
Mais le nouveau testament tient la " revanche " de la femme.
... nombre de mal-croyants ne seraient pas de cet avis. Les femen contesteraient armées de leur seul sifflet autour du cou («seul sifflet», c'est le cas de le dire), Simone de Beauvoir avant ça et nombre de paroisiennes aussi juste à l'audition de la prose paulinienne.
Mais les femmes tiennent tous les rôles les plus profonds et spirituels : Marthe, Marie, Madeleine,...
(et les disciples le plus souvent le rôle des beaux parleurs qui n'y comprennent rien)
Tous ? Je ne serais pas d'accord. C'est un peu un lieu commun que de vouloir diminuer la sensibilité de perception chez les hommes. Jean le disciple n'est pas un pied de céleri, le centurion se révèle avoir le sens spirituel moins émoussé qu'une Salomé quand même, un Jean le baptiste tient un rôle assez spirituel.
Qui Jésus portant sa croix rencontre-t-il ?
Les femmes de Jérusalem qui pleurent sur lui, Ste Véronique qui ose approcher un condamné.
Simon de Cyrène, les femmes ne pleurent peut-être pas sur le bon objet de désolation et sainte Véronique n'existe pas dans le Nouveau Testament.
Sans les femmes, il n'y aurait tout simplement pas de " Bonne Nouvelle " !
L'apôtre Paul ne portait pas de jupon, Timothée non plus.
Et aujourd'hui encore, sans Marie, où en serions-nous ?
Et Dieu n'est ni homme ni femme. Il n'y a pas de Marie sans Dieu, etc.
Mais les femmes tiennent tous les rôles les plus profonds et spirituels
Rien permet de décréter qu'un Joseph doit être doté d'une nature superficielle, étant peut-être aussi de niveau néanderthal au lieu de sapiens sapiens. La soeur de lazare n'est pas plus éveillée que le serait Nicodème. Même ''notre'' Ponce Pilate n'est plus cruchon au fond que sa propre femme et quant à la culpabilité réelle du prisonnier un peu spéciale qu'il aurait eu devant lui. Notre cher Pierre n'est pas plus ''gros bêta'' que la mère de Jésus et qui elle-même avait du mal à capter le déroulement des choses par moment.
Le rôle des femmes dans le Nouveau Testament sert beaucoup à mettre en valeur Jésus (qui est un homme incidemment). Il s'agit bien d'un rôle d'aide avec des femmes pour l'assister matériellement (se sacrifier) et parce que l'on devine bien que la passion devait y être un peu de leur côté, la passion ici d'être abreuvé de la sagesse éblouissante coulant de cette barbe fleurie. Là-dessus, c'est sûr qu'il peut se trouver des femmes prêtes à marcher trois kilomètres sur les mains afin de pouvoir entendre, pour une fois, un individu de format mâle qui s'exprimerait d'une manière intelligente dépassant probablement de loin celle de l'orang-outan (sourire). Déjà que la reine de Saba aurait été de ce genre-là, paraîtrait-il.
Un lmx aujourd'hui absent écrivait :
on pourra aussi se demander pourquoi le Christ donne-t-il à Pierre qui est présenté comme un sympathique beau parleur les clefs de l'Eglise.
Je n'ai jamais perçu le personnage de Pierre comme étant celui d'un beau parleur. Plutôt, le meilleur ami de Jésus
au fond. Et alors au lieu de toujours nous en colporter si facilement un portrait de lâche et de traître, faire remarquer qu'il est le premier aussi à avoir voulu se saisir d'une épée pour défendre son ami. Le crime (celui de l'arrestation de Jésus comme criminel) paraissait tout simplement trop monstrueux à l'ami qui aura été témoin de tant de choses.
Pierre a le rôle qui est le sien à cause de :
« ... vous savez, vous, ce qui est arrivé dans toute la Judée, à commencer par la Galilée, après le baptême qu'avait proclamé Jean : Jésus de Nazareth, comment Dieu l'a oint d'Esprit Saint et de puissance, lui qui a passé en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient tyrannisés par le diable, parce que Dieu était avec lui [...] nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection des morts [...]» (
Actes 10,37)
...
lui qui a passé en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient tyrannisés par le diable, parce que Dieu était avec lui
une des phrases les plus émouvantes de tous le Nouveau Testament à mon avis; qui sonnent tout à fait comme l'impact réel que la personnalité de l'ami Pierre, Jésus, aura pu produire sur celui-ci.