Brebis perdue a écrit :Merci pour cette réponse.
Sur la morale, je trouve effectivement que le christianisme est la religion monothéiste la plus morale. J'ai tendance à croire dans ma grande ignorance que pour les Juifs il suffit de se conformer au texte et tant pis pour le reste, et que pour les Musulmans c'est là même chose mais avec une grande crainte envers Allah. Evidemment ce n'est pas vous qui allez me contredire mais j'ai l'impression que le christianisme est le seul monothéisme a avoir proposé une vision dans laquelle l'homme est véritablement libre, seul face à son choix, et où l'intention prime sur l'acte et ses conséquences. Peut etre faudrait il apporter des nuances à cette façon de voir les choses ?
Côté judaïsme j'aurai du mal a être précis, mais au moins nous partageons les 10 commandements !
Côté Islam, leur règles morales sont strictes, mais plus par soumission que par conviction amoureuse. Ensuite leur modèle c'est "le prophète" dont la vie lui vaudrait moult condamnation même à l'aulne d'un tribunal civil laxiste.
Côté catholicisme, la morale c'est 'aimer, vous les uns les autres comme je vous ai aimé' et quand on sait combien Jésus nous a aimé… ça c'est de la morale !
Brebis perdue a écrit :Sur le catholicisme en tant que tel, je vais poser une question éculée, qui ressemble à la critique (éculée elle aussi désolé) que fait le protestantisme. Le problème c'est au niveau de ce que représente le prêtre. Je vous en prie ne vous sentez pas offensé c'est une question que je pose en toute naïveté. Pour donner un exemple concret, je m'imagine, si j'étais chrétien, aller me confesser. Le prêtre n'est pas trop dans son assiette, et je sens qu'il n'écoute pas vraiment mes péchés somme toute banals. Et puis il m'accorde le pardon, alors que moi je n'ai pas fait le travail nécessaire pour le mériter. Comment résoudre cette contradiction qui fait que sur le long terme je prends la confession comme un moyen commode de me purifier, mais finalement pour continuer comme avant ? Plus théologiquement, est ce que le pardon du prêtre vaut pardon de Dieu ?
Le prêtre est le représentant de Dieu sur terre, son ambassadeur terrestre.
Un ambassadeur s'il est pas dans son assiette, le traité qu'il signe au nom de son pays n'en reste pas moins valide
Mais ce traité il faut être deux pour le signer !
La validité du sacrement tient grandement à votre intention droite et sincère
A vos aveux complets sans concession
Et… à votre ferme propos de ne pas chuter à l'avenir
Jésus a dit à la femme adultère : 'Va, ne pèche plus !'
Il en va de même quand vous vous confessez
Brebis perdue a écrit :Sur la laïcité, ma position est ambiguë. Je regrette à la fois que nous n'assumions pas et ne conservions pas ce qu'il y a, dans nos conventions et dans nos lois, de chrétien, mais parce que je pense que pour certaines règles on peut les justifier uniquement par la raison. En meme temps je trouve, mais là je ne suis pas seul, qu'il y a des communautarismes dans l'espace public qui entraine de plus en plus de dogmatisme.
Voila, sinon j'ai décidé d'aller dans ma paroisse pour me renseigner ce we. Je posterais ici pour dire ce qui s'est passé et ce que j'en ai pensé. Paix et Amour à vous tous.
La laïcité ce n'est pas oublier Dieu et la moral au vestiaire avant d'aller au boulot
La laïcité devient souvent du laïcisme : interdire de défendre une idée au nom de sa religion
Et j'oubliais : Bienvenue Brebis perdu ! Je sens que le Maître est en chemin pour vous retrouver, et il y aura alors plus de joie au ciel grâce à vous que pour 99 comme moi.