Voici un texte publié par un abbé Lehmann trouvé sur :
http://livres-mystiques.com/partieTEXTE ... retien.pdf
J'ai découvert qu'il était question du "mahométisme" plutôt que de l'Islam. J'y reviendrai sûrement.
Mais qu’on n’oublie pas qu’Ismaël faisait partie aussi de la famille patriarcale : Ismaël, pour lequel la pauvre Agar reçut le secours d’un ange, et dont les descendants sont les Arabes et tant d’autres peuples de l’Asie rattachés à eux par des alliances.
Eh bien, il semble que la réconciliation dans la famille patriarcale serait incomplète et qu’il manquerait quelque chose à la réunion des coeurs , si les fils d’Ismaël n’y trouvaient et n’y apportaient leur part d’attendrissement.
Que cette participation d’Ismaël à la réunion des coeurs s’accomplisse, comme les convenances le font espérer, et l’O-rient verra la fin du mahométisme. Ni les croisades, ni les flottes, ni Lépante, ni les traités, ni l’or des prédicants, ni les la-beurs des missionnaires, ni quoi que ce soit, n’a réussi à entamer le mahométisme ancré dans les habitudes des Arabes. Ce triomphe est réservé au zèle d’Elie secondé par les enfants de la Maison d’Israël. Le mot si net du Fils de Dieu sur Elie n’en est-il pas le garant : Restituet omnia, il rétablira toutes choses. En face de la Maison d’Israël rétablie, les tentes d’Is-maël ne seront pas indifférentes au prophète. Quel transport de zèle l’animera pour en faire rejeter le Coran et ses pauvre-tés, et y ramener l’Evangile et ses trésors. O Élie, depuis votre entretien avec Jésus sur le Thabor, ce ne sont plus les trem-blements de terre ni les feux dévorants qui sont appelés à devenir les auxiliaires de votre zèle, mais les excès d’amour adoptés dans cet entretien.
Entre tous les auxiliaires et les excès d’amour destinés à retirer les pauvres Arabes du mahométisme, aucun ne saurait être comparable aux enfants d’Israël, frères des Arabes par le sang d’Ismaël et d’Abraham ; eux seuls seront les mieux écoutés et voici pourquoi :
Mahomet s’est servi du grand nom d’Abraham, si respecté en Orient, pour détrôner Jésus-Christ. Aux moeurs évan-géliques dans ce qu’elles ont de plus parfait, la virginité, la chasteté, il a substitué les moeurs patriarcales, dans ce qu’elles ont de moins parfait, la polygamie. Bouleversant l’ordre providentiel, il a élevé la chair en la faisant prédominer sur l’esprit. Facilement séduite, la postérité d’Ismaël, en Arabie et ailleurs, a suivi Mahomet dans son errement grossier. N’est-il pas alors d’une belle convenance que l’autre branche abrahamique, la postérité d’Isaac et de Jacob, ramène dans les voies de l’esprit les tentes dégradées d’Ismaël ? Tous les efforts employés par d’autres pour ce retour n’ont pas abouti, parce qu’il y a quelque chose de plus touchant dans un frère qui est ramené par son frère. Et lorsque celui qui ramène a été lui-même rappelé d’entre les morts pour être plus persuasif, à quel incomparable spectacle d’attendrissement et de larmes de joie ne doit-on pas s’attendre ? Ils se diront l’un à l’autre : Jésus est plus grand qu’Abraham notre père. Quelle extase au ciel, pour Abraham, quand il verra sa famille totale selon la chair se joindre à sa famille plus nombreuse encore selon la foi. Ce sera la bienheureuse réunion du coeur des pères à leurs enfants, Cor patrum ad filios. Ce sera le firmament parsemé d’étoiles comme il ne l’a jamais été. Ce sera la fin du mahométisme.
VI