PaxetBonum a écrit :Théo d'Or a écrit :
Bon, en attendant, l'intérêt de m'être dévoilée sur le sujet, c'était de démontrer qu'il y avait peut-être à remettre en question l'affirmation que les hommes sont les mauvais et les femmes les victimes (en l'absolu bien sûr, je ne nie pas qu'il y a énormément de femmes victimes dans cette réalité... Et des hommes aussi d'ailleurs, qu'ils soient prostitués ou clients).
Je pense que le terme ne correspond pas dans ce cas
Il ne peut y avoir de vrai sentiment à partir du moment où tout est travesti par l'argent
La tendresse, l'amour… ne se vend pas
Je ne pense pas que vous soyez ce que l'on nomme une prostituée
Il semblerait que vous vous prostituiez occasionnellement certainement dans un cadre précis (personnes de votre connaissance ?)
C'est différent. Il n'en reste pas moins qu'il n'y aurait pas de prostitué si il n'y avait pas d'homme pour consommer
La loi de l'offre et de la demande…
Soyons honnête combien de femme avez-vous dans votre clientèle ?
L'homme a un lourde responsabilité dans cet état de fait
Oui, occasionnellement, dans un cadre bien précis, avec des personnes que je ne connais que dans ce cadre (donc inconnus quand je les rencontre la première fois, avec un échange de mails préalable). Je ne suis pas une "professionnelle", comme on dit. Ce sont des amants rencontrés avec des modalités strictes (une durée, une rémunération et, à priori, pas de contacts entre les rencontres bien qu'il y ait parfois des liens amicaux qui finissent par se créer avec certains). Mais je dois dire que, même si tout est travesti, les choses vécues peuvent parfois être très fortes!
Je voudrais insister sur le fait que des femmes comme moi partagent la responsabilité (50/50) avec les hommes. Des fois, je me culpabilise de profiter de la faiblesse de certains hommes. Il y en a qui sont plus fragiles que d'autres. Puis il y en a beaucoup qui se culpabilisent, beaucoup plus qu'on ne le croit. D'ailleurs, dans ces derniers, il y en a qui sont particulièrement délicats et soucieux que la dame soit bien avec eux.
Cela dit, je me distancie relativement des mouvement militants dans lesquels je sens quelque chose qui n'est pas en phase avec ce que je sens tout au fond de moi. Mais j'imagine mal qu'on puisse pénaliser la plupart des hommes qui sont venus me voir (à part certains, incorrects et violents, mais là, c'est comme dans la vie, la violence est un crime). D'autant que ce serait déclarer que je suis une créature sans cervelle sans aucune capacité de choix, ce n'est pas super valorisant!
Ah oui, je me permets de faire un petit rappel de base: en dehors de toute considération morale, il est évident que l'homme est plus en demande au niveau sexuel que la femme, vu que cette dernière est régulièrement en état d’indisponibilité: règles et grossesse. Nous ne sommes pas égaux face aux pulsions de la chair. Et pour répondre à une de vos questions, je n'ai eu qu'une femme dans ma clientèle (un couple en fait).
Cordialement,
Théo d'Or
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