Suite de l'info...
Quatre employés du CHRU de Lille se sont donné la mort en l'espace de quinze jours hors de leur lieu de travail. Le premier cas de suicide, survenu le 8 janvier, a touché un agent de service hospitalier, père de trois enfants et âgé de 34 ans, qui travaillait en réanimation neurochirurgicale.
Dans ce service, deux aides-soignantes qui se connaissaient - dont une âgée de moins de 30 ans - et qui travaillaient depuis 2010 et avril 2011 au CHRU, se sont donné la mort dans les jours qui ont suivi.
Dimanche, c'est un aide-soignant d'une quarantaine d'années, qui travaillait dans un service de soins pour personnes dépendantes, qui s'est suicidé alors qu'il était en congé.
Les responsables du CHRU ont également diligenté une enquête auprès du CHSCT, qui devra se pencher sur l'organisation du travail et sur les relations entre les personnels. L'hôpital a également mis en place une cellule de crise permanente avec le service de la médecine du travail et un psychologue.
La CGT, première organisation syndicale au CHRU de Lille, a dénoncé mardi les «conditions de travail des salariés» qui «contribuent à un quotidien parfois invivable».
«Ce quotidien est le résultat de la politique de santé en France, qui se résume à la maîtrise comptable des dépenses de santé, ayant pour conséquence une intensification du travail», a souligné la fédération santé et action sociale dans un communiqué.
Au CHRU de Lille, «la politique est d'augmenter l'activité à moyens constants. Seul l'équilibre budgétaire compte, au détriment de la santé des salariés et de la prise en charge des patients», ajoute-t-elle.
(Note perso : dans la maison de repos... pareil... les aide-soignant(e)s et le personnel de salle sont tous "à cran"; une serveuse en salle est venue travailler avec sa grippe, ce qui, bien sûr, est normalement interdit).
http://www.liberation.fr/societe/010123 ... out-savoir