Par exemple, le pouvoir royal. Le bras séculier, c'est l'État.miel a écrit :Je ne sais pas ce qu'est le bras séculier...
Une accusation d'hérésie amenait à reconnaître que le coupable ne faisait plus partie de l'Église. Bien sûr, l'Église ne peut pas décider de la mort d'un individu, raison pour laquelle elle ne prononçait pas de peine capitale. Néanmoins, il s'agissait d'une époque où il n'était pas concevable qu'un fidèle du Roi ne soit pas de la même religion que lui, raison pour laquelle, lorsque des princes germaniques sont passés au protestantisme, tous leurs sujets ont dû suivre (eh oui, cette règle, pas même les protestants ne la remettait en cause tellement elle était ancrée dans les mentalités de l'époque).miel a écrit :Pourquoi une une accusation d'hérésie prouvée menait à la peine capitale ?
Néanmoins, il faut bien s'entendre sur le terme d'hérésie. Je pense (mais ce serait à confirmer) que ce qui menait à la peine capitale, c’étaient surtout les hérésies de type militantes : l’hérétique voulait non seulement cesser d’adhérer aux dogmes catholiques mais aussi prêcher ouvertement son hérésie dans le but de convertir autrui. Il y avait donc un réel danger de rupture du lien social. Je ne pense que celui qui voulait croire à autre chose, à titre personnel, était inquiété. Par exemple, il ne me semble pas que les tribunaux de l’Inquisition aient fait la chasse à ceux n’allant plus à la Messe le dimanche.
Cordialement,
