La vie rurale

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PaxetBonum
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La vie rurale

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Isabelle47 a écrit : Ce qui était très différent, dans une époque antérieure (pas si lointaine) c'était aussi le soin apporté aux enfants.
Vous savez, dans les fermes, autrefois, la maman ne courait pas du matin au soir pour amener son enfant chez le pédiatre, prendre son cours de piano ou d'escrime, rencontrer le professeur parce qu'il y a un problème scolaire, etc... :)
Je retirerais le 'autrefois' car il y a bien des zones rurales où cela n'a pas beaucoup changé.
Les citadins ne soupçonnent pas la vie de nos contemporains de 'la France profonde' souvent plus profonde et moins superficielle.
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Jean-Mic
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

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salésienne05 a écrit :Et PaxetBonum a raison de souligner que, dans les campagnes, on court bien moins qu'en ville : pas besoin de courir le matin car l'école est à 5 minutes à pieds et au pire des cas, les gamins y vont seuls en vélo, pas de pédiatres et généralement des parents moins angoissés par la santé de leur progéniture, peu de loisirs (ou quand loisirs il y a, ils sont accessibles en vélo également)... mais en même temps, peu de messes et pas de scoutisme :( . On ne peut pas tout avoir !
Vous avez une vision bien idyllique de la ruralité moderne, particulièrement en cette période de suppression de classes et de pénurie médicale grandissante ... Un simple indice, l'indice de motorisation des ménages est croissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne des centres urbains, ce n'est évidemment pas pour le plaisir de frimer. Vous avez beaucoup plus de chances de trouver un école à cinq minutes de chez vous en ville ou en zone périurbaine qu'en campagne. Dès la maternelle, les enfants ont la joie de connaître les transports scolaires, d'abord dans un rayon de 20 minutes (le temps d'une tournée de ramassage), puis jusqu'à une heure ou plus à l'heure du collège. Une des conséquences ? le taux de scolarisation secondaire et supérieur des enfants chute au fur et à mesure de l'éloignement des pôles urbains. Quant aux loisirs et à la culture, c'est le seul point que je partage avec vous : ne parlons pas des absents !
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
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PaxetBonum
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

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Jean-Mic a écrit :
salésienne05 a écrit :Et PaxetBonum a raison de souligner que, dans les campagnes, on court bien moins qu'en ville : pas besoin de courir le matin car l'école est à 5 minutes à pieds et au pire des cas, les gamins y vont seuls en vélo, pas de pédiatres et généralement des parents moins angoissés par la santé de leur progéniture, peu de loisirs (ou quand loisirs il y a, ils sont accessibles en vélo également)... mais en même temps, peu de messes et pas de scoutisme :( . On ne peut pas tout avoir !
Vous avez une vision bien idyllique de la ruralité moderne, particulièrement en cette période de suppression de classes et de pénurie médicale grandissante ... Un simple indice, l'indice de motorisation des ménages est croissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne des centres urbains, ce n'est évidemment pas pour le plaisir de frimer. Vous avez beaucoup plus de chances de trouver un école à cinq minutes de chez vous en ville ou en zone périurbaine qu'en campagne. Dès la maternelle, les enfants ont la joie de connaître les transports scolaires, d'abord dans un rayon de 20 minutes (le temps d'une tournée de ramassage), puis jusqu'à une heure ou plus à l'heure du collège. Une des conséquences ? le taux de scolarisation secondaire et supérieur des enfants chute au fur et à mesure de l'éloignement des pôles urbains. Quant aux loisirs et à la culture, c'est le seul point que je partage avec vous : ne parlons pas des absents !
La vie à la campagne s'organise autrement.
Quand il y a 300 têtes de bovins pour 80 habitants les enfants ont toujours de quoi s'occuper !
Certes la motorisation est nécessaire mais pas obligatoirement employée à tout bout de champs.
Les transports scolaires existent, les classes uniques ont du bon pour le développement de chacun pour peu que l'instituteur soit bien motivé. Ensuite certains décident de faire l'école à la maison.
Ces jeunes apprennent une vie tout autre que celles des citadins, et n'ont, je pense, rien à leurs envier.
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par jeanbaptiste »

Ah oui, ça c'est une vision particulièrement idyllique. Pour avoir habité dans un petit village où le premier commerce (excepté la boulangerie) est à 20 minutes en voiture, et le premier collège à 30 minutes ainsi que tous le reste : théâtre, librairie etc. Le rêve de la campagne de la campagne ou tout est à pied et en vélo... hum hum.

D'ailleurs c'est précisément pour réduire les trajets en voiture que nous allons, ma famille et moi, nous installer... en ville.

P.S. : Ce qui m'a toujours fait dire que j'ai une enfance dans le désert ;) Si vous connaissez la région Centre vous savez de quoi je veux parler. Cela dit, j'étais très heureux !

Ces jeunes apprennent une vie tout autre que celles des citadins, et n'ont, je pense, rien à leurs envier.

Oui, c'est certains, leur vie est différente. Mais soyons clair, tout est organisé pour la ville aujourd'hui, et cela n'est quand même pas très sain, notamment pour les parents obligés de faire de long trajets en voiture rien que pour travailler.
Quand il y a 300 têtes de bovins pour 80 habitants les enfants ont toujours de quoi s'occuper !
Là je crois que vous vivez sur une autre planète, ou que vous n'avez jamais vécus à la campagne, ou il y a très longtemps.
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PaxetBonum
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

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jeanbaptiste a écrit :
Quand il y a 300 têtes de bovins pour 80 habitants les enfants ont toujours de quoi s'occuper !
Là je crois que vous vivez sur une autre planète, ou que vous n'avez jamais vécus à la campagne, ou il y a très longtemps.
Non, planète terre, pays France à notre époque.
J'avais des voisins en sabot avec de la paille dedans pour l'hiver.
Une pièce de vie avec la cheminée la table à manger et le lit.
Pas d'eau courante, pas d'électricité partout…

Je pense que bien des français ignorent la vie de leurs contemporains.
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Jean-Mic »

PaxetBonum a écrit :La vie à la campagne s'organise autrement.
Quand il y a 300 têtes de bovins pour 80 habitants les enfants ont toujours de quoi s'occuper !
Certes la motorisation est nécessaire mais pas obligatoirement employée à tout bout de champs.
Les transports scolaires existent, les classes uniques ont du bon pour le développement de chacun pour peu que l'instituteur soit bien motivé. Ensuite certains décident de faire l'école à la maison.
Ces jeunes apprennent une vie tout autre que celles des citadins, et n'ont, je pense, rien à leurs envier.
Alors, c'est qu'on pas connaître les mêmes !

Quelques remarques vues sur le terrain :
- s'il y a 300 bovins sur la commune, sur 80 habitants, ça fait tout au plus quatre personnes qui vivent de l'agriculture et huit à dix dans les emplois induits (un peu plus en zone de montagne),
- les transports scolaires ? ils existent, et reconnaissons qu'ils sont plutôt bien organisés par les conseils généraux (collèges et lycées) et les intercommunalités (écoles), mais relisez quand même ce que j'ai dit des temps de transport ...
- les classes uniques ? elles ont été remplacées par des RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux) : en moyenne, un RPI regroupe six à huit communes, dans trois sites (trois écoles) : un pour les petits et les activités périscolaires (quand elles existent), un pour GS, CP et CE1, un pour CE2, CM1 et CM2, toujours sur le principe de trois niveaux maximum pour un même enseignant ... d'où l'obligation des transports scolaires (cf. ci-dessus) ou/et de la sur-motorisation des familles en zone rurale,
- l'école à la maison ? personnellement, je ne l'ai pas encore observée ; du point de vue statistique, on doit quand même rester à un niveau très bas (NB : l'idée ne manque cependant pas d'intérêt ; il me semble qu'une de nos amies forumeuses voulait proposer un fil sur le sujet ...),
-les modes de vie ? la part des jeux à l'extérieur est sans doute plus grande qu'en ville, soit, mais la concurrence de la télé et des PS de toutes sortes a tendance à niveler très vite les différences.
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Jean-Mic »

PaxetBonum a écrit :Non, planète terre, pays France à notre époque.
J'avais des voisins en sabot avec de la paille dedans pour l'hiver.
Une pièce de vie avec la cheminée la table à manger et le lit.
Pas d'eau courante, pas d'électricité partout…

Je pense que bien des français ignorent la vie de leurs contemporains.
C'est moi qui souligne, et ça montre bien la contradiction de votre propos.
Comme diraient mes enfants, "Papa, c'était au siècle dernier, :mdr: c'était dans l'autre millénaire :mdr: "


Cher PaxetBonum, n'y voyez aucune attaque personnelle. Je pense seulement que les choses ont évoluées plus vite que vous le pensez.
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PaxetBonum
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par PaxetBonum »

Jean-Mic a écrit :
PaxetBonum a écrit :Non, planète terre, pays France à notre époque.
J'avais des voisins en sabot avec de la paille dedans pour l'hiver.
Une pièce de vie avec la cheminée la table à manger et le lit.
Pas d'eau courante, pas d'électricité partout…

Je pense que bien des français ignorent la vie de leurs contemporains.
C'est moi qui souligne, et ça montre bien la contradiction de votre propos.
Comme diraient mes enfants, "Papa, c'était au siècle dernier, :mdr: c'était dans l'autre millénaire :mdr: "


Cher PaxetBonum, n'y voyez aucune attaque personnelle. Je pense seulement que les choses ont évoluées plus vite que vous le pensez.

Non, mes voisins sont décédés…
L'un grâce à l'arrivée des génériques pharmaceutiques qui devaient réduire le trou de la sécu.
L'autre (son frère) s'est suicidé car les services sociaux bien intentionnés voulaient le placer en foyer d'accueil au décès de son frère car il avait une vision très faible et s'appuyait donc sur son frère pour le guider. Il n'avait jamais quitté le village sauf pour se cacher dans la forêt pour éviter le STO.

Mais il en reste bien d'autres exemples à vous citer.
Je puis vous faire visiter la France que l'on dit profonde que certains lisent dans des livres croyant que c'est d'un autre âge. Il s'apitoient sur ces conditions difficiles d'une autre époque sans savoir que leurs contemporains vivent ainsi.
Connaître ces gens est pour moi la plus grande joie de mon existence.
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miel
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par miel »

Jean-Mic a écrit :

"Papa, c'était au siècle dernier, c'était dans l'autre millénaire "


? ! :sonne: pourquoi riez vous Jean-Mic ?


Je sais que vous n'attaquez personne mais je suis jeune et croyez moi que le temps que décrit PatexBonum dans mon périmètre du moins (après je n'ai pas vraiment vérifié les autres) nous ne l'oublions pas...

Nous savons que les parents ont vus en 10 ans les techniques et matériaux faire un bond phénoménal... et nous le respectons car nous savons que sans ça, sans eux aussi nous n'en serions pas là.

Alors, il n'est pas besoin de rire pour peut-être faire comprendre à PatexBonum que des jeunes lisent le forum et qu'il faut rester dans l'air du temps au prix peut-être de l'attrister : les jeunes ne sont pas incultes et sont respectueux bien plus que vous ne le pensez, ne vous inquiétez pas pour ça.



Après sur le coup des services et activités extra-scolaires je suis o.k avec vous :)
Isabelle47
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Isabelle47 »

Selon les régions, on peut voir se cotoyer, dans le même village, des familles tout à fait "modernes" avec jeunes enfants, ordinateur, internet, des "résidents secondaires" et des personnes qui ne sont jamais sorties de leurs fermes, qui y sont nés et y mourront certainement.

J'en connais, personnellement: dans un village de trois cent cinquante habitants possédant une école primaire avec ramassage scolaire et belles résidences secondaires, habitent aussi deux soeurs d'une cinquantaine d'années ayant toujours vécu avec leurs parents aujourd'hui décédés, dans une maison sans électricité et dans des conditions d'hygiène primaires, propriétaires de plusieurs hectares de champs et forêts, n'ayant jamais travaillé et empêchant quiconque d'approcher de leurs fermes; un homme (très gentil et serviable) d'une soixantaine d'années, célibataire, vivant seul dans sa ferme depuis la mort de sa mère, un autre, éleveur de bovins, célibataire aussi, vivant dans la ferme familiale, seul, depuis la mort de ses parents et une femme, elle aussi célibataire et isolée vivant parmi chiens, chats et autres animaux.
Si vous voyiez dans quelles conditions ils vivent, vous seriez surpris!
Eh oui, c'est aussi ça la France profonde, je ne vois pas ce que cela a de risible, sauf pour des citadins ayant une vision aseptisée et préemballée des choses.
Je n'invente rien: en tant que bonne voisine et bonne chrétienne, je ne peux pas toujours refuser leurs invitations à bavarder autour d'un café ou d'un verre de vin dans leurs cuisines, même si c'est à cent lieux de mon idéal et de mon milieu familial!
Et puis il faut dire qu'à part les deux soeurs un peu foldingues, je les aime bien.
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
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Message non lu par Anonymus »

Ce que vous décrivez existe, mais on ne peut pas non plus dire que c'est représentatif de la vie à la campagne.
J'ajoute que ces personnes font en général parti d'une certaine génération (+ de 70 ans).
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Jean-Mic
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Jean-Mic »

Alors, d'accord, j'ai dégainé trop vite. Mais, ...
... il me semblait que nous parlions de la vie de famille
. Je maintiens ce que j'ai dit en précisant (ce que je n'avais pas fait, mea culpa) que je parlais de la génération des familles en âge d'avoir des enfants.

Vous avez raison, la situation des personnes âgées est beaucoup plus contrastée et, dans cette génération-là, les extrêmes se côtoient d'une manière particulièrement affligeante. Les cas que vous citez sont loin d'être rares, chez des ménages que nous qualifierions, avec nos critères citadins, de cas sociaux (le mot très moche, je ne trouve pas tout de suite le mot adéquat, pardonnez-moi) et de (très) mal-logés (c'est peu de le dire). Les situations sont particulièrement aggravées avec le cumul de l'âge, une habitude très ancrée de ne pas se plaindre et de ne pas se faire remarquer, et pour certains le célibat, la vie entre frères et soeurs ou au contraire le veuvage, etc. Mais je répète que je parlais de la génération avec enfants, et non de celle des personnes âgées et retraitées.

Pour conclure, je présente mes excuses à tous ceux qui ont cru que je riais des situations de détresse. J'ai seulement voulu plaisanter sur le décalage entre l'expression "nos contemporains" et l'imparfait qu'utilisait PaxetBonum. Cette plaisanterie ne voulait pas être blessante pour PaxetBonum, c'est pourquoi j'utilisais, par auto-dérision, les mots que m'adressent mes propres enfants pour se moquer gentiment de moi. Je me suis visiblement planté avec cet humour. Dommage.

Revenons donc au débat sur les vies de familles.
A tous, fraternellement
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par jeanbaptiste »

Il est très clair que nous parlions des familles avec enfants, donc de personnes assez jeunes.

Ce que vous décrivez PaxetBonum je le connais très bien puisque mon père lui-même n'a connu, dans son enfance, ni l'électricité ni l'eau courante. Et je connais quelques personnes âgées qui ont une vie très proche de celle que l'on pouvait avoir au XIXe siècle (des oncles entre autres).

Quand à moi, je me souviendrais toujours d'une émission dans laquelle on voit un homme couper du bois pour ce chauffer, parce que c'est moins cher, et la journaliste, en voix off de dire : "ils sont obligés de se chauffer au bois, comme au Moyen-Âge".

Ce jour là j'ai appris que je vivais au Moyen-Âge... (d'où peut-être mon goût pour cette époque, qui sait ;) ).

Tout cela est très juste, mais ça n'est pas notre sujet !

J'ai vécu dans un village de 60 habitants dont la moyenne d'âge devait tourner autour de 60 ans. Des "jeunes" il y en avait trois : ma soeur, une autre fille et moi. C'est tout !

Quand je suis partis pour faire mes études, c'était pareil. Un ou deux après, tout à changé, plein de "nouveaux" arrivants, couples avec enfants etc. Je peux vous dire que tout était à la fois identique, et complètement différent.

Il y a une spécificité de la vie à la campagne qu'il faut absolument conserver. Malheureusement aujourd'hui tout est centré sur la ville, sur la grande ville même. Et ça, les "actifs" et les "séniors" le sentent. Voilà le drame.
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par PaxetBonum »

Jean-Mic a écrit : Pour conclure, je présente mes excuses à tous ceux qui ont cru que je riais des situations de détresse. J'ai seulement voulu plaisanter sur le décalage entre l'expression "nos contemporains" et l'imparfait qu'utilisait PaxetBonum. Cette plaisanterie ne voulait pas être blessante pour PaxetBonum, c'est pourquoi j'utilisais, par auto-dérision, les mots que m'adressent mes propres enfants pour se moquer gentiment de moi. Je me suis visiblement planté avec cet humour. Dommage.

Revenons donc au débat sur les vies de familles.
A tous, fraternellement
Je ne suis pas blessé, rassurez-vous.
Mais comme je l'ai précisé cet imparfait signifiait la mort de ces deux frères qui ne se sont jamais quitté et que la 'vie moderne' (film à voir) a tué au nom de la bonne façon de penser et de procéder…
Mais des contemporains de la sorte il y en a beaucoup encore, certains avec des enfants.
Et moi, comme Isabelle47, je les aime beaucoup. Se sont certainement les rares personnes ayant du bon sens qu'il m'ait été donné de croiser.
Pax et Bonum !
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par salésienne05 »

Jean-Mic, pardon de vous contredire mais nous habitons une station de ski de 350 âmes. L'école du village regroupe 85 enfants de la maternelle au CM2. Les deux villages à côté, respectivement 25 et 20 enfants, ont une classe unique. Les enfants vont à l'école à pieds ou à vélo, il n'y a pas un seul pédiatre à moins d'1h45 en voiture (route de montagne qui plus est), mes enfants n'ont guère d'activités extra scolaires en dehors du ski l'hiver. Il y a bien de la musique une fois par semaine éventuellement, ou du foot associatif le mercredi, et du judo dans le village d'à côté. Comme nous sommes très isolés, nous avons une poste dans chaque village, un crédit agricole, des bars (je ne parle pas pour la station de ski qui comptent plusieurs bars et plusieurs restaurants ouverts à l'année), deux supérettes ouvertes à l'année (dans la station) et une supérette dans chacun des autres villages alentours, un tabac-presse, et une à trois boulangeries pâtisserie ouvertes à l'année dans chacun des villages également. Sur les 9 villages qui constituent le canton, il est vrai que seulement 4 bénéficient de ces infrastructures ... mais les 5 autres sont plutôt des hameaux dispersés sur les flancs des montagnes. Notre canton regorge de parents jeunes.
Seul le curé semble désespéré : 3 enfants inscrits au catéchisme cette année, du CE1 au CM2. Et si les vieux ne venaient plus à la messe, je serais la seule de moins de 60 ans... Le curé est jeune, il vient d'arriver, et ne sait pas encore comment il va procéder pour mobiliser les troupes. Il doit venir à la maison manger avec un autre couple actif de la paroisse (à la retraite, eux) afin que l'on parle d'évangélisation du canton. Pas facile quand aucune église n'est ouverte dans la journée et que le curé sillonne les communes pour que cahque commune ait sa messe en semaine.

Bref, cher Jean-Mic, nous sommes une commune rurale, montagnarde, avec tous les avantages de la ville, sans les inconvénients :siffle: Le seul inconvénient, c'est lorsque les touristes débarquent et que l'on passe à 10 000 personnes. Mais, comme nous vivons du tourisme, difficile de mettre les touristes dehors :roule: Les enfants restent dehors après l'école et aucun n'a envie de rentrer chez lui pour regarder la télé... (hier après l'école, je suis restée 2 heures sur la place avec mes zozos qui jouaient avec leurs copains, avec des vélos, des trottinettes, des bouts de bois, des pierres, des ballons...). Ici, les vieux sont sympas, ils n'ont pas peur des jeunes, ce sont des petits éleveurs d'ovins, des bergers. L'entente est réelle. Et comme dans tous les coins reculés, le bistrot est le lieu où l'on cause :rire:

Les ados seuls préfèreraient rester à Nice où ils passent la semaine en pension...

Mais pour en revenir à nos moutons, ce sont principalement les femmes (à travail équivalent sur notre station), qui prennent les RTT les jours où les enfants sont à la maison. Il y a finalement peu de "nouveaux pères" (au parc à jeux, le WE, on est souvent le seul couple !).

Fraternellement.

Cécile

Fraternellement.

Cécile
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