archi a écrit :
Tant que l'Eglise catholique restera incapable de prendre la mesure de la catastrophe liturgique et intellectuelle de ces 40 dernières années, on ne voit pas comment les orthodoxes pourront la prendre au sérieux. Même les plus conciliants et "oecuméniques" d'entre eux répètent que malgré le dialogue récent, nous n'avons fait que nous éloigner d'eux...
Bonsoir,
Je pense que ce sont de faux arguments.
D'abord, l'uniatisme a toujours laissé la liberté aux uniates de conserver leurs rites. Donc, la question liturgique ne les concerne pas.
Deuxièmement, le problème intellectuel est réglé par le Magistère et le Magistère post-conciliaire est hors de cause.
Qu'il y ait des opinions hérétiques, ce n'est pas nouveau dans l'Eglise. Et on peut voir que l'Eglise a été bien servie de ce côté-là
au cours de son histoire, de façon bien pire qu'à notre époque. Je crois qu'on aurait tort de croire que tout allait bien avant le Concile
et que notre époque est la pire de toutes.
En réalité, ce sont des problèmes humains qui sont des obstacles à l'unité : l'orgueil est le plus gros.
En effet, la dénomination «Orthodoxe» veut tout dire : c'est celui qui a gardé la Vraie Foi face aux autres.
Ensuite, il y a le fait d'être indépendant et de n'avoir à rendre compte à personne.
(En y réfléchissant bien, c'est très similaire au cas de la FSSPX : indépendants et garants de la Tradition. Sauf que pour
la FSSPX, il y a aussi la question de l'argent et des généreux donateurs en majorité «séparatistes», sans qui elle ne serait rien).
Enfin, ces églises orthodoxes sont happées par le pouvoir temporel : elles sont nationales, pour ne pas dire nationalistes.
C'est pour ces raisons que les choses sont si compliqués en réalité.