Jean 6:53 à 57: interprétation littérale ou pas, voilà la question.
Cependant, vue la réaction des Juifs après, le consommation de vraie chaire et de vrai sang se trouve bien plus probable.
Oui, telle est la volonté de mon Père ; que tous ceux qui tournent leurs regards vers le Fils et qui croient en lui, possèdent la vie éternelle, et moi je les ressusciterai au dernier jour.
6:41
Alors les gens se mirent à murmurer contre lui, parce qu'il avait dit : “C'est moi qui suis le pain descendu du ciel.”
6:42
Ils disaient : Voyons, n'est-ce pas Jésus, le fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère ! Comment peut-il prétendre qu'il est descendu du ciel ?
6:43
Jésus leur dit : Cessez donc de murmurer ainsi entre vous !
6:44
Personne ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
6:45
Dans les écrits des prophètes, vous pouvez lire cette parole : Dieu les instruira tous. Tout homme qui écoute la voix du Père et qui se laisse instruire par lui vient à moi.
6:46
Personne n'a jamais vu le Père, sauf celui qui est venu d'auprès de Dieu. Lui, il a vu le Père.
6:47
Vraiment, je vous l'assure : celui qui croit a la vie éternelle,
6:48
car je suis le pain qui donne la vie.
6:49
Vos ancêtres ont bien mangé la manne dans le désert et cela ne les a pas empêchés de mourir.
6:50
Mais c'est ici le pain qui descend du ciel : celui qui en mange ne mourra pas.
6:51
C'est moi qui suis le pain vivant descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain-là, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai pour que le monde vive, c'est mon propre corps.
6:52
A ces mots, les Juifs se mirent à discuter vivement entre eux, disant : Comment cet homme pourrait-il nous donner son corps à manger ?
6:53
Alors Jésus leur dit : Oui, vraiment, je vous l'assure : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez point la vie en vous.
6:54
Celui qui se nourrit de ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour.
6:55
Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment un breuvage.
6:56
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
6:57
Le Père qui m'a envoyé a la vie en lui-même, et c'est lui qui me fait vivre ; ainsi, celui qui se nourrit de moi vivra lui aussi par moi.
6:58
C'est ici le pain descendu du ciel. Il n'est pas comme celui que vos ancêtres ont mangé ; eux, ils sont morts ; mais celui qui mange ce pain-ci vivra pour toujours.
6:59
Voilà ce que déclara Jésus lorsqu'il enseigna dans la synagogue de Capernaüm.
6:60
Après l'avoir entendu, plusieurs de ses disciples dirent : Ce langage est bien difficile à accepter ! Qui peut continuer à l'écouter ?
6:61
Jésus savait fort bien quels murmures ses paroles avaient soulevés parmi eux. C'est pourquoi il leur dit : Cela vous choque-t-il ?
6:62
Et si vous voyez le Fils de l'homme remonter là où il était auparavant ?
6:63
C'est l'Esprit qui donne la vie ; l'homme n'aboutit à rien par lui-même. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie.
6:64
Hélas, il y en a parmi vous qui ne croient pas. En effet, dès le début Jésus savait quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui allait le trahir.
6:65
Aussi ajouta-t-il : C'est bien pour cela que je vous ai dit : Personne ne peut venir à moi si cela ne lui est accordé par le Père.
6:66
A partir de ce moment-là, beaucoup de ses disciples l'abandonnèrent et cessèrent de l'accompagner.
6:67
Alors Jésus, se tournant vers les Douze, leur demanda : Et vous, ne voulez-vous pas aussi partir ?
6:68
Mais Simon Pierre lui répondit : Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
6:69
Nous, nous avons mis toute notre confiance en toi et nous savons que tu es le Saint, envoyé de Dieu.
On voit que les détraqueurs prennent ces paroles tout à fait litérallement. Et Jésus ne considére pas qu'il y a de malentendu sur le sens, puisqu'Il persiste et signe. Il assume la notion "antropophage".
1 Co 10/16-17 et 21 Les repas sacrés
10 16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas communion au sang du Christ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ?
10 17 Parce qu'il n'y a qu'un pain, à plusieurs nous ne sommes qu'un corps, car tous nous participons à ce pain unique.
10 21 Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons.
Pourquoi saint Paul matérialiserait-il tellement quelquechose d'uniquement symbolique comme vous le suggérez?
1 Co 11/20-21 et 11/23-29 Le repas du Seigneur11 20 Lors donc que vous vous réunissez en commun, ce n'est plus le Repas du Seigneur que vous prenez.
11 21 Dès qu'on est à table en effet, chacun prend d'abord son propre repas, et l'un a faim, tandis que l'autre est ivre.
11 23 Pour moi, en effet, j'ai reçu du Seigneur ce qu'à mon tour je vous ai transmis: le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain
11 24 et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit: "Ceci est mon corps, qui est pour vous; faites ceci en mémoire de moi."
11 25 De même, après le repas, il prit la coupe, en disant: "Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi."
11 26 Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.
11 27 Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur.
11 28 Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe;
11 29 car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s'il ne discerne le Corps.
Le pain et le vin sont ici présentés avec une place bien supérieure à ceux de simples symboles. Vous intérprétez le pain et le vin comme des symboles de la grâce de Dieu si je ne me trompe, c'est ça? Sauf que pourquoi saint Paul jéterait-il plus l'anathéme sur ceux qui boient et mangent de l'eucharistie sans en être dignes, que de façon toute simple sur ces mêmes personnes qui sont hors de la Volonté de Dieu. Comment un incroyant, un mauvais chrétien, pourrait-il consommer la grâce de Dieu sans en être digne, puisqu'elle ne lui est pas proposée s'il en est indigne? Dieu n'envoie pas sa grâce sur quelqu'un ne la méritant pas, qui serait ainsi sensé la refuser, ne pas la prendre en supposant qu'elle ait été envoyée. Dieu n'envoie pas Sa grâce à ceux qui ne peuvent pas la recevoir. Et s'Il se décidait à l'envoyer, on ne peut ni ne doit la refuser, ne pas la consommer, comme ici saint Paul demande aux gens en disgrâce aux yeux de Dieu de ne pas le faire.
La contradiction disparaît avec l'intéprétation catholique: le corps et le sang étant des entités matérielles que tout un chacun peut prendre et comsommer (tout en choissant de le faire ou pas), le message de ce passage est donc que l'on ne doît le corps et le sang tout en en étant indigne.
Enfin, les paroles lors de la Cène (ceci est mon corps- mon sang) deviennent bizarres et incohérentes: pourquoi parler de pain et de vin comme étant Son Corps et Son Sang, si ce n'est car cesdits aliments sont devenus de la chaire et du sang?
Pour rappel, l'Eucharistie n'est pas un re-sacrifice! Il s'agit de la communion au Sacrifice.
Bonne journée.