Le bon Samaritain. L'attention : regard d'amour créateur
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phox
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Re: Qui est mon prochain ?
Bonjour,
Pour moi, mon prochain n'est pas celui qui me vient en aide, mais celui qui éprouve autant d'amour pour les autres que pour lui-même.
Lorsque je suis blessé et que l'on me vient en aide, il est déjà trop tard, quelque part.....Le mal est fait.
Mon prochain, c'est tous les autres, toutes ces personnes qui vivent sur cette Terre.
Il apparaît cependant, comme vous le dites, Etienne Lorant, que nous ne pouvons être le bon samaritain de tous ces gens.
Aussi, par la prière, pouvons-nous essayer d'aider à défaut de combler matériellement cette misère.
Pour moi, mon prochain n'est pas celui qui me vient en aide, mais celui qui éprouve autant d'amour pour les autres que pour lui-même.
Lorsque je suis blessé et que l'on me vient en aide, il est déjà trop tard, quelque part.....Le mal est fait.
Mon prochain, c'est tous les autres, toutes ces personnes qui vivent sur cette Terre.
Il apparaît cependant, comme vous le dites, Etienne Lorant, que nous ne pouvons être le bon samaritain de tous ces gens.
Aussi, par la prière, pouvons-nous essayer d'aider à défaut de combler matériellement cette misère.
Re: Qui est mon prochain ?
Le Samaritain a aussi reconnu son prochain dans cet homme blessé. Jésus dit "un homme". On peut supposer que cet homme est Juif et l'on sait que Juifs et Samaritains ne s'appréciaient guère. Pourtant, au lieu de dire un juif, Jésus dit simplement "un homme". Il ne veut pas réduire le prochain à celui qui appartient au même peuple (après tout le Cohen et le Lévi auraient pu s'arrêter pour porter secours à leur semblable) ou à la même foi ou à la même catégorie sociale ou je ne sais quoi d'autre.
In Christo
Teano
In Christo
Teano
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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Re: Qui est mon prochain ?
Bonjour à tous.
Jésus parle ici en parabole (une des plus belle dont il faut savoir sortir qcq peu du sens commun) … afin de répondre à la question du légiste (docteur de la Loi, Scribe) : « Et qui est mon prochain » … ce n’est donc pas un fait/histoire qui soit lié à un quelconque évènement historique mais un enseignement.
Ne pas oublier qu’au niveau du (V27) le Scribe dans « l’amour du prochain » il fait référence à Lev (19,18) … ou ici, le « prochain », n’est autre qu’un membre de sa communauté donc un Juif.
Le Prêtre ici est à prendre au sens de « sacrificateur » c’est à dire la plus haute distinction … et le Lévite est membre de la classe des officiants au Temple … ces deux personnages sont choisis à dessein … car d’une part ils sont Juifs et d’autre part par leur fonction ils auraient du être les premiers à secourir le malheureux.
L’utilisation du terme « passa outre » (V32) serait traduit littéralement par : « passa du coté opposé » … signifiant par-là que les deux personnes en question ne voulurent même pas s’approcher du malheureux.
Le Samaritain lui appartient à la classe des gens les plus méprisés/méprisables pour un Juif … en gros comparable à un « prostitué » et donc même pas à un chien … aussi ce Samaritain pouvait voir dans le blessé un étranger voire un ennemi … mais il n’a vu que sa « misère » … et fut « touché de compassion » littéralement : « ému dans ses entrailles » … Jésus en disant cela réagit contre les préjugés divisant Juifs et Samaritains.
L’huile mélangée au vin (V34) est une sorte de remède pour purifier et adoucir la douleur des plaies.
« Deux deniers » (V35) en ces temps reculés … pouvaient couvrir les dépenses d’un homme pendant deux jours … ce qui devait suffire dans l’attente du retour du Samaritain de Jérusalem … pour couvrir le reliquat, éventuel, des dépenses.
Il faut quand même voir la description minutieuse des scènes de ce tableau … la vision et la compassion du Samaritain envers un « ennemi » potentiel mais qui ici est blessé … le fait de soigner ses plaies … de le placer sur sa monture signifiant par-là que lui reste à pied marchant à ses cotés … il s’attarde en méprisant sur sa propre vie le danger qu’il risque lui aussi d’être attaqué par les « brigands » (d’autant plus que lui est, ici, en terre hostile) … car ces derniers s’attaquaient à tout le monde Juif/Samaritains … l’amenant jusqu’à un « hôtel » … ou là encore il s’attarde, passant la nuit avec son « malade » … paye les dépenses courantes … en le recommandant à l’aubergiste … et promettant de couvrir les dépenses résiduelles à son retour.
C’est une œuvre de charité complète de A à Z !!! si cet étranger était le propre frère du Samaritain … nous ne voyons pas ce qu’il aurait pu faire de plus.
Donc qui est/a été le « prochain » ???
A la question du Scribe (V29) « qui est mon prochain » … Jésus retourne la question en : « qui a été le prochain » … amenant indirectement le Scribe à se poser cette question … à savoir s’il l’était lui-même, ou si dans les mêmes circonstances, il aurait agit de la même façon ???
D’où sa réponse « C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui » …. évitant, docteur de la Loi oblige, de prononcer le nom abhorré de « Samaritain ».
Mais bien qu’il ait compris … Jésus lui signifie que le savoir n’est rien s’il n’est pas mis en pratique … le congédiant en disant : « Va, et toi fais de même. »
Mais « fais de même » que qui ???
Il faut, ici, inverser cette notion de « proche » en posant la question … « proche » par rapport à qui ???
Le développement/explication « naturel » (commun, courant) montre que le « proche », pour le Samaritain, est le personnage tombé aux mains des brigands … d’où la doctrine du dévouement consistant à aider/aimer son « prochain ».
Mais en retournant la question, et partant la notion même de « proche » … Jésus montre que ce qui est « difficile » pour le malheureux c’est d’accepter comme « prochain » un parfait ennemi/inconnu que le hasard des chemins à mis en sa présence et lui a sauver sa vie.
Le Samaritain, mais l’histoire ne le dit pas, n’attend certainement rien en « retour » … rendant ainsi la tâche de son « obligé » encore plus délicate/difficile … dont lui seul aura/saura, en son âme et conscience, comment exprimer sa « gratitude » … souvent un seul sourire est suffisant … c’est ici faire appel à sa « capacité » à aimer/accepter son prochain quel qu’il soit.
Dans cette optique … l’explication initiale est bouleversée … en effet il suffit de s'apercevoir qu’il est somme toute « facile » au Samaritain de faire (plus ou moins certes) ce qu’il a fait … il doit pour cela disposer du temps, de l’argent etc … et la véritable « difficulté », à venir, se « retourne » vers le blessé … qui devra accepter ce « proche » comme son prochain … « proche » parfaitement inconnu qui lui a sauvé la vie et dont il est redevable.
Le Samaritain-Soigneur n’est autre, ici, que l’image de Jésus … il ne faut donc pas se mettre à sa place mais bien à celle du « blessé » qui reçoit sans compter et sans arrière pensée … et dont il est attendu un « retour de gratitude » qu’il appartient à chacun de nous d’exprimer d’une manière ou d’une autre.
Cordialement, Epsilon
Jésus parle ici en parabole (une des plus belle dont il faut savoir sortir qcq peu du sens commun) … afin de répondre à la question du légiste (docteur de la Loi, Scribe) : « Et qui est mon prochain » … ce n’est donc pas un fait/histoire qui soit lié à un quelconque évènement historique mais un enseignement.
Ne pas oublier qu’au niveau du (V27) le Scribe dans « l’amour du prochain » il fait référence à Lev (19,18) … ou ici, le « prochain », n’est autre qu’un membre de sa communauté donc un Juif.
Le Prêtre ici est à prendre au sens de « sacrificateur » c’est à dire la plus haute distinction … et le Lévite est membre de la classe des officiants au Temple … ces deux personnages sont choisis à dessein … car d’une part ils sont Juifs et d’autre part par leur fonction ils auraient du être les premiers à secourir le malheureux.
L’utilisation du terme « passa outre » (V32) serait traduit littéralement par : « passa du coté opposé » … signifiant par-là que les deux personnes en question ne voulurent même pas s’approcher du malheureux.
Le Samaritain lui appartient à la classe des gens les plus méprisés/méprisables pour un Juif … en gros comparable à un « prostitué » et donc même pas à un chien … aussi ce Samaritain pouvait voir dans le blessé un étranger voire un ennemi … mais il n’a vu que sa « misère » … et fut « touché de compassion » littéralement : « ému dans ses entrailles » … Jésus en disant cela réagit contre les préjugés divisant Juifs et Samaritains.
L’huile mélangée au vin (V34) est une sorte de remède pour purifier et adoucir la douleur des plaies.
« Deux deniers » (V35) en ces temps reculés … pouvaient couvrir les dépenses d’un homme pendant deux jours … ce qui devait suffire dans l’attente du retour du Samaritain de Jérusalem … pour couvrir le reliquat, éventuel, des dépenses.
Il faut quand même voir la description minutieuse des scènes de ce tableau … la vision et la compassion du Samaritain envers un « ennemi » potentiel mais qui ici est blessé … le fait de soigner ses plaies … de le placer sur sa monture signifiant par-là que lui reste à pied marchant à ses cotés … il s’attarde en méprisant sur sa propre vie le danger qu’il risque lui aussi d’être attaqué par les « brigands » (d’autant plus que lui est, ici, en terre hostile) … car ces derniers s’attaquaient à tout le monde Juif/Samaritains … l’amenant jusqu’à un « hôtel » … ou là encore il s’attarde, passant la nuit avec son « malade » … paye les dépenses courantes … en le recommandant à l’aubergiste … et promettant de couvrir les dépenses résiduelles à son retour.
C’est une œuvre de charité complète de A à Z !!! si cet étranger était le propre frère du Samaritain … nous ne voyons pas ce qu’il aurait pu faire de plus.
Donc qui est/a été le « prochain » ???
A la question du Scribe (V29) « qui est mon prochain » … Jésus retourne la question en : « qui a été le prochain » … amenant indirectement le Scribe à se poser cette question … à savoir s’il l’était lui-même, ou si dans les mêmes circonstances, il aurait agit de la même façon ???
D’où sa réponse « C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui » …. évitant, docteur de la Loi oblige, de prononcer le nom abhorré de « Samaritain ».
Mais bien qu’il ait compris … Jésus lui signifie que le savoir n’est rien s’il n’est pas mis en pratique … le congédiant en disant : « Va, et toi fais de même. »
Mais « fais de même » que qui ???
Il faut, ici, inverser cette notion de « proche » en posant la question … « proche » par rapport à qui ???
Le développement/explication « naturel » (commun, courant) montre que le « proche », pour le Samaritain, est le personnage tombé aux mains des brigands … d’où la doctrine du dévouement consistant à aider/aimer son « prochain ».
Mais en retournant la question, et partant la notion même de « proche » … Jésus montre que ce qui est « difficile » pour le malheureux c’est d’accepter comme « prochain » un parfait ennemi/inconnu que le hasard des chemins à mis en sa présence et lui a sauver sa vie.
Le Samaritain, mais l’histoire ne le dit pas, n’attend certainement rien en « retour » … rendant ainsi la tâche de son « obligé » encore plus délicate/difficile … dont lui seul aura/saura, en son âme et conscience, comment exprimer sa « gratitude » … souvent un seul sourire est suffisant … c’est ici faire appel à sa « capacité » à aimer/accepter son prochain quel qu’il soit.
Dans cette optique … l’explication initiale est bouleversée … en effet il suffit de s'apercevoir qu’il est somme toute « facile » au Samaritain de faire (plus ou moins certes) ce qu’il a fait … il doit pour cela disposer du temps, de l’argent etc … et la véritable « difficulté », à venir, se « retourne » vers le blessé … qui devra accepter ce « proche » comme son prochain … « proche » parfaitement inconnu qui lui a sauvé la vie et dont il est redevable.
Le Samaritain-Soigneur n’est autre, ici, que l’image de Jésus … il ne faut donc pas se mettre à sa place mais bien à celle du « blessé » qui reçoit sans compter et sans arrière pensée … et dont il est attendu un « retour de gratitude » qu’il appartient à chacun de nous d’exprimer d’une manière ou d’une autre.
Cordialement, Epsilon
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Qui est mon prochain ?
Belle et convaincante démonstration !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
mandonnaud
- Tribunus plebis

- Messages : 2311
- Inscription : jeu. 01 juil. 2004, 15:28
- Localisation : LIMOGES 87000 FRANCE
- Contact :
Re: Qui est mon prochain ?
le samaritain c'est fait proche du blessé car le blessé c'est Jésus présent en tout homme,Paul de Limoges
Jésus est infiniment misericordieux.
http://www.mandonnaud.net/
http://www.mandonnaud.net/
Re: Qui est mon prochain ?
Quelle richesse dans cette parabole !
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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Isabelle47
- Tribunus plebis

- Messages : 1896
- Inscription : mer. 22 juin 2011, 22:49
Re: Qui est mon prochain ?
Merci, Etienne et Epsilon.
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
(Thérèse d'Avila)
- PaxetBonum
- Tribunus plebis

- Messages : 9857
- Inscription : lun. 21 juin 2010, 19:01
Re: Qui est mon prochain ?
Si on lit la question de "Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ?" on voit qu'il définit le prochain comme celui qui aide l'autre à l'agonie (le samaritain) et non pas comme on a coutume à le dire comme celui qui est à l'agonie.Teano a écrit :Le Samaritain a aussi reconnu son prochain dans cet homme blessé.
Il aurait pu dire : "lequel a aidé son prochain ?"
Mais il a demandé à savoir qui était le prochain du blessé en réponse à la question 'qui est mon prochain ?'
Mon prochain c'est donc celui qui me sauve de l'agonie.
Celui qui me sauve quand je suis a moitié mort.
Par exemple quand je suis en état de péché mortel (Dieu nous en préserve), notre âme est morte mais pas notre corps, nous sommes à motié mort. Celui qui m'aide à me relever de mon péché c'est mon prochain (au sens de cette parabole).
Le prêtre dans son confessionnal n'est-il pas mon prochain privilégié ? (celui qui panse mes plaies de l'âme)
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
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lucieperraton
- Ædilis

- Messages : 35
- Inscription : mer. 02 mai 2012, 23:37
Re: Qui est mon prochain ?
bonjour à vous tous
Les démonstrations m'étourdissent surtout quand on cherche à prouver qui est le prochain, ou est le prochain? Quand tout se brouille ou que l'effort pour comprendre la parole de Dieu devient un exercice compliqué je me jette dans mon quotidien, lieu de prédilection pour Jésus
C'est dans ma vie de tous les jours que le prochain change de visages selon ce que j'attends de l'autre et selon ce que je lui offre.
Personne n'échappe à cet étalage de la violence; nous parcourons le monde en direct, nous voyons, sans la vivre, la misère du peuple de Dieu de même que les pauvres voient notre surabondance. On peut fermer la télé, la radio ou internet mais on ne peut se cacher à nous-mêmes la provenance de notre nourriture, nos maisons, nos loisirs ;. Je ne peux pas porter la croix des autres, ni sauver le monde, Dieu y voit. Mais en 2012 qui est-il donc ce prochain? et de qui suis-je donc le prochain?
Ainsi ces temps-ci je suis bouleversée par la violence en Syrie. J'ai vu une vidéo qui ressemble si peu à ma vie et pourtant si réelle . En désespoir de cause et à l'Image de la petite Thérèse, depuis, j' emmène un rebelle Syrien dans mes prières. Au fil des jours j'ai pris conscience que lui, cet homme à la mitraillette, voit mon quotidien comme j'imagine le sien. AU début je ne savais pas du tout comment le nommer n'ayant que les mots ennemis et étrangers à la tête. Puis la relation avec lui a changé. Dans ma prière, Il m'arrive d'avoir honte de lui montrer mes lâchetés, mes abus, mon indifférence et mon intérêt dans des actes d'apparence charitables. Devant Dieu il est facile de me retirer, de me recueillir et de lui demander pardon, mais avec ce Syrien dans mon décor il en va autrement. Je lui demande: Qui es-tu donc pour moi? toi là-bas dont les mains sont tachées par le sang des innocents ,? que suis-je pour toi dans mon confort démesuré, dans mon univers hermétique qui ne connait rien du combat pour la survie?
Cet homme à qui j'ai demandé à Dieu de lui donner un nom , s'appelle mon frère et je désire qu'il ne m'abandonne pas à la misère des bien nantis. Je demande désespérément à la Trinité de libérer nos chaînes . Je réalise en même temps que ma foi est si fragile , et qu'encore Dieu devra être patient pour endurer mon incrédulité qui le fait tant souffrir.
La vie continue , j'ai un métier ou il est si facile de consoler et de soigner les malades, les faibles qui ont soif d'amour; je n'ai aucun mérite à soulager ceux qui m'appellent. ou es-tu donc prochain? Tous ceux que l'on évite volontairement dans la vie sont le miroir de notre pauvreté intérieure. En prendre conscience par le regard de DIEU c'est donner un sens à notre propre misère , c'est s'incliner avec gratitude devant ce prochain dont je ne peux me passer.
Ainsi en est-il de cette femme hier , d'une corpulence repoussante et qui, dans la perte de son époux, a perdu tout contrôle de son corps. Seul Dieu me donne la force et le courage de LE voir dans SON ''image déformée'' de cet être en détresse et seul Dieu me donne la grâce d'être choisie: devenir un prochain-appelé pour s'occuper de cette enfant choyée par le Dieu Amour. Quelle est cette puissance D'AMOUR qui se révèle d'un bout à l'autre de la planète et qui apaise nos coeurs en mal d'aimer . Quelle grâce!
Lucie
Les démonstrations m'étourdissent surtout quand on cherche à prouver qui est le prochain, ou est le prochain? Quand tout se brouille ou que l'effort pour comprendre la parole de Dieu devient un exercice compliqué je me jette dans mon quotidien, lieu de prédilection pour Jésus
C'est dans ma vie de tous les jours que le prochain change de visages selon ce que j'attends de l'autre et selon ce que je lui offre.
Personne n'échappe à cet étalage de la violence; nous parcourons le monde en direct, nous voyons, sans la vivre, la misère du peuple de Dieu de même que les pauvres voient notre surabondance. On peut fermer la télé, la radio ou internet mais on ne peut se cacher à nous-mêmes la provenance de notre nourriture, nos maisons, nos loisirs ;. Je ne peux pas porter la croix des autres, ni sauver le monde, Dieu y voit. Mais en 2012 qui est-il donc ce prochain? et de qui suis-je donc le prochain?
Ainsi ces temps-ci je suis bouleversée par la violence en Syrie. J'ai vu une vidéo qui ressemble si peu à ma vie et pourtant si réelle . En désespoir de cause et à l'Image de la petite Thérèse, depuis, j' emmène un rebelle Syrien dans mes prières. Au fil des jours j'ai pris conscience que lui, cet homme à la mitraillette, voit mon quotidien comme j'imagine le sien. AU début je ne savais pas du tout comment le nommer n'ayant que les mots ennemis et étrangers à la tête. Puis la relation avec lui a changé. Dans ma prière, Il m'arrive d'avoir honte de lui montrer mes lâchetés, mes abus, mon indifférence et mon intérêt dans des actes d'apparence charitables. Devant Dieu il est facile de me retirer, de me recueillir et de lui demander pardon, mais avec ce Syrien dans mon décor il en va autrement. Je lui demande: Qui es-tu donc pour moi? toi là-bas dont les mains sont tachées par le sang des innocents ,? que suis-je pour toi dans mon confort démesuré, dans mon univers hermétique qui ne connait rien du combat pour la survie?
Cet homme à qui j'ai demandé à Dieu de lui donner un nom , s'appelle mon frère et je désire qu'il ne m'abandonne pas à la misère des bien nantis. Je demande désespérément à la Trinité de libérer nos chaînes . Je réalise en même temps que ma foi est si fragile , et qu'encore Dieu devra être patient pour endurer mon incrédulité qui le fait tant souffrir.
La vie continue , j'ai un métier ou il est si facile de consoler et de soigner les malades, les faibles qui ont soif d'amour; je n'ai aucun mérite à soulager ceux qui m'appellent. ou es-tu donc prochain? Tous ceux que l'on évite volontairement dans la vie sont le miroir de notre pauvreté intérieure. En prendre conscience par le regard de DIEU c'est donner un sens à notre propre misère , c'est s'incliner avec gratitude devant ce prochain dont je ne peux me passer.
Ainsi en est-il de cette femme hier , d'une corpulence repoussante et qui, dans la perte de son époux, a perdu tout contrôle de son corps. Seul Dieu me donne la force et le courage de LE voir dans SON ''image déformée'' de cet être en détresse et seul Dieu me donne la grâce d'être choisie: devenir un prochain-appelé pour s'occuper de cette enfant choyée par le Dieu Amour. Quelle est cette puissance D'AMOUR qui se révèle d'un bout à l'autre de la planète et qui apaise nos coeurs en mal d'aimer . Quelle grâce!
Lucie
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Isabelle47
- Tribunus plebis

- Messages : 1896
- Inscription : mer. 22 juin 2011, 22:49
Re: Qui est mon prochain ?
Selon la parabole du Bon Samaritain, mon prochain est celui (celle) que je ne tiens pas à distance. Et si je ne le tiens pas à distance, c'est qu'il (elle) est aimé(e) de Dieu, tout comme moi. C'est cette "valeur ajoutée", l'amour de Dieu qui nous lie, me fait le prochain de l'autre et fait de l'autre mon prochain.
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
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(Thérèse d'Avila)
- PaxetBonum
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- Messages : 9857
- Inscription : lun. 21 juin 2010, 19:01
Re: Qui est mon prochain ?
Vous avez mal compris nos interventions, nous ne cherchons pas à prouver quoi que se soit, nous ne cherchons pas à mettre le prochain en équation mathématique. Nous avons tous chacun notre tour indiqué combien le prochain est souvent autre que ce que nous attendions.lucieperraton a écrit :bonjour à vous tous
Les démonstrations m'étourdissent surtout quand on cherche à prouver qui est le prochain, ou est le prochain?
Vous mêmes cherchez où est le prochain et le trouvez comme vous l'exprimez si bien, sous des allures inattendues.
Jésus nous parle du prochain, mais aussi de nos ennemis.
Nous pourrions aussi nous interroger à savoir qui est notre ennemi, dont nous sommes appelés à devenir le prochain ?
Pax et Bonum !
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St François d'Assise
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lucielumière
- Ædilis

- Messages : 28
- Inscription : sam. 04 août 2012, 4:20
Re: Qui est mon prochain ?
Bonjour Paxet bonum
Effectivement le mot ''prouvé '' n' a pas sa place. C'est le mot démonstration qu'Étienne a écrit qui m'a égarée. Je voulais dire comprendre ou saisir mais surtout pas prouver. Merci de clarifier.
Par contre je crois qu'il faut faire attention , en tout cas pour moi, lorsque l'on médite sur la Parole du Christ. Les expériences de la vie et la méditation ne sont-elles pas à mettre sur le même pied?
Les contemplatifs s'abreuvent à l'Esprit Saint dans le silence et le retrait du monde. Comment voient-ils le prochain? Du coup, en écrivant cela, les réponses d'Isabelle et de Mandonnaud m' interpellent : la distance disparait lorsque l'amour de Dieu m'habite. La parabole du Samaritain est vérité pour cela; Jésus désire peut être aussi nous donner un exemple et l'Esprit Saint l'actualise dans notre quotidien. La Parole est vivante et sanctifiante.
C'est pourquoi ''je garde et médite en mon coeur'' tout au long du jour ( c'est la beauté du forum) cette question:
Le Samaritain dans ma vie de tous les jours qui est-il?
et l'Homme blessé par terre qui est-il?
J'en suis venue à découvrir comme vous , Teano, la richesse de cette parabole du Samaritain!
Merci
Lucie
Effectivement le mot ''prouvé '' n' a pas sa place. C'est le mot démonstration qu'Étienne a écrit qui m'a égarée. Je voulais dire comprendre ou saisir mais surtout pas prouver. Merci de clarifier.
Par contre je crois qu'il faut faire attention , en tout cas pour moi, lorsque l'on médite sur la Parole du Christ. Les expériences de la vie et la méditation ne sont-elles pas à mettre sur le même pied?
Les contemplatifs s'abreuvent à l'Esprit Saint dans le silence et le retrait du monde. Comment voient-ils le prochain? Du coup, en écrivant cela, les réponses d'Isabelle et de Mandonnaud m' interpellent : la distance disparait lorsque l'amour de Dieu m'habite. La parabole du Samaritain est vérité pour cela; Jésus désire peut être aussi nous donner un exemple et l'Esprit Saint l'actualise dans notre quotidien. La Parole est vivante et sanctifiante.
C'est pourquoi ''je garde et médite en mon coeur'' tout au long du jour ( c'est la beauté du forum) cette question:
Le Samaritain dans ma vie de tous les jours qui est-il?
et l'Homme blessé par terre qui est-il?
J'en suis venue à découvrir comme vous , Teano, la richesse de cette parabole du Samaritain!
Merci
Lucie
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Qui est mon prochain ?
J'ai employé le mot "démonstration" après avoir lu ce qu'avait écrit Cinci, dans le sens : j'admire la construction de son discours. Ce que je constate aujourd'hui, c'est que le prochain est source de nombreuses interrogations et c'est tant mieux !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Dimanche : le bon Samaritain et l'esprit de la Loi
Quinzième dimanche du temps ordinaire
Livre du Deutéronome 30,10-14.
Moïse disait au peuple d’Israël : « Écoute la voix du Seigneur ton Dieu, en observant ses ordres et ses commandements inscrits dans ce livre de la Loi ; reviens au Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme.
Car cette loi que je te prescris aujourd'hui n'est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte.
Elle n'est pas dans les cieux, pour que tu dises : « Qui montera aux cieux nous la chercher et nous la faire entendre, afin que nous la mettions en pratique ? »
Elle n'est pas au-delà des mers, pour que tu dises : « Qui se rendra au-delà des mers nous la chercher et nous la faire entendre, afin que nous la mettions en pratique ? »
Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur afin que tu la mettes en pratique.
Psaume 19(18),8.9.10.11.
La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.
Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.
La crainte qu'il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :
plus désirables que l'or,
qu'une masse d'or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,15-20.
Le Christ est l’image du Dieu invisible, le premier-né par rapport à toute créature,
car c'est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur la terre, les êtres visibles et les puissances invisibles : tout est créé par lui et pour lui. Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui.
Il est aussi la tête du corps, c'est-à-dire de l'Église. Il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, puisqu'il devait avoir en tout la primauté. Car Dieu a voulu que dans le Christ toute chose ait son accomplissement total.
Il a voulu tout réconcilier par lui et pour lui, sur la terre et dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,25-37.
Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? » L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. »
Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »
Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié.
Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai. '
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »
Cy Aelf, Paris
Ce pharisien qui questionne Jésus porte en lui le désir de connaître et de posséder la vérité. Parmi les très nombreux préceptes de l'Ancien Testament (on en compte plus de six cents), quel est donc le principal commandement, celui qui surpasse tous les autres et dont tous les autres découlent ? Il met Jésus à l'épreuve, sans savoir que lui-même est tout proche de la vérité et qu'il va donner la réponse qui convient : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. »
Il ne reste qu'à se mettre d'accord sur la nature du "prochain", de celui qu'il faut aimer. Qui est-il donc, ce prochain ?
Et Jésus livre cette histoire, tout à fait plausible, de l'homme laissé pour mort sur la route qui va de Jérusalem à Jéricho. Jéricho, c'est la première ville d'Israël dont s'emparèrent les Juifs après avoir erré quarante ans dans le désert. C'est une ville frontière, donc une ville marchande, une ville prospère mais plus proche des païens que du temple. Le Samaritain est un commerçant qui est monté à Jérusalem pour ses affaires et qui va bientôt refranchir la frontière.
Le prêtre et le lévite sont-ils coupables de n'être pas venu au secours de l'homme blessé ? Pas exactement s'ils s'en tiennent strictement à l'une de ces de règles auxquelles ils sont liés par leurs rites. Le prêtre ou le lévite qui auraient touché l'homme laissé pour mort sur le bord de la route se seraient rendus impurs pour l'exercice de leurs fonctions au sein du temple.C'est ici que Jésus intervient pour 'accomplir' la Loi. En effet, si le dogme devient une raison de refuser la charité, alors il faut passer outre. Les deux premiers commandements ne sont pas soumis à l'un quelconque des centaines d'autres. Ainsi, connaître la loi est une chose, mais vivre de l'esprit de la loi est tout autre chose.
Que vivre selon l'esprit de la loi est supérieur à celle-ci, c'est ce que précise la première lecture de ce dimanche: "Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur afin que tu la mettes en pratique." Cette Parole n'est-elle pas, en effet, toute proche de nous ? Alors, pourquoi tricher ? Comment dire que l'on croit en Jésus-Christ, si l'on prend prétexte d'avoir d'autres obligations dans la vie que d'aimer son prochain ? Ce dimanche est donc une bonne occasion de rendre grâce au Seigneur tout en recherchant à accomplir un authentique geste de miséricorde envers l'une quelconque des personnes touchées par la crise.
Livre du Deutéronome 30,10-14.
Moïse disait au peuple d’Israël : « Écoute la voix du Seigneur ton Dieu, en observant ses ordres et ses commandements inscrits dans ce livre de la Loi ; reviens au Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme.
Car cette loi que je te prescris aujourd'hui n'est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte.
Elle n'est pas dans les cieux, pour que tu dises : « Qui montera aux cieux nous la chercher et nous la faire entendre, afin que nous la mettions en pratique ? »
Elle n'est pas au-delà des mers, pour que tu dises : « Qui se rendra au-delà des mers nous la chercher et nous la faire entendre, afin que nous la mettions en pratique ? »
Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur afin que tu la mettes en pratique.
Psaume 19(18),8.9.10.11.
La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.
Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.
La crainte qu'il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :
plus désirables que l'or,
qu'une masse d'or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,15-20.
Le Christ est l’image du Dieu invisible, le premier-né par rapport à toute créature,
car c'est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur la terre, les êtres visibles et les puissances invisibles : tout est créé par lui et pour lui. Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui.
Il est aussi la tête du corps, c'est-à-dire de l'Église. Il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, puisqu'il devait avoir en tout la primauté. Car Dieu a voulu que dans le Christ toute chose ait son accomplissement total.
Il a voulu tout réconcilier par lui et pour lui, sur la terre et dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,25-37.
Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? » L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. »
Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »
Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié.
Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai. '
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »
Cy Aelf, Paris
Ce pharisien qui questionne Jésus porte en lui le désir de connaître et de posséder la vérité. Parmi les très nombreux préceptes de l'Ancien Testament (on en compte plus de six cents), quel est donc le principal commandement, celui qui surpasse tous les autres et dont tous les autres découlent ? Il met Jésus à l'épreuve, sans savoir que lui-même est tout proche de la vérité et qu'il va donner la réponse qui convient : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. »
Il ne reste qu'à se mettre d'accord sur la nature du "prochain", de celui qu'il faut aimer. Qui est-il donc, ce prochain ?
Et Jésus livre cette histoire, tout à fait plausible, de l'homme laissé pour mort sur la route qui va de Jérusalem à Jéricho. Jéricho, c'est la première ville d'Israël dont s'emparèrent les Juifs après avoir erré quarante ans dans le désert. C'est une ville frontière, donc une ville marchande, une ville prospère mais plus proche des païens que du temple. Le Samaritain est un commerçant qui est monté à Jérusalem pour ses affaires et qui va bientôt refranchir la frontière.
Le prêtre et le lévite sont-ils coupables de n'être pas venu au secours de l'homme blessé ? Pas exactement s'ils s'en tiennent strictement à l'une de ces de règles auxquelles ils sont liés par leurs rites. Le prêtre ou le lévite qui auraient touché l'homme laissé pour mort sur le bord de la route se seraient rendus impurs pour l'exercice de leurs fonctions au sein du temple.C'est ici que Jésus intervient pour 'accomplir' la Loi. En effet, si le dogme devient une raison de refuser la charité, alors il faut passer outre. Les deux premiers commandements ne sont pas soumis à l'un quelconque des centaines d'autres. Ainsi, connaître la loi est une chose, mais vivre de l'esprit de la loi est tout autre chose.
Que vivre selon l'esprit de la loi est supérieur à celle-ci, c'est ce que précise la première lecture de ce dimanche: "Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur afin que tu la mettes en pratique." Cette Parole n'est-elle pas, en effet, toute proche de nous ? Alors, pourquoi tricher ? Comment dire que l'on croit en Jésus-Christ, si l'on prend prétexte d'avoir d'autres obligations dans la vie que d'aimer son prochain ? Ce dimanche est donc une bonne occasion de rendre grâce au Seigneur tout en recherchant à accomplir un authentique geste de miséricorde envers l'une quelconque des personnes touchées par la crise.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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