Eh bien je vous retourne l’argument : prouvez-moi qu’il existe une sorte de cause « Univers » qui ne soit pas l’ensemble des causes contingentes qui le constitue. Il me semble quand même évident, à moins d’imaginer une sorte de puissance cachée et mystérieusement active dans l’Univers, que ce que nous appelons Univers n’est rien d’autre que l’ensemble des êtres contingents qui le constitue.Cazab a écrit :ça c'est un postulat, pas une démonstration. Il faut des arguments...Raistlin a écrit :Eh non justement car il n’existe pas de cause « Univers ». L’Univers n’est que le résultat d’une succession de causes contingentes.
L’erreur principale de l'argument que vous avancez semble être qu’il confond l’existence de propriétés d’un tout non réductibles à ses parties, avec le fait que le tout pourrait avoir des propriétés qui s’opposent aux propriétés des parties. Or ça, c’est absurde. Si l’Univers n’est composé que d’êtres contingents, IL NE PEUT PAS être nécessaire car qu’est-ce qui serait nécessaire en lui ? Quelle partie serait nécessaire si tout ce qui le compose ne l’est pas ? Comment une somme d’êtres contingents pourraient-ils donner la nécessité ? Affirmer cela, c’est comme dire qu’un sac de pommes de terre peut donner une vache… Il faudrait affirmer que la nécessité est mystérieusement cachée, comme en puissance, dans la contingence, mais ça me semble intenable sur le plan métaphysique. Si vous pensez que ça l’est, expliquez-moi donc comment !Cazab a écrit :Ce n'est pas parce que c'est parfois ou très souvent vrai que c'est tout le temps vrai...
La vérité, c’est que certaines propriétés inconnues des parties peuvent effectivement apparaître dans un corps composé. Mais jamais vous ne trouverez un corps composé qui laisse apparaître un attribut s’opposant directement aux propriétés de ce qui le constitue. Ainsi, par exemple, un ensemble d’êtres matériels ne donnera JAMAIS un être composé immatériel.
Écoutez, je pense faire l’effort d’expliquer les choses. Vous pouvez ne pas être d’accord mais essayez d’éviter de balayer ce que je vous dis comme si c’était quantité négligeable.Cazab a écrit :Encore une fois, ce n'est pas parce qu'on dit ou qu'on répète quelque chose avec force, conviction et clarté qu'on l'a démontré...
Vous m’avez lu jusqu’au bout où vous vous êtes arrêté aux 3 premiers mots ? Cette hypothèse signifie le panthéisme et donc la négation de l’observation scientifique. C’est-à-dire que dans cette hypothèse, il n’y a plus d’êtres contingents, puisque tout est illusion. C’est pourquoi je ne l’ai pas envisagée car je suis parti du principe que vous ne parliez pas de ça.Cazab a écrit :Vous voyez bien qu'il n'y a pas d'impossibilité, contrairement à ce que vous souteniez plus haut...
Mais dites-moi, vous connaissez un peu la métaphysique ou c’est juste pour rigoler ? La Cause nécessaire est celle qui a l’être par soi. Or du fait que la Cause nécessaire ait l’être par soi, on en déduit logiquement certaines propriétés (infinité, éternité, immutabilité, simplicité,…).Cazab a écrit :Non, c'est une caractéristique que vous avez ajouté à la définition philosophique de nécessité. Si je dis "l'univers est nécessaire", je dis seulement "l'univers n'aurait pas pu ne pas exister" et non "l'univers est immuable".
Vous êtes énervant. Je vous ai donné des arguments valides mais vous les méprisez. Et maintenant, vous prétendez me donner un cours de logique. C’est sympa de discuter avec vous.Cazab a écrit :Essayez de construire un argument valide, avec des points découlant logiquement les uns des autres, comme l'argument du Kalam cité dans mon message précédent. Cet argument partirait de la définition de la nécessité (ce qui n'aurait pas pu ne pas exister) pour aboutir à cette conclusion : tout ce qui n'aurait pas pu ne pas exister est immuable.
L’argumentation, je l’ai déjà donnée mais la revoici :
- Rien dans l’Univers n’a l’être par soi, rien n’est nécessaire, tout est contingent.
- Or ce qui est contingent a une cause.
- Puisqu’il est absurde d’imaginer une suite infinie de causes contingentes s’enchaînant les unes aux autres, il faut nécessairement conclure à l’existence d’une Cause non contingente, donc ayant l’être par soi.
Et c’est là où notre discussion commençait : vous m’avanciez le pseudo argument de la « fallacy of the composition » que je trouve non probant. Vous pouvez ne pas être d’accord avec moi mais merci de m’expliquer pourquoi car, en attendant, je ne vois toujours pas comment vous passez de la somme arithmétique d’êtres contingents à un être nécessaire.
Cordialement,




