salésienne05 a écrit :Les hommes aiment citer Saint Paul et l'Ancien Testament, mais notre feuille de route, c'est surtout l'Evangile, me semble-t-il; et là, nul rappel de ces cases toutes faites. Le Christ, au contraire, prend chacun dans sa singularité pour le mener là où Il juge bon de le conduire.Les cases toutes faites, ce n'est pas vraiment la manière de faire du Christ. Mais par contre, ça a été souvent la manière de faire des docteurs de la Loi, et du "cléricalisme" catholique romain...
Ah, et voilà : on commence à mettre tous les hommes dans les mêmes cases, en les considérant comme un bloc unique, qui s'opposerait évidemment aux femmes, qui, après tout, sont censées également partager vos idées? C'est assez douteux.
Sur la suite du message, je vous rappelle que :
-Saint Paul est un très grand Saint, très grand évangélisateur et martyre
-que si ces textes ont été jugés dignes de figurer dans la Bible, c'est qu'il y a une bonne raison
-que l'Ancien Testament ne peut être rejeté (ce serait du marcionisme, hérésie condamnée par l'Eglise), et que nous devons le considérer, tout comme le Nouveau Testament, comme inspiré
-que le CHrist lui-même n'a pas accordé le même rôle aux femmes et aux hommes ; sa très sainte mère a conçue immaculée, ce qui n'a été donné à personne, elle a bénéficié du privilège incomparable de l'Assomption, et de sa nomination si je puis dire, de Reine du Ciel et des Anges, et d'être honorée par un culte spécial, l'hyperdulie, qui ne peut être rendue qu'à elle seule ; tandis que les 12 apôtres étaient uniquement des hommes, et que c'est à eux, et eux seuls, que notre Seigneur a donné le pouvoir de pardonner les péchés, et de consacrer ; et que c'est à l'un d'entre eux que Jésus a demandé de diriger l'Eglise. Ainsi, le Christ lui même a décidé de donner des places différentes aux hommes et aux femmes.
Quant à vos critiques contre le cléricalisme, avec ou sans guillemets, elles mériteraient d'être précisées, justifiées et illustrées, parce qu'en dehors de quelques accusations plutôt floues ("un certain cléricalisme ait muselé la femme et ne se soit guère mobilisé pour qu'elles aient les mêmes droits que les citoyens mâles"), je ne vois pas trop ce que vous voulez dire. Le seul exemple que vous donnez, à savoir l'avortement, évidemment, ne s'applique qu'aux femmes ; et mélanger l'incitation à l'avortement par des mairs ou des pères et le cléricalisme est d'autant plus curieux que l'Eglise n'a jamais autorisé l'incitation à l'avortement.
salésienne05 a écrit :
PS : je suppose aussi que les Jésuites, cultivés comme ils le sont, n'auraient pas rédigé un texte à la légère, sans aucun fondement théologique, historique et moral.
Mouais. Et Saint Ignace de Loyola, il était complètement inculte peut-être? Cela fait depuis près de 500 ans que la compagnie de Jésus existe, on voit poindre un texte consternant, sans aucune justification théologique ou historique à part quelques banalités ne tenant pas la route, et aussitôt, alléluia! On ferme les yeux sur un demi-millénaire pour s'extasier sur la dernière nouveauté, comme si avant ce terme réganit l'obscurantisme moyenâgeux ; je sais bien que Vatican II n'a pas arrangé les choses de ce côté-là, mais quand même! "Du passé, faisons table rase!", c'est l'Internationale, pas l'Evangile.