Elle a eu, au début, une forte influence fédératrice ... et médiatique.
Mais cela fait quelques mois qu'elle semble plus intéressée par la politique, par la volonté d'imposer ses idées, peut être par son devenir personnel que par le simple service rendu au mouvement de protestation contre le mariage homosexuel.
Le fait qu'elle n'ait pas voulu participer à la manifestation du 26 mai et de "faire télévision" durant cette manifestation n'est pas très digne ni responsable.
On la voit bien vouloir créer son propre mouvement à caractère politique.
Dommage ! Dommage !
On voit même le Salon beige ne pas tout à fait apprécier son attitude :
Frigide Barjot quitte la Manif pour Tous...
...et appelle Ségolène Royal à rejoindre son nouveau mouvement. En 2007, elle avait voté pour elle aux présidentielles car "rebelle sociale et patriote" :
"J'appelle Ségolène Royal à intégrer ce mouvement citoyen qui demande la légalisation d'une union civile pour les homosexuels (...) Les personnes homosexuelles ont le droit de s'unir dans notre société, mais pas jusqu'à faire des enfants. La scission est sur ce point-là. Nous devons sortir les homosexuels, non pas de leur façon de s'aimer, mais du mariage"
En réalité, Frigide Barjot tire les leçons de son engagement personnel pour l'union civile et de l'utilisation à outrance de la dialectique des lobbies LGBT (amour homosexuel, homophobie, gay pride ...) en total distorsion avec l'immense majorité des manifestants.
Dimanche, c'est Xavier Bongibault qui a subit le même sort (que Frigide Barjot à Lyon le 5 mai) : à peine avait-il commencé à prôner l'union civile devant le million de Français rassemblés que ses paroles ont été couverts de sifflets et de hués. Il a immédiatement quitté l'estrade, furieux.
Pour Frigide Barjot, le retrait de la loi Taubira n'est plus un combat à mener et quitte donc la manif pour Tous :
"Pour moi, c'est terminé, ça a fait son temps, ça ne marche plus. Demander le retrait de la loi Taubira, ce n'est plus possible. (...) Il s'agit de droits accordés à des personnes humaines."
Un échec à un million de personnes dans la rue, la Manif pour Tous en redemande...




