Persécution des chrétiens en Afghanistan

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jean_droit
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Eglise de Corée du Nord ?

Message non lu par jean_droit »

Si on peut dire ........

Du Salon Beige :
Que reste-t-il de l'Eglise en Corée du Nord ?

Le père Lee Eun-hyung, secrétaire général de la « Commission épiscopale pour la réconciliation du peuple coréen », déclare à l'AED :

"L’Église catholique de Changchung est présidée par un laïc. Il paraît qu’il tient tous les dimanches une liturgie de la Parole avec la paroisse. Pour autant que je sache, aucun prêtre catholique ne vit actuellement en Corée du Nord. [...]

Il est très difficile d’estimer le nombre les fidèles en Corée du Nord. En effet, c’est le pays le plus fermé du monde. Je pense que les chiffres relatifs aux adeptes des différentes religions en Corée du Nord portés dans les nombreuses statistiques sont faux.

Les autorités nord-coréennes nous ont dit que le pays comptait 3 000 catholiques. Cependant, nous ignorons si ce chiffre est exact et d’où il ressort. Mais à l’époque d’avant la division du pays, il y avait beaucoup de chrétiens dans le nord.

Des missionnaires protestants avaient jadis appelé Pyongyang la « Jérusalem de l’Est ». La mère du dictateur Kim Il-sung (1948-1994), par exemple, était originaire d’une famille protestante très pieuse.

Il existe de vieux documents selon lesquels environ 50 000 catholiques vivaient dans le nord avant la division du pays.

Nous supposons qu’au terme de ces longues années de persécution, environ 10 000 personnes ont pu conserver dans leur cœur le souvenir de leur foi catholique. Toutefois, ces supposés catholiques pratiquent secrètement leur croyance. Je ne peux que difficilement m’imaginer qu’il existe en Corée du Nord une Église clandestine organisée. Des rumeurs prétendent qu’une Église clandestine existerait près de la frontière chinoise.

À part dans la capitale, Pyongyang, y a-t-il encore d’autres édifices religieux en Corée du Nord ?

Jusqu’à présent, je n’avais aucune possibilité de le vérifier. Pour l’instant, l’église de Changchung est la seule que les autorités nord-coréennes aient officiellement reconnue comme église catholique. Avant la division de la Corée, il y avait de nombreuses maisons de Dieu dans le nord du pays. Beaucoup d’entre elles ont probablement été détruites durant la Guerre de Corée (1950-1953). Nous supposons que les autorités nord-coréennes ont utilisé à d’autres fins les édifices religieux épargnés par la guerre. [...]"
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Persécution des chrétiens ouzbèkes

Message non lu par jean_droit »

De Belgicatho.

Amusant de voir belgicatho se mettre à parler des persécutions de chrétiens à l'autre bout du monde.

Nos frères en Christ évangéliques sont vraiment persécutés dans tant et tant de pays.
Et pourtant ils continuent à évangéliser.
La persécution des chrétiens ouzbèkes

Au Tachkent : "un RAID anti-terroriste" au domicile d'une vieille chrétienne de 76 ans souffrant de la maladie de Parkinson....

Les agents de police ont pénétré dans l'appartement en brisant une fenêtre. Cette intervention, justifiée par les autorités comme une action «contre-terroriste», a entraîné la saisie et la destruction de 15 livres religieux. Et une amende extrêmement élevée infligée à cette femme.

La police a fait un véritable raid de l'appartement d'une protestante âgée de 76 ans. La femme, accusée de détention illégale de livres chrétiens, s'est vu imposer une amende de 10 fois le salaire minimum dans le pays.

Naziya Ziyatdinova vit seule dans sa maison de Guliston à la périphérie de Tachkent; elle est atteinte de la maladie de Parkinson depuis un certain temps et a des difficultés à marcher.

Il y a quelques semaines, le personnel du Service de la sécurité nationale et de la police secrète a fait irruption par la fenêtre de son appartement, brisant et détruisant quelques volumes de la littérature chrétienne. L'opération, qui a eu lieu vers 11 heures du matin, a été motivée par les autorités comme étant un "raid anti-terroriste».

Dans les jours qui ont suivi le "raid", un tribunal ouzbek a condamné Naziya Zivatdinova à une amende de 795 900 soms, soit environ 300 €.

La communauté protestante, qui est venue au secours de cette femme, en qualifiant de criminel le comportement des agents, a demandé aux autorités de donner plus d'informations à ce sujet.

Naziya perçoit actuellement une pension de 120 000 soms, ce qui équivaut à environ 43 euro; pour payer l'amende, elle n'aurait plus rien pour vivre pendant au moins sept mois.

La législation ouzbèke considère comme illégale toute forme de détention de littérature religieuse et les autorités judiciaires procèdent souvent à la destruction des biens confisqués dans les maisons. Naziya Zivatdinova était en possession de 6 DVD et cassettes vidéo, ainsi que d'environ 15 livres, dont sa Bible.

AsiaNews Juin 13, 2013 via Cooperator-Veritatis
Dernière modification par jean_droit le dim. 16 juin 2013, 6:21, modifié 1 fois.
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Re: Persécutions des chrétiens en Iran

Message non lu par jean_droit »

De l'habituel ...
Mais pourquoi ne pas informer et dénoncer ?

http://www.christianophobie.fr/breves/i ... 5YXZZ.dpuf
Iran : lourdes peines de prison contre des chrétiens convertis
Le 20 07 2013

Un tribunal de Chiraz a condamné le 16 juillet huit chrétiens, membres de la Church of Iran, à de lourdes peines de prison pour « actes contre la sécurité nationale » et « propagande contre le système », deux expressions codées qui signalent, selon les spécialistes, que les accusés sont des musulmans convertis au christianisme.

Sept des condamnés avaient été arrêtés lors d’un raid des services de sécurité en octobre 2012, et le huitième quelques jours plus tard.

Mohammad Roghangir a été condamné à six ans de prison, Massoud Rezaie à cinq ans, Mehdi Ameruni et Bijan Farokhpour Haghighi à trois ans, Shahin Lahooti et Suroush Saraie à deux ans et demi, Eskandar Rezaie et Roxana Forughi à un an… Les condamnés ont fait appel.
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Re: Persécutions en Tanzanie

Message non lu par jean_droit »

Du site évangélique Portes Ouvertes :
Tanzanie : un prêtre attaqué à l'acide à Zanzibar

Le 13 septembre, un prêtre catholique a été attaqué à l'acide sur l'île de Zanzibar sur fond d'extrêmes tensions entre chrétiens et musulmans en Tanzanie.

C'est en sortant d'un cybercafé dans la ville touristique de Stone Town qu'Anselma Mwangamba, un prêtre catholique, a été attaqué à l'acide le 13 septembre 2013. Brûlé au visage, aux bras et à la poitrine, il a été hospitalisé.

Il est probable que l'attaque soit liée aux vives tensions qui règnent sur l'île entre chrétiens minoritaires et musulmans majoritaires. Ces derniers réclament la pleine autonomie par rapport au reste de la Tanzanie et souhaitent instaurer un Etat islamique basé sur la charia. Les militants islamistes sont décidés à chasser tous les chrétiens de l'archipel, n'ont pas hésité ces derniers mois à les menacer de mort et à incendier leurs églises.

Il s'agit de la cinquième attaque de ce genre depuis novembre. Le mois dernier, deux touristes britanniques avaient, elles aussi, été agressées à l'acide dans la même ville.

Hostilité grandissante

Le président de Zanzibar, Ali Mohammed Shein, s'est rendu au chevet du prêtre pour lui apporter son soutien. Dans un communiqué, il a appelé les habitants à se mobiliser afin que de telles attaques ne se reproduisent plus, car elles apportent « le chaos et la confusion aussi bien dans le pays qu'à l'extérieur. »

L'archipel de Zanzibar ne constitue qu'une petite partie de la Tanzanie, pourtant c'est de là que provient la principale source des hostilités contre les chrétiens dans ce pays. Les chrétiens sont majoritaires en Tanzanie, mais dans les régions où ils sont moins nombreux, l'hostilité à leur égard est grandissante.

Le pays est en plein milieu d'un processus de révision constitutionnelle. Le projet de nouvelle Constitution sera soumis à un référendum en avril 2014. Prions pour qu'elle n'entrave pas la liberté de culte et d'expression à Zanzibar.
Remercions Dieu pour les soins dont bénéficie Anselma Mwangamba et prions pour qu'il se remette de cette terrible attaque,

Prions pour les chrétiens de Stone Town, choqués par ce qui est arrivé au prêtre. Qu'un esprit d'amour les anime et non un esprit de vengeance,

Prions pour les chrétiens des régions hostiles, afin qu'ils puissent être encouragés dans leur foi et ne cèdent pas à la peur
.
Et aussi :

http://www.fides.org/fr/news/36109-AFRI ... jqdvNtXv7c
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Le christianisme, la religion la plus persécutée au monde

Message non lu par etienne lorant »

Un rapport britannique

La montée en puissance des groupes islamistes radicaux met en danger la liberté religieuse et la survie à long terme du christianisme au Moyen-Orient, estime l’organisation Aid to the Church in Need dans un rapport impressionnant, publié ce jeudi, qui répertorie les persécutions contre les chrétiens dans le monde depuis 2011.

" Les objectifs de ces groupes islamistes incluent l’éradication - ou au moins la soumission - de la chrétienté ", souligne le rapport "Persecuted and Forgotten ?" qui a été présenté à la presse hier au Royaume-Uni. "Bien financés, bien connectés politiquement et disposant d’un entraînement et d’un équipement militaire high tech, ces groupes radicaux ont porté des coups sévères aux communautés chrétiennes, en semant la mort et en détruisant des églises."

Le rapport parle d’un " Hiver chrétien " succédant au "Printemps arabe ", mais remonte à la guerre d’Irak de 2003 et au conflit sectaire qui a succédé à l’intervention américaine pour expliquer l’exode des premiers chrétiens. Un chiffre dit tout : avant la guerre, l’Irak comptait 1,4 million de chrétiens ; aujourd’hui, il n’y en a plus que 300 000. Une partie des réfugiés s’étant installée en Syrie, ceux-ci ont à leur tour été chassés, pris dans la guerre civile avec d’autres communautés. Des villages chrétiens autour de Homs ont été vidés et le meurtre d’un prêtre à Damas en octobre 2012, puis l’enlèvement de deux évêques d’Alep, en avril 2013, a fait le reste. Le rapport cite aussi le cas d’une jeune chrétienne de 15 ans, habitant Qousseir, qui aurait été violée quinze fois par des jihadistes du groupe Al-Nosra. Ce cas rapporté par deux prêtres de Qousseir n’a pas pu être vérifié.

Puis sont survenus les événements d’Egypte, et surtout les violences d’août dernier qui ont vu près de 80 églises et autres édifices chrétiens être attaqués sous le prétexte que la hiérarchie copte a soutenu le coup d’Etat militaire contre l’ancien président Morsi. La branche britannique d’Aide à l’Eglise en détresse (une organisation pontificale reconnue par le Vatican) estime que 200 000 chrétiens ont déjà quitté l’Egypte sur une communauté totale de dix millions.

Le rapport pointe du doigt certaines fatwas qui circulent sur le Net, parfois totalement fantaisistes. Mais d’autres sont bien réelles, comme celle du Grand Mufti d’Arabie saoudite qui, en mars 2012, a déclaré qu’il fallait détruire toutes les églises chrétiennes se trouvant dans les pays du Golfe, puisqu’il n’y avait qu’une seule religion dans cette partie du globe : l’islam. Cheikh Abdul Aziz ibn Abdullah est la plus haute autorité religieuse du royaume saoudien.

En Afrique également

La poussée des radicaux se fait également sentir en Afrique, principalement au Nigéria, où sévit le groupe Boko Haram mais aussi en Erythrée, au Soudan, en Tanzanie, en République centrafricaine et au Mali.

L’organisation chrétienne souligne qu’en dépit des pressions radicales, ses contacts sur le terrain indiquent que " beaucoup - si pas la plupart - des locaux résistent à l’extrémisme et veulent vivre en paix et prospères avec leurs voisins ".

Le rapport se penche aussi sur le sort des chrétiens dans les pays ex-communistes et ne trouve que quatre pays où les choses se sont améliorées récemment : Cuba, le Laos, le Zimbabwe et l’Irak où plusieurs milliers de chrétiens sont revenus, chassés de Syrie.

http://www.lalibre.be/actu/internationa ... 5c19f07af4
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Le christianisme, la religion la plus persécutée au mond

Message non lu par etienne lorant »

Une question que je (me) pose - à moi d'abord, à vous ensuite. La voici: S'il était dangereux de me rendre à la chapelle où je communie chaque jour, est-ce que je cesserais de m'y rendre ? S'il y avait des risques de "lynchage", est-ce que je renoncerais ou non ? Ma réponse: après un temps d'hésitation et d'absence, comme j'ai absolument besoin de communier afin de garder la Joie, j'irais, oui, j'irais. Je me dis ceci: en Europe, c'est une vieillesse solitaire et sans doute un peu misérable qui m'est promise, car j'ai vu comment sont "parqués" désormais les personnes âgées - chez nous - dans des "centres de gériatrie" dans l'attente qu'une place se libère dans une maison de repos. CEPENDANT, la chambre dans une maison de repos est destinée pour ceux qui ont les moyens. Les autres restent sur place, en gériatrie et j'ai vu comment ça se passe : très, très peu de visites, car le sens de la famille s'est perdu. Je suis pratiquement certain que je retournerais à ma messe matinale, quel qu'en soit le risque (il faut préciser aussi que je suis célibataire sans enfant).
Dernière modification par Fée Violine le jeu. 17 oct. 2013, 19:22, modifié 1 fois.
Raison : Merci de penser à l'orthographe du mot "ça" !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Le christianisme, la religion la plus persécutée au mond

Message non lu par seba15 »

Je me rappelle plus le passage, mais Jésus disait pas que ceux qui étaient persécutés en son nom auraient une récompense dans l'au-delà ?
Hélas les persécutions religieuses sont monnaie courante, même au 21 ème siècle.
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Annuaire de la persécution antichrétienne

Message non lu par jean_droit »

Comme chaque année le site évangélique Portes Ouvertes donne la liste décroissante des 50 pays où les persécutions antichrétiennes sont les plus fortes :

De nombreux sites parlent de cette liste :

http://belgicatho.hautetfort.com/archiv ... 65866.html
Les résultats de l’Index Mondial de Persécution.
Sortie ce mercredi 8 janvier 2014

Chaque année, depuis1997, Portes Ouvertes publie l’Index Mondial de Persécution, un classement des50 paysoù les chrétiens sont le plus persécutés en raison de leur foi. Alors que l’actualité est bousculée par les tensions religieuses de par le monde, découvrez les résultats et tendances de l’index 2014 : nouvelles entrées, pays sortants, nombre de martyrs…

La sortie de l’index est également l’occasion de faire le point sur les analyses passées : en 2013, cinq nouveaux pays africains entraient dans l’Index. Que deviennent-ils ? Lors de la sortie de l’Index 2012, plusieurs médias ont relayé notre analyse au sujet d’un « Hiver chrétien » après le « Printemps Arabe ».
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Liste donnée par le Salon Beige :

Remarque personnelle : L'Islam religion de la paix !
Liste des 50 pays les plus dangereux pour les chrétiens

Chaque année, depuis 1997, Portes Ouvertes publie l’Index Mondial de Persécution, un classement des 50 pays où les chrétiens sont le plus persécutés en raison de leur foi :

Corée du Nord
Somalie
Syrie
Irak
Afghanistan
Arabie Saoudite
Maldives
Pakistan
Iran
Yémen
Soudan
Erythrée
Libye
Nigéria (Nord)
Ouzbékistan
République centrafricaine
Ethiopie
Vietnam
Qatar
Turkménistan
Laos
Egypte
Myanmar (Birmanie)
Brunei
Colombie
Jordanie
Oman
Inde
Sri Lanka
Tunisie
Bhoutan
Algérie
Mali
Territoires palestiniens
Emirats arabes unis
Mauritanie
Chine
Koweït
Kazakhstan
Malaisie
Bahreïn
Comores
Kenya (Nord-Est)
Maroc
Tadjikistan
Djibouti
Indonésie
Bangladesh
Tanzanie
Niger
http://www.portesouvertes.fr/persecutio ... ersecution
Les tendances de la persécution en 2014

L’Index Mondial de Persécution fait ressortir quatre tendances principales de la persécution contre les chrétiens.


1 Une augmentation générale de la persécution des chrétiens : avec une hausse des points de persécution attribués à chaque pays. En 2013 on totalisait 2683 points pour les 50 pays de l’index. Cette année, on en totalise 3019.

2 Une Afrique subsaharienne qui devient un champ de bataille pour l’Eglise : avec 18 pays africains présents dans l’index 2014, certains très hautes placés, comme la Somalie (2), le Soudan (11), l’Erythrée (12), la Libye (13), le Nigeria (14)… On note également l’arrivée spectaculaire de la Centrafrique dans le classement, en 16ème position. De plus, les pays africains comptent parmi ceux qui connaissent le plus grand nombre de martyrs chrétiens.

3 Un « hiver chrétien » qui devient glacial dans certains des pays musulmans ayant connu le printemps arabe : en Syrie et en Egypte, les chrétiens ont continué à subir de graves violences en 2013. L’Egypte est le pays où les chrétiens ont subi le plus de violence : au moins 167 actes violents de persécution avérés et plus de 492 tentatives de fermetures d’églises ou bâtiments annexes en Egypte. La Syrie détient le triste record du nombre de chrétiens assassinés avec  1213 assassinats avérés de chrétiens en Syrie, dépassant ainsi le Nigeria (chiffres recoupés dans la presse).

4 Une nette augmentation de la persécution dans les Etats dits «défaillants » : Parmi les dix pays classés en haut du classement de l’index 2014, on trouve six Etats dits défaillants : la Somalie (2), la Syrie (3), l’Irak (4), l’Afghanistan (5), le Pakistan (8) et le Yémen (10).
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Re: Annuaire de la persécution antichrétienne

Message non lu par etienne lorant »

Evidemment, on pourrait tout aussi bien se souvenir que jamais l'Eglise n'a été plus forte qu'au coeur des persécutions. Combien de sang versé dans les arènes romaines avant la conversion de tout l'empire ? Croire en Dieu et suivre Jésus nous soumet à des persécutions même dans les pays où la persécution ne se manifeste pas de manière sanglante... il s'agit très communément de tracasseries administratives, de rejet dans le milieu professionnel, parfois de mise en accusation en Justice (ce qui fut mon cas). On peut détruire un homme ou ruiner sa santé rien que de cette manière-là, j'en ai fait l'expérience.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Annuaire de la persécution antichrétienne

Message non lu par Héraclius »

L'Ethiopie ca m'étonne... Les chrétiens y forment ils me semble une petite majorité et on été longtemps liés au gouvernement.

Prions pour nos frères d'Orient... Terre sanctifiée par le sang de tant de martyrs, parmi lesquels Notre Seigneur Lui-même...
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
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Re: Annuaire de la persécution antichrétienne

Message non lu par elenos »

Quand les chrétiens sont en proie aux persécutions on peut regretter leurs divisions.
Le pape François a portant souhaité que tous reconnaissent "l’œcuménisme" par le sang versé"
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Re: Annuaire de la persécution antichrétienne

Message non lu par Suliko »

Héraclius a écrit :L'Ethiopie ca m'étonne... Les chrétiens y forment ils me semble une petite majorité et on été longtemps liés au gouvernement.

Prions pour nos frères d'Orient... Terre sanctifiée par le sang de tant de martyrs, parmi lesquels Notre Seigneur Lui-même...
Lisez ce que dit le site au sujet de l'Ethiopie:
http://www.portesouvertes.fr/persecutio ... /ethiopie/

En somme, il y a conflit entre chrétiens et ce sont manifestement les défections pour le protestantisme qui posent problème à l'Eglise éthiopienne (et c'est compréhensible, même si la violence n'est pas une solution!!). Bien sûr, ce n'est pas la seule cause de persécution dans ce pays, comme l'indique l'article.

Suliko
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Raisons de croire à la Résurrection / martyrs d'aujourd'hui

Message non lu par elenos »

Je ne fais que copier le site ALETEIA de ce vendredi saint 18 avril 2014 :
L'arrestation de Jésus
Vendredi Saint arrestation de Jésus
Chaque jour, tout au long de la Semaine Sainte, retrouvez sur Aleteia la retraite de carême en ligne du séminaire St Sulpice.
Séminaire St Sulpice
18.04.2014
[+] Texte masqué
Évangile : Jn 18, 1-19
Ayant ainsi parlé, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C’est moi, je le suis. » Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. » Jésus répondit : « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés ». Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? » Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. » Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre. Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre – sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. Cette jeune servante dit alors à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » Il répondit : « Non, je ne le suis pas ! » Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer. Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement.
(Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris)
Méditation du Vendredi Saint
La pleine liberté.
Dans ce passage, l’apôtre que Jésus aimait nous relate l’arrestation de notre Seigneur. Jésus se rend avec ses disciples dans un jardin où il va être arrêté par les hommes du grand prêtre pour être mené au destin qui est le sien. Bien souvent, quand un homme se sait recherché par la police ou les autorités, la solution est de fuir pour chercher à garder sa liberté. Jésus sait qu’il va être arrêté car avant de se rendre dans le jardin il fait ses adieux à ses disciples. Jean nous montre que la réaction de Jésus est toute autre que celle de l’homme qui se sait traqué et qui prend la fuite ; Jésus, dans sa pleine liberté, se rend sur le lieu où il va être livré par Judas. La scène nous montre bien que Jésus s’offre librement en victime, il sera l’ultime sacrifice pour nous les hommes, lui l’Agneau de Dieu qui sera sacrifié par des mains d’homme pour les hommes. Et d’ailleurs l’attitude de Jésus va dans ce sens. C’est Jésus lui-même qui va au devant du chef des gardes en lui demandant « qui cherchez-vous ? » A cela le chef des gardes répond « Jésus le Nazaréen » et Jésus de lui-même s’approche en répondant « c’est moi, je le suis ».
Tout au long des siècles qui ont suivi et jusqu’à aujourd’hui, Dieu nous appelle aussi comme le Christ à être témoins du Royaume, à être serviteurs de la volonté du Père. Mais comme pour le Christ, il nous laisse la liberté de notre réponse, la liberté de graduer notre réponse, la liberté de lui dire oui ou de lui dire non. Alors serons-nous aussi, comme le Christ, capables de répondre, en notre pleine liberté, oui au Seigneur qui nous appelle, à ce à quoi il nous destine comme il avait destiné le Christ ?

« La vraie liberté se réalise en se mettant au service des autres ».
Benoit XVI
Axe d’effort
Apprendre à faire le silence en soi pour mieux être à l’écoute de la volonté du Seigneur.
Prière pour les vocations
Seigneur, toi qui en toute liberté, a choisi de faire la volonté du Père, donne nous de répondre nous aussi, dans notre liberté, à la volonté du Père.
BL. B.
Quelles sont les raisons historiques de croire à la Résurrection ?
L’annonce de la découverte du tombeau vide et des apparitions de Jésus a été faite publiquement et nombreux sont ceux qui, à Jérusalem, auraient pu tout démentir.
[+] Texte masqué
Seule l’expérience personnelle d’un Jésus vivant peut avoir motivé un changement subit et radical chez les disciples qui, abattus, vaincus, humiliés, se transformeront en inlassables messagers de sa résurrection.
La peur des femmes à la découverte du tombr doute de Marie Madeleine qui pense que le cadavre a été volé – « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » (Jn 20,2) -, l'épisode de la visite de Pierre au sépulcre qui repart chez lui « plein de stupeur », mais sans encore croire à la résurrection, l’incrédulité de Thomas levée par Jésus lui-même, la proclamation pascale de Paul à Athènes qui provoquera scepticisme et mépris (Act 17,32): toutes ces incertitudes que les Evangiles ne cachent pas, confirment que l’effort des premiers témoins n’a pas été un effort religieux, mais un « se rendre à l’évidence » d’un fait réel.
Seul un événement imprévu et impossible à prévoir après l’échec du Calvaire, pouvait faire tomber les objections de ce petit groupe de juifs d’abord humiliés, pris de peur et vaincus, pouvait les transformer en inlassables témoins d’une annonce extraordinaire. L'exécution capitale de Jésus sous les yeux de tous devait en effet marquer la fin de toute attente et de toute espérance en la venue d’un Sauveur. Etre crucifié ne signifiait pas seulement souffrir de la plus cruelle et de la plus humiliante des peines capitales, mais aussi mourir sous le poids d’une malédiction religieuse (Gal 3,13). La crucifixion était vécue comme l’exécution d’un criminel mourant loin de la miséricorde de Dieu. L’idée d’un Messie vaincu, souffrant, mort et ressuscité entre les morts était étrangère au judaïsme préchrétien et tant de mouvements messianiques ou prétendus messianiques du siècle, avant et après la naissance de Jésus, finissaient généralement par la mort violente du fondateur.
Les récits du Nouveau Testament parlent eux aussi de la fuite des disciples (Mc 14,50) et de leur sentiment que la cause de Jésus est désormais perdue (Lc 24,19-21). La honte de la crucifixion de Jésus est si forte qu’il leur faudra beaucoup plus qu’une réflexion spirituelle ordinaire pour croire en la Résurrection de leur maître.
Mais, ils surmonteront le scandale de la croix et découvriront le sens à donner à tout ce qui est arrivé. Quand Jésus se montre à eux, au début ils doutent et hésitent à en accepter la vérité (Mt 28,17; Lc 24,36 ss.; Jn 20,24 s.). Puis Saul, le féroce persécuteur, est foudroyé par Jésus ressuscité sur la route de Damas et se convertit, prenant alors le nom de Paul et se mettant à proclamer l’évangile parmi les païens; Pierre, qui, lui, avait renié Jésus, deviendra le témoin officiel de la résurrection, propageant la foi pascale parmi « les Onze » et parmi « ceux qui étaient avec eux » (Lc 24,33).
On voit donc que seule la solidité d’une vérité irréfutable pouvait motiver un retour sur la scène de celui qui, aux côtés de tous, avait été vaincu, humilié, anéanti jusqu’à mourir sur la croix. Que seul un retour physique, et non le fantôme, ni l’imagination d’une communauté de visionnaires, pouvait vaincre le traumatisme de ce cadavre déchiré.
Le rôle central des femmes, en particulier celui de Marie Madeleine, dans l’annonce de la résurrection, alors que leur témoignage n’avait aucune valeur juridique et officielle, à cette époque, est un élément important de crédibilité historique des récits sur le tombeau vide.
A l’époque de Jésus, la société juive est pleine de préjugés à leur égard. Dans le livre des proverbes, par exemple, on attribue aux femmes une nature querelleuse, lunatique, mélancolique. Et comme le confirme l’historien juif espagnol du Ier siècle, Giuseppe Flavio dans ses Antiquités juives, leurs témoignages « n’ont aucune valeur et ne sont pas écoutés » car celles-ci sont jugées « légères et effrontées ».
Si bien qu’on est en droit de se demander quel intérêt les évangélistes auraient-ils eu à privilégier les femmes dans l’annonce de la Résurrection, si leur intention était d’inventer de toutes pièces une légende.
Il est vrai que dans la liste des témoins de la résurrection rapportée par saint Paul dans sa première lettre aux corinthiens, Pierre figure en tête des témoins : « il est apparu à Pierre puis au Douze » (1 Cor 15,5), une place que confirme Luc mais sous une autre forme : « C'est vrai ! Le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » (Lc 24, 34).
Dans l’Evangile de Jean, rédigé bien plus tard (vers la fin du 1er siècle), où le récit de la résurrection évoque, dans ses caractéristiques les plus profondes, des souvenirs plus archaïques que ceux des Evangiles synoptiques, on lit que c’est à Marie Madeleine que le Seigneur ressuscité s’est montré en premier. Dans celui de Matthieu, Marie Madeleine et « l’autre Marie » sont indiquées comme étant les premières à avoir découvert le tombeau vide (Mt 28,9 s.).
Dans ces deux derniers Evangiles le Seigneur ressuscité (Jn 20,17; Mt 28,10) et un ange (Mt 28,7) ont chargé les deux femmes (Matthieu) ou seulement Marie Madeleine (Jean) de la mission de transmettre la nouvelle de sa résurrection aux disciples.
Quand les apôtres annoncent publiquement la découverte du tombeau vide et les apparitions du Ressuscité, les témoins sont encore en vie et auraient alors eu l’occasion de démentir.
Le fait qu’aucun évangéliste, ni aucune autre tradition du Nouveau Testament, ne raconte comment s’est passée la Résurrection est une autre preuve de la fiabilité des sources écrites parvenues jusqu’à nous. Seul l’Evangile apocryphe de Pierre rapporte les faits. Un texte apocryphe, et donc non reconnu officiellement par l’Eglise, mais où les faits rapportés sont les plus anciens que nous ayons trouvés jusqu’ici. Celui-ci fut probablement rédigé en Syrie, vers la moitié du IIème siècle.
Les premiers disciples de Jésus étaient, pour la plupart, des pêcheurs qui incarnaient bien la mentalité sémitique de l’époque. Ce n’étaient pas des visionnaires. Ils avaient besoin de preuves tangibles et non de vaines et fumeuses promesses. Les manifestations de Jésus ressuscité reposent sur des expériences concrètes, des rencontres réelles. Les deux verbes grecs utilisés par le Nouveau Testament pour définir l’événement pascal sont : egeirein qui veut dire « réveiller » du sommeil de la mort par intervention directe du Père, et anìstemi qui signifie « se mettre debout », évoquant donc comme un mouvement d’élévation du tombeau et du sol vers le ciel.
Ces deux verbes descriptifs ne sauraient donc réduire la Pâque à la simple réanimation d’un cadavre, comme ce fut le cas pour Lazare, pour le fils de la veuve de Nain ou la fille du chef de la synagogue de Capharnaüm, tous destinés à mourir de nouveau. Par la résurrection, on veut souligner que le Christ échappe au ventre de la mort et revient à la vie. D’où cet attachement à montrer, par des descriptions détaillées, la vérité historique, concrète, de l’existence du Ressuscité : il se fait toucher, parle, rencontre les disciples et mange.
A en croire les témoignages des Actes des Apôtres, confirmés par les lettres de saint Paul aux Romains, aux Corinthiens et aux Galates, l’Eglise primitive a par ailleurs prêché la résurrection de Jésus dès ses débuts, à l’occasion de la première Pentecôte, donc pas plus de deux mois après sa mort (Actes 2,24 ss.). Cela prouve, vu le trop peu de temps à disposition, que les apparitions de Jésus ne pouvaient être des élaborations légendaires du message de la résurrection fruit de la foi. D'ailleurs, comment les apôtres auraient-ils pu prêcher la résurrection de Jésus d’entre les morts si les habitants de Jérusalem pouvaient à n’importe quel moment montrer la présence du cadavre de leur maître?
Les premiers à avoir vu Jésus ressuscité auraient été Simon Pierre (1 Cor 15,5; Lc 24,34), Jacques, le cousin du Seigneur (1 Cor 15,7) et Marie Madeleine (Mt 28,9 ss; Jn 20,14-18); deux disciples sur la route d’Emmaüs (Lc 24,15-31), les onze apôtres (1 Cor 15,5; Mt 28,16-20; Lc 24,36-51; Jn 20,19-29; 21,1-23; Actes 1,3-11); un nombre considérable d’apôtres (1 Cor 15,7) et à un certain moment plus de 500 disciples dont « la plupart encore en vie, alors que certains sont morts ». Ce dernier détail est important car si ces témoins que cite Saint Paul, étaient bien vivants, ils auraient pu facilement confirmer ou démentir ses paroles.
Jésus ne se montre pas au grand public en général, à Ponce Pilate, à Caïphe ou à la foule qui avait demandé son exécution. Comme Luc et Pierre le disent clairement, Jésus s’est montré « non pas à tout le peuple, mais seulement aux témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous (…) » (Actes 10,39-40). Donc les témoignages en faveur de la résurrection de Jésus, dans le Nouveau Testament, ne peuvent provenir d’observateurs neutres ou d’adversaires.
Les apparitions ont lieu en des circonstances normales, pas à des moments d’extases, ni en rêve, et sans ces caractéristiques de gloire apocalyptique que nous trouvons ailleurs (Mc 9,2-8; Mt 28,3). Selon le père Fabris: « Les apparitions sont inattendues, ne sont pas recherchées. Elles ne sont pas le résultat d’un deuil élaboré, ou d’une vision, mais une intervention de l’extérieur. Par ailleurs, elles se distinguent des apparitions de Dieu dans l’Ancien Testament ; du Dieu ineffable, indicible, invisible d’Abraham, Isaïe ou Jérémie ». Et elles ne pouvaient pas non plus être des hallucinations collectives, sinon il aurait été impossible d’expliquer ce qui est arrivé à Paul sur la route de Damas, quelques années après l’apparition à Pierre, qui a très probablement eu lieu en Galilée.
Malgré plusieurs différences entre les récits de Pâques, les quatre Evangiles concordent sur tous les éléments essentiels, présentant un cadre historique très cohérent de l’époque.
Certains experts ont essayé de démonter les récits des apparitions en mettant l’accent sur la présence de grandes discordances dans les quatre Evangiles. Ces différences, néanmoins présentes à un niveau secondaire du récit et probablement fruit de traditions différentes, convergent sur des éléments essentiels : les apparitions se produisent devant une personne ou un groupe, en particulier celui des apôtres. Dans l’Evangile de Marc, les femmes voient près du tombeau vide un jeune homme vêtu de blanc: dans l’Evangile de Luc elles voient deux hommes en habits éblouissants. Dans l’Evangile de Matthieu elles voient un ange. Et dans l’Evangile de Jean, Marie Madeleine voit deux anges. L’élément angélique est présent dans les quatre évangiles.
Les exégètes sont d’accord sur le fait que le « jeune homme » de Marc est en fait un ange. Ainsi les « deux hommes en habits éblouissants » de Luc sont des êtres angéliques. Tandis que les deux anges de l’Evangile de Jean n’annoncent pas la résurrection de Jésus, mais se comportent plutôt comme des gardiens d’honneur qui demandent aimablement à Marie Madeleine la raison de son trouble (Jn 20,13).
C’est dans cette même optique que l’on peut dire que le récit de Pilate demandant aux grands prêtres et pharisiens de confier la surveillance du tombeau de Jésus aux gardes du temple, n’avait pas de visées apologétique pour contredire une rumeur faisant état d’un vol de la dépouille de Jésus par ses disciples pour faire croire à sa résurrection. Cette rumeur est en effet évoquée par Matthieu dans son évangile, précisant que celle-ci est colportée par les autorités juives (cf. Mt 28,11-15).
Le fait que les pharisiens soient mentionnés aux côtés des grands prêtres est un détail important. Comme il est dit aussi dans les Actes des Apôtres (23,6-8) : les sadducéens – le groupe qui contrôlait le Sanhédrin et dont faisaient aussi partie Caïphe et son beau-père Anna – ne croyaient pas à la résurrection des morts alors que les pharisiens, eux, y croyaient, donc la présence de ces derniers dans la délégation qui alla chez Pilate est crédible. Et le repos du sabbat n’a pas pu les en empêcher, car nous savons que ce jour-là la distance maximale qu’un juif peut parcourir est de 2.000 coudées (une coudée, ammah en hébreu, mesure 0,518 mètres), donc un kilomètre environ. A Jérusalem, la distance qui séparait la résidence de Pilate, dans la forteresse Antonia, de la pointe ouest du temple, où les grands prêtres étaient sûrement en train de célébrer, était beaucoup moins grande.
A propos des gardes du temple, chargés donc de surveiller le tombeau de Jésus, ils devaient certainement être juifs, mais la Torah et les interprétations rabbiniques ne trouvaient rien à redire à leur exercice un jour de sabbat car leur fonction était assimilée à celle d’un pasteur auquel il était concédé, même un samedi, de veiller sur son troupeau en plein air.
Par ailleurs, selon la croyance sémitique, un mort était considéré comme vraiment mort à partir du troisième jour de sa mise au tombeau. Dans son récit, Matthieu ne cherche pas à modifier le cours des choses, et il révèle que les autorités juives sont arrivées au tombeau un jour après la mort de Jésus, le laissant donc sans surveillance pendant 24 heures. Cet épisode ne permet donc pas de lever complètement le doute d’un vol du corps, mais ce qui est sûr, explique le père Fabris, c’est que « les milieux juifs n’ont jamais démenti la tradition chrétienne du tombeau vide ».
Mais croire à la résurrection de Jésus reste, en dernière analyse, un acte de foi car celle-ci ne relève pas d’une démonstration scientifique. Cette question dépasse les « preuves » mêmes de sa réalité historique.
La résurrection de Jésus est une question que la seule preuve historique ne saurait résoudre. Accepter qu’il s’agit d’un fait réel et croire en Jésus-Christ ressuscité demande beaucoup plus qu’un simple exercice mental sur des annonces et des faits anciens auxquels adhérer intellectuellement.
Dieu franchit les portes du monde de manière inattendue, choquante. Comme l’écrit le cardinal Gianfranco Ravasi dans l’introduction du livre « Enquête sur la Résurrection » du vaticaniste italien Andrea Tornielli, enquêter sur la résurrection du Christ, telle que rapportée par les Evangiles, « c’est comme marcher le long d’une arrête coupante, en faisant très attention à où l’on pose les pieds, dans le risque constant de glisser le long du versant et finir dans la pénombre de l’histoire, où ne compte que ce qui est certifié, expérimenté et documenté, ou alors prendre la direction du brillant versant de la lumière pascale, de la gloire et de l’expérience de la foi ».
Le risque, pour reprendre la pensée de Pascal, est de tomber dans « deux excès : exclure la raison, n’admettre que la raison ». Le théologien et bibliste Giuseppe Ghiberti, qui s’occupe depuis des années du Linceul de Jésus, commente: « Il n’y a aucune expérience extérieure directe de la résurrection. Tout amène à penser que cette expérience était impossible ; quoiqu’il en soit les premiers témoins sont arrivés après les faits. En revanche, les conséquences ont une grande valeur historique : celui qui était pourtant mort et se trouvait dans l’incapacité d’avoir un quelconque rapport interpersonnel, après un temps bien précis, revient à un rapport humain, de nature physique, en se montrant à plusieurs interlocuteurs, en plusieurs circonstances. L’interprétation de cet élément factuel dérive de la foi ».
http://www.aleteia.org/fr/news/list

Hommage aux martyrs chrétiens de notre temps par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat. "Ne les lâchons pas !"
« pour les chrétiens persécutés, c’est le Carême toute l’année et pour certains la Passion du Vendredi saint chaque jour !... Ne les lâchons pas ! ».
[+] Texte masqué
« Ils n’ont pas fui la dérision et la perspective de mort à laquelle les exposait leur fidélité à Dieu, mais les ont supportées comme Jésus a supporté, par amour du Père, les moqueries de tous ceux qui défilaient sous sa croix ».

Comme chaque année, pendant la Semaine Sainte, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a présidé la prière d'intercession pour les nouveaux martyrs chrétiens organisée par la communauté de Sant’ Egidio, en la basilique Sainte-Marie-in-Trastevere, l’une des plus anciennes églises de Rome, le 15 avril dernier.

À tous ces hommes et toutes ces femmes qui « ont franchi les barrières imposées par les nations, par les cultures et par la mondialisation de l’indifférence », et ceux ou celles qui ont préféré la mort plutôt que de se plier au joug « du culte des idoles du 20e siècle, comme le communisme et le nazisme, l’idolâtrie de l’Etat et de la race », ou d’autres encore qui sont tombés pour avoir tout simplement voulu « rester avec leurs fidèles plutôt que d’abandonner leur mission », le cardinal Pietro Parolin a offert un hommage appuyé dans une intervention qu’il a voulu incisive, sans détours, contre cette « haine antichrétienne » qui continue de « polluer » nos vies.

Tous ces hommes et toutes ces femmes sont « des personnes comme nous, ordinaires », des êtres faibles qui ont puisé dans leur faiblesse, grâce à leurs prières et leur amour de Dieu, cette « force intérieure inattendue que le monde ne connaît pas et qui se manifeste, paradoxalement, dans l’échec et dans l’humiliation de tous ceux qui souffrent à cause de l’Évangile », a poursuivi le secrétaire d’Etat.

Cette faiblesse deviendra leur arme la plus puissante contre « la tristesse et l’asservissement à la peur », des attitudes qui font si peur à tous ces artisans de « plans de mort » qui ne leur reprochent pas « un pouvoir mondial, politique, économique ou militaire » mais d’être « des témoins tenaces d’une autre vision de la vie faite d’abaissement, de service, portée par leur foi en Dieu ».

On les persécute, a-t-il insisté, parce qu’ils défendent la vie et sèment partout « les antidotes contre la haine, contre le désir de possession. », parce qu’ils rappellent « la force pacificatrice et humble dont ils sont porteurs, comme tant de volontaires, laïcs ou consacrés, jeunes et anciens, dont la vie a été fauchée alors qu’ils servaient généreusement l’Eglise et communiquaient l’enthousiasme de la charité ».

A l’heure ou le seul mot « chrétien » suffit parfois à attiser les haines, le cardinal Parolin, qui était entouré de représentants de différentes églises et communautés chrétiennes, a invité les chrétiens à voir en tous ces martyrs une raison forte d’être unis, une occasion de renouveler leurs choix d’amour, « en les remerciant d’avoir donné leur vie, et convertissant leurs cœur à la force de l’Evangile ».

Selon le dernier Index mondial des persécutions 2014 publié par « Portes Ouvertes », la persécution des chrétiens dans le monde a sensiblement augmenté. La Syrie y détient le sombre record du nombre de chrétiens assassinés (1213), dont le dernier en date est celui du père jésuite néerlandais Frans van der Lugt, assassiné sauvagement au début du mois. Il avait, comme tant d’autres, choisi de rester dans la vieille ville de Homs, assiégée et régulièrement bombardée depuis deux ans par les forces du régime syrien.(cf. Aleteia).

Comme déclare Marc Fromager, directeur de l'AED-France, dans le dernier numéro de L'Homme Nouveau, « pour les chrétiens persécutés, c’est Carême toute l’année et pour certains, la Passion du Vendredi saint chaque jour !... Ne les lâchons pas ! ».

Sources: Radio Vatican - Osservatore Romano
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Re: Raisons de croire à la Résurrection / martyrs d'aujourd

Message non lu par PaxetBonum »

elenos a écrit : Hommage aux martyrs chrétiens de notre temps par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat. "Ne les lâchons pas !"
« pour les chrétiens persécutés, c’est le Carême toute l’année et pour certains la Passion du Vendredi saint chaque jour !... Ne les lâchons pas ! ».
Comme c'est bien dit.
Merci pour ce message.
Pax et Bonum !
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Persécutions contre l'Eglise en Israël

Message non lu par etienne lorant »

De nombreux couvents chrétiens et mosquées sont la cible depuis 2009 d’attaques menées par des extrémistes juifs.

L’assemblée des évêques catholiques de Terre sainte a condamné « avec inquiétude », mardi 29 avril, la multiplication des attaques menées par des extrémistes juifs contre des chrétiens en Israël, alors que la police vient d’arrêter un homme suspecté d’avoir menacé de mort Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo, évêque de Nazareth.

« En l’absence d’une véritable réponse (des autorités), c’est en train de devenir un phénomène dangereux, une menace pour tout le monde », ont regretté les évêques, à moins d’un mois de la première visite du pape François en Terre sainte.

La police israélienne a annoncé mardi l’arrestation d’un homme soupçonné d’avoir menacé de mort Mgr Marcuzzo et ses fidèles, et a rapporté des actes de vandalisme contre une église et une mosquée dans le nord du pays.

« Un suspect est allé (dimanche 27 avril) au domicile de (Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo) et lui a remis une lettre de menaces », a expliqué le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld, affirmant que l’homme avait été arrêté dans la ville voisine de Safed (nord).

La lettre exige que tous les chrétiens « à l’exception des protestants et des anglicans » quittent Israël avant le 5 mai et menace de tuer l’évêque et l’ensemble de sa communauté s’ils n’obtempèrent pas.

La missive, signée du « Messie, fils de David », cite des sources juives présentant le christianisme comme une forme d’idolâtrie.

Le suspect, un juif d’une quarantaine d’années, a réclamé que son message soit publié par les médias avant 16 heures mardi, en affirmant que chaque heure de retard coûterait « la vie à 100 âmes chrétiennes ».

VANDALISME CONTRE DES ÉGLISES ET DES MOSQUÉES
Toujours dans le nord d’Israël, la police enquêtait mardi sur des actes de vandalisme et de profanation commis dimanche 27 avril contre l’église de Tabgha, sur le site où Jésus a multiplié les pains selon la tradition chrétienne, au bord du lac de Tibériade.

Des adolescents juifs ultraorthodoxes y ont arraché des croix, agressant et injuriant une visiteuse d’un couvent de bénédictines, ont précisé des responsables catholiques locaux.

Un graffiti anti-musulman a aussi été retrouvé mardi sur les murs d’une mosquée à Fureidis, dans le nord d’Israël.

Dimanche également, une église orthodoxe a été la cible d’une agression à al-Bassah (nord-ouest d’Israël) pendant un baptême.

Au début du mois, des graffitis antichrétiens avaient été découverts sur les murs du monastère de Notre-Dame de Palestine, à l’ouest de Jérusalem, dernier épisode d’un phénomène qui prend de l’ampleur et touche les lieux de culte chrétiens comme musulmans.

Depuis 2009, des attaques ont ciblé une trentaine de mosquées ou de couvents chrétiens, comme en janvier, l’abbaye bénédictine de la Dormition, sur le Mont Sion, à Jérusalem, en 2013 le monastère de Beit Jamal, tout près de Beit Shemesh, ou encore en 2012 le monastère trappiste de Latroun.

Des colons extrémistes et des activistes d’extrême droite s’en prennent régulièrement, sous l’appellation du « Prix à payer », à des Palestiniens ou Arabes israéliens, à des lieux de culte musulmans et chrétiens, à des militants pacifistes ou même à l’armée, en réaction à des décisions ou des actes qu’ils jugent hostiles.

Avec AFP

http://www.la-croix.com/Religion/Actual ... 30-1143804
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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