Oui, l’invraisemblance d’un ensemble d’événements d’une extrême improbabilité.Y a-t-il des arguments forts en sens contraire ?
Oui, la réalité de la croyance est indéniable.tous contribuent à témoigner de la réalité historique indéniable.
Je ne sais qu’elle est sa position profonde sur la réalité du « miracle ». En revanche, je sais qu’il a intérêt à ne pas traiter sérieusement cette question. Mais je serais injuste à son égard si je faisais comme si son moteur était l’intérêt.Ses 30 ans de recherches, par ailleurs, ne semblent pas non plus le conduire à nier l’amputation comme vous le faites. Alors ?
Plus profond, plus fort que tout, il y a le processus identitaire, la fidélité. Voyez Bunuel.
Dans l’esprit de Tomas Domingo Perez (c’est un Espagnol, un prêtre et il est attaché au Chapitre métropolitain de Saragosse), si l’on ne peut être sûr de la présence de la Vierge à Caesaraugusta en l’an 40, il est certain qu’elle y est aujourd’hui. De même pour le miracle de Calanda. Je l’imagine très bien nous dire : « Il est possible que Miguel Juan Pellicer soit un « heureux » simulateur mais ce qui s’est passé à son propos, et ce qui se passe encore autour du phénomène Calanda, est un miracle ».
Dans cet esprit, il me semble probable qu’il signe le chapitre « Milagros atribuidos » de la fiche Wikipedia « Virgen del Pilar » http://es.wikipedia.org/wiki/Virgen_del_Pilar
On y rapporte correctement des croyances dont l’importance historique et idéologique, voire spirituelle, est incontestable.
Un « miracle », n’oubliez pas, c’est seulement un signe qui invite à réfléchir.
Dieu est divin, pas le miracle (sauf à dire, bien sûr, que toute la création est l’oeuvre de Dieu) qui, s’il est avéré, n’est à tout prendre qu’une irréductible bizarrerie.
C’est là que, en Chrétien, je traite Messori d’idolâtre, comme en philosophe, je l’accuse de réification, en bouddhiste zen, de fou (« Un doigt montre la Lune, le fou regarde le doigt »), etc.
Ne réduisez pas les arguments que vous combattez à des imbécillités pour mieux les abattre.Les zététiciens raisonnent à partir du préjugé que le miracle n’existe pas.
Les prétendues « lois » de la science n’ont rien de juridique. Elles n’énoncent que des probabilités ou des improbabilités. Quand celles-ci sont très fortes, c'est-à-dire basées sur un très grand nombre d’observations, il faut se lever de très bon matin pour changer raisonnablement les bases de calcul. Voyez les questions de méthode soulevées par la récente observation des excès de vitesse commis par les neutrinos du CERN.
Les « zététiciens » ne prétendent pas (sauf peut-être dans la chaleur d’un débat) que « les miracles n’existent pas ». Ils rappellent seulement que, avant de tabler sur la réalité d’un fait absolument exceptionnel, il faut s’en assurer avec un luxe exceptionnel de précautions.
Vous avez compris que, dans les cas cités par Messori, je crois avoir établi dans cette discussion que la proportion n’y est pas.
Vous avez compris que je réponds à l’inverse de vous sur ces deux points.En faveur de l’authenticité du miracle :
- Avons-nous de façon fiable des informations contraires ? Non.
- Le discours est-il cohérent ? Oui.
Je crois que Messori n’a pas eu connaissance de l’exhumation des restes de Miguel Juan Pellicer parce que…Pourquoi Messori n'a-t-il pas mentionné l'exhumation ?
- Celle-ci ne servant pas la thèse du miracle, on a préféré l’oublier. L’Église est concernée par les âmes, la prière, etc. Il y a là pour elle des controverses sur lesquelles il vaut mieux ne pas s’engager. Si l’on démontre qu’il y a eu supercherie à Calanda, cela ne change rien à la foi, mais peut secouer les âmes mal accrochées.
- Il a œuvré en propagandiste naïf, à l’intérieur d’un budget temps limité.
J’estime l’avoir fait.Établir ce que valent les témoignages consignés
Dites-moi donc, sans agenda, ce que vous faisiez il y a deux ans et demi, le 29 mars 2009, puis consultez votre agenda ou votre ordinateur, si vous avez des traces. Y a-t-il un écart ?
Vos réponses, à cette distance, consistent à donner ce qui est « vraisemblable ».
Voyez dans les procès les difficultés qu’on a à valider la désignation des suspects, la description de ce qu’ils faisaient, etc.
Prenons si vous le voulez, la question autrement : ma plaidoirie en faveur de la supercherie n’a-t-elle pas introduit dans votre esprit un doute raisonnable en sorte que, dans cette affaire, vous ne puissiez plus, en toute justice, condamner la « raison » ?
N.B. 1. J’emploie ici le mot « raison » dans son sens de garde-fou et de synthèse intelligente de l’expérience accumulée.
N.B. 2. Je vous signale que, sur l’expression « garde-fou », je fais fréquemment la faute de frappe « garde-foi ». On peut l’expliquer par le fait que, sur le clavier, les lettres u et i sont voisines, mais en vérité (la mienne évidemment), je reconnais ce « garde-foi » derrière le «garde-fou » comme un signe. Il correspond à ma pensée profonde et à ma motivation.
Pourquoi m’en attribuer un ? Vous êtes ici, très exactement, dans le procès d’intention.Je n’admets pas votre a priori de départ…
Jugez-moi sur mes écrits.
N’ai-je pas fait sur le livre de Messori un travail plus sérieux que tout ce qui était disponible jusque-là ? Mes références ne sont-elles pas en tout point vérifiables (y compris dans les cas où je me trompe) ? Je ne « nie » aucune « pièce historique ». Je les prends au contraire au pied de la lettre mais je me donne le droit, je donne le droit à notre époque, de voir ce que tel ou tel, à une époque précédente, peut ne pas avoir vu et je refuse, bien sûr, de ne pas tenir compte des connaissances accumulées.




