Cela viendrait de Grégoire de Tours, qui raconte les discussions d'un concile au sujet de la question suivante : le mot latin "homo, hominis" désigne-t-il seulement les hommes, entendons par là les mâles, ou bien vaut-il aussi pour les femmes? Cette discussion n'est pas sans enjeu concernant l'interprétation des textes. Le concile en question, je ne sais lequel, a jugé que "homo" désignait aussi bien les femmes que les hommes. Certains aujourd'hui y verraient la preuve d'un complot organisé par la théorie du genre!
En ce qui concerne l'éducation des femmes dans l'Antiquité je n'ai pas de lumières spéciales,mais il semble avéré d'une part que la civilsation gréco-romaine était, surtout la grecque, très misogyne (ainsi Platon dans la République avançant l'idée que les femmes sont égales aux hommes s'excuse du caractère choquant et paradoxal d'une telle affirmation!); et d'autre part, le christianisme n'a opéré aucune révolution politique, ni dans ce domaine ni dans un autre, mais s'est adapté aux mentalités du temps.
Le résultat assez fâcheux est qu'on ne sait dire clairement aujourd'hui si l'Eglise est sexiste et fière de l'être, les femmes par nature ne pouvant accomplir les mêmes tâches que les hommes, ou si au contraire elle proclame l'égalité fondamentale de tous les hommes, y compris bien entendu des femmes; d'où toutes les circonlocutions auxquelles auront recours certains messieurs.





