J'aimerais savoir ce que pense l’Église des différents rites funéraires?
A ce sujet, j'ai entendu à peu près tout et son contraire, mais il me semble que certaines pratiques soient plus ou moins déconseillées quand elles ne sont pas interdites.
Pour l'inhumation, l'anthropophagie ou l'offrande du corps c'est évident.
Mais je parle plutôt de la crémation, de l'embaumement, de l'aquamation, de la promession, de l'immersion en mer...?
la crémation est actuellement autorisée lorsqu'elle n'est pas motivée par l'athéisme (désir de montrer qu'on ne croit pas à la résurrection des corps). Mais l'Eglise préfère quand même l'inhumation.
L'immersion en mer : quand on voyage en bateau, il n'y a pas tellement d'autre possibilité.
L'embaumement : je n'ai jamais entendu dire que ça pose problème. Mais je ne sais pas tout.
D'ailleurs, Notre Seigneur lui-même a failli être embaumé, puisqu'au matin de Pâques les femmes arrivaient dans cette intention au tombeau avec quelques litres d'aromates, et ont été surprises que le corps du défunt ait disparu !
Pour les autres choses dont vous parlez, je ne connais pas ces mots. De quoi s'agit-il?
Pour l'embaumement, c'est vrai qu'il y a un rite juif pour préparer le corps à la base mais je ne sais pas s'il s'agit de conservation ou juste d'une toilette? Ceci dit, je suis récemment tombé sur le cas d'Alfredo Salafia et de la "célèbre" petite Rosalia Lombardo qui me laissent fort perplexe. http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfredo_Salafia
Dans le cas de l'aquamation, le corps du défunt est placé dans un espèce de "bain-marie" contenant de l'eau bouillante et des substances chimiques en mouvement qui liquéfient les tissus. http://fr.wikipedia.org/wiki/Aquamation
Pour la promession, il s'agit de placer le corps du défunt dans un bain d'azote liquide. Le corps ressort particulièrement friable et est émiété en fines particules. http://fr.wikipedia.org/wiki/Promession
Ces 2 derniers sont considérés plus ou moins comme étant des rites funéraires écologiques parce qu'ils évitent la production de dioxyde de carbone de l'incinération et occupent moins de place qu'une tombe d'inhumation. Il me semble que dans certains cas d'aquamation, la substance recueillie sert d'engrais...
De toute façon un corps inhumé finit décomposé et est détruit aussi sûrement que le corps brûlé. Poussière, tu retournas à la poussière...
L'importance du geste est donc entièrement symbolique. Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'a pas de valeur.
Il y a des vérités éternelles. Ce qui était vrai hier l'est aussi aujourd'hui et le sera demain.
Bien sûr. Mais ce genre de chose tient de la loi canonique, et non du dogme. L'interdiction de la crémation a servi initialement à combattre les rites païens, je suppose. Aujourd'hui, non.
Il n'en demeure pas moins que l'inhumation AMHA est la voie symboliquement la plus sûre. C'est une attestation de foi post-mortem, en quelque sorte.
Héraclius -
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
En ce qui me concerne, j'aimerais être incinéré car je n'aime pas du tout les cimetières, et je préfèrerais être enterré sur ma propriété où ma famille pourrait se rendre quand elle le souhaite.
Et c'est impossible en France, sauf si on enterre l'urne ...
D'après vos réponses j'imagine que c'est possible ? Je ne pense pas non plus que la résurrection ait besoin de quoi que ce soit... sinon ça signifierais que les saints qui ont été découpés par certains de nos ancêtres un peu barbares pour servir d'usines à reliques seraient foutus ?
Dofiar a écrit :Je ne vois pas comment un corps pourrait ressusciter quand il est incinéré, jeté en mer, et mangé par les poissons...
Bonjour,
De toute façon, et sauf erreur de ma part, il n'y a pas de résurrection de corps mais "seulement" résurrection de l'âme.
Pourtant
"...
Je crois en l'Esprit-Saint,
à la sainte Eglise catholique
à la communion des saints,
à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle,
..."
A ce sujet, je n'ai jamais vraiment compris la résurrection de la chair.
En quoi cela est il si important pour nous, humains ?
Qu'y a t-il derrière cette promesse ?
Ne parle-t-on pas de la résurrection du Christ qui est ressuscité dans la chair ?
Nonon, nous réssuciterons bien dans nos corps.
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)