Le site «point de bascule» relève l'existence d'un débat qui aurait eu lieu à Toronto en 2010 avec Salman Rushie et Élie Wiesel. Le débat portait sur le fait de savoir s'il était juste ou pas de criminaliser la négation de l'Holocauste. Devrait-on permettre la liberté d'expression aux négationnistes de la Shoah ? Salman Rushdie préférerait qu'il n'y ait aucune censure. Pas même pour les négationnistes.Je me suis posé beaucoup de questions ces derniers jours, quant à la durée future de mes petites écritures sur ce forum. Je ne voudrais pas que mon nom et mes écrits puissent un jour être associés d'aucune façon aux doutes de quelques-uns concernant la réalité des faits de tentative d'extermination des juifs durant la seconde guerre mondiale... C'est dans mon entourage immédiat, que des personnes (ecclésiastiques) m'ont recommandé la prudence
http://pointdebasculecanada.ca/en-marge ... de-nier-l/
En réalité, toute cette affaire de la liberté d'expression représente de plus en plus un grand dossier et un dossier très chaud. Il faudrait un autre fil que celui-ci pour en parler. Parce que le négationnisme (c'est correct d'en parler ici) représente qu'un seul cas d'espèce. Il y a encore toute la question du droit de critiquer les religions, les propos abusivement assimilés à du racisme, de la littérature haineuse, etc.
Moi ce qui m'inquiète un peu - une parenthèse ici - c'est l'évolution de notre société qui paraît vraiment prendre le tournant inégalitaire, avec possibilité de s'exprimer à proportion de l'épaisseur de votre portefeuille, votre capacité à vous payer des avocats, à encaisser sans broncher des poursuites, des amendes, une réputation douteuse et tout ... c'est pour peu que vous auriez le culot d'insister pour dire ce que vous pensez vraiment de ci et ça. Régime de terreur pour les autres, le mutisme recommandé, etc.
Il y a même un projet de loi à l'étude au Québec ce mois-ci, un projet qui faciliterait la vie aux délateurs voulant s'en prendre aux mal-pensants (islamophobes, homophobes, etc.), un projet de loi qui encouragerait le dépôt de plaintes anonymes auprès d'une commission des droits de la personne, laquelle pourrait ensuite veiller, de façon discrétionnaire, à ce que le suivi du cas aboutisse à une décision de tribunal entraînant des amendes substantielles pour les coupables, leur inscription sur une liste, etc. Tout juste l'idée de la bonne vieille inquisition quoi ! L'inquisition aux main des curés c'est abominable, un bienfait insigne si le juge est un être "éclairé" pouvant prétendre agir au nom des droits de la personne.


